Une nuit pas comme les autres (Concours Halloween 2016)

Auteur : Ilanor
Check : MissX


Et voici le troisième oneshot sur un total de quatre, si vous souhaitez soutenir cet auteur, votez pour lui sur la page des participants.


 

Ça y est.

Il est minuit, des gens hurlent et la maison est en feu. Ah, non, pardon, ça doit être la ville entière maintenant. Enfin, ce n’est pas vraiment un problème, il ne reste plus grand monde pour s’en plaindre.

Bon, d’accord, je recommence au début.

***

Nous sommes le 31 octobre, le jour d’Halloween donc. Avec des amis, on s’était préparé une petite soirée costumée, et nous étions une trentaine environ, dans la maison (plutôt grande) de l’un d’entre nous.

Au début, tout allait bien. La musique était sympa, la nuit était tombée depuis quelque temps, et l’alcool commençait à égayer un peu tout le monde.

Je parlais avec Noelia et Antoine dans le salon quand tout à coup la porte s’ouvrit à la volée. Pourtant, personne n’entra. Nous continuâmes la conversation, puis la porte se referma. Toute seule.

Un long silence.

Quelqu’un hurla, quelque part dans la maison.

Je relevai la tête, puis dit :

« Il y a quelqu’un qui prend ça trop au sérieux, je crois…

–         Oui, il a dû s’arracher la gorge, le pauvre. » Me répondit flegmatiquement Antoine.

Nous reprîmes là où nous nous étions arrêtés, quand quelqu’un hurla de nouveau, d’un cri déchirant, et juste devant la porte.

Ça commençait à faire beaucoup, et surtout, ça faisait trop de bruit. Nous décidâmes donc de sortir jeter un coup d’œil.

En ouvrant la porte, je remarquai quelque chose.

« Argh ! Encore un qui ne tient pas l’alcool ! dit alors Noelia.

–         Et c’est toi qui dis ça ?

–         Nan, mais moi, je ne m’écroule pas juste devant la porte comme ça. Un minimum de décence quoi !

–         C’est vrai que là… »

Minute.

C’est vrai, il était allongé juste devant nous. Il portait d’ailleurs un costume de bourreau rouge, avec une capuche en pointe. Mais même pour un costume bien fait, la hache plantée dans son dos c’était…

Plantée dans son dos ? Et il saignait ? Et il ne bougeait plus ?

Noelia hurla. (Encore un cri). Antoine s’approcha, le visage blême, tandis que je restais interdit.

Avec un calme étonnant, Antoine secoua la tête, et chuchota :

« Il est mort… »

Heureusement peut-être, nous n’eûmes pas le temps de réfléchir à ce qui se passait.

La maison trembla, et une explosion se fit entendre au deuxième étage (nous étions alors au premier) suivie d’un rire machiavélique comme on les entend dans les films. Vous savez, le « Mouhahaha » que tous les grands méchants font ? Et bien le même, mais en réalité.

Je regardai Antoine, puis Noelia… Mais où était-elle passée ??

« Antoine, tu as vu Noelia ?

–         Hein, elle n’est pas là ?

–         Si je te le demande.

–         … »

Je me mis avec Antoine à l’appeler, sans succès. Elle s’était comme volