10;Drops 23 — [L’incident de Kassumi, pt.4]

Auteur : Mouton
Check : Faust


« Confiance » : un mot qu’il retiendra…


Emilia fit un pas en avant, s’approchant du cadavre de son ami. Non…

D’un membre de sa famille.

Elle avança de nouveau, mais dut s’interrompre.

Ses forces l’abandonnèrent et elle se jeta à genoux avec tristesse. Les yeux de la femme tremblaient dans leur orbite tandis qu’elle tentait de parler. Rien ne traversait la boule coincée dans sa gorge froide. Mathéo… s’était fait assassiner. Alors qu’il venait de parler de Virus, il s’était… il s’était fait…

Azgoria regarda la scène avec des yeux tristes et furieux. Etait-ce l’oeuvre de Virus ? Si c’était le cas, ils avaient une chance de le trouver maintenant et de l’exterminer.

Mais…

Cependant, ils devaient faire attention. Virus était puissant. Il n’avait pas besoin de le voir en réalité pour le comprendre. Il regarda aux alentours pour voir à quel point les dégâts étaient importants. D’autres cadavres jonchaient le sol. Il y avait… au moins sept morts dans cette explosion. Il reconnut dans les cadavres les deux personnes qui avaient aidé Mathéo à rentrer chez lui, juste après leur conversation… C’était terrible. Il n’avait pourtant senti aucune présence particulière… Il mit la main sur le front et se concentra davantage. Le meurtrier ne s’était peut-être pas échappé, pas encore…

Az ne savait pas quoi faire. Il était paralysé par la situation. La cheffe était devant le corps de Mathéo, immobile, déchirée par ses émotions. Il voulait la réconforter, mais bouger lui était difficile; alors parler était hors de ses capacités actuelles. Que pourrait-il dire, de toute façon ? Elle allait probablement s’énerver sur Sahar et il allait regretter sa décision de tenter de la réconforter. Il observa les alentours avec des yeux remplis d’incompréhension. Qui avait fait cela et… pourquoi ? Virus ? Il y avait peu de chance, mais les coïncidences étaient si…….

On sait que c’est un homme et qu’il est plutôt grand, mais s’il s’est dissimulé parmi les habitants, on ne va jamais le retrouver.

Sahar ne pouvait compter que sur Azgoria pour repérer celui qui avait provoqué cette explosion. Peut-être sa présence dégageait quelque chose de plus spécial que les autres… ? Il ne savait pas réellement comment cela fonctionnait, alors il ne pouvait qu’espérer. L’adolescent remarqua que Mathéo n’était pas la seule victime de cet attentat. Il y avait une dizaine de corps au sol… Néanmoins, certains bougeaient ou gémissaient encore. Avec une sorte de chance, seul Mathéo était mort… Et encore, pouvait-on appeler cela de la chance ? Un homme au crâne chauve courut vers Emilia.

– C-Cheffe ?!! Que se passe-t—

En voyant le corps de Mathéo jonché sur le sol, immobile, il s’arrêta de courir et se tut. Ses yeux fixèrent le corps et il pinça les lèvres. Azgoria regarda rapidement l’homme d’un œil et se mit à marcher aux alentours. Il ne devait pas prêter attention aux morts et aux blessés, il devait… trouver le criminel derrière tout cela. Il pleurerait les morts après avoir réglé cette affaire. Nyara et Creel n’étaient pas là pour l’aider et Sahar ne serait d’aucune utilité. Emilia était en état de choc et aucun habitant n’avait l’air assez puissant pour l’aider. L’homme qui venait d’arriver ne semblait pas si faible, mais si Az ne pouvait pas sentir la présence du tueur, lui ne le pourrait pas non plus.

Sahar s’approcha du corps de Mathéo, là où se trouvait Emilia. Il la regarda timidement, ne voulant pas la déranger. Le garçon avait envie de frapper dans un mur tellement il était enragé par ce qu’il se passait. Kassumi… venait encore perdre des habitants. Emilia…

… venait encore de perdre des membres de sa famille.

