Memento Mori, Chapitre 6 : fuite effrénée

Auteur : Andecarus
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Chapitre de memento à l’heure normalement ! De plus; petit message : si vous voulez faire des  » fan art » n’hésitez pas à me les envoyer si vous voulez je négocierai pour les afficher sur la page de memento 🙂 et en plus moi ça me ferait vraiment plaisir :). donc bonne lecture !


 

Suite à cette décision et à cette lettre, Haiden et sa mère informèrent ses deux amis de la mauvaise nouvelle.

Les deux compagnons d’Haiden furent bouleversés en premier lieu eux aussi d’apprendre l’infortune de leur ami, et après tout, comme leur ami ils eurent la même résolution, ils aideraient du mieux qu’ils pouvaient pour fuir cette destinée.

Pendant des semaines, il réunit les économies de sa mère et ses propres économies. Pour aller retirer cette somme, Haiden et sa mère prirent plusieurs semaines, ils faisaient des retraits plus ou moins gros sur plusieurs jours.

Cela leur permit de récupérer une somme qui lui permettrait de vivre quelques mois sans problème et de subvenir à ses besoins par la suite; ils prirent la décision qu’il devrait soit rentrer si les choses s’étaient tassées, soit faire des petits travaux au noir pour vivre.

Les préparations finies, Haiden, ses amis et sa mère se retrouvèrent devant la maison de cette dernière.

Sa voiture était remplie de nourriture qu’il pouvait conserver assez longtemps et de quoi camper au cas où il en aurait besoin.

Haiden commença à dire au revoir à sa mère, elle avait les larmes aux yeux et le prit tendrement dans ses bras tout en lui répétant de bien faire attention, de bien manger et de ne surtout pas s’inquiéter pour elle.

Lui aussi était ému, ce n’est pas comme s’il partait pour un appartement à lui et un but d’autonomie, non il partait pour une fuite effrénée pour éviter de finir sur un champ de bataille.

Mais il se refusait de montrer de l’inquiétude devant elle, il ne voulait en aucun cas l’inquiéter plus qu’elle ne l’était déjà.

Une fois qu’il put se libérer de l’étreinte déchirante de sa mère il se retourna vers ses deux amis de toujours, sur leur visage était inscrit la même inquiétude que celle que sa mère avait exprimée.

Rose après quelques minutes de silence se jeta sur Haiden et le prit dans ses bras, ce n’était pas son étreinte habituelle, celle remplie de joie et d’amour.

Non celle la était plus étouffante elle le serrait comme si elle avait peur qu’il disparaisse si elle le lâchait, l’amour était toujours présent dans cette étreinte mais la joie était remplacée par la peur.

« Putain Haiden tu as intérêt de revenir dès que tout sera réglé !

  • Oui ne     t’inquiète pas dès que je le peux je reviendrai vous emmerder tous les deux, bande de cachottiers. »

C’est à ce moment que Guillaume intervint dans la conversation, il se trouvait derrière Rose et Haiden pouvait le voir et lui souriait.

« De quoi tu parle Haiden ? »

Tout en posant cette question d’une voix cassée par l’émotion et avec un petit sourire timide et un peu forcé il se gratta la tête.

« Allez les amis, me prenez pas pour un idiot. J’ai bien remarqué votre petit manège à tous les deux ! Ok j’ai été un peu long à la détente mais quand même j’ai bien remarqué que vous sortez ensemble. »

Rose qui le tenait toujours dans ses bras se recula un peu sans pour autant le lâcher.

« Oui tu as raison on te l’a pas dit parce qu’on a jamais vraiment trouvé le bon moment pour te l’annoncer, désolée !

  • Pourquoi tu t’excuse ? C’est pas grave, je suis content pour vous ! Alors vous avez intérêt de pas vous disputer et de profiter du temps où je serai pas là. Pour que quand je revienne je puisse un peu vous faire chier avec ça ! »

Haiden rigola à cette déclaration et ses deux amis le suivirent mais le cœur n’y était pas vraiment, l’inquiétude était trop présente dans leur esprit pour vraiment rire.

Mais une fois leur rire éteint Rose le reprit encore une fois dans ses bras avant de le relâcher enfin de son étreinte.

À ce moment, Guillaume se rapprocha de lui et mit sa main sur l’épaule d’Haiden toujours avec un petit sourire forcé.

« Mec, Rose et moi on a préparé un petit cadeau pour toi, comme ça tu nous oublieras pas et si tu as besoin tu sais qu’on pensera toujours à toi et on attendra avec impatience ton retour ! »

Sur ces mots Rose sortit un petit cadeau de forme rectangulaire emballé avec un papier cadeau noir et un petit nœud rouge.

