10;Drops 6 — [Réflexion]

Auteur : Mouton
Check : Faust


Sahar en mauvaise position ; quelle sera sa punition… ?!


                                                                     CHAPITRE 6
[Réflexion]

Sahar regarda Tadda sans rien dire, immobile comme une pierre.

– Mon… sort… ?

L’homme aux cheveux blancs rayonna tout en hochant la tête. Il n’avait pas l’air menaçant ; au contraire. Son air gentil était plutôt réconfortant… Sahar, en le regardant, ne ressentait aucune hostilité. Pourtant…

Il est bipolaire… ou il a deux personnalités…… ? se demanda le garçon. Il est… spécial, je ne sais pas comment me sentir.

L’homme se craqua les doigts, puis la nuque. Il venait de dire qu’il allait « choisir son sort » pour avoir presque frappé Nyara… Il ne l’avait pas touchée ! Ses… Dans un élan de rage, de déception, il s’était emporté, mais rien de plus ! C’était…… exagéré !!

– Exact, ton sort. S-O-R-T.

Tadda le regarda avec compassion.. Sahar ne pouvait le voir ni comme un allié, ni comme un ennemi. Le garçon décida donc de réserver son avis. Dans tous les cas, sa situation actuelle… était très compliquée. « Choisir son sort » n’était pas rassurant. Ça lui donnait envie de fuir, tout simplement.

Il n’avait toujours pas commencé sa nouvelle vie ici…

…qu’il voulait déjà recommencer à zéro.

Toute cette excitation… Il avait été si content d’être Isekai, alors, pourquoi… Pourquoi rien n’allait plus, déjà ? Seule sa rencontre avec Nyara avait été agréable… et pour quelques minutes à peine. Était-ce le Monde qui le testait ? Il n’avait pas besoin de ça !! Il voulait juste… Il voulait la belle vie. Rien de plus.

Juste une vie qui en valait la peine…

Pas tant de problèmes.

– …….

Sahar était silencieux comme une image. Il ne faisait qu’attendre la réaction de Tadda tout en le regardant. Il ne pouvait rien faire, il ne voulait rien faire. Il attendait simplement son injuste sort.

Il n’avait rien fait de mal. Rien fait de mal. N’avait-il pas le droit d’exprimer sa rage… Ce n’était pas comme s’il l’avait vraiment frappée !! Nyara avait… elle… failli… failli…

– Bien, que le j……

– POURQUOI MOI ?

Sahar avait crié sans prévenir. Tadda sembla surpris et leva la tête, les yeux rivés sur le garçon.

– POURQUOI je devrais, MOI, être jugé ?!! hurla-t-il. Au fond, c’est ELLE, Nyara, qui m’a frappé !! Je n’ai rien fait de mal !!

– …

– C’est elle qui a FAILLI me tuer !! Elle ne l’a pas fait car elle est trop gentille ?!!! Si elle l’était, elle ne m’aurait JAMAIS frappé, défoncé comme ça !!

– ……..

– Je ne mérite PAS d’être jugé, je ne mérite pas tout ça !!

Tout était sortit de son coeur sans prévenir. Sahar, lui-même, était surpris de ce qu’il venait de crier. Tadda n’avait pas réagi à ses hurlements. Il n’avait rien fait d’autre que de le regarder s’agiter.

Mais il finit par rire.

Et pas qu’un peu.

On aurait dit un fou.

Sahar recula la tête, puis le reste de son corps. Ce rire le terrorisait.

– Ahlalalala… se calma Tadda. Tu ne mérites aucun jugement ? Sale fils de pute.

Sa dernière insulte était, elle aussi, sortit de nulle part. Il pourrait tenter de faire face à cet homme, mais il en mourraita. Il s’était énervé, les émotions avait repris le dessus, écrasant sa logique. Pourquoi était si nul… pour… les contrôler…

– …

Sahar ne répondit pas à la question violente de Tadda. Il savait bien que c’était inutile de dire quoi que ce soit : l’homme aurait toujours le dernier mot. Qu’il ait raison ou non, il l’aurait. Sahar était totalement impuissant, ici et maintenant ; pourtant, il avait osé crier sur l’homme. A quel point était-il fou… ou débile ? Voire les deux.

