X-Trem Race : Chapitre 1

Auteur : AomeKinji
Check : Soreyawari


 

Partie 1

Le téléphone sonne, il est 6h30.
Départ prévu dans 30 minutes, le temps de prendre une douche, un bol de riz et de se fumer une petite cigarette.
Direction la cuisine, je nettoie 500 grammes de riz, allume l’auto-cuiseur et mets le tout à cuire.
Pour passer les 10 minutes, je vais me laver.
En sortant j’allume ma cigarette et prend un bol de riz.
Et à coté de ça je me fais 3 onigiris au umeboshi, pour tenir la journée.
Je me pose à la fenêtre et regarde la ville, depuis le petit bâtiment de 15 étages où je me trouve les logements de la bordure extérieure ont vraiment l’air immenses.
Et avec la nuit qui commence à prendre fin, les belles couleurs de l’aube éclairent ces grattes-ciels sans histoires.

Sans m’en rendre compte il y a une demi-heure est déjà passée depuis que je me suis lever.
Comme d’habitude, je récupère donc à la vitesse de l’éclair mon badge, téléphone, mes clés de moto et mon repas du jour.
Puis je dévale les escaliers et manque de me croûter dans tout ce bazar, comme toujours.
Je mets mon casque et démarre la moto.
Le son de cette 1000cm3 me nouera toujours l’estomac.
Je m’empresse de partir sans respecter ni la limitation de vitesse ni les feux tricolores, je zigzague entre les vieux modèles de voiture des plus pauvres du quartier, rouillées pour la plupart.
En regardant vers le haut je ne vois que le dessous des autos.
Il n’y a que très peu de lumière à ce niveau-ci, pour nous les pauvres c’est comme si le jour n’existait pas en centre ville.
C’est l’unique raison pour laquelle j’ai choisi une école en dehors du centre du Kansai, sur les hauteurs de Kyo, une très belle ville.
Une heure après que le réveil ait sonné, je suis en cours, en train d’attendre les vacances.
Plus que quatre jours…

Partie 2

Et ce rituel se répète, pour finalement en arriver au début des vacances.
Pendant ces vacances, il y a un tournoi.
Tournoi pour lequel je me suis qualifié, dimanche dernier en finissant troisième.
Avec les deux courses de cette semaine et les prêts de Satoi, j’ai réuni assez d’argent pour la remise en état de Thunder, c’est son petit nom, et l’achat d’un champ de force de niveau 3.
Et si ça se passe bien je devrais pouvoir me prendre un Hécate II dans deux manches.
Enfin pour le moment, je vais aller voir la liste de mes futurs adversaires.
« Tiens, je suis dans le groupe F. Alors… Klink… Klink, N°23… Donc F23 – 111. »

Vrr… Vrrrr…

« Hum, un message…
Encore cette Ayūna !
Mais c’est qui ? »

Il est bien écrit Ayūna, mais je ne peux pas m’empêcher de penser à Seina-san.

« Ha, je vais bien voir si c’est elle. »
Demandons-lui.
Message à Ayumi : « Comme ton pseudo me parait familier. Je me permets de te demander si par hasard ton prénom ne serait pas Ayumi ? »

Vrr… Vrrrr…

« Hein ?! C’est elle. »
À ce moment-là, je pense à elle et à comment elle a pu grandir.
Je sens mon visage qui chauffe…
Je rougis…

J’ai envie de la revoir mais je ne sais pas comment elle va réagir.
« J’imagine qu’elle participe aussi au tournoi. »

Vrr… Vrrrr…

« Haa !! C’est vrai que ça commence bientôt, il faut que je me grouille. Merci de me le rappeler Seina-san. »
Stressé, je me dépêche de me connecter.
Une fois en ligne, je dois me rendree au plus proche de la piste.
Qui avec la chance que j’ai, se trouve à l’autre bout de la ville.
Je décide de sortir mon speeder pour m’y rendre par la voie rapide.
Je commence donc à courir en direction de la voie rapide et sort de ma ceinture le bâton, qui fait apparaître, au moment où je me positionne correctement, Thunder.
Comme je ne veux pas être en retard, j’accélère à fond.

