Katahane no Riku 001 — Le jour où les engrenages se sont brisés


Traducteur : Ethan Nakamura
Check : Nekoyashiki 


Me revoilà, pour un tout nouveau projet, nommé « Katahane no Riku » ou « Les Chroniques de Barusak ». J’espère sincèrement que vous allez apprécier (et me soutenir ^^). Ce projet est plus long que l’entièreté d’EGA ou j’avais seulement traduit les ¾ de l’arc 2. Comme je suis encore en étude, je ne pas vous promettre régulièrement des chapitres, toutefois j’essaierai d’en publier au minimum 1 par mois. J’attends aussi avec impatience vos commentaires pour m’encourager (après tout, plus y a de commentaire sur mes chapitres, plus ça me donne envie de publier vite, c’est un bon marché non ?).
Sur ce, trêve de bavardage, et début de lecture !


« Riku, ma fille bien-aimée. Il suffit aujourd’hui de se noyer pour devenir de la nourriture pour les démons.

Le père portait Riku par le col.

Sans pouvoir toucher le sol, ses jambes ne bougeaient pas. Le père marchait calmement, se rapprochant du bord de la falaise. Ce n’était pas juste une simple falaise ; mais très raide en raison de l’érosion constante de la mer en furie. Les vagues déchaînées qui s’explosaient contre la falaise avaient l’air de dire : « Viens vite. Tombe maintenant. » C’était une scène très effrayante.

Riku regarda son père.

« Père ? »

Le père fit un sourire troublé.

Même s’il allait la lancer par-dessus bord, il était très gentil avec Riku. Bien sûr, il n’avait pas négligé la formation de spiritualiste. Peu importe son adresse à la lance, peu importe combien elle s’améliorait à l’épée, si elle n’était pas capable d’utiliser la technique pour insuffler le pouvoir qui permet de bannir les démons, elle se ferait vaincre. Elle serait mutilée, vaincue par la force des démons. C’était tellement douloureux d’être né ainsi qu’elle se haïssait lorsqu’elle était ridiculisé.

« Père, je vais finir par tomber ! »

Malgré tout, en temps normal, il était très gentil.

Riku savait qu’il ne mettait pas de nourriture qu’elle n’aimait pas sur la table lorsqu’il mangeait avec elle. Même quand elle avait cassé les vases, son père ne faisait que sourire et lui pardonner. Quand elle voulait quelque chose, il l’achetait. Il lui donnait aussi de jolies robes en cadeau. Quand Riku eut cinq ans, au moment où sa mère était morte de maladie, son père la réconforta. Il est devenu plus affectueux et a même réduit le temps d’entraînement.

Oui, le père de Riku était très gentil avec elle… Ou du moins, c’était ce que c’était censé être. Parce qu’il est impossible qu’un tel père agisse de la sorte. Riku devint bientôt désespérée et continua de regarder son père.

« Mais Riku est une enfant inutile, tu sais. C’est pourquoi tu vas tomber. »

Le père trancha net tout son espoir.

Elle l’avait déjà remarqué. Même si un sourire apparaissait sur le visage de son père, ses yeux ne souriaient pas. C’était similaire lorsqu’il était à l’entraînement. Ils étaient de ceux qui montre une personnalité froide extrême.

« Même si Riku a déjà sept ans, elle ne peut pas du tout utiliser les arts spirituels. C’est simplement ne pas avoir de talent. Un enfant sans talent ne fait que honte à la famille Barusak. C’est pourquoi Riku n’est pas nécessaire.
— Mais… »

Les yeux de Riku perdirent leur éclat.

On lui a dit qu’elle était inutile. On lui a dit qu’elle n’avait aucun talent. Mais alors, qu’est-ce qu’elle était censée faire à partir de maintenant ? Chassée de sa maison, comment peut-elle continuer à vivre ? Riku s’accrocha au bras de son père comme si elle essayait de lui faire un câlin.

« Père ! Je, je ferai plus d’effort ! Alors, s’il vous plaît laissez-moi rester ! S’il te plaît, ne me jette pas !
— Riku. »

Le père de Riku commença à caresser la tête de Riku avec sa main libre.

Comme pour la chérir, il lui caressa les cheveux. Ils étaient rouge comme le feu. Riku n’aimait pas vraiment que l’on lui caresse ses cheveux. Ce n’était pas qu’elle n’aimait pas ses cheveux à cause de leur couleur rouge. C’était plutôt qu’elle ne pouvait tout simplement pas s’habituer à la façon dont il le faisait. Elle avait l’impression qu’il ne faisait que regarder un sujet de recherche ; c’était très effrayant.

Mais maintenant, elle ne pouvait en aucune manière déplaire à son père. C’est pourquoi elle a désespérément enduré le malaise.

« C’était déterminé depuis que tu es né. Rook, âgé de quatre ans, est déjà capable d’infuser son pouvoir pour bannir un démon. Seulement toi Riku, tu n’es même pas capable de faire la base des bases. Et tes cheveux m’ont toujours révolté de toute manière. Ils sont dégoûtants. »

Son père écarta les maigres bras qui s’accrochaient au sien.

Normalement, cela n’aurait pas suffi à les enlever. Mais Riku a été profondément secouée par son père. Même avec sa force inimaginable, elle n’avait aucun moyen de rester accrochée à son bras.

Ses cheveux roux étaient vraiment quelque chose de particulier. Ses deux parents, ainsi que dans leurs familles, et même sa sœur aînée et son jeune frère, aucun d’entre eux n’avait les cheveux roux. Seul Riku les avait. Ses cheveux n’étaient pas très appréciés, mais malgré cela, son père bien-aimé affirmait de manière avouée que c’était une chose à laquelle il n’avait jamais pensé.

« Au revoir, Riku. N’apparaît plus jamais devant la famille Barusak. »

Et sur ces seuls mots, Riku a été jeté.

Pendant un instant, elle eut l’impression de flotter, mais peu après, elle entendit le son du vent coupé par son corps.

Elle approchait rapidement de la mer déchaînée. Les vagues sombres semblaient l’inviter, disant : « Viens, viens ici. » Dès qu’elle est tombée, elle a été violemment engloutie par les vagues. Son champ de vision était remplie de bulles et le mouvement des flots lui brisait le corps.

En désespoir de cause, Riku tenta de se frayer un chemin à travers les vagues.

« Pè … èè … Toux, toux … Père ! »

Au loin, au sommet de la falaise, elle pouvait voir la silhouette d’une personne.

Comme si elle cherchait le salut, elle tendit la main. Mais bientôt, la prochaine vague allait là frapper. L’énorme vague déferla sur la petite Riku. Tout ce qu’elle pouvait faire était d’essayer de s’accrocher.


Il y avait un homme qui, de loin, observait Riku disparaître dans les vagues.

C’était le père de Riku, Raimon Barusak.

Vêtu d’un manteau portant l’emblème de la famille Barusak, il regardait Riku. Dans la houle, on pouvait à peine voir une minuscule main blanche, mais une grosse vague allait bientôt l’engloutir, l’empêchant ainsi de la voir. Les cheveux d’un roux éclatant étaient introuvables.

« Donc, à la fin, elle n’avait pas de pouvoir caché ? Un gaspillage d’espoir après tout. »

Les cheveux roux rarement vus dans ce pays et la super force inimaginable à sept ans.

Si ce n’était pas pour ces raisons, il aurait certainement chassé Riku Barusak bien plus tôt. Raimon savait déjà que Riku n’avait aucun talent en arts spirituels à l’âge de cinq ans. La mère de Riku, à l’insu de celle-ci, avait été tuée car, à l’époque, ayant donné naissance à une incapable, on la considérait comme inutile.

« Alors, père … Pourquoi ne l’as-tu pas tuée plus tôt ? »

Derrière Raimon, une petite ombre apparut.

Un garçon aux cheveux argentés qui avait un de ses yeux caché par ses cheveux le regardait. Raimon tapota gentiment la tête du garçon.

« C’est parce qu’il y avait une chance que cette chose ait un pouvoir spécial.
— Un pouvoir spécial, dis-tu ? Je n’ai jamais vu ma sœur aînée accomplir quoi que ce soit. »

Le garçon était perplexe

Voyant le comportement du garçon, Raimon désapprouva en secouant la tête.

« La couleur de ses cheveux était aussi rouge, non ?
— Oui, rouge.
— Il y a une superstition qui dit que les personnes avec des cheveux roux et qui ne ressemblent pas à leurs parents détiennent des pouvoirs cachés. En plus … la force musculaire de cette chose était anormale. »

Raimon plissa les yeux.

Les cheveux roux qui étaient supposés contenir des pouvoirs cachés…

Et les maigres bras de Riku, qui peuvent facilement tenir une lance apparemment trop lourde, ou deux épées à deux mains à la force de ses bras, même si cela aurait dû être impossible. Même lors du port de pots qui nécessite la force d’un adulte pour les porter, on ne la voyait pas afficher la moindre trace de fatigue. En fait, elle était presque capable d’en porter près d’une centaine. Bien qu’en fin de compte, elle les a laissé tomber et les a tous cassés. Pour un enfant normal de sept ans, plutôt qu’une centaine, en porter deux ou trois à la fois, était déjà anormal.

« Cette chose est anormale.
— Mais même ainsi, sœur aînée ne détenait aucun pouvoir de spiritualiste à la fin. »

À la réponse de Rook, Raimon acquiesça.

Riku était clairement différente.

Mais même dans ce cas, elle n’avait aucun pouvoir spirituel.

Rook, âgé de quatre ans, qui deviendra le successeur de la maison Barusak, commençait déjà à se distinguer des autres en tant que spiritualiste. Même si, dans la coïncidence la plus impossible, quelque chose devait arriver à Rook, le simple fait que le Raku, âgé de quinze ans, épouse quelqu’un, devrait servir d’assurance. En d’autres termes, en comparant sa capacité à tuer un démon, Riku n’était pas vraiment nécessaire malgré son étrange pouvoir.

« Je pensais vraiment que la véritable nature de ses pouvoirs se révèlerait si elle était au seuil de la mort… Rook, tu dois te consacrer pleinement au titre de successeur de la famille Barusak. Tu ne dois pas devenir inutile comme elle. En tant que père, je te fais confiance.
— Père, c’est méchant. »

Rook saisit la grosse main de Raimon.

Puis, fit une mine triste.

« En le disant comme ça, n’est-ce pas comme si vous disiez que j’étais inférieur à ma sœur aînée ?
— Non, tu as fait de grands efforts. Même si tu as encore quatre ans, tu as même atteint un niveau technique que même moi ne peut pas comparer. Sans aucun doute, tu es un génie qui ne naît qu’une fois tous les milles ans. En effet… tu n’es pas comparable à celle-là. J’attends beaucoup de toi.
— Oui ! »

Tournant le dos à la falaise, Raimon partit avec son successeur.

Rook, un peu en retrait, se retourna vers la falaise. Puis, avec une très faible voix que même Raimon, qui marchait à côté de lui, n’entendit pas, dit.

« Si elle était un peu plus mignonne, j’aurais pu la sauver … Mais même si je l’aide, elle ne sera pas d’une grande aide pour les événements de toute façon …
— As-tu dit quelque chose, Rook ?
— Non, ce n’est rien. Mais, mis à part cela père, j’ai quelque chose à dire sur l’administration du territoire. Au sujet de la terre dans notre comté qui devait être donnée à sœur aînée ; Pourrait-elle m’être donnée ?
— Cette parcelle de terrain ? Je n’ai vraiment rien contre… Mais ce terrain est celui sur lequel on ne peut même pas cultiver du blé, tu sais ?
— Il n’y a pas de problème. J’ai déjà quatre ans. Je peux gérer correctement le territoire. En tant que prochain chef de la famille Barusak, dans l’intérêt de notre peuple, mais également dans l’intérêt de notre statut de spiritualiste, j’ai hâte de m’y consacrer pleinement. »

Voyant le sourire éclatant de Rook, Raimon se sentit soulagé.

Il était un successeur sur lequel on peut vraiment compter. La famille Barusak sera en sécurité tant pour l’administration du territoire que pour la partie du spiritualisme. Pour cette excellence, Raimon décida de tout mettre en œuvre pour l’ascension de Rook.

C’est ce que le cœur de Raimon décida.

Et pour la bonne à rien de sœur aînée de Rook… Le nom de Riku Barusak sera retiré de l’arbre généalogique.

Il n’y eut même pas une personne qui remarqua ce qui était arrivé à Riku.

Tout le monde oublia l’existence de Riku, les serviteurs, mais aussi les autres compagnons de pratique spirituelle qui avaient autrefois félicité ses parents lorsque Riku était né, et finalement même la sœur aînée et le frère cadet restant ; tout le monde avait oublié l’existence de Riku. La honte de la famille Barusak ; En tant que personne qui n’avait pas le talent de spiritualiste, elle était une existence qui ne pouvait qu’être une horreur.

Au contraire, le nombre de personnes qui riaient joyeusement de sa disparition était beaucoup plus élevé.

Dans les années à venir, concernant cet événement, il resterait à Raimon Barusak à écrire dans le livre d’histoire militaire des spiritualistes :

« Laisser tomber cette chose de la falaise… Comme c’était stupide de ma part. Si seulement je l’avais tué personnellement ce jours-là… »


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8 commentaires sur “Katahane no Riku 001 — Le jour où les engrenages se sont brisés

      1. Je sais pas si il est fini vu que le 2ème tomes est encore seulement en jap. Sur Novel Update il est écrit qu’il ne traduise que l’arc 1 (ils ont écrit le nom de l’arc 1 donc voilà). Le premier volume fait 100 chaps de ce que j’ai compris.

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