– … Je…

– Tu ne rien du tout.

Tadda l’interrompit sur un ton bizarrement doux. Sahar baissa légèrement la tête, menacé par le regard de l’homme. Il était une entière victime, ici.

Il était sans défense. Sans pouvoir. Sans moyen de survivre. Il ne se trouvait même pas forcément très beau ou charismatique, alors il ne pourrait même pas tenter de les utiliser pour vivre. Ici, dans ce nouveau Monde, il devait juste s’y faire.

Il allait être une victime toute son aventure, celui qu’on protège, celui qu’on aime mais qui n’est pas fort. Il ne pouvait… rien y faire. Il avait tenté d’être positif, mais en à peine un jour, il n’en pouvait déjà plus.

Il était content d’avoir été Isekai, il était content d’être dans un autre Monde, mais…

Il ne voulait pas d’une vie pareille.

S’il ne pouvait pas vivre d’aventure, alors au moins d’amour… ? Peut-être que lui, Nyara…

Mais cela semblait désormais impossible, avec ce qu’il s’était passé. Et de plus, il allait être jugé pour ce moment-là. C’était… injuste. Pourquoi s’acharnait-on tant sur lui ??! Ne pouvait-il pas juste vivre correctement, au lieu d’être autant/ainsi… maltraité ?!!

– Tu joues un peu trop la victime.

Sahar leva la tête, surpris. Ce n’était pas Tadda qui venait de parler, mais…

– Tu ne vois pas que tu es fautif ?

Le garçon déglutit, serrant les poings. Lui, fautif… ? Qu’avait-il fait pour… mériter ça…

– Ne vois-tu pas…

– … que tu vois les autres ici comme des objets ?

Il ne dit rien. Il était totalement silencieux. Sahar ne bougeait pas, l’autre homme ne faisait que le fixer. Excepté la voix qui parlait à Sahar, il n’y avait aucun bruit. En fait, dans la pièce, il n’y avait aucun son.

Seul Sahar entendait cette voix. Parce que la voix, c’était…

– Tu vois Nyara simplement comme une waifu, comme un « produit » que tu dois acquérir. Tu te dis le héros de l’histoire, alors que tu n’es actuellement rien.

Tais… toi.

– Tu n’as pas de pouvoir et tu n’en aura peut-être jamais. Tu n’es qu’un personnage secondaire.

– Tais-toi.

Tadda plissa un peu les yeux, voyant la réaction étrange du garçon. On aurait dit qu’il se sentait mal à l’intérieur. Pourtant, rien ne se passait. Tadda n’avait même pas encore dit quelle serait la punition. Stressait-il déjà à ce point… ? Sahar avait murmuré quelque chose de court, mais ce n’avait pas été assez audible pour qu’il le comprenne.

– Pourquoi n’essaies-tu juste pas de vivre normalement dans ce nouveau Monde, à la place d’essayer d’être le héros.

– Tais-toi.

– Reste à ta place.

– TAIS-TOI !!

Sahar cria sans prévenir, sans raison. Il recula un peu dans le sofa, étonné par la réaction du garçon. Celui-ci se mit une main devant le visage et rigola.

– Désolé… C’est…

– …

– J’ai ma conscience qui tente de me remettre à ma place…

La voix qui parlait à Sahar…

… c’était lui-même.

Il le savait au fond de lui. Il avait été irrespectueux envers Nyara. Tout ça parce qu’il n’avait pas de pouvoir… Il la voyait comme une fille qui ferait partie de son Harem, comme une waifu, comme… un simple objet, au fond. Il était jaloux d’elle car elle avait un pouvoir et que lui… non. Il était aussi jaloux parce que c’était une… fille.

Depuis quand… je suis misogyne, moi… ? Depuis quand…

… je suis aussi con ?

Sahar arrêta de rire et grinça les dents.

Cette histoire d’Isekai… lui était monté à la tête. Il avait réagi comme un connard tout le long, tout simplement parce qu’il se croyait dans un manga.

