JIM – Chapitre 14 : Souvenirs et présent

Adapt : Vhail
Check : Miss X


Salut à tous, la mission de sauvetage commence … dans le prochain chapitre. J’ai préféré faire comme ça (sur les conseils de Sami XD) pour introduire le nouveau personnage. Sur ce, bon chapitre.


[Trois jours que je suis poursuivie sans interruption. Je me demande bien comment ils ont fait pour me retrouver dans cette petite ville. Heureusement que j’avais prévu des provisions à emporter pour cette possibilité et que j’ai pu m’enfuir rapidement, sinon ils m’auraient cueillie avant que je ne sorte de la ville.] me dis-je.

Tout en courant, je me remémore les évènements qui m’avaient conduite à fuir pour préserver ma liberté.

J’étais née dans une famille de magiciens suédois en 1993 et avais été élevée avec pour principale règle de ne jamais utiliser la magie en public. Ce n’était pas très contraignant étant donné que nous, les mages, avions nos propres écoles élémentaires. Ce n’est qu’à partir du moment où nous maîtrisions suffisamment nos pouvoirs pour prévenir tout accident, c’est à dire autour de nos 10 ans pour la majorité d’entre nous, que nous pouvions intégrer des écoles avec des non-mages.

Pour mes études supérieures, je voulais aller étudier à l’académie Oméga, la plus prestigieuse du monde qui se situait quelque part dans les Alpes françaises. Pour être admise dans cette académie, les exigences étaient drastiques et je devais aussi aller à une autre école « normale » car les cours étaient en alternance entre l’académie de magie et l’école classique. Pour ma part, j’avais choisi une école de langue car je voulais obtenir un travail de traductrice à la fin de mes études.

J’étais au milieu de ma dernière année à Oméga lorsque l’incident qui allait changer ma vie se produisit.

« Dis donc Foxy, tu ne saurais pas où sont passées mes haltères par hasard ? »

La fille qui me demandait cela était Anna Méryl, ma colocataire à l’internat de l’académie. Elle m’avait dégoté ce surnom au cours de notre première année de cours parce que, selon elle, j’étais plus futée que la moyenne. Anna était une fille brune très énergique et musclée de 1m70 et de nombreux garçons de notre promotion avaient compris dès le premier jour que les blagues sur sa taille n’étaient pas les bienvenues. Elle était studieuse en cours même si elle était plutôt du genre sportive qu’intellectuelle.

« Tu rangerais un peu tes affaires, tu saurais où les trouver. » lui répondis-je depuis la salle de bain.

« Tu n’es pas censée être à ton activité de club genre, maintenant ? » demanda-t-elle pour éviter le sujet de sa propension à étaler ses affaires

« Je suis revenue prendre une douche avant d’y aller vu la chaleur qu’il faisait aujourd’hui. Je ne comprends pas comment tu peux vouloir faire du sport par un temps pareil !! » dis-je en finissant de me préparer.

« Bah. Aller file, tu vas être en retard. Et n’oublie pas les clés cette fois-ci ! »
Je sortis de la chambre et me dirigeais vers la salle de club.

J’étais la vice-présidente du club de manga de l’académie. La présidente, Jenny Marsh, était une de mes amies de l’autre classe de dernière année de l’académie. Le cursus de l’académie comportait deux classe par niveau d’étude pour faciliter l’apprentissage et réduire le nombre d’élèves par classes.

Jenny avait beaucoup fait parler d’elle en réussissant à passer un contrat avec un phénix lors de la cérémonie annuelle d’invocation. Comme j’avais été malade ce jour-là, je n’avais pas pu participer à la cérémonie et je n’avais pas encore passé de contrat. Je devais le faire à la fin de l’année, juste avant la remise des diplômes. Comme toujours, Jenny était déjà présente dans la salle du club quand j’arrivais.

« Salut Jenny, comment ça va aujourd’hui ? »

« Bien et toi Foxy ? Encore des traductions à faire ? »

« Tu ne vas pas te mettre à m’appeler comme ça toi aussi !? Anna a vraiment une mauvaise influence sur toi ! Et oui, j’ai encore des traductions à faire. »

« En parlant d’Anna, tu ne veux pas échanger de chambre avec moi ? Je vais être jalouse à force. » dit-elle avec une moue boudeuse.

« On a déjà eu cette conversation, je ne peux pas. Ce n’est pas moi qui décide et de toute façon, je ne suis pas intéressée comme toi par les filles. » répondis-je en ouvrant mon ordinateur sur la table qui occupait le centre de la salle.

Jenny était une grande fille aux cheveux châtains très attirante mais au grand désarroi de l’écrasante majorité de garçons de l’académie, elle était en couple avec une autre fille, ma colocataire Anna.