La femme n’acceptait pas de montrer ses faiblesses aux autres et refoulait ses larmes. Mathéo avait été celui qui l’avait toujours aidé dans les situations compliquées. C’était lui qui osait sortir à la capitale pour faire certaines courses quand ils avaient assez d’argent. Il avait toujours été bénévole, il… Emilia serra les poings et se retint de crier ou de pleurer. Elle devait rester forte. Ses longs cheveux blonds lui tombaient devant la tête tandis qu’elle fixait le cadavre brûlé. Sans ses vêtements, il aurait été impossible de dire qui était le mort.

– … Rejoins ta famille, Mathéo…

Elle lâcha ces mots en laissant couler quelques larmes, car il lui était impossible de toutes les retenir. Elle n’avait pas la force de se lever, elle n’avait pas l’envie de bouger. Ses yeux n’étaient chargés que de tristesse, peine, et douleur. Son cœur ne supportait plus de perdre autant d’amis, autant de membres de sa grande famille… Ils mourraient tous, un par un, et personne ne voulait les aider… La capitale les ignorait entièrement, comme s’ils n’étaient que des déchets qu’on attendait de voir disparaître. Il était certain que Virus était avantageux à ses grands, eux qui les laissaient vivre une vie aussi misérable.

Même avec une vie si pauvre, les habitants de Kassumi avaient réussi à trouver un moyen de vivre avec le sourire. Les liens qui s’étaient tissés entre eux avaient permis à ces gens de continuer d’avancer dans la vie sans constamment souffrir. Avec leur sueur, leurs larmes, leurs rires, leur travail et leur détermination, ils avaient acquis une vie paisible, correcte, sans souci.

Mais Virus avait frappé. Cela ne faisait que cinq jours à peine que ce criminel s’était montré au grand jour, mais tout partait en sucette pour les habitants de Kassumi. Ils vivaient dans une peur constante, n’arrivaient pas à dormir et voyaient leur famille disparaître petit à petit.

Et cela continuait.

Emilia ne prit pas la peine de sécher ses larmes. Elle n’avait pas la force de bouger les bras.

– …………… Sahar.

Le garçon aux cheveux blancs se tourna vers la femme. Il prit quelques secondes pour répondre.

– … Oui… ?

– Ce n’est pas mon genre, mais je t’en supplie.

Elle n’avait pas bougé un seul membre de son corps.

– Extermine Virus. Extermine celui qui a provoqué cette explosion.

Elle tourna la tête vers Sahar. Le garçon était certain d’y voir une rage sans pareille—

— mais il fut frappé par un regard empli de tristesse.

– Je suis trop faible pour m’occuper de ma propre famille.

Ce fut ces mots qui débloquèrent quelque chose en Sahar. Il resta bouche bée, incapable de dire quoi que ce soit.

Cette femme savait que Sahar n’avait aucun pouvoir, qu’il était faible et inutile. Elle savait que ce garçon ne pourrait rien faire contre un danger comme Virus. Elle était bien consciente qu’en combat, seule la mort l’attendait.

Et pourtant, elle lui demandait de l’aide. Elle lui disait qu’elle était trop faible, alors que lui-même l’était plus encore.

Sahar resta immobile, transpercé par ces mots. On pourrait lui dire que ce n’était que ces paroles s’appliquaient surtout à Nyara, Creel et Az… mais il l’avait senti.

Que le message de la femme lui était aussi destiné. Que ces mots le visaient lui.

Sahar reprit enfin contrôle de son corps et fixa la femme, toujours bouche bée. Elle…

… comptait sur lui.

Elle avait… confiance en lui pour arrêter Virus.

– ……

Il ne faisait que de s’insulter de faible, de lâche, de bon à rien. Et pourtant, on avait confiance en lui. Az, Creel, Nyara… Emilia.