Alors que c’était la réalité, la dure et la vraie.

Il avait beau ne plus être dans SON monde, il restait dans la VRAIE vie, pas dans une oeuvre de fiction. Pourquoi avait-il pris autant de temps pour le comprendre ?! Certes, il n’était là que depuis quelques heures, mais cela restait trop long !! Il se trouva complètement misérable. Il ne méritait pas d’être ici. Il ne méritait pas Nyara.

Il ne méritait rien.

– …

Tadda resta silencieux à côté de lui. Il ne comprenait toujours pas trop la réaction du garçon, mais les larmes qui coulèrent sur les joues de celui-ci lui donna une idée de ce qu’il se passait. L’homme sourit.

– Bref, je devrais te donner ta punition, non ?

Sahar sécha ses larmes qu’il trouvait honteuses et baissa la tête. Il ne pensait pas mériter une « punition » ou quoi que ce soit pour avoir voulu frappé Nyara.

Mais pour avoir été quelqu’un d’aussi horrible, même si ce n’était que pour quelques heures, le garçon trouvait qu’il méritait un châtiment. Après réflexion…. Il mériterait de retourner sur Terre et de regretter toute sa vie d’avoir loupé une chance si belle.

Sahar ne pensait pas mériter de deuxième chance. Il en avait marre. De lui. De ce Monde. De tout. Surtout de lui.

Il avait rejeté ses valeurs et son « propre lui » juste parce qu’il avait été téléporté dans ce nouveau Monde. Il avait été… Il était……

– Bon, je sais quoi te donner.

Tadda frappa son poing droit dans sa propre main en souriant. Il regarda Sahar de façon plutôt agressive. Le garçon rapprocha ses jambes de sa poitrine et posa sa tête sur ses genoux. Il s’en fichait de sa punition. Il ne voulait quand même pas mourir, mais rien ne l’important en ce moment. Quoi qu’il arrive, il le méritait. Il ne se mentirait plus à lui-même : il savait qu’il le méritait. Il n’avait pas le droit à une deuxième chance. C’était probablement trop… tard.

– Sahar, pour avoir tenté de faire du mal à Nyara, je t’oblige à devenir ami avec elle et qu’elle soit ton amie aussi, ordonna Tadda.

Sahar serra les poings. Il méritait une telle…… ??

– … ??

Les mots de l’homme arrivèrent enfin au cerveau du garçon aux yeux crépuscules. Il tourna la tête lentement vers Tadda, qui souriait. A nouveau, il avait l’air… sympathique. Il n’y avait aucune trace de violence ou d’agressivité dans son regard ou sur son visage.

Juste une douceur inexplicable.

– … C’est… ça……. ma punition… ahah… ?

– Exact. Toutes mes menaces, toutes mes insultes… Il ne faut rien prendre au sérieux. La seule chose que je tentais de faire, c’était de voir comment tu allais réagir, expliqua Tadda.

– ……

– Tu as réagis plutôt mal, au fond. Un peu trop agressif, tu as carrément perdu la boule à la fin, ahahah !! Je sais pas trop ce qui s’est passé dans ton crâne, mais je suppose que tu as compris que tu étais coupable. Cependant, je n’ai aucune raison actuellement de te faire du mal ou te détester. C’est vrai que tu ne m’inspires pas confiance, pas vraiment… mais je n’aime pas juger sur les apparences. Tu dois être perdu et franchement, ça se voit que tu as mal pour Nyara.

– … je…

– Nyara n’a pas vraiment d’amis, tu sais.

– ……

– Elle aurait bien besoin de quelqu’un d’autre à ses côtés qui ne soit pas… eux. Pas qu’ils s’occupent mal d’elle, pas du tout, même l’inverse, mais elle mérite… un ami. Un vrai ami.

– … Et ça doit être moi ? Après avoir été égoïste, agressif et con… ? Après avoir perdu sa confiance et avoir tenté de l’agresser pour rien ?

