Les mésaventures d’un homme pas si ordinaire – Chapitre 2


Auteur : Henri

Check : Yurane


Ohayo ! Le week-end est arrivé plus tôt pour notre Héros.

PS : Si quelqu’un est intéressé pour checker mon histoire, je suis preneur. Il suffit juste de passer un test de français auprès de Soreyawari ou Nekoyashiki-san que vous pouvez contacter sur discord ! ;p

PS 2 : Le rythme de publication n’est pas encore fixé vu que cela dépendra du rythme du checking. Mais croisons les doigts !


“Il est 5 h du matin ! Et on est samedi ! Tu m’as promis de me laisser tranquille ! 

– C’est urgent ! 

– Qu’est-ce qui peut bien être si urgent ? 

– J’ai perdu ma chouette.

– Ta chouette ? Mais ton père la retrouvera en un instant, c’est son domaine, pas le mien.

– Papa dort.

– Je vais faire de même, dis-je en refermant la porte. 

– S’il te plaît… Je t’amènerai un bon roman en échange.

– Un bon roman ? Tu es sûre que ce n’est pas en dehors de tes compétences, ça ? 

– N’oublie pas que je suis aussi la déesse des artistes ! J’ai des goûts irréprochables. 

– D’accord, j’aimerais bien voir ça. Déjà, entre.

– Merci, ce sera la dernière fois, promis.

– Je connais la valeur de tes promesses, déesse de la stratégie, soupirais-je.”

  Elle me raconta sa journée et comment elle avait perdu la trace de son animal de compagnie. Elle était allée à la bibliothèque, puis avait donné cours à la fac et ensuite, était rentrée chez elle. C’était à ce moment-là qu’elle avait découvert la disparition de sa chevêche. La cage avait été ouverte pendant son absence. 

  Sage comme elle était, elle prit les bonnes décisions. Elle alla à la police déclarer la disparition de son ami, puis scotcha des affiches dans les rues, et prévint les voisins. 

  Et enfin, elle vint me voir. 

  Plusieurs questions se posaient. Qui avait fait ça ? Pourquoi ? Avait-on enlevé ou libéré cette satanée chouette ? 

  J’espérais très fort que celui qui avait fait ça se casserait le bras. Gâcher le week-end d’un Héros. Il n’avait vraiment aucune honte. Qu’il se noie dans le Styx. Qu’il se casse le petit orteil. Franchement détestable. 

  Mais non, elle n’est quand même pas en train de pleurer. Et on est repartis…

“S’il-s’il te plaît, trouve-laaaaaa ! 

– C’est bon, c’est bon, j’ai déjà dit oui, du calme. Dans le pire des cas, utilise un peu de ta Divinité.

– Non.

– Comment ça non ? 

– Non… Je ne peux pas.

– Et pourquoi ? 

– Je n’ai plus de Crédit… 

– Imbécile. J’avais remarqué, ça. Fais un prêt comme les grands. 

– Hey, ça ne t’autorise pas à insulter une déesse ! cria-t-elle en serrant les poings.

– Si ta chouette se fait manger, ce sera de ta faute.

– Mais, mais… Non…  Tu n’as pas le droit de dire ça…

– C’était une blague, pas besoin de pleurer, allez, ça va aller. On va le retrouver, ton piaf. 

– Ce n’est pas un piaf, reniflait-elle. C’est mon Symbole ! 

– Mais oui, mais oui. Je vais chercher de quoi faire. 

– Merci, je te le revaudrai, promis. 

– Et comment ? Tu n’as même pas de quoi me payer, cela fait déjà trois semaines que je travaille gratuitement, je te signale. Prépare plutôt ce roman, lâchai-je en sortant du salon.”

  Je sortis ma boussole préférée que j’avais acquise à une vente aux enchères. 3 400 000 de Crédits dépensés dans ce petit bébé. Elle permettait de localiser tout objet ou être-vivant sur une distance de 40 000 km donc tant que son oiseau n’avait pas eu d’inspirations extraterrestres, cela devait bien se passer. 

  Je la posais sur la table à manger. Et je commençais à tracer les runes qui allaient me servir. Je ne pensais pas que j’allais écrire un jour “chevêche” dans le langage Zero. Voilà, les préparations étaient finies.

“Nura, prête-moi un peu de ta force, et trouve-moi ce pigeon”, chuchotais-je en claquant dans mes mains. 

  L’aiguille se mit à tourner, lentement mais sûrement. Elle fit un tour, puis deux, et ensuite trois, avant de s’arrêter subitement. Et elle plongea, perçant le socle et la table. Je me tournais vers ma déesse de la sagesse : 

“Tu comprends ce qu’il vient de se passer ? 

– Non ? Selon mes déductions, je pense que ta boussole est de mauvaise qualité. Tu l’as sûrement eu aux enchères, n’est-ce pas ? Le pourcentage d’arnaques est élevé, surtout, dans la maison d’enchères que tu côtoies. Et vu la fragilité du socle, on dirait de la main d’œuvre de Nornsts. 

– Attention, si tu les critiques trop, ils vont venir te hanter. 

– Mais non, mais non. Enfin, c’est la première fois que je vois une aiguille de boussole qui transperce son propre socle pour indiquer le sol. Tu es sûr que ta boussole est digne de confiance ? 

– Absolument.

– Que ferait ma chouette aux Enfers ? 

– On va le découvrir bientôt.

– Je vais aller chercher des cadeaux pour tonton et tata dans ce cas-là. C’est la première fois qu’on y va ensemble en plus !  

– Génial… Dépêche-toi sinon, elle va cramer.

– Au moins, cela veut dire que tonton pourra sauver son âme. 

– Ou qu’une personne veut justement faire disparaître ton symbole dans le Léthé.

– Arrête de me faire peur ! dit-elle avant de partir en courant.” 

  Je pris deux pièces d’or pour le passeur et ma carte de Crédit. Après tout, si l’on devait faire face à des dieux, autant que la personne à côté de moi puisse avoir accès à sa Divinité. 

  Heureusement que le métier de Héros payait bien, soupirai-je.

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