Tadda.

Tornade.

Ses parents.

Ses amis.

Il était certain que de l’autre côté, sur Terre, si ses amis savaient que Sahar était sur un autre Monde, ils l’encourageraient. Ses parents, même quand le garçon se trouvait nul, lui avaient toujours dit de continuer d’avancer, de progresser, et de rendre ses faiblesses toujours de plus en plus petites.

Si tu ne sais pas rouler en vélo, alors continue de t’entraîner ! Nous avons…

Tu as bien étudié pour ton test, ne penses pas que tu vas rater, nous savons que tu vas réussir ! Nous avons…

Hé, Sahar… Tu sais, Nyara ne te le dis pas, mais elle a…

C’était amusant comme soirée, héhé ! N’oublies pas mon numéro !! Ah oui, et pour Virus, j’ai…

Confiance en toi !!

Sahar leva un pouce en regardant la femme. Il avait beau à être faible, il avait beau à être impuissant, il avait beau à ne rien savoir et ne pas être utile…

– Aie confiance en moi !!

Il trouvera qui était derrière cet attentat.

Il trouvera Virus.

Il tuera Virus.

Non…

ILS trouveront qui était derrière cet attentat.

ILS trouveront Virus.

ILS tueront Virus.

Il en était certain.

IL avait confiance en eux.

IL avait confiance en lui.

Azgoria regarda Sahar avec un sourire. Sans pour autant pouvoir l’expliquer, il sentait que ce garçon… grandissait. La cheffe sourit, des larmes chaudes toujours sur ses joues.

– J’ai…

… confiance en toi, Sahar.

L’homme invisible aux yeux du garçon s’était rendu derrière la maison de Mathéo pour chercher des indices. Il soupira en voyant que quelqu’un les suivait.

– Sahar, demande-lui ce qu’il nous veut, ordonna Azgoria.

Le garçon sembla surpris et regarda derrière lui. L’homme qui était arrivé après eux sur la scène de meurtre les suivait !! Sahar s’exécuta.

– Pardon… Pourquoi n— me suivez-vous ?? demanda-t-il.

L’homme ne tentait même pas de se cacher, il ne faisait que les suivre d’un peu plus loin. Il prit du temps à répondre, mais tout en s’approchant timidement, il rassura le garçon.

– Je… Je veux aussi… Je veux aussi savoir qui a tué Mathéo… !

Az lança un regard vif à l’homme. Il n’avait pas envie qu’un habitant les suive, mais il pouvait le comprendre. Il soupira à nouveau.

– Je suppose que c’est bon… lâcha-t-il assez doucement pour que seul Sahar l’entende.

Le garçon acquiesça.

– Mais ne n— enfin, ne m’embêtez pas trop… !

L’homme sourit.

– Tu n’as pas l’air puissant, tu veux vraiment partir à la recherche du criminel ? s’amusa-t-il.

Le garçon aux cheveux blancs lâcha un « Euuugh ». Il soupira longuement et secoua la tête.

– J’ai des cartes en main, ayez confiance en moi.

L’homme rigola, et se mit à quelques pas de Sahar.

– Bien, si tu le dis. Vous avez des indices sur qui aurait pu faire cela… ?

Azgoria voulut parler, mais il se méfiait. Cet homme n’avait pas l’air suspect ou dangereux, mais prendre des risques inutiles n’était pas son genre. Il y avait des chances que personne ne sache qu’il se trouvait ici. Certes, Emilia avait conscience qu’Azgoria accompagnait Sahar et les autres, mais les autres habitants ne devaient pas le savoir.

Même s’ils savent que je suis à Kassumi, ils ne peuvent pas savoir que je suis ici. Il y a si peu de chances que les terroristes puissent me voir…

Le nombre de personnes ayant la possibilité de voir Azgoria était plutôt limité. Même en étant l’entité la plus puissante de l’Univers, il y avait des chances pour qu’elle ne puisse PAS voir physiquement Azgoria. Il regarda la maison en feu et fronça des sourcils.

