X-Trem Race : Prologue

Auteur : AomeKinji
Check : Soreyawari


 

Partie 1

Le monde d’aujourd’hui est bien différent de celui que l’on a dans nos livres d’histoires.
Je me trouve dans le Kansai, dans le Japon moderne.
Quand je dis moderne, je veux dire qu’il y a des voitures volantes, une grande partie des logements sont super luxueux, le niveau de pollution est bas, enfin la belle vie.
Mais seulement si l’on a les moyens.
Ce qui n’est pas le cas d’une grande partie des Japonais.
Le japon d’aujourd’hui est deux fois plus peuplé qu’il y a vingt ans.
Les gens se sont entassés dans des tours de près de cents étages, et les centres-villes, hyper pollués ont fait fuir les plus aisés.
Dans le quartier dans lequel je vis, il y a peu de monde.
Sur un quartier qui pourrait loger plus de cinq mille vies, il y a à peine plus de mille personnes.
Les bâtiments sont pour la plupart délabrés.
Celui dans lequel je crèche est propre à côté.

Enfin juste pour dire que le monde va “on ne peut plus bien”, sauf pour les classes sociales inférieures.

Il y a quand même un moyen simple de se faire un peu d’argent.
Et pour moi qui suis étudiant dans les réseaux informatiques, c’est une aubaine.
Un jeu en ligne, grâce auquel on peut gagner de l’argent de poche.
Mais là aussi il y a des conditions.
Il faut gagner, pour avoir de l’argent.
Heureusement qu’il s’agit d’un jeu de course.
Ma passion pour les motos et la vitesse me sert enfin à quelque chose.

Partie 2

Un virage à droite, puis à gauche.
Tout se passe très vite, je slalome entre les rochers, à toute vitesse avec mon nouveau speeder noir et vert lumineux.
À la sortie d’une arche rocheuse branlante, je jette une gravity bomb pour ralentir mon poursuivant.
Elle suit le trajet que je lui donne et fait un ricochet sur l’arche puis s’accroche au niveau de sa roue avant, et fait autant de dégâts que prévu.
Le pilot perd le contrôle de son speeder et bouche la route à ceux qui le suivait de trop prêt.
À peine arrivé dans la plaine que j’entends un bruit sourd, sans vraiment savoir d’où il vient.
Puis un quart de seconde après le son, je reçois une balle dans mon épaule droite, ce qui déstabilise ma conduite sans me faire perdre le contrôle.
« Aïe. »
Je dévie de ma trajectoire de peu mais manque quand même de me prendre le seul rocher en plein centre de la grande plaine…
« Tsss, saloperie de mercenaire. »
Dans les montagnes à ma gauche, un scintillement se laisse entre-apercevoir.
Une lunette de sniper.
Je ne suis pourtant pas de ces coureurs réputés, alors pourquoi me mettre des bâtons dans les roues.

Un peu après en arrivant entre deux montagnes, celles depuis lesquelles j’ai aperçu le point lumineux.
J’aperçois mon tireur via le flash de la lunette de son Barrett M-82.
Je sors par réflexe mon FAMAS et lui envoie une rafale, qui ne manque pas sa cible.
Ça fait toujours quelques points en plus.
Je continue donc la course sans la moindre nouvelle de mes concurrents.

Partie 3

Finalement deux tours plus tard je passe la ligne d’arrivée, avec 8,5 centième de seconde de retard sur le deuxième de la course.
Mon véhicule a subit quelques dégâts, tout à fait réparables.
« Putain »
Je venais de l’avoir, mon nouveau speeder est déjà abîmé.
« Haa, tu n’as pas eu de chance, il était neuf en plus. »
« Ouais, mais c’est pas irréparable. »
Sans même me retourner je lui réponds.
« Ça vas au moins te coûter 2 Crédits pour le remettre en état. »
« Non, c’est que des petites pièces et la carrosserie. »
Quand je décide enfin qu’il vaut mieux que je fasse face à mon interlocuteur, afin de lui montrer un minimum de respect.
« Hey, c’était toi, Satoi. »
« Hé ouais, j’ai crû que t’allais pas t’en sortir toute à l’heure, avec cette saleté de mercenaire. »
« C’était chaud, mais je l’ai eu. Et puis j’ai une protection, même minimale ça vaut le coup. »
Je continue de discuter avec ce camarade de longue date pendant un moment, en attendant les retardataires.