« Hum~ Tu pourrais faire un effort ! » s’exclama-t-elle en se replongeant dans son manga. « Tu me feras lire ta traduction en avant-première, hein ? »

« Oui, oui. Comme d’habitude. »

Je commençais la traduction de mon chapitre de light novel que la chef de l’équipe de traduction m’avait demandé ce matin pour le soir-même. Un vrai démon cette Irawayeros ! Mais elle me croyait en vacances à cette période et je ne pouvais pas lui dire que j’avais des cours à l’école de magie.

J’ouvris Skype pour voir les messages postés sur la conversation de l’équipe mais il planta trois fois avant de vouloir fonctionner correctement à cause de l’avalanche de messages envoyés depuis ce matin.

[Non mais sérieusement !? 887 messages en moins de huit heures !?] pensais-je en passant rapidement sur ce spam habituel mais non moins conséquent.

Pendant ce temps, d’autres membres du club étaient arrivés et vaquaient à leurs occupations respectives.

J’étais arrivée à la moitié de ma traduction lorsque que j’entendis un cri derrière moi. Je me retournais et vis Jenny tomber du haut de l’étagère où elle rangeait son manga, suivie par l’étagère elle-même.

[Elle et son interdiction d’utiliser la magie dans la salle de club.] la maudis-je mentalement et je réagis immédiatement prête à utiliser la magie. C’est alors que le temps s’arrêta … littéralement. Enfin, pas tout le monde. Jenny ainsi que l’étagère avec tous ses livres étaient arrêtés à mi-course dans leur chute. Je ne prêtais pas attention aux regards médusés des autres membres présents. Je me précipitais vers Jenny et la tirais à l’écart de la trajectoire de chute de l’étagère sans réfléchir plus que ça au phénomène.

Une fois qu’elle fut en sécurité, je me calmais et cherchais l’origine de ce phénomène. Je remarquais alors que mon énergie diminuait rapidement et j’arrêtais l’hémorragie. L’étagère termina alors sa chute dans un grand fracas tandis que la gravité reprenait ses droits et Jenny recommença ou plutôt continua à crier.

Lorsqu’elle remarqua qu’elle ne risquait plus rien, elle fixa l’étagère écroulée devant elle, hébétée puis se tourna vers moi.

« Qu’est ce qui vient de se passer ? »

« Je… je ne sais pas. Il… il faut que-que j’y aille. » dis-je en bégayant et je quittais précipitamment la pièce. J’étais en panique, je ne savais pas si les autres avaient fait le lien entre ce phénomène et ma baisse d’énergie mais mon cerveau ne me permettait pas de réfléchir de manière cohérente.

Je me précipitais dans ma chambre, je ne pensais qu’à faire mes valises et retourner chez mes parents pour leur demander de l’aide et voir s’ils pouvaient m’expliquer ce phénomène. J’avais bien vérifié que Jenny n’avait pas été blessée avant de partir mais ce qui restait présent dans ma tête et dictait mes actes, était que ma débauche de magie n’était pas passée inaperçue. Les règles de l’école étaient très strictes et la quantité de magie que j’avais utilisée bien involontairement était clairement supérieure à la limite autorisée. J’étais paniquée.

Sans dire au revoir à mes amis et le plus discrètement possible, je quittais au plus vite l’enceinte de l’académie et pris le premier vol en direction de la Suède

En arrivant en vue de la maison de mes parents, je remarquais deux hommes debouts devant la porte. Ils portaient un uniforme noir avec l’écusson de la force d’intervention magique cousu sur leur épaule gauche. Mon sang se glaça.

[Ils sont là pour moi !!] devinais-je. [Comment est-ce qu’ils ont fait pour arriver ici avant moi ? Ils n’ont pas été jusqu’à utiliser un sort de téléportation quand même ?]

Je reculais sans faire de bruit, renonçant à obtenir des réponses, sachant que je ne pourrais pas revenir ici sans mettre mes parents en danger. Petit à petit, je m’étais calmée et je réalisais que ma surutilisation de magie était la dernière chose donc je devais me préoccuper.

[J’ai arrêté le temps.] songeais-je. [Même si ce n’était que sur une zone restreinte, j’ai commis le plus grand tabou de la magie, j’ai joué avec le temps. Pourquoi moi ? Ils ne nous ont jamais appris comment faire ça à l’académie en plus. Ce n’était pas volontaire de ma part alors comment ça a pu arriver ? Pourquoi moi ? Est-ce que j’aurais touché à un livre interdit de la bibliothèque ? Non je ne me suis jamais rendue dans cette section. Qu’est-ce que ça peut être ? Pourquoi moi ? Qu’est-ce que mes amis vont penser de moi ?] Toutes ces questions et ces inquiétudes tournaient en boucle dans ma tête mais je ne pouvais pas laisser la panique s’emparer de moi. Pas si je voulais conserver ma liberté.