Enfin arrivé, je vais pour me placer et croise Satoi, que je salue d’un geste de la main.
Je me mets sur mon emplacement, à côté de lui, la place 111.
Lui et moi nous trouvons sur la ligne de départ, mon cher Thunder, complètement réparé grâce à son généreux prêt, que j’espère pouvoir rembourser bientôt.
Je vérifie que mon Famas est bien chargé, sur ce circuit une course ne se termine pas sans coup de feu.
Cette fois ça se passe en ville, cette grande ville remplie de tours de plus de 100 étages, est composée de différents arrondissements, au centre le quartier des tours, c’est ici que se trouvent les plus grands immeubles de la ville, il sert de CBD, Central Business District, littéralement quartier des affaires.
Tout autour de ce centre-ville se trouvent des quartiers plus défavorisés.
La course est en partie en circuit libre, sauf aux principaux croisements.
C’est à ces endroits, qu’ont lieu de nombreuses fusillades, les balles y fusent dans tous les sens et personne n’est à l’abri d’une balle perdue.
C’est dans des moments comme ceux-là que je suis heureux d’avoir un champ de force level 3, si ça continue comme ça il devrait me durer 2 ou 3 courses.
Et avec les gains je pourrais rembourser Satoi.
Et j’espère que les prix sont plus importants que pour les présélections.
La course est sur le point de débuter quand je reçois un mail de Seina.
« J’espère que tu vas gagner ta course. Je ne peux pas la regarder, désolée, je suis aussi sur la ligne de départ. >o< Ganbatte »
« Haaa~ !! Si attentionnée. »
Mon sourire qui remonte jusqu’à mes oreilles, donne l’occasion à Satoi de faire une petite réflexion.
« Hé ! Hé ! Ça va ! »
Il se retourne et me regarde l’air de dire, toi t’es amoureux.
« Tranquille, c’est qu’une copine. »

Pendant que l’on discute calmement sur la ligne de départ, la voix nous dit : “La course démarrera dans deux minutes, veuillez mettre en route vos speeders”.
Ce que tout le monde fait.
La tension se fait sentir, tout le monde est à cran.

30 secondes avant le lancement du compte à rebours, il n’y a plus un bruit sur la ligne de départ.

Cinq lampes apparaissent dans le champ de vision de chaque coureur, 3 rouges, 1 orange et 1 verte.
Début du compte à rebours.
5
4
3
2

1

Les quinze partant d’un coup comme des balles, un simple sifflement électrique se fait entendre au départ des speeders.
Une caméra tourne autour de chacun de nous, pour transmettre les images dans le monde réel.
Trois groupes de cinq se forment quand nous nous séparons dans le premier croisement, peu après le départ.
Les tirs n’ont pas commencé.
Pour le moment, je suis plutôt bien placé mais au début ça ne veut rien dire.
Pour avoir une véritable idée du dénouement de la course il faudra au moins avoir fait 5 tours.
Le circuit se termine au bout de 15 tours.
Au carrefour suivant, les premiers du classement provisoire sont les cibles des salves adverses.
Comme je suis 3ème, une bonne vingtaine de balles me sont adressées, la moitié sont plutôt bien cadrées, mais pas suffisamment pour me toucher.
Je réussis à les esquiver une à une, à la seconde près sans dévier de ma trajectoire.
Juste en bougeant ma tête de droite à gauche.
C’est tout de suite plus simple quand la trajectoire des balles est connue par la cible, vu qu’en ce moment, je peux voir, sentir, anticiper les balles comme si j’étais à leur place.
Le premier parcours n’est qu’une promenade.

Partie 3

Le dernier sprint, c’est là où tout le monde pousse son speeder au max.
Et c’est à cet instant que je prends confiance en mon bon Thunder.
Le plus rapide de sa catégorie, je l’ai choisi pour ça, ainsi que son design épuré.
Et ça va me permettre de tracer devant tous les autres dans la dernière ligne droite, juste avant la fin.
J’accélère et le pousse au-delà de sa limite.
C’est un speeder de programmation française, d’une fiabilité à toute épreuve, et que j’ai modifié moi-même en rajoutant un moteur custom, ainsi que le turbo qui va avec.
Le compteur arrive en haut, normalement à 500 km/h, mais là à pas moins de 750 km/h.