A-t-on tué Mathéo pour le faire taire, ou parce qu’il a parlé… ?

Si on aurait voulu empêcher cet homme de donner le peu d’informations qu’ils avaient reçues sur Virus, ils l’auraient tué bien avant. C’était probablement la deuxième solution.

Ou une raison qu’Az ne pouvait pas encore comprendre. Il regarda les alentours sans se soucier de la conversation qu’il se passait entre Sahar et l’homme. Si le garçon occupait cet habitant, Az serait plus libre dans ses mouvements et n’aurait pas à se tracasser de faire trop de bruit en marchant à leur côté. Il se pencha et observa le sol en espérant trouver des traces de pas. C’était toujours utile.

L’homme parlait de Mathéo et à quel point il était aimé dans la ville. Sahar s’en fichait un peu, mais par respect, il l’écoutait tout en regardant aux alentours. S’il pouvait trouver un indice intéressant, ils auraient des chances de savoir qui avait commis cet acte de terrorisme. Il regarda l’horizon et vit une forêt plus loin… Il espérait que Nyara et Creel se portaient bien et n’avaient aucune difficulté de leur côté. Plus vite ils revenaient, mieux cela vaudrait.

– Ah… C’était un bon ami, ce Mathéo.

Sahar lui fit un air désolé.

– Ce que subit votre village est terrible. On promet d’attraper rapidement ce Virus et celui qui a tué Mathéo, lui dit le garçon.

– Et si c’était Virus qui avait provoqué cette explosion ? proposa l’homme.

Sahar allait lui dire que c’était possible, mais il se rappela de la fois où Nyara leur a parlé de Virus. Ils avaient des informations sur lui par la lettre que leur avait envoyé Bahama. Elle avait dit… Sahar secoua la tête.

– Je ne pense pas que cela soit Virus.

– Ah bon ? fut surpris l’habitant chauve.

Azgoria se tourna vers Sahar. Que voulait-il dire par là ? Sahar s’expliqua.

– Virus tue toujours de la même manière, avec des coups de lame au cœur. Pourquoi changerait-il subitement ?

– …… Pour faire plus de morts en un coup ?

Sahar secoua la tête pour montrer qu’il n’était pas d’accord avec la proposition de l’homme.

– Les tueurs en série apprécient conserver une même méthode et ils en changent rarement. C’est un peu leur signature.

– Oh ? Tu t’y connais drôlement bien !!

L’homme rigola et Sahar sourit, gêné. Ce n’était pas forcément qu’il s’y connaissait, mais il avait vu beaucoup d’épisodes de séries policières avec sa mère… Azgoria sourit.

Bah, ça a du sens.

Après avoir entendu le garçon, il fut lui aussi convaincu que le terroriste n’était pas Virus. De plus, cela faisait bien trop de bruit. Il continua de vérifier les alentours. Toujours aucun indice… Il devait en trouver un. Il était certain qu’il y en avait…

Si le criminel s’était enfui, je l’aurai senti, pensa Az. Cela veut soit dire que l’explosion avait un compte à rebours et que cela fait depuis un petit temps qu’elle était posée…

Il soupira et s’arrêta devant… une empreinte. Elle était presque effacée, mais dans la précipitation, le terroriste n’avait pas réussi à entièrement l’effacer. Il sourit.

– Ou alors le criminel se cache dans le village ou dans ses alentours.