Elle lui tendit nerveusement sans rien dire, on voyait à son expression qu’elle ne pouvait pas dire un mot de plus au risque de fondre en larmes.

« Merci les amis mais il fallait pas, en tous cas je le garderai toujours près de moi ! »

Après les avoir remercié, il l’ouvrit avec beaucoup de précaution, là il vit un boîtier de bijou qui, sans grande surprise vue la forme de ce dernier, abritait un bracelet.

Il était en cuir avec une attache en fer, il était composé de trois lanières de cuir qui s’entrecroisaient légèrement.

Sur chacune de ces  lanières, on pouvait voir inscrits dessus des petits dessins qui représentaient chacun une chose différente.

Sur la première, on pouvait voir un gros livre, sur la deuxième, on voyait une rose et enfin sur la dernière, on pouvait voir un papillon.

Haiden était très touché par cette attention et le trouvait plutôt joli même s’il ne comprenait pas trop la signification de ces images.

«  Je vois que tu bugge sur les images. Ça c’est une idée de Rose, c’est censé nous représenter nous trois ! Le livre d’après elle me représente, la sagesse contenue dans un corps assez fort pour protéger, la rose comme tu l’auras deviné la représente elle belle et délicate mais douloureuse si on va trop loin et le papillon toujours selon elle c’est toi rêveur et libre.

  • C’est plutôt mignon comme vision ! Bizarre mais mignon ! »

Ils prirent chacun un coup de poing dans l’épaule de la part de Rose mais ils n’avaient aucune force, ils n’étaient pas réellement destinés à leur faire mal mais juste à leur exprimer la désapprobation de Rose.

Encore une fois les deux garçons se sourirent et, chose rare, Guillaume attrapa Haiden par le cou et le prit dans ces bras et avec une voix remplie d’émotions il lui dit doucement dans l’oreille.

« Tu as intérêt à faire attention à toi pauvre débile, sinon je te pardonnerai pas ! »

Suite à ça il ne répondit pas et après que Guillaume l’ait enfin lâché il leur dit enfin au-revoir et se retourna vers sa voiture afin de partir.

Il monta donc à l’intérieur et sans se retourner il prit enfin la route sans vraiment savoir où aller.

***

Un mois et demi après le départ de Haiden, dans un poste de police, Henri Méniére un policier reçut une nouvelle mission importante.

Il s’agissait de la recherche d’un déserteur qui ne s’était pas présenté à la caserne suite à deux convocations.

Il n’était pas rare de voir un jeune homme ou femme ne pas répondre à ces convocations dans ces cas là, c’était aux forces de l’ordre d’aller les chercher directement chez eux.

Pour ce policier ceci n’était pas une partie de plaisir aller chercher des jeunes gens chez eux pour les arracher à leur vie paisible et les envoyer sur un champ de bataille mais malheureusement c’était son travail et il le savait parfaitement.

Après avoir reçu cette mission il prit donc Andréa Rinovél avec lui, une de ses collègues, pour aller directement à l’adresse de sa mère c’était là où il était domicilié.

Quand les deux arrivèrent devant la maison ils remarquèrent une voiture garée devant la maison, ils savaient donc que quelqu’un était bien présent à l’intérieur.

Sans attendre ils sortirent de leur voiture et sonnèrent à la porte.

Après quelques minutes d’attente une femme leur ouvrit avec un sourire aux lèvres, qui se fana quand elle vit leur uniforme.

« Bonjour comme vous l’aurez deviné, nous sommes de la police et nous sommes venus chercher Haiden. Vous êtes bien madame Diozy ?

  • Oui c’est bien moi mais Haiden n’est plus à la maison depuis un certain temps. Il est parti il y a un mois et demi environ.
  • Hum, je vois. Cela ne vous dérangerait pas si on regardait à l’intérieur pour être sûr qu’il ne se trouve pas ici ? »

Les deux policiers n’étaient pas vraiment convaincus de ce que cette mère racontait. Ce n’était pas la première fois qu’on leur sortait une excuse qui ressemblait plus ou moins à ça et une fois sur deux leur enfant se cachait juste dans la maison en attendant que les policiers partent.

La mère de Haiden en face d’eux qui après un moment de flottement avait retrouvé un sourire de façade les autorisa à regarder à la condition qu’ils ne retournent pas la maison étant donné qu’elle savait pertinemment qu’il était bel et bien parti.

Une fois dans la maison, les deux policiers firent le tour de la maison en regardant partout même dans les placards et sous les lit au cas où il se cacherait mais ils ne trouvèrent bien entendu rien.

