Konjiki no Wordmaster 11 : Conférence au Pays des Démons

Traducteur : Ilanor
Adapt & Check : Soreyawari


Ici Wari~ !
Vous l’attendiez depuis longtemps, il est là !
Keyleth~ Reviens parmi nous, on a besoin de toi !


 

Le pays des démons, [Xaos] se situait loin au nord de [Victorias].
Dans une salle du château du Roi Démon, dans ce pays-là, des guerriers [Evila] étaient assis autour d’une longue table et se regardaient les uns les autres.
On avait placé 3 chaises de chaque côté de la longue table, avec l’idée de confronter chacun des deux côtés. 5 d’entre elles étaient occupées, alors qu’une personne se tenait assise en bout de table, une assistante à ses côtés.
Cela faisait 7 personnes dans la pièce. La seule debout, une femme du nom de Kiria, parla.

« Je voudrais ouvrir la conférence des démons à présent. Tout d’abord, permettez-moi de prendre les absents, en commençant par le rang le plus faible, comme toujours. »

Puis Kiria passa son regard sur la personne assise à la place la plus éloignée.

« [Rang 6], Grayald-sama.
– Ouaip »
Répondit un jeune homme dans sa vingtaine à la peau noire.

« [Rang 5], Shublars-sama.
– Présente~ Fufu »
Répondit en souriant une voluptueuse femme à l’air sociable.

« [Rang 4], Ornoth-sama. »
Un homme au visage de loup hocha la tête.

« [Rang 3], Teckil-sama est aujourd’hui absent dû à d’autres obligations. »

Un léger claquement de langue se fit entendre. Cela venait de :
« [Rang 2], Marione-sama. »

C’était un homme au visage fermé, apparemment intransigeant. Il fronçait les sourcils, de mauvaise humeur. Kiria continua sans lui prêter attention.

« [Rang 1], Aquinas-sama.
– Oui »
Murmura discrètement un homme aux cheveux rouges.

« Maintenant, à l’ordre du jour. Votre Altesse Eveam, s’il-vous-plait. »

Kiria laissa la parole à la jeune fille blonde assise à côté d’elle, Eveam.

« Okay. »

Elle ouvrit ses yeux auparavant fermés, et s’apprêtait à parler quand le [Rang 2], Marione, leva promptement sa main.

« Qu’il y a-t-il Marione ?
– Il y a un problème sur de nombreux points votre Altesse. Pourquoi manque-t-il une personne pour la conférence ?
– Car je lui ai donné une mission.
– Une mission ? Est-elle plus importante que cette conférence ?
– Oui. De plus je comptais aborder le sujet durant cette réunion. Écoutez-moi d’abord.
– … Je vois. »

Il ne semblait toujours pas satisfait, mais renonça pour le moment.

« Bon, je serais franche avec vous : les [Humas] ont réussi à invoquer des Héros.
– Est-ce vérifié votre Altesse ? »
Demanda Shublars. Eveam acquiesça de la tête.

« Oui, Teckil nous en a informé. Il n’y aucun doute.
– Je vois. Vous l’avez envoyé sur le territoire humain. »

Marione approuva, comprenant.

« Oui, bien que maintenant, je l’ai envoyé surveiller le territoire des bêtes.
– C’est vrai, nous devrions plus nous méfier des [Ganbranth] que des [Humas] de toute façon.
– Effectivement. L’autre jour, j’ai reçu un rapport de mes subordonnés. Ils ont été attaqués. Bien sûr ils ont immédiatement riposté. »
Grayald exposa les faits, mais avec une colère visible.

« Oui, il est vrai que les Héros sont une menace, mais nous pouvons les ignorer pour le moment. Les [Ganbranth], avec leur physique amélioré et leur techniques de dissimulation sont extrêmement gênants. De plus, ils sont agressifs.
– Ils ne peuvent pas utiliser de magie, mais ils ont cet étrange pouvoir à la place. Je pense qu’il est toujours en développement, donc c’est maintenant le moment de frapper. »
Dit Marione, mais Eveam secoua la tête.

« Non, comme je vous l’ai déjà dit, nous ne partirons pas en guerre. »

Marione frappa brusquement du poing sur la table, attirant l’attention de tous.