Azgoria regarda Sahar. Il devait désormais lui dire qu’il avait une piste. Il se tourna à nouveau sur l’empreinte et observa un peu aux alentours. Les autres traces de pas étaient aussi visibles… Elles partaient vers l’extérieur du village… S’il suivait leur direction, elles se dirigeaient vers une sorte… d’école ? Il ne l’avait pas remarqué auparavant. Que faisait une école aussi loin du village ? D’aussi loin, Az ne sut dire s’il avait raison, mais cette infrastructure semblait… presque en ruine. Il s’approcha de Sahar sans faire de bruit et lui tapota l’épaule. L’homme avait arrêté de parler pour rechercher des indices. Quand l’adolescent sentit la tapote sur son épaule, il se tourna pour voir qui c’était. En ne voyant personne, il comprit qu’Azgoria voulait lui parler. Il s’excusa auprès du chauve.

– Je vais voir par là si je peux trouver quelque chose d’intéressant, lui dit Sahar.

L’homme sourit et acquiesça.

– Je continue ici !

– Pas de souci.

Sahar se dirigea vers sa gauche, là où Azgoria avait trouvé les traces pas — même si cela, Sahar ne le savait pas. Il parla tout bas à Az.

– Oui ?

– Par là où tu te diriges se trouve des traces des pas. Elles se dirigent vers l’extérieur de Kassumi et vont vers un bâtiment isolé du reste. Retourne-toi et regarde vers la gauche, tu le verras.

Il s’exécuta et trouva directement le bâtiment. Il ne savait pas trop ce que c’était, mais ce qui était important, c’était que le terroriste était peut-être là-bas. Sahar fronça les sourcils. S’il trouvait ce criminel, il ne savait pas s’il pourrait contenir sa rage…

Extermine celui qui a provoqué cette explosion.

Il ferma les yeux et se calma. Il acquiesça en regardant le sol et demanda à Az s’ils devaient prendre avec eux le chauve.

– C’est une aide en plus, mais je ne pense pas… que cela soit une bonne idée. Après, ça m’est égal.

Az attendit que Sahar se décide et ce dernier se retourna. L’homme fixait le garçon, ce qui le dérangea. Sahar n’avait plus le luxe de lui mentir…

– J’ai trouvé des traces de pas ! lui dit-il. On dirait qu’elles partent vers… ce bâtiment, là-bas.

Il pointa l’infrastructure isolée tout en regardant l’homme. Il s’approcha de lui et fit un O avec sa bouche.

– Oooh, c’est vrai ? dit-il. Il doit se cacher là-bas en attendant que plus personne ne fasse attention, je suppose.

– Probablement, je vais inspecter les lieux. Tu peux rester ici ou avertir Emilia si tu le souhaites.

– Emilia ne semble pas en forme, je ne pense pas que cela soit une bonne idée.

Sahar baissa le regard. Emilia n’était pas en état de se battre ou de faire quoi que ce soit… Elle lui avait demandé de tuer le criminel qui avait provoqué tout cela. Il lui avait dit… qu’elle pouvait compter sur lui. Il n’allait pas se rater. Le chauve se gratta le crâne et avança en premier.

– Je ne pense pas que nous puissions attendre plus longtemps, allons venger Mathéo le plus rapidement possible.

Sahar acquiesça et suivit l’homme. Az resta derrière en fixant cet habitant. Il n’était pas suspect, il n’était pas louche et ne dégageait rien, mais il ne pouvait pas avoir confiance en lui non plus. Azgoria espérait juste qu’ils allaient trouver ce criminel et le ramener à Emilia le plus vite. Il n’avait pas envie de tuer quelqu’un… Si une personne devait éliminer le terroriste, il préférait que cela soit n’importe qui excepté lui. Il suivit les deux devant lui et pensa à Nyara. Elle n’était pas en danger… mais Creel l’était. Ils ne connaissaient pas son état… Az soupira et regarda le ciel.

Un tonnerre retentit à travers tout le village, ce qui surprit Sahar. Il regarda derrière lui et s’arrêta. Az continua sa route et passa devant l’homme en souriant.

Je suppose qu’il va facilement s’en sortir.

Creel regardait son adversaire avec un sourire malsain.

C’est Creel, après tout.

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