Memento Mori, Chapitre 7 : Aux portes de la folie

Auteur : Andecarus
Check: loux


Salut tout le monde je suis de retour après une longue absence et je sais pas si je vais être très ponctuel. J’avoue que j’ai eu une certaine baisse de motivation, pour écrire et que par extension pour faire des sorties. J’avoue que ce manque de motivation vient en grande partie du retour très mitigé que j’ai eu sur Memento qui est en quelque sorte mon bébé que j’accouche dans la douleur ahah (si je vous dis ça c’est pas pour culpabiliser ou faire la pleureuse juste pour être honnête avec les lecteurs 🙂 ). bonne lecture à vous !


 

Un tremblement secoua Haiden ou plutôt des coups de pied, on donnait des coups dans le lit où il était allongé.

 

« Oh petit con tu vas lever ton cul, tu es pas là pour pioncer ! »

Ce cri qui l’atteigna même à travers le voile de l’inconscience fut les premiers mots qu’il entendit à son réveil.

 

Il ouvrit les yeux lentement pour s’habituer à la lumière du jour qui inondait le lieu où il se trouvait.

 

La dernière chose dont il se souvenait était cet accident de voiture qu’il avait eu avant de perdre connaissance.

 

Quand enfin il put s’habituer à la clarté aveuglante qui régnait dans ce lieux, il put se rendre compte qu’il était dans une tente.

 

C’était une grande et immense structure en toile. De chaque côté, il pouvait voir des lits alignés avec des blessés. Des femmes et des hommes leur appliquaient des bandages au niveau de leurs blessures.

 

Rien n’avait de sens pour Haiden. S’il avait eu un accident, pourquoi était-il dans une tente ?

 

Quand il regarda en face de lui, il vit un homme énormément musclé avec une cicatrice qui traversait son visage.

 

Avec sa chevelure noire et ses yeux rouges, il était terrifiant, il n’arrêtait pas de donner des coups de pied dans le lit tout en hurlant à pleins poumons

 

C’est à ce moment qu’Haiden compris qu’il avait surement du être envoyé sur le front, il avait envie de pleurer et de hurlait de frustration.

 

Mais l’homme en face de lui ne lui laissa pas le temps de s’apitoyer sur son sort.

 

« Petite merde, fais pas comme si tu m’entendais pas ! Équipe toi et va au centre du camp pour le rassemblement et le discours du colonel !  Ensuite, tu retrouveras la personne qui sera responsable de toi et de ton apprentissage ! »

 

Sur ces paroles qu’il hurlait, il fit demi-tour et sortit de la tente sans même se retourner.

 

Haiden sortit donc de son lit et remarqua que, posé à côté de lui il y avait une sorte de veste en cuir épais et un pantalon de lin renforcé avec du cuir à certains endroits stratégiques.

 

Il trouva cet équipement plutôt étrange, dans les séries et les films ou même dans les reportages, les équipements militaires étaient quand même bien différent.

 

Une fois qu’il fut habillé, il sortit de la tente, là, devant lui un paysage étrange apparut, des grandes constructions de tissue étaient alignées à perte de vue et dans les allées formées par ces dernières on pouvait voir des gens circuler tous vers une direction.

 

Les gens étaient étranges, ils avaient des couleurs de cheveux ou d’yeux inhabituels il n’avait pas vraiment fait attention plus tôt aux yeux rouges de l’homme qui l’avait réveillé mais là il pouvait voir des yeux et des cheveux de couleurs toutes plus extravagantes les unes que les autres.

 

Le pire c’était leurs armes. Certains portaient des épées, d’autres des chakram ou encore certains portaient des grandes faux sur le chemin qu’ils suivaient instinctivement. Il put voir toutes sortes d’armes différentes, il ne comprenait pas vraiment, ou plutôt les informations n’arrivaient pas à s’assembler logiquement dans son esprit.

 

Après quelques minutes de marche sans vraiment faire attention devant lui, trop choqué par tout ce qui l’entourait, la personne devant lui s’arrêta brusquement, Haiden lui rentra dedans par inadvertance.

 

La personne qu’il venait de bousculer était bien plus grande que lui d’au moins dix centimètres. Il avait comme arme une sorte d’immense massue qu’il pouvait prendre à deux mains.