Partie 4

Une fois que tout le monde s’est retrouvé sur la ligne d’arrivée, les quinze coureurs de cette course se retrouvent téléportés dans une petite pièce et les trois premières sont placés en face des douze autres.
Une voix se met à débiter un discours, que plus personne n’écoute.
À la fin de ce petit monologue les caméras s’allument, la remise des prix commence.

« N°3, Klink. Très jolie course malgré un petit problème à deux tours de la fin. Pensez à investir dans un meilleur champ de force. Bravo, voici votre prix. »
« Merci. »
Et un petit sourire pour la caméra.
1 Crédit, ça fait une bonne partie de la réparation.
Mais il va falloir ressortir le vieux tacot, pour compenser le demi Crédit manquant.
« N°2, Satoi. Très jolie course, mais un booster serait le bienvenu. Bravo, voici votre prix. »
« Yes, merci, merci, 5 Crédits ça fait plaisir. »
« Alors, ça se met bien. Hein ! »
« Yes, ça va m’aider pour mon prochain speeder. Je pense prendre un AX-25 et le modifier un peu. »
« Haa, oui l’AX-25. Moi je l’aime bien. »
« … Bravo, voici votre prix. »
Toujours aussi mécanique cette voix, il devrait penser à la changer.
« Merci. »
Vu la façon dont il parle, il est là juste pour les Crédits.
« C’est qui lui et c’est quoi son problème. Même si c’est un programme informatique, il a une IA. Pas la peine d’être aussi rude. »
« Bah, laisse il est juste là pour le prix et les présélections. »
Satoi la main sur mon épaule gauche, me regarde l’air de dire : « Le cherche pas tu risques d’avoir des problèmes dans les prochaines courses sinon. »
« Bon. Je pense que je vais rentrer moi je commence à avoir faim, et puis j’ai cours demain. »
Le bruit de mon ventre me rappelle qu’il faut y aller.
« Wep, mais t’as oublié qu’on est dans la même école. »
« Haa, c’est vrai… J’ai une vraie mémoire de poisson. »
« Bon vas-y à demain. »
« OK »
Je range mon speeder dans mon inventaire et ouvre le menu pour me déconnecter.
Mais je m’arrête pour mettre mes gains du jour en banque, pour qu’ils soient accessibles IRL.
Puis, je finis par me déconnecter.

Partie 5

Au retour de la plongée, je me lève et enlève mon Scubba, ce casque autonome qui me sert à rentrer en immersion.
Le monde me parait surexposé après tout ce temps passé en ligne, comme à chaque retour.
Je m’étire le bras droit, qui souffre du tir dans la plaine.
Heureusement qu’il n’a eu qu’un tir sinon ça aurait sûrement saigné.
Et ce même avec mon petit champ de force.
Enfin, je vais quand même avoir le droit à un gros bleu pendant un bon moment.
Je me dirige vers la cuisine en esquivant les obstacles, cartons, boites en tous genres qui jonchent le sol de mon petit appartement dans lequel je vis seul, bien heureusement parce qu’il n’y a assez de place que pour une personne, tout en allumant les lumières sur le chemin.
« Rah, il va vraiment falloir que je fasse du tri dans ce bazar. »
Arrivé dans la cuisine, j’ouvre le réfrigérateur et constate qu’il est plein de boîtes vides, que je remets dedans sans réfléchir soit parce que je suis en train de faire mes recherches pour les cours soit quand je rentre de partie.
« Pff, et j’ai plus une tune sur le compte principal, j’ai bien fait de faire un virement sur le compte In Game. »
« Grrr. »
Et mon ventre qui en rajoute.
« Pff, pourquoi tu cries comme ça. Bon bah, je vais prendre sur la réserve pour la réparation. »
Sacré acteur cet estomac.

Partie 6

En m’habillant je prends 5000¥, soit 5 Crédits, depuis le compte in-game, mon téléphone et mon badge.
Je sors tout en claquant la porte, puis descends les escaliers, jonchés de déchets en tous genres comme d’habitude.
À chaque fois que je passe par là, j’ai hâte de pouvoir déménager, mais sans travail et avec seulement ce que je gagne avec les courses, ça va être vraiment chaud.

