Les mésaventures d’un homme pas si ordinaire – Chapitre 3


Auteur : Henri

Check : Nekoyashiki-san


Yaho ! Introduction terminée, aventure enclenchée !

Merci à Nekoyashiki-san d’avoir pris le temps de checker !


“Tu veux bien arrêter de me coller ? L’avion ne va pas s’écraser, tu sais ?

– On ne sait jamais avec vous, les humains. Vous mentez comme vous respirez.

– De un, c’est raciste. De deux, tu généralises. De trois, les dieux, c’est encore pire.

– Peut-être, mais on tient nos promesses au moins.

– Seulement quand vous jurez sur le Styx et encore.

– Je n’entends rien, rien de rien, dit-elle en se bouchant les oreilles.

– Une vraie gosse. 

– C’est toi le gosse. 

– Tu m’agaces. Tu devrais plutôt garder ton énergie pour trouver un autre travail au lieu de venir m’embêter tous les jours.

– Mais c’est fatigant d’enseigner ! Il y a la préparation des cours, le cours en lui-même, la création des examens, la correction de ces derniers, les entretiens à passer aux élèves, etc, etc ! 

– Change de métier.

– Non, c’est ma vocation. 

– C’est ce que tu as dit il y a trois siècles quand tu es devenue libraire. 

– J’ai changé d’avis. 

– En attendant, tu n’as même pas assez de Crédit pour utiliser les pouvoirs de ta Divinité, soupirai-je en fermant les yeux. Allez, laisse-moi dormir un peu.

– C’est ce système, il est injuste. Je vais me plaindre auprès de la Commission dès que je rentre. 

– C’est ça, c’est ça. 

– Être payé en fonction du service rendu avait l’air d’être une bonne idée sur le papier mais comment est-ce que cela se fait que je gagne aussi peu ? Je rends service à la nation, non ? Non ? J’éduque les futurs élites ! Non ?

– Mais oui, mais oui. 

– Alors, c’est décidé, j’irai porter plainte ! 

– Mais oui, mais oui.

– Et tu viens avec moi ! 

– Mais oui, mais oui.

– Promis ? 

– Mais oui, mais oui.

– Sur le Styx.

– Mais oui, mais oui. 

– Merci, vraiment, de prendre soin de moi, dit-elle avant de s’endormir sur mon épaule.

– Mais oui, mais oui, chuchotai-je.”

  Finalement, j’avais pris avec moi un gros sac de pièces, on ne savait jamais ce qu’il pouvait se passer après tout. 

  Me voilà à nouveau en Grèce pour la deuxième fois de la semaine. À quand une augmentation ? En fait, à quand un salaire tout court ? Déjà que j’avais dû payer de ma poche les deux billets parce que madame était fauchée. 

  Nous prîmes un taxi pour rejoindre le centre-ville et nous étions partis pour trouver cette fameuse porte des Enfers. Cela allait être un jeu d’enfant, même si ma boussole était quelque peu abîmée. 

  Mais j’avouais que je n’étais pas préparé à ça. Une énorme pancarte se dressait devant nous : “Le phở des Enfers”. Pourquoi est-ce que le dieu des mondes souterrains mettrait la porte de son royaume dans un restaurant asiatique ? Et si justement, il n’était plus, et si un coup d’état l’avait envoyé dans le Tartare. Par Nura. Il fallait que je lui porte secours.

  J’ouvrais la porte d’un coup avant de la refermer aussi vite. J’étais vraiment bête de temps en temps. Je m’étais inquiété pour rien. Personne ne pouvait battre un dieu primordial dans cette ère. 

“Tonton ? Que faisait tonton en tablier ? 

– Je ne sais pas mais j’ai envie d’oublier cette image. 

– Tu exagères, dit-elle en rouvrant la porte. Tonton ! 

– Athéna ? Qu’est-ce que tu fais là, ma nièce chérie ? 

– Je t’ai apporté des pâtisseries. 

– Oh, des macarons ! 

– Je ne savais pas que tu t’étais mis à la cuisine. 

– Oui, j’essaye de nouvelles choses. Garder les Enfers, bien que cela paie bien, devient barbant à la longue. Puis j’ai suffisamment de Crédits pour vivre une éternité de toute manière. 

– Vu comment tu dépenses ton argent, j’en doute, ajoutai-je. 

– Tiens, toujours à escorter ma nièce ? Tu ne veux pas plutôt travailler pour moi ? J’ai besoin de mains dans la cuisine. Les furies travaillent trop lentement. Puis, c’est ta spécialité, non ? Je te paierai bien comme avant ! 

– Je suis à la retraite, tu sais. Mais…

– Tu n’aurais pas vu ma chouette ? demanda Athéna subitement.

– Ta chouette ? Tu as réussi à perdre ton Symbole ?! 

– Oui… Mais c’est quelqu’un qui l’a enlevé ! 

– Tu es sûre que ce n’est pas juste une faute d’inattention ? questionna-t-il d’un air inquisiteur. 

– Non, non, je t’assure, enfin, je crois. 

– Il faut que l’on prévienne ton père. 

– Pas besoin de déranger le vieux pour ça, ma boussole m’indiquait que sa chouette se baladait aux Enfers. 

– Aux Enfers, hein… Tiens, prends Thanatos avec toi, il vous guidera. 

– Hein ?! Moi ? Pourquoi ? Je n’ai rien fait ! 

– Arrête de râler, je sais que cela te fait plaisir, oust ! De toute façon, avec ton bras cassé, tu nous ralentis. 

– Merci tonton ! 

– Je vous donne la clé mais n’oubliez pas, ne mangez rien en bas, sinon je vais devoir faire attendre mes clients pour vous sortir de là. Tu as des pièces sur toi ? Et de quoi faire pour Cerbère ? 

– Oui, merci Hadès. 

– Mon offre tient toujours, lâcha-t-il en me lançant un regard plein de sens.” 

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