Et je n’en suis pas peu fier.
Au moment de passer la ligne d’arrivée, j’entends un bourdonnement derrière moi.
Je regarde dans la caméra arrière et vois un autre coureur.
Le regard menaçant, bien que son casque cache son visage, je devine qu’il n’est pas là pour rigoler.
Et je passe la ligne de fin, sans m’en rendre compte.
Les quatorze autres suivent de peu.
Mais je ne retrouve pas celui qui me collait quasiment.

Les prix sont remis au 3 premiers, comme d’habitude.
Satoi finit troisième, moi premier.
C’est durant la remise des récompenses que je trouve son nom, c’est une fille qui se fait appeler Shiro et son speeder, qu’elle l’a nommé Pegasus, un nom bien choisi, elle a bien réussi à me rattraper en un éclair.
Et nous sommes tous dans la F23.
On sort de l’arène avec Satoi.
Tout en discutant de la course qui vient de se finir.
« Je savais que tu allais tracer comme ça à la fin, j’ai tout de suite compris en voyant le turbo de Thunder. »
« Wep, c’était prévisible ça, avec ce type de circuit. »
« Mais jamais j’aurais pensé voir quelqu’un te coller au train comme ça. En plus en fin de ligne droite. »

« … »

« Hey, Fāsuto-san. »
C’est une voix féminine qui m’interpelle.
Je me retourne et voit une blonde avec de longues oreilles, des traits elfiques, un visage fin, une peau pâle et comme des ailes de papillons qui flottent dans son dos.
J’en suis tellement stupéfait que j’en reste bouche bée, suffisamment longtemps pour qu’elle me dise d’un air embarassé.
« Arrête de me regarder comme ça, c’est gênant. »
« Haa, désolé pour ça. »
C’est pas courant au Japon de voir des blondes comme ça.
« Bon je pense que je vais vous laisser, le temps que vous fassiez connaissance. »
Il est déjà en train de se déconnecter.
Je me retourne pour le retenir, mais la seule chose que je vois, ce sont les fragments de quelqu’un qui vient de déconnecter.
Je fais volte face et vois cette magnifique blonde qui à failli me dépasser toute à l’heure.
Je souris de façon assez gênée.
« C’est pas la peine de sourire comme ça, je suis juste venu te féliciter pour la course. »
« Ha !..Me…Merci ! Mais tu as fait une belle course, toi aussi. »
« Je n’aurais jamais pensé rencontrer quelqu’un de si rapide au Japon. »
« Je ne suis pas le plus rapide. Mais, tu viens de préciser que tu parlais du Japon. Donc, tu n’es pas Japonaise ? »
« Non, je viens de France. »
« Tu parles bien japonais en tout cas. »
« C’est normal, j’ai grandi ici. »
« Tu as grandi au Japon, où ça ? »
« Kobe, et toi ? »
« Je viens de Kameoka, mais j’habite à Osaka. »
« Je vois… Sur ce je vais devoir partir.”
« Déjà… »
« Oui, je travaille du soir. »
« Ha ! Ok ! Alors on se revoit à la prochaine course. »
« Oui, à la prochaine. »
…Shiro s’est déconnectée…

J’ouvre mon menu, et voit qu’il est déjà 3h du mat’. Si je continue comme ça je vais finir par manquer des cours.
« Bon je pense que je vais en faire de même. »
Je m’empresse d’appuyer sur le bouton « Se déconnecter ».

Partie 4

Au retour, la première chose que je me suis dit a été :
“J’ai hâte d’être à la prochaine course !”.
Et après ça je n’ai pas arrêté de penser à elle, jusqu’à ne plus pouvoir en dormir.
Et quand enfin je réussis à fermer les yeux, la seule chose que je vois est son visage en train de rougir.
À cause de cela je n’ai pas fermé l’œil pendant 3 jours.