 

Si on devait prendre une image d’un barbare dans un jeu, il en serait le modèle parfait, des muscles énormes, une masse à deux mains, une sorte de tresse de guerrier et des bras plus gros qu’un tronc, rempli de cicatrices. Même de dos, il était réellement terrifiant.

 

« Tu te prends pour qui ?! Tu peux pas faire attention où tu vas petite merde ! »

 

C’était ce géant qui s’était retourné vers Haiden et qui criait totalement hors de lui, comme si on venait de lui faire le pire des affronts.

 

Haiden ne sachant pas quoi répondre resta muet d’effroi. Cette personne était bien trop grande et musclée pour qu’il puisse rétorquer quoi que ce soit. La peur envahit son esprit, déjà ébranlé.

 

« Tu m’ignore en plus ! Mais je vais t’écraser, espèce de déchet inutile ! Je vais faire de toi de la bouillie ! »

 

Haiden qui avait jusque là pu rester debout sur ses jambes tremblantes, s’effondra sur le sol totalement démuni.

 

Mais au moment où le barbare en face de lui voulu sortir sa grosse masse pour l’écraser, une voix féminine et puissante retentit derrière lui :

 

« Pedrog, ça fait la troisième fois que je te prends en train de tenter de tuer un de nos soldats ! Pour les prochaines batailles tu seras sur les premières lignes, peut-être que ça te calmeras un peu »

 

A ces mots, l’homme fut totalement paralysé sur place, il rangea doucement son arme, se retourna tout aussi délicatement et s’inclina de façon très humble.

 

« Oui mon colonel, il en sera fait selon vos désirs ! »

 

Malgré son air humble, en façade de son point de vue quand Pedrog s’inclina, Haiden pu voir un air de colère qui lui était adressé.

 

« Fais bien attention à tes arrières ! Si je te retrouve sur le champ de bataille je te tue. »

 

Il avait chuchoté cet avertissement de façon qu’Haiden soit le seul à pouvoir l’entendre.

 

Il voulait bien croire en ce que cet homme venait de lui dire, s’il ne faisait pas attention, il risquait sûrement de mourir de ses mains.

 

Suite à cette dernière menace, le barbare partit plus loin en le laissant par terre, le colonel elle repris la parole pour faire son discours.

 

Elle accueillit donc les nouveaux arrivants qui avait été recrutés dans les villages alentours, plus ou moins contre leurs grés, elle les exhortait de se battre pour leur roi, pour que la paix arrive et que les guerres prennent fin.

 

Haiden lui, pendant ce discours s’était relevé et après plusieurs suppositions, il ne pouvait plus nier qu’il ne s’agissait pas du monde qu’il connaissait.

 

Il arriva à une seule conclusion, la seule possible. Selon lui, il s’agissait d’un rêve. Il ne pouvait s’agir que de ça, pour lui rien d’autre sinon comment cela pourrait être possible ?

 

Une fois que la femme colonel ordonna de rompre les rangs et d’aller rejoindre les soldats qui leur étaient assignés pour les former, lui fit demi tour en rigolant fortement.

 

En effet il s’agissait d’un rêve alors peu importe ce qu’il faisait, il ne craignait rien, il ne pouvait rien lui arriver.

 

En réalité, ce qui permettait encore à Haiden de ne pas devenir encore plus fou et de ne pas avoir son esprit totalement brisé, c’était le fait qu’il pouvait encore s’accrocher à cette idée.

 

Il marchait au milieu du camp sans cette fois voir quoi que ce soit.

 

Il ne faisait pas vraiment attention aux regards curieux qu’on posait sur lui. A chaque fois que quelqu’un l’arrêtait pour lui demander s’il allait bien, la seule réponse qu’il leur donnait était qu’il n’était pas réels, avant de continuer sa route en rigolant et en titubant.

 

Après quelques minutes de marche, il arriva enfin au bout des allées des tentes, mais il continua à marcher. Il remarqua vaguement que le camp avait été installé dans une grande plaine déserte sans aucun bâtiment.

 

Il n’arrêta pas de marcher pour autant. Il avança et cinq bonnes minutes après avoir dépassé  le camp, il tomba à genoux en rigolant de plus en plus fort.

 

Mais arriva le moment où son rire se stoppa et les larmes commença à inonder ses joues. En effet, il ne savait pas où il était, même s’il pensait qu’il s’agissait d’un rêve, il y avait trop d’incertitudes.