Depuis ce jour, je me déplaçais à travers le monde, ne restant jamais plus de deux mois au même endroit. J’étais arrivée dans cette ville depuis moins de deux semaines lorsque je surpris des agents des forces magiques roder autour de la maison où je logeais. Et une fois de plus, je dû m’enfuir. La différence majeure cette fois-ci, était qu’ils me prirent en chasse immédiatement. Et donc, je courais à travers les bois.

[Je suis épuisée et voilà qu’ils ont quatre mages en renfort, qui ont l’air plutôt puissants à en juger par l’aura qu’ils dégagent. Ce doivent être des débutants pour ne pas la cacher de la sorte ou alors, ils sont extrêmement confiants. Par contre, la commandante m’a l’air bien plus dangereuse en terme d’expérience. Ce qui m’étonne, c’est qu’ils n’aient pas essayé de m’attraper dans la forêt, je me demande bien pourquoi ?] pensais-je.

[Tiens ça y est, ils engagent le combat] remarquais-je en voyant une lance de glace me foncer dessus.

[Comme si ça allait fonctionner avec moi !!]

Et je levais la main.

La lance de glace se figea dans les airs devant moi et je la dissipais en lançant un sort de feu. En voyant leur charge, je fus obligée de lancer un sort extrêmement coûteux en énergie mais je n’avais pas le choix si je voulais m’en sortir.

Toutes leurs magies furent annulées mais le contrecoup de l’utilisation du sort se fit sentir violemment et je chancelais.

[Quitte à perdre, autant prendre ce risque, c’est un pari. Mais non, ces quatre imbéciles n’ont même pas eu une once d’hésitation avant de revenir à la charge.]

Il fallait que je me débarrasse d’eux au plus vite si je voulais conserver une partie du peu d’énergie qu’il me restait. Les voyant foncer sur moi comme des fous furieux, je levais encore une fois le bras. Je savais que quatre en même temps était ma limite et je devais faire vite.

Dès qu’ils furent immobilisés, je commençais alors à incanter le sort d’attaque le plus puissant que mes maigres réserves me permettaient, avec un peu de chance, l’escouade derrière eux serait elle aussi touchée.

À peine arrivée à la moitié de mon incantation, je sentis une vive piqûre à la jambe droite. En baissant les yeux, je découvris une courte fléchette plantée dedans. Je ressentis alors une autre douleur au niveau du cou et avant d’avoir pu assimiler le fait qu’une autre fléchette m’avait touchée, je sombrais dans l’inconscience, mon sort se dissipant sans avoir été lancé.

Je me réveillais dans une cellule, incapable de savoir où j’étais et encore plus d’utiliser la magie. J’avais donc été capturée et je ne pouvais pas me servir de la magie que je possédais.

Le temps que je passais dans cette pièce me fit perdre le compte des jours mais au moins, je n’étais pas maltraitée. Petit-déjeuner, interrogatoire, repas du midi, tests divers, diner et coucher. La routine de ses journées s’était gravée dans mon esprit mais j’échafaudais toujours des plans pour tenter de m’évader d’ici.

Tous les jours les mêmes questions, « Comment avez-vous eu ce pouvoir ? », « Comment le maîtrisez-vous ? », « Quels sont ses effets ? ». Je ne comptais pas leur révéler mes secrets, le peu d’informations que j’avais obtenues par ma courte expérience avec ce pouvoir, et restais enfermée dans mon mutisme. En cours, nous avions étudié le mode d’action des forces d’intervention magique. Ils ne voulaient que des confirmations et des détails. J’étais sûre qu’ils avaient déjà interrogé mes camarades présents lors de l’incident et qu’ils avaient visionné et revisionné de nombreuses fois le combat de ma capture.

Je pouvais rester murée dans mon silence mais je devais quand même me soumettre à la batterie de tests de plus en plus inventifs qu’ils effectuaient sur moi. Mais le fait qu’ils continuent cette routine jours après jours me confortait dans l’idée qu’ils n’avaient rien pu tirer de ceux-ci.

Quelque chose brisa cette routine, quelque chose d’inattendu dont je n’aurais même pas pu rêver se produisit un certain jour. Je venais d’être reconduite dans ma cellule depuis dix minutes après ma séance de mutisme matinale quand le sol trembla violemment.

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12 commentaires sur “JIM – Chapitre 14 : Souvenirs et présent

  1. « Ces faits ne sont pas inspirés de fait réel, toutes ressemblances avec des membres de la team est fortuite et complétement fausse »

    Je vois tellement ça en fin de page 😄

    Merci pour le chap d’ailleurs !!!

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  2. Merci pour le chapitre
    Et fait gaffe si le demi-dieu apprend ce que tu dis elle deviendra déesse et te châtieras, finis tes chapitres avant pour qu’on puisse s’occuper a ton enterrement ^-^

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