Partie 5

Au début de la deuxième manche, juste avant de faire ma course, je me suis dit que je devrais me mettre sur la liste des mercenaires, pour gagner un peu d’argent en plus des courses.
Donc ce matin en me connectant, je me suis rendu dans le menu principal, pour ajouter mon nom à la liste des mercenaires. Je pense que comme mon niveau de tir est assez élevé je devrais avoir des demandes rapidement.
Le seul problème, c’est que je n’ai pas de fusil sniper. Je vais devoir m’en commander un.
Je commence par me rendre dans l’armurerie la plus proche de là où je me trouve, et me met à regarder les meilleurs fusils, Dragunov, Hécate II, Intervention…
Pfff…

Bon le Hécate me tente bien, c’est une arme qui à déjà fait ses preuves.
J’appuie donc sur le bouton « Acheter ».
Et un message apparaît : « L’arme vous sera livrée prochainement. »
« Hein ! Comment ça ? »
C’est la première fois que j’entends parler d’un délai de livraison pour une arme. Normalement, elles apparaissent directement dans l’inventaire.
Mais sans me poser plus de question, je sors du menu, pour voir mes mails et me rendre à la seconde manche.
Un circuit court, ça change.
Dans la jungle, c’est pas fréquent, je crois même que je n’ai jamais été sur cette carte.
Je regarde le circuit.
C’est un sprint de 10 Km, donc ultra rapide, donc pas vraiment le temps de tirer, ça va se jouer aux pièges et aux grenades. Avec mes réflexes je devrais réussir à passer au travers sans trop de problèmes.

Partie 6

Une jungle luxuriante, où la lumière a du mal à traverser cet épais rideau de feuilles qui se trouve 50 mètres au-dessus de nos têtes, il donne l’impression que l’on pourrait rouler dessus.
Mais ce n’est pas possible.
Enfin, normalement.
En tout cas j’ai l’impression que cette course se passera plus dans les airs qu’au sol, la piste est trop étroite, mais je pense aussi que les branches et les champignons géants sur les arbres ne sont pas là que pour décorer.
Toute la F23 est présente, Satoi, Shiro, et les deux autres, je ne les ai pas encore entendus parler, ni vus sur la piste.
Ça devrait bientôt débuter, je prépare donc mon FAMAS, et mon bouclier, quand Shiro vient me parler, ce qui me fait plutôt plaisir.
« Alors, prêt pour gagner ? »
Sourire aux lèvres.
« Et pas qu’un peu. Mais les courses en Jump, c’est pas trop mon truc. »
« Bah, ça va aller alors. Y’a une piste. »

Partie 7

C’était rapide mais plutôt chaud. La plupart des gens ont utilisé des grenades collantes.
Mais c’est le plus rapide qui gagne sur un sprint, même dans les airs, ça tout le monde le sait donc je n’étais pas le seul à avoir un super turbo. J’ai donc fini troisième.
Bon, je suis quand même qualifié mais il va falloir que j’augmente mon turbo pour la suite. Shiro, elle, a fini première, comme je le pensais son moteur est bien plus puissant que le mien et elle sait maîtriser les routes aériennes. Ce qui lui a fait gagner énormément de temps.

J’ai bien aimé cette piste, j’espère qu’ils en sortiront d’autres dans le même genre.
Enfin, en attendant le début de la course suivante, je vérifie que personne ne m’a contacté pour un assassinat.
Je rentre dans le menu principal, et vois une notification, rangée dans la boite « Mercenaire », et une autre dans mon inventaire.
D’abord je regarde mon inventaire. Et surprise. Je vois, un Hécate II, deux chargeurs et 100 munitions. Content, je sors du menu avec le sourire, et ouvre la boite mail.
Dedans, il y a un mail d’Aegis, du groupe G, qui veut se débarrasser d’un coureur gênant, pour le type de course qui les attend.
(C’est sûr qu’avec un speeder tout terrain, c’est plus simple de finir sur le podium avec une piste montagneuse.)
J’accepte donc son offre, et me dirige vers le lieu de leur course, qui va bientôt débuter. Les courses ne se font jamais en même temps, afin de laisser aux participants un plus large choix de mercenaires. Les tireurs les plus performants font tous partie de la compétition.
Une demi-heure avant le début de la course, je vais sur la carte pour me placer.
En attendant le début, je charge mon arme principale, puis secondaire, dans le cas où je rencontrerais d’autres mercenaires.
Lors des assassinats, si deux mercenaires se croisent et qu’ils n’ont pas la même cible, ou le commanditaire en commun, cela peut devenir une vraie guerre, et donc faire rater la mission qui leur aura été demandée.
Donc, il me reste un bon quart d’heure pour me placer en fonction des trajectoires possibles, et pour avoir plusieurs chances de tir, ainsi que pour éviter ce genre d’affrontement.
L’observatoire au sommet de la montagne apparait comme une évidence.
Pour le passage dans le village je ne l’aurai pas en ligne de mire, mais j’ai plus de chance de le croiser sur les routes que dans ce bourg, après tout il a un speeder tout terrain.
Je me place donc en haut de l’observatoire, avec une belle vue sur la vallée où se passe le rallye. Et, d’ici je couvre 70 % des trajectoires possibles.
Le lancement du rallye est imminent, je me branche donc sur le canal audio de mon commanditaire.
Je signale ma présence.
« C’est Klink. Je suis en place et prêt a tirer. »
« Reçu. La course va bientôt commencer. Je te laisse à ta tache. »
Il fait super sérieux, il doit être extrêmement nerveux.
Je commence à faire le vide dans ma tête et me mets à imaginer les multiples façons dont je pourrais stopper ma cible:
– la tête, trop classique.
– la batterie du speeder. Ça exploserait, donc il y aura des dégâts s’il est suivi de près.
– la roue avant. Elle entraîne une chute mortelle en montagne.
J’opte ainsi pour le tir dans la roue avant, qui est le tir le plus à même d’être concluant. Et en même temps le moins risqué pour les autres.
À la sortie du hameau, je vois trois speeders, au coude à coude, deux speeders cross boostés, et un gros speeder de montagne. J’ai l’impression que les cross ne sont pas là pour le ralentir, mais plus pour le protéger de possibles attaques de mercenaires. Je vais donc devoir m’occuper en premier de ces boucliers. En ce moment, ils se trouvent de trois quart par rapport à ma position, le premier dans mon objectif va simplement partir avec une balle dans la tête. Bien qu’il soit à plus de 1500 mètres, j’arrive à les voir très clairement, je ne sais pas si c’est grâce au viseur ou a mon acuité visuelle hors norme, mais dans les deux cas ça m’est très utile. Et une vision fluide des gestes adverses aide énormément, surtout à plus de 500Km/h.

La première balle part dans la direction de son ailier droit. Elle lui frôle la tempe. Pile comme je le voulais. Le pilote commence à vaciller, lentement, puis de plus en plus rapidement, jusqu’à enfin tomber sur la droite.
« Tsss. Ça aurait été trop beau. »
J’avais espéré qu’il y ait un effet domino, mais il est tombé seul.
Juste après, un virage, ma cible principale se retrouve cachée derrière son dernier protecteur, à sa gauche. Il commence a guetter la position du tireur, moi, il me cherche. J’ai bien fait de cacher la lunette de mon fusil, je ne tiens pas à me rendre après seulement un tir, surtout que je veux terminer ma mission.
Je n’ai pas envie de faire une mauvaise impression dés le début.
Je descends au pied de l’observatoire, et me dirige ensuite silencieusement vers la route par laquelle il devrait passer dans 5 minutes.
Cette montagne est très abrupte, par chance ce sont des Japonais qui ont dû faire la carte, parce qu’il y a même un temple, à cette hauteur, et en plus en bord de falaise dans une ligne droite, comme j’aime.
Les 5 minutes étant bientôt écoulées, je commence à entendre le bruit du moteur de l’homme à abattre. Je charge mon fusil, prêt à le descendre, l’œil sur la lunette.
Je vois son ailier gauche en premier, je le laisse passer, et me concentre à nouveau.
Puis, il débarque, imposant, tel un ours en chasse, le regard vide. Sans trop y penser j’appuie sur la gâchette. Je peux voir la balle, qui tourne dans les airs, puis le choc. La balle rentre dans la roue du speeder. Et cet ours devant moi qui tremble à peine. Il passe à côté du temple à toute vitesse, mais j’arrive à voir l’expression de son visage, emplie de rage et prêt à tout mettre en pièce, si ses réflexes le lui permettaient, il m’aurait déjà sauté dessus. Mais malheureusement pour lui, un virage très serré l’attend juste derrière le lieu de culte. Et c’est une magnifique chute, qui le ramènera à la ligne de départ. Une victoire assurée pour mon commanditaire.