– On fait tous des erreurs. Je suis vraiment pas bien placé pour te faire la leçon dessus. Si tu étais un « méchant », qu’on soit clair, je l’aurai vu ou senti. Tu n’es pas vraiment complètement pur, mais qui l’est, de toute façon ? Tu as juste l’air… pas d’être la meilleure personne qui existe. Tu as l’air explosif et peut-être trop naïf. Je me trompe peut-être, je n’en sais rien.

Tadda hocha la tête, comme pour agréer sur ses propres propos. Sahar l’écouta, silencieux. Il ne savait quoi dire, les joues toujours un peu mouillées. L’homme était vraiment quelqu’un de bizarre.

Mais pas quelqu’un de méchant, il en était désormais certain.

Cependant.

Souriant faiblement, le garçon n’était pas totalement convaincu des mots de Tadda. Il avait été beaucoup trop « con » pour mériter un jugement si « beau ». Ce n’était là que l’inverse d’une punition. C’était carrément une récompense, vu que Sahar aimerait devenir l’ami de Nyara.

Il ne voulait plus la voir comme une simple fille qui rentrera dans son Harem.

L’idée de l’Harem restait dans l’esprit de Sahar, mais ce n’était absolument plus son but principal. Il n’en voulait plus, actuellement.

Ce qu’il voulait tout simplement, c’était…

– J’aimerais… être ami avec Nyara, lâcha Sahar.

– Alors, va. Fais-toi pardonner et devient ami avec elle. Que tu sois faible ou pas, tu seras une force pour elle.

– En quoi serai-je une force… pour Nyara…

– Un soutien moral. Quelqu’un qui pourra l’écouter plus attentivement. Une personne qui sera là si elle en a besoin. La force ne se résume pas qu’à la force physique ou la force du Pouvoir.

– Elle a Az et Creel…

– Creel ne l’écoute pas comme il faut et Az…

Tadda ne finit pas sa phrase et détourna un peu le regard. Il s’éclaircit la gorge avant de regarder le plafond.

– Ils sont certes là pour elle, mais pas comme des amis. Elle n’a personne d’autre avec elle. Cette fille mérite mieux. Elle vit… Elle vit mal.

– Comment ça… ?

– Son but dans la vie… n’est pas un but correct. M’enfin, qui suis-je pour juger ?

– … ?

Sahar ne comprit pas les paroles de Tadda, mais il ne lui sembla pas qu’il allait détailler ses propos. L’homme tourna la tête vers le garçon en souriant amicalement.

– Je pense que si tu tentais de contrôler un peu tes émotions, tu pourrais devenir un très bon ami.

Sahar leva les yeux faiblement vers le plafond en ouvrant la bouche. Celui qui avait prononcé ces mots… était sa propre conscience. Pas Tadda.

Mais lui-même.

… Elle ne me pardonnera jamais.

– Tu es trop pessimiste, continua la voix à l’intérieur de sa tête.

Elle a failli me tuer.

– Mais ne l’a pas fait.

Creel et Az vont me tuer dans tous les cas.

– Sauf si tu t’excuses correctement et prouves que tu en vaux la peine.

– …

Sahar ne trouva rien à redire. Il ne pouvait pas voir les choses aussi positivement, mais peut-être… cela méritait d’être essayé… ? Peut-être… Nyara le pardonnerait-elle… ?

– Dis, Tadda…

– Oui ?

– Tu crois… qu’elle me pardonnera… et voudra bien être… mon amie ? demanda Sahar, la tête baissée.

L’homme tapota l’épaule du garçon.

– La connaissant, je pense qu’elle n’attend que ça.

Se levant d’un coup, Sahar serra les poings et regarda Tadda, déterminé.

– Alors je vais aller me faire pardonner et devenir son ami ! cria-t-il. J’ai décidé de redevenir moi-même, et pas un sale con !

– Oui, je compte sur toi !

– Dis merci à Harmonie de ma part ainsi qu’au revoir !!

Sahar courut vers la porte de sortie en enjambant les cartons, mais Tadda l’arrêta en criant « Hey !! ». Le déterminé se retourna.

– Depuis ici, suit le chemin fait de gravier blanc, tu reconnaîtras la maison où habite Nyara facilement. Ne te perds pas, hein, dit Tadda.