« Auriez-vous perdu l’esprit ? Nos frères se font tuer ! Nous devons les écraser avant qu’ils ne deviennent une menace encore plus grande !
– Non, si nous faisons cela, nous suivrions juste le même chemin que le roi précédent ! Nous cherchons un monde où toutes les races pourront vivre en paix !
– Donc nous avons juste besoin de supprimer tous les obstacles.
– Non ! Faire cela n’apporterait que la haine ! Les conflits entraînent d’autres conflits, attisent les flammes de la guerre, et finalement détruiront notre [Edea] !
– Et alors quoi ! Est-ce que vous nous dites de rester les bras croisés et d’accepter leurs actions !?
– Exactement !
– Qu… !? »

Il ne s’attendait pas à ce qu’elle approuve, donc il se figea.

« Le dernier roi… Mon frère s’est emparé du pouvoir en assassinant notre père, et a essayé de créer un monde pour nous seuls [Evila]. Le résultat est la situation présente. Est-ce ce que nous souhaitons ? Est-ce que vous appelez un monde juste, un monde dans lequel toutes les races se méfient, se battent et se blessent entre elles ? »

Tout le monde se taisait et écoutait ses mots.

« Mon frère était trop radical et pour cela il fut assassiné. Les [Gabranth] en sont probablement la cause, mais cela importe peu maintenant. Quoiqu’il en soit, d’une domination excessive résultera sans aucun doute des tensions. Ces tensions s’intensifieront et aboutiront éventuellement à des conflits. N’est-ce pas triste ? Tous les êtres vivants de ce monde ont le droit de vivre. Pourquoi avons-nous à nous battre pour cela… »

Elle appuya ses dires en baissant ses yeux attristés. Kiria remarqua que ses épaules tremblaient légèrement, et y plaça doucement ses mains.

« Je vais bien Kiria, merci. »
Puis elle releva son visage et regarda les autres.

« Toutes les races joignant leurs mains serait le meilleur résultat, mais même sans cela, il doit y avoir un moyen pour nous de ne pas nous blesser mutuellement.
– Un tel idéalisme… »
Marione rejeta cette idée ainsi.

« Oui, c’en est. Mais à ce rythme-là, le flot de sang ne s’arrêtera jamais.
– Nous sommes l’[Evila]. Pourquoi devrions-nous faire attention aux autres races ?
– La vie en elle-même est une chose extraordinaire.
– … »

Eveam avait 17 ans, mais elle en faisait 8. Aux yeux de Marione, elle n’était rien de plus qu’une gamine. Mais le pouvoir résidant dans le regard de cette enfant lui coupa le souffle un instant.

« C’est pour cela que nous ne nous battons pas à pleine puissance ! Mener une guerre est juste absurde !
– Mmh… mais, votre Altesse, toutes les autres races ont ignoré vos lettres pour un traité de paix. »

Shublars avait raison. Eveam avait envoyé moult lettres de réconciliation, mais il n’y avait pas eu de réponse. Ils n’avaient absolument pas répondus.

« C’est aussi absurde. Durant le règne du précédent roi, les meurtres étaient sans fin, et il avait aussi l’habitude de les frapper dans le dos au moyen de lettres. Il ne serait pas étrange de dire que nous leur sommes liés par la haine. Donc ce n’est pas étonnant qu’ils considèrent un traité de paix de notre part comme une blague. »
Murmura Gravald en soupirant, comme en se parlant à lui-même.

« Probablement que ni les [Gabranth], ni les [Humas] ne pourront jamais pardonner les atrocités de mon frère. Je comprends cela. Cependant, à moins que quelqu’un ne brise la chaîne de haine, le désespoir ne fera qu’augmenter.
– Suggérez-vous que nous soyons le tranchant qui coupera cette chaîne ? »
Dit Marione avec un sourire moqueur.

« En effet.
– Impossible. Nous avons perdu des gens nous aussi. Vous ne pouvez attendre que nous acceptions brusquement cela. Êtes-vous en train de dire que nous devrions faire profil bas jusqu’à ce que la paix soit atteinte ? Quand en sera-t-il ainsi ? Peut-être à notre ruine ?
– Non ! Je protègerai les [Evilas].
– Ne me faites pas rire. Tout ce que vous avez dit jusqu’ici ne fait que nous mettre en danger ! »

Même Eveam perdait ses mots devant l’insistance de Marione.

« Quoiqu’il en soit… Je…
– Les [Humas] vont entraîner leurs Héros et nous attaquerons avant longtemps. Les [Gabranths] attendent juste leur heure aussi. Quoiqu’il en soit, nous sommes à court de temps. Nous pouvons seulement nous entretuer jusqu’à ce que l’un des camps périsse. Annulez le cessez-le-feu ! »

Oui, c’était parce qu’Eveam avait utilisé son autorité en tant que Roi Démon pour imposer un cessez-le-feu que les [Evilas] n’attaquaient pas les autres races. Les ordres du Roi Démon étaient absolus. Depuis les temps anciens, la peine de mort attendait ceux qui les refusaient.

« Laissez-nous supprimer tout obstacle de toutes nos forces avant qu’il ne soit trop tard ! Votre Altesse ! »

En entendant ces mots, Eveam resta silencieuse pendant quelques instants. Levant la tête, elle regarda Marione. Mais son expression ne montrait aucun signe de démission, et voyant cela, Marione se figea.

« Je ne retirerai pas le cesse-le-feu !
– Votre Altesse !
– Pourquoi ne vous calmeriez vous pas un peu, Marione-dono ?
– Tais-toi, espèce d’anomalie Homme-Bête ! »

Marione rugit Ornoth, qui l’avait interrompu, prêt à le tuer.

« Pour commencer, pourquoi un [Tabou] tel que toi est-il ici ? Tu es juste-—
– Taisez-vous !
– !? »

Un cri soudain. L’atmosphère se durcit suite aux mots hurlés par Eveam. Elle fixa férocement Marione.

« Etes-vous en train de défier les ordres du Roi Démon ?
– Grrr… Hmpf ! »

Il quitta la pièce avec un grognement.
« Ne devriez-vous pas l’arrêter votre Altesse ? »

Elle sourit doucement à la question de Shublars.

« N-Non… Mes convictions ne changeront pas. »

Puis Aquinas, silencieux jusqu’à maintenant, parla.

« Il est irascible, mais c’est juste sa propre manière de s’inquiéter pour le futur des [Evila]. »

Évidemment, il parlait de Marione.

« Je sais.
– Sa femme et son enfant ont été tués par les [Gabranth]. »

Ornoth ferma silencieusement ses yeux. Eveam serra les poings, frustrée en le regardant. Elle comprenait que Marione ait une énorme rancune à cause de cet incident. Cependant, elle pensait qu’il était mal de dominer par haine.

« Vous êtes libres pour aujourd’hui. »

Regardant dans la direction opposée, elle s’en alla avec Kiria, démoralisée et le cœur brisé. Les autres partirent un à un, ne laissant qu’Aquinas et Ornoth en arrière.

« Ne le prends pas à cœur. Comme je viens de le dire, Marione est juste irascible. »

Ornoth sourit inconsciemment aux soudains mots d’Aquinas.

« Non, je m’inquiète plus à propos de son Altesse.
– … ?
– Que penses-tu de ses idéaux ?
– … Je pense que c’est naïf. Trop naïf.
– …
– Cependant,
– Mmh ?
– Si un monde sans griefs existe vraiment, j’aimerais le voir.
– … Oui…
– Mais tant que nous serons les seuls à le vouloir, ce sera futile.
– Tu as raison.
– … Quelqu’un…
– Mmh ?
– S’il y avait quelqu’un sans préjugé sur les races qui pouvait agir comme médiateur…
– Ce n’est pas possible pour son Altesse ?
– C’est impossible pour la princesse… non, pour son Altesse seule. D’autre part, c’est notre représentante à nous, [Evilas].
– Vrai. Nous avons besoin de quelqu’un qui n’est affilié avec ni [Humas], ni [Gabranths], [Pheoms] ou [Evilas]. Il pourrait agir en médiateur.
– Eh bien, ça c’est idéaliste.
– Malgré tout, tu continueras à soutenir son Altesse, n’est-ce pas ?
– Oui.
– Et j’ai juré de te soutenir autrefois.
– … Tellement vertueux. »

Se souriant légèrement mutuellement, ils se levèrent. Aquinas pensa :
(Un médiateur… C’est vraiment idéaliste.)

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