 

A travers ses larmes et les cris, qui avaient remplacé son rire dément, il crut voir tout autour de lui, la terre trembler, des flammes jaillir du sol tel des serpents, les ombres s’épaissirent et l’étreindre accompagnés d’une lumière bien plus forte et d’un vent et des torrents d’eau qui hurlaient à l’unisson avec lui.

 

Haiden à travers le voile de ses larmes et de sa folie avait l’impression que la nature tout autour de lui répondait à sa folie et à sa peine, comme si elle aussi, partageait sa tristesse et son désarroi.

 

Au milieu de ce désastre qu’il imaginait sûrement, il vit une silhouette s’approcher de lui. Toute fine, vraiment frêle, tout ce qu’il pouvait voir sur le visage de cette apparition, c’était un sourire compatissant.

 

Cette silhouette se rapprochait de lui et tendit la main pour toucher sa tête. Haiden ne savait pas s’il imaginait toute cette scène ou si elle se déroulait vraiment. La folie avait étreint son esprit et à travers ce voile opaque, la réalité et la fiction se mélangaient sûrement.

 

Au moment où elle posa sa main sur ses cheveux, elle la fit glisser vers sa nuque.

 

Suite à ça, elle l’attira près de lui et Haiden put sentir qu’on embrassait son front avec douceur, comme une mère qui réconforte un enfant paniqué.

 

Et c’est avec cette sensation qui l’apaisa, qu’il perdit conscience. Il se laissa totalement aller dans cette douce étreinte et il s’effondra.

 

***

 

Quand il reprit encore une fois conscience, Haiden sentait quelque chose de chaud sous sa tête. C’était confortable et étrange, il savait que ça ne pouvait pas être un coussin, ce n’était pas la même sensation. Sous son corps il pouvait, à travers ses vêtements, sentir la fraîcheur de l’herbe.

 

Il ouvrit doucement les yeux et en face de lui, se déroulait un immense ciel de nuit étoilé avec une magnifique lune bien ronde et lumineuse, ce ciel était magnifique.

 

Il ne voulait pas bouger, ne pas regarder autour de lui, sans savoir pourquoi, il savait juste que s’il regardait autour de lui son esprit serait dérangé et que cette belle vue serait gâchée.

 

« Tu te réveilles enfin ? Tu vas un peu mieux maintenant ? »

 

Haiden sursauta en entendant cette voix d’homme, elle n’était pas spécialement grave mais on reconnaissait bien le ton grave d’un homme malgré le fait que ces paroles avait été prononcées avec douceur.

 

Là, Haiden réalisa que la chose sur laquelle sa tête reposait n’était rien d’autre que les genoux de cet homme qui venait de lui parlait.

 

« Oui, oui, désolée. »

 

Il se releva précipitamment après avoir dit ça. Là, il vit l’homme en question qui était allongé également dans l’herbe, les mains sous la tête en pleine contemplation, lui aussi, du ciel.

 

Il était étrangement beau, Haiden grâce à la lumière de la lune pouvait le voir clairement.

 

Il avait des cheveux courts en bataille, d’une étrange teinte vert foncé, à la limite du noir. Ses yeux qui tranchaient avec ses cheveux étaient bleu clair. En le regardant dans les yeux, on avait quasiment l’impression qu’une mer calme se cachait là.

 

Il était mince, quasiment aussi fin que Haiden. Il devait avoir tous les deux à peu près la même corpulence, mais ce qui le surprit réellement c’était ses oreilles. Elles étaient légèrement pointues et un peu plus fines qu’à l’accoutumée.

 

« Bon, maintenant que tu vas déjà mieux, je me présente, je suis la personne qui est censée t’apprendre à te battre et tout ce que tu as à savoir sur le camp. Mon nom est Ael et toi ? »

 

Haiden fut surpris car le temps qu’il mit à le regarder en détail, Ael s’était assis et le regardait droit dans les yeux.

 

« Moi c’est Haiden, mais c’est un rêve donc pas besoin de savoir quoi que ce soit sur ce camp, je vais sûrement me réveiller bientôt. »

 

Après que la surprise fut passée, Haiden se souvenait de ce qu’il s’était passé avant qu’il ne perde conscience et il s’accrochait encore à son idée que tout cela n’était qu’un rêve.

 

« Ah oui ! C’était ça que tu disais aussi avant de commencer à hurler. Alors, je te le dis tout de suite, ce n’est pas un rêve… Pour commencer, si tout ça était réellement un rêve tu ne pourrais pas te dire que s’en est un !

 

— Mais … Mais …

 

— Ensuite , si c’était un rêve, tu te réveillerais si je faisais ça ! »

 

Sur ces paroles, Ael mis une grande claque à Haiden. On pouvait clairement voir que ce n’était pas par méchanceté mais juste pour qu’il reprenne ses esprits.

 

Haiden remarqua en effet que malheureusement ces arguments tenaient la route, ce qui ne le rassurait pas du tout.

 

Il était perdu et il sentait son esprit se disloquer petit à petit et retomber dans la folie qu’il avait pris plus tôt.

 

Il ne pouvait juste pas faire face à cette nouvelle… Se retrouver dans un autre monde sans savoir ni où il était, ni comment rentrer.

 

Ael, qui était en face de Haiden put voir une pointe de désarroi apparaître dans les grands yeux du jeune homme, qui se trouvait en face de lui, et derrière ce désarroi, il pouvait apercevoir une pointe de folie prendre le dessus.

 

« Écoute moi Haiden, je ne sais pas vraiment ce qui t’es arrivé, mais j’ai l’impression que ça à été dur pour toi ! Mais maintenant, c’est à moi de m’occuper de toi et de t’apprendre tout ce que tu as à savoir, donc fais moi confiance et si tu veux me raconter ton histoire je ferais tout ce que je peux pour t’aider. D’accord ?! »

 

Haiden ne savait pas vraiment pourquoi, mais il avait envie de faire confiance à Ael. Il avait envie de tout lui raconter et de lui livrer toutes ses peurs, toute son histoire, à ce jeune homme qu’il venait de rencontrer.

 

Il savait maintenant que, grâce à ces paroles rassurantes et réconfortantes, c’était sûrement lui, la silhouette qui était venue l’apaiser… Sûrement par un système de préservation voulu par son esprit, il décida inconsciemment de faire de Ael son ancre, qui lui permettra de le garder loin de la folie.

 

Suite à cette décision, que Haiden avait pris en son fort intérieur, il raconta tout à Ael sans rien omettre de ses rêve étranges de son monde d’origine, du fait qu’il ne savait pas où il se trouvait.

 

 

Ael ne l’interrompit que quelques fois pour lui poser des questions sur des choses qu’il ne comprenait pas ou des termes inconnus pour lui, comme la télévision ou la voiture, pour lui tout ça était étrange et il ne comprenait pas trop le principe.

 

Ce qui l’étonna tout autant, ce fut que l’armée du roi de son pays avait envoyé une lettre pour lui demander de venir se battre, au lieu de directement venir chercher les gens dans son village sans demander leur avis.

 

Haiden prit le temps de tout lui expliquer en détail, même quand Ael demanda comment dans son monde on pouvait parler de magie alors qu’elle n’existe pas concrètement. Beaucoup de notions furent compliquées à comprendre pour lui.

 

 

Mais après une bonne heure d’explications, Ael comprenait le principal de l’histoire.

 

 

« Hum je vois, je comprends mieux ta confusion !

 

 

— Tu me crois !? ‘fin je veux dire, tu ne me prends pas pour un fou ?

 

 

— Non, bien-sûr que non ! Ton histoire avait beaucoup trop de détails pour être une invention. De plus, tu ne t’es pas contredit une seule fois pendant tout le temps où tu me l’a racontée ! Si tout ça avait été un mensonge, je l’aurais très rapidement découvert tu sais ! »

 

 

Haiden fut rassuré, il ne savait pas vraiment ce qu’il allait dire après sa réussite.

 

Après tout, si dans son ancien monde un homme qui hurlait et pleurait juste devant lui avait raconté tout ça, il ne l’aurait pas cru une seule seconde et aurait appelé les urgences pour le faire interner au plus vite.

 

«  Bon, par rapport à ce que tu viens de me raconter, je peux déjà te dire une chose qui est sûr et certaine !

 

— Oui, je t’écoute ?

 

— Les rêves étranges que tu faisais, étaient des rêves reliés à notre monde. Le roi dont tu m’as parlé à bel et bien existé, il s’agissait de l’ancien roi de ce royaume. Je suppose que le guerrier dont tu me parle et le nouveau roi qui a pris sa place après sa mort ! »

 

Haiden était abasourdi, il ne savait pas quoi répondre à cette affirmation. Après tout, il ne pouvait pas démentir vu qu’il n’était au courant de rien.

 

« Ensuite j’ai quelques théories possible pour ta venue ici !

 

— Oui je t’écoute, si ça peut m’aider à trouver une solution pour rentrer chez moi !

 

— Donc déjà, comme tu le sais, il existe de la magie dans notre monde. Il y a différentes sortes de magie ou plutôt de formes de magies mais je ne vais pas toutes les exposer tout de suite, c’est pas vraiment le sujet.

 

— D’accord, donc quel est le rapport avec ma situation ?

 

— J’y viens, une des possibilité et la suivante ! Nous savons qu’il existe plusieurs mondes parallèles qui sont plus ou moins proche du nôtre. En tout, nous en connaissons trois qui sont accessibles pour les invocateurs. Ce sont les dimensions les plus proches que cette forme de magie permet d’atteindre pour comme son nom l’indique, invoquer des entités qui proviennent de ces dimensions.

 

— Ok jusqu’à là, je te suis !

 

— Mais nous savons également grâce aux recherches de l’île, qu’il existe une quatrième dimension qui se trouve bien plus loin et hors de portée des invocateurs et qui abrite toutes les divinités qui veillent sur notre monde. Donc, on en vient à ma supposition… On sait qu’il peut exister d’autres dimensions plus lointaines. Tu pourrais être issu d’une dimension encore plus distante et être venu ici par une invocation loupée qui a tuée ton invocateur, ce qui fait que tu es bloqué ici à cause de ce dernier.

 

— Quoi ! Mais ça veut dire que je suis bloqué ici à cause d’un ou une idiote qui s’est foiré dans un sort ! Mais c’est horrible !

 

— Je te rappelle qu’il ne s’agit que de suppositions et que ce n’était que la première !

 

— Oui pardon, excuse-moi, continue s’il te plait.

 

— Ma deuxième supposition est un peu plus tirée par les cheveux. Il s’agirait simplement d’une réincarnation où tu viendrais à la suite d’un quelconque accident de retrouver la mémoire d’une vie antérieure, tout en oubliant la vie que tu avais dans ce monde avant cet accident !

 

— C’est vraiment possible ce genre de chose, tu en as déjà entendu parler ? A la limite, je préfère quand même la première solution.

 

— Oui et non, disons que pour le souvenir d’une vie antérieure, cela a pu être vu mais sans preuve concrète, on a jamais vraiment pu savoir s’il s’agissait de la vérité ou juste d’une manipulation magique des souvenirs. Mais ce qui me fait dire qu’il s’agit de la plus tirée par les cheveux, c’est que ces personnes se souvenait de leur vie ici.

 

— Ah ! D’accord, je comprends, ce qui fait de moi un cas encore plus particulier et étrange je suppose ?

 

— Oui tout à fait, cela rend plutôt difficile la possibilité à mon humble niveau de justifier.

 

— Oui, et pour la troisième possibilité ?

 

— Selon moi, elle est toute aussi incroyable que les autres. La dernière serait que tu sois tombé sur une dryade sombre et qu’elle a mangé tes souvenirs pour les remplacer par d’autres. Le premier problème avec cette théorie, serait que pour ce niveau de modifications tu sois tombé sur une reine. Le second problème est que la plupart des dryades sombres ont été exterminées, donc pour qu’une reine apparaisse il aurait fallu qu’elle survive en se cachant dix mille ans, ce qui est très peu probable.

 

— Je vois, mais donc il y a une solution à ces problèmes ?

 

— Sûrement, le seul moyen d’être sûr pour commencer serait d’aller sur l’île pour voir les différents experts, mais le problème c’est que dans ce conflit, elle a décidé de rester neutre donc il est impossible de l’atteindre pour le moment. Surtout ne te décourage pas et souviens toi qu’il ne s’agit que de simples suppositions faites à vif.»

 

Suite à tout cela, Haiden resta muet. Il ne savait pas trop quoi répondre à ces affirmations, tout ce qu’il savait c’était que pour le moment il était bel et bien coincé ici. Heureusement, il avait Ael pour le rassurer et le maintenir loin de la folie.

 

 

Chapitre Précédent <~~ Sommaire ~~> Chapitre Suivant

Publicités

Un commentaire sur “Memento Mori, Chapitre 7 : Aux portes de la folie

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s