La remise des prix, pour les coureurs.
Aegis, mon commanditaire, aura fini second grâce à mon aide.

Et aussi peu après, les récompenses des mercenaires.
Comme convenu, nous nous retrouvons dans la boutique d’arme de la rue adjacente, je l’y attends face au fusil de sniper. Il arrive discrètement, et commence à me remercier pour mon travail, qu’il dit « de qualité ». Je l’en remercie, et récupère la somme convenue, à savoir un demi Crédit.
Sans rajouter quoi que ce soit, je sors de la boutique. Puis me dirige vers le périphérique pour me rapprocher du lieu de ma course. Quand d’un coup je me retrouve plaqué contre un mur dans une ruelle, par quelque chose de très puissant et massif. Je remarque rapidement que ça a l’apparence d’un ours. Et me souvient de ma cible durant le rallye, à l’apparence sauvage.
« Alors, c’était toi le sniper du temple.
Hein? »
“Je ne comprends pas ce que tu me dis, quel sniper, quelle course, quel temple?”
« Fais pas le malin avec moi, on a beau être in game, je peux sentir l’odeur des balles que tu as tirées avec ton Hécate. »
Il est très précis, trop précis. J’ai du mal à le croire.
« C’est qu’une partie, en plus j’ai vu que ton coéquipier a gagné, donc vous êtes qualifiés… »
« C’est pas le sujet, si tu tiens à la compétition. Stop ça avec moi. »
Après ça, il part en furie en bousculant tout le monde. Je n’ai pas l’intention de prêter attention à ces menaces. Si je veux me faire de l’argent, tous les moyens sont bons.
Je saute sur ma bécane pour me rendre près du départ de la course d’après-demain.

Les quarts de finale des groupes, après ça il restera deux matchs et on ne sera plus que 40 participants, sur 1280 au début de la compétition. J’espère que j’en ferai partie, des 40 meilleurs. Mais en attendant, il faut que je gagne les trois prochaines courses, avec les F23.

Partie 8

De retour dans la vraie vie, il est 4h du matin, je pense que je vais aller me coucher sinon je ne vais pas tenir.
Je sors du canapé et me dirige vers ma chambre. Je m’affale sur mon lit, tellement fatigué que je prends à peine le temps de me déshabiller.
Je m’endors directement.
Mes dernières pensées sont pour Shiro, dont je ne connais toujours pas le prénom, et Ayumi, que je n’ai pas vue depuis longtemps, et que je devrai sans doute appeler pour prendre des nouvelles.
Ce furent les dernières choses auxquelles je pensais avant de m’endormir profondément.