Il est 00 h 33.
Les rues sont vides, excepté les chats du quartier qui traînent, comme à leur habitude, ainsi que les étudiants otakus, ce qui n’est pas très fréquent.
Mais le combini est encore ouvert, donc je rentre et me prends trois paquets de nouilles NICCIN au curry et un paquet de Milip Phorris, le tous pour 650¥.
En sortant de magasin, je sens mon téléphone vibrer, un message, à cette heure et de qui ?
« Hum?! »
Ce message me semble bizarre. Je ne me sers de mon téléphone que pour le jeu.
Comment est-ce que l’on peut me connaître autrement que sous le nom de Klink.
Et encore plus une fille, qui connaît mon « vrai » nom.
« Rah, merde. »
Je viens de me souvenir que j’ai mis mon vrai nom sur mon profil.
Mais le nom de « Ayūna » me rappelle quelqu’un.
Je cesse de chercher dans ma mémoire en me disant que c’est impossible que ce soit elle et m’allume une cigarette que je fume tranquillement sur le trajet du retour, toujours aussi rectiligne.
Arrivé au 10éme étage de ce vieux bâtiment délabré, je sors mon badge pour ouvrir la porte de ma chambre, quand j’entends le propriétaire qui ouvre sa porte, visiblement en train de guetter mon retour.
« Alors, Mr Tadashi, on ne paye pas son loyer. »
Sa façon puante de me parler me donne envie de m’enfermer chez moi.
« Je vous fais le virement ce soir. Je suis désolé de vous faire attendre. »
Même si c’est un connard, je fais un effort pour paraître le plus poli possible.
« J’espère pour vous Mr Tadashi. »
Il ne faudrait pas pousser le bouchon trop loin.
Il part en claquant la porte.
Ouf enfin parti.
Et moi qui économisais, c’est mort.

Encore en train de quémander le vieux Kin.

Enfin passé le pas de ma porte, je me dirige vers la cuisine et mets de l’eau a chauffer dans la bouilloire.
Et après un simple paquet de nouille et une cigarette, je m’endors.
Il est 1 h 53 et mes cours commencent dans 5 h 37.
Sans compter la route, il ne me reste que 5 h de sommeil.
C’est amplement suffisant.
Avant de m’endormir profondément j’ai eu une dernière pensée pour le nom d’Ayumi, mon amie d’enfance.

Partie 7

Comme tous les matins, à 8h, je suis encore en train de dormir.
Nos cours commencent à 8h30, et nous habitons à 20 minutes du collège.
Donc Ayumi, en bonne voisine et amis de toujours, et qui commence à en avoir marre de me réveiller tous les matins, vient sauter sur mon lit de façon plutôt violente.
Elle s’est sûrement dit qu’un grand coup de pied dans mon ventre devrait forcément me réveiller.
« Huh. Cha… fait maleuh… »
« T’as qu’à te réveiller à l’heure aussi! Tiens et dépêche-toi. Je ne veux pas être en retard à cause de toi. »
Elle me balance mon uniforme que j’avais placé comme à mon habitude sur le dossier de ma chaise de bureau.
Une fois habillé, je descends les marches à toute vitesse et prends les clés de ma vieille Piaggio.
En sortant je vois Ayumi, déjà assise sur la selle comme si elle en avait l’habitude, avec un petit sourire, qui montre bien qu’elle aime ça.
Avant qu’elle ne me remarque, je me mets à beugler.
« C’est bon on peut y aller »
« Moi je suis prête, c’est toi qu’on attend. »

8 h 25.

Plus que deux petites minutes et on sera arrivés.
Mais qu’est-ce que ce moment peut être agréable, avoir une fille sur la banquette arrière de mon scooter.
J’aurais aimé que le trajet ne dure pas que deux minutes.

8 h 28.

Le deux-roues garé, on fonce en direction de la classe.

8 h 30.

Arrivés pile au moment où le professeur rentre dans la salle.
Une arrivée in extremis comme à notre habitude.
Mr Kisaragi, pas plus surpris que cela, commence l’appel.
Nous voici arrivés au nom d’Ayumi.
« Seina-san. »
« Présente. »
« Tadashi-san. »
« Tadashi-san. »
« Tadashi-san, es-tu parmi nous? »
« Ha, oui. Désolé, senseï. Présent. »
Tout le monde se met à rigoler.
Je n’avais pas la tête dans les nuages, non.
Je contemplais juste Ayumi.
Elle est l’idéal féminin japonais, mais surtout mon idéal.
Une beauté comme on en voit rarement.
Et en plus de ça c’est mon amie d’enfance…
Voici le souvenir qui m’est revenu à l’esprit en voyant ce nom. Ayumi Seina.
Ce fut un beau rêve.

 

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