Le garçon le remercia et sortit de la pièce, laissant un Tadda souriant sur le canapé.

– Ahlala, j’espère qu’il réussira…

– Aloo~oors ?

Sahar était à peine parti qu’une autre personne vint déranger Tadda. Cependant, ce dernier était content de voir la bouille de la femme qu’il aimait.

– Cela s’est bien passé, désolé de t’avoir fait attendre… soupira l’homme.

– Pas de souci, j’ai fait un peu de rangement en attendant, dit-elle. Tu crois qu’il va devenir ami avec Nyara ?

– Seul Ovo peut le savoir, héhé…

La femme pouffa de rire tout en s’asseyant à côté de son homme.

– Je vois, je vois, moi je pense qu’il s’en sortira ! lâcha-t-elle.

– Qu’est-ce que t’en sais, je pensais que tu nous écoutais pas ?

– Oups…

– … Vilaine.

– Rooh !!

Tadda se jeta sur elle et lui chatouilla le ventre, faisant rire la femme. Elle réussit à pousser le joueur et se protégea le corps sans arrêter de glousser. L’homme rigola avec elle et remonta sur le canapé.

– Ahahah… ahah, arrête ! Non, plus de chatouilles !!

– Pourquoi ??!! râla Tadda.

– Parce que ça m’embête, chou !

– … Ok…

Il semblait vraiment déçu. La femme ne succomba pas à ses yeux de chien battu et changea de conversation en quelque chose… de plus sérieux.

– Bref, chou, commença la femme. On en fait quoi, de cette histoire de Gorään… ?

L’homme arrêta de sourire et montra une facette plus sérieuse de lui. Il se toucha le front en fermant les yeux.

– Vraiment…

– C’est plus que du sérieux, ça, dit-elle.

– … Je sais. Tu veux qu’on y fasse quoi ?

La femme posa un doigt sur le bout des lèvres, réfléchissant.

– Je ne sais pas, mais voir un des neuf Gorst ici, montrant qu’ils sont probablement réels… ça fait très peur.

Tadda acquiesça.

– Cela ne fait aucun doute que quelque chose se passe. Même si c’est le plus petit d’eux, il y a quelque chose qui ne va pas… c’est ça ?

– Tu es plus intelligent que moi, tu devrais savoir. On n’était même pas certain qu’ils existent, avant.

– Mais même, cela date d’il y a cinq ans, maintenant ! Pourquoi remettre ça sur le tapis ?!

L’homme sembla s’énerver, mais il ne l’était pas. Le regard un peu fuyant, la femme au pyjama continua à parler.

– Même si ça fait cinq ans, tu te souviens à quel point les semaines n’étaient remplies que de peur ? demanda-t-elle, connaissant déjà la réponse de l’homme.

– Oui, et ?

– Il est passé à côté d’Imäa et il est resté quelques minutes, avant de repartir dans les cieux. Déjà que le village n’a presque pas de lumière, ce jour-là, il n’y avait QUE de l’ombre !!

– Je ne vois pas où tu veux en venir.

– Pourquoi un des 9 Gorst serait-il venu voir cet endroit pour repartir… ?

– Tu m’as déjà sorti mille-et-une théorie, tu vas pas recommencer, si ? Je sais que c’est du sérieux, mais cela ne veut rien dire. C’est probablement… Je ne sais pas, une ronde qu’il a fait ?

– Ahahah, c’est pas impossible, mais j’ai découvert quelque chose d’autre.

Tadda ne répondit pas, voulant savoir la découverte de sa femme. Elle le fixa avec intensité.

– Dans les légendes Rasussiennes, Gorään ne va qu’aux endroits dont Ovo décide.

– ……

– Chou, ne crois-tu pas… que quelque chose se prépare de terrible, sur notre planète… ?

Tadda se leva du canapé sans rien dire, sans répondre à la question sérieuse de sa femme. Il s’éloigna un peu sans se retourner, mais il finit par lâcher quelques mots.

Il ne reviendra pas, si c’est ce que tu crois. Arrête.

Et ce fut sur ses mots que le couple arrêta la conversation.

 

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