Une fois la fouille de la maison finie, ils commencèrent à l’interroger au sujet de son fils pour savoir si oui ou non elle savait où il avait bien pu partir.

La mère de Haiden répondit franchement par la négation, car avant de partir elle avait demandé à son fils de ne pas lui dire où il partait étant donné que c’était une très mauvaise menteuse.

Une fois que Henri et Andréa eurent fini de poser toutes les questions auxquelles ils avaient pu penser et auxquelles ils avaient besoin d’avoir une réponse ils partirent tout en s’excusant pour le dérangement.

Ils prirent donc la route du poste de police tout en réfléchissant aux réponses de la mère, ils n’avaient pas l’impression qu’elle avait menti mais cela ne les arrangeait pas vraiment car ils ne savaient pas vraiment où il se trouvait.

Par la suite, ils mirent sous surveillance la mère pour être sûrs qu’elle n’était réellement pas au courant de là où son fils était.

Suite à une petite enquête, ils apprirent également l’existence de ses deux amis qui l’avaient suivi du lycée à la fac mais les interroger n’avait rien donné de particulier non plus, ils n’étaient apparemment pas au courant non plus d’où il pouvait être.

Leur seul espoir de le retrouver était un avis de recherche qui avait été placé sur lui, encore une fois les deux collèges n’étaient clairement pas au plus haut de leur moral quand ils faisaient ce style d’enquête. Ce n’était clairement pas la chose la plus gratifiante de leur travail.

***

Haiden après deux mois passés à passer de lieux en lieux était fatigué; il ne restait pas plus de trois jours dans le même lieu; il alternait entre des hôtels, du campement sauvage dans des lieux boisés ou des campings.

Il ne savait pas vraiment si ces précautions servaient vraiment mais cela le rassurait de faire cela.

Il se sentit plus en sûreté même si être dans une sorte de cavale était loin d’être de tout repos. À chaque fois qu’il passait près d’une caserne ou d’un policier, il avait peur qu’on l’arrête et qu’on le reconnaisse.

Il savait pertinemment que cela était un peu stupide mais il ne pouvait pas s’en empêcher mais le problème avec le fait de vivre dans un stress constant c’est qu’on fait des bêtises dues à la fatigue mentale.

Un jour alors qu’il était sur la route il ne fit pas attention et passa trop rapidement devant un contrôle de police et un peu plus loin un policier lui fit des appels de phares pour qu’il s’arrête.

Haiden savait qu’au bout de deux mois il devait déjà y avoir une enquête ou en tous cas un avis de recherche pour lui, il savait que s’il s’arrêtait il se ferait arrêter et au mieux serait emprisonné, au pire forcé d’aller dans une caserne.

Il voulait éviter ça à tout prix alors il ne s’arrêta pas et partit à toute vitesse il appuya sur l’accélérateur, il savait qu’il allait empirer son cas, mais il préférait faire un peu de prison plutôt que de devoir aller à la guerre.

Après tout en prison, il risquerait moins de mourir que sur un champ de bataille même si l’image des bagnes dans tous les films était lamentable et que la vie dans un cachot  ne serait pas facile, au moins il échapperait peut-être à la guerre.

La course poursuite était d’autant plus stressante, son cœur battait à tout rompre, il se trouvait sur une route entourée d’arbres qui allaient en ligne droite qui n’était, très heureusement, pas très fréquentée.

À un moment, il eut une sensation étrange, sa vue se troublait petit à petit, il savait trop bien ce qu’il se passait, la dernière fois c’était comme ça qu’il s’était effondré à sa fac et Haidan se disait en lui que ce n’était vraiment pas le moment, il voulait hurler de frustration.

Plus sa vision se troublait, plus il sentait son visage se vider de son sang. Il savait sans même se regarder qu’il devait être blanc comme un linge mais il voulait rester éveillé, il ne voulait pas s’effondrer maintenant.

Il se sentit pâlir de plus en plus et une sensation de brûlure prit le dessus dans son dos, il avait l’impression qu’on lui arrachait la peau à mains nues. C’était une douleur qu’il ne pouvait pas décrire réellement.

Il résista le plus longtemps qu’il put mais malheureusement il s’agissait d’un combat impossible à gagner et avant de perdre conscience la dernière chose qu’il vit, était sa voiture qui se dirigeait vers un arbre.

Sa dernière pensée fut que la vie était bien ironique; il fuyait la guerre et la mort et en faisant cela, il allait avoir un accident qui avait de grandes chances de le tuer.

 

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