Partie 9

Toc Toc Toc
« C’est Mr Kin, j’ai un colis pour toi. »
Il braille comme ça, dés le matin.
Du fait que je sois encore à moitié endormi, je ne réagis pas le moins du monde. Je l’entends une deuxième fois.
« C’est Mr Kin, réveille-toi, je sais qu’on est samedi, mais j’ai un colis pour toi. »
Je commence à me lever, lourdement, en même temps j’ai joué tard hier. J’arrive à la porte et remarque que je suis complètement nu, je prends donc un drap qui traîne sur le côté et ouvre la porte.
« Ha, enfin j’ai presque attendu, tiens je l’ai récupéré pour toi. »
En plus de me déranger un samedi, il n’est pas aimable. C’est le comble.
« Merci, M’sieur Kin. »
Même si je suis complètement conscient, je prends un air endormi, complètement fracassé.
« C’est Mr Kin. Pas M’sieur Kin, p’tit jeune. »
« Oui, désolé, Mr Kin. Bonne journée. »
En fermant la porte je ne pense qu’à une chose, mon lit. J’ai beau être jeune, mon corps est aussi fatigué.
Mais la curiosité m’envahit après avoir soulevé le colis pour le mettre dans le salon, c’est extrêmement lourd. Je me décide à l’ouvrir une fois la caisse posée au centre de la pièce.
Prenant le temps de l’ouvrir sans l’abîmer, je sors donc un cutter pour découper le scotch sur le carton, double épaisseur.
Une fois débarrassé de ça, j’ouvre la boite, remplie de polystyrène, j’ai du la vider totalement de son contenu pour voir apparaître deux boites, une de 50 centimètres sur 30 et une autre plus grande de 1 mètre 20 sur 50, le tout soigneusement emballé. Je décide d’ouvrir la plus petite en première.
Une fois ouverte, je peux apercevoir un FN Five seveN Tactical, accompagné d’un mot, sur lequel il est écrit: « Le jeu continue », et il est signé, JRG.
« Putain, c’est pas vrai. »
Je suis tellement surpris que j’ai braillé.
J’en ai acheté un hier sur X-Trem Race. Donc si ça marche comme ça, l’autre c’est un Hecate II avec lunette thermique.
J’ouvre le second pour m’en assurer. Mais le fait est que c’est bien vrai, c’est exactement ça.
« C’est pas possible, ils doivent être faux. »
Pour le savoir je n’ai qu’une chose à faire, les tester.
Je sors le Five seveN de sa boite et prends un des deux chargeurs, puis le charge. Je mets le chargeur en place, tire la glissière, puis actionne la détente. On peut entendre le bruit de la détonation, qui résonne encore entre les murs, il y a aussi un trou de balle dans la cloisone mur.
Et moi qui commence à flipper.
Je réunis quelques-unes de mes affaires, prends mes clefs de moto et descends les escaliers comme une balle, je saute sur ma moto, la démarre et pars à toute vitesse.
Avant de partir, j’ai laissé un mot et la somme du dernier loyer.

Je quitte ce logement.

Partie 10

Un coup d’accélération pour doubler ces automobilistes trop lents, pour la vitesse de ma Ninja. Je peux monter à plus de 250 km/h en ville, mais avec la concentration de véhicules dans ce secteur de Kyo, c’est totalement impossible même avec mes réflexes.
Ce vieux quartier pauvre m’avait un peu manqué, avec ces chats errants par dizaines.
Mais, maintenant, c’est un lieu désert, plus un seul habitant, humain ou chat.
Je quitte l’artère principale du centre pour me diriger vers le canal, à côté duquel se trouve la vieille bicoque de mes parents. Dans le voisinage, aucune des habitations ne se ressemble.
Cent ans auparavant, cet endroit était le centre historique de la vieille capitale, mais il fut abandonné par les forces de l’ordre, puis les dirigeants et enfin par les riches moutons, qui maintenant continuent de nous regarder de haut depuis les Tours.

J’arrive enfin en face de ce pavillon délabré qui va redevenir mon logement, c’est mieux que de dormir dans les rues.
Je rentre sans frapper.
Je fais un rapide tour des lieux, pour vérifier que je suis seul avant de m’installer. Mais comme je le pensais, personne ne veut plus de ces logements qui sentent le moisi à des kilomètres.
Je déballe donc les quelques affaires que j’ai pu emporter. Et commence à chercher s’il reste un futon ou deux.

Après avoir mis la main sur mon lit de fortune, je regarde mes mails, pour me tenir informé.
Je ne trouve qu’un seul mail. De la société qui fait le jeu. Avant de l’ouvrir, plusieurs idées me viennent en tête, comme la possibilité de l’annonce d’un événement, d’une course, d’un changement dans le classement, ou d’autre choses encore.
Mais pas de ça, le début du mail m’a directement fait me sentir mal, la suite des événements va devenir vraiment différente.
Et pour cause, le jeu passe dans une phase qui va se jouer dans le vrai monde, hors des serveurs habituels. Nous passons en mode « IRL ».
Là où les balles ont un vrai impact sur les personnes.
Outre le rachat du studio de production du jeu par JRG, qui n’intéresse que peu les joueurs, les vies sont mises en jeu, nos vies.
À partir de maintenant, et au vu du colis que je viens de recevoir, je me doute bien de ce qu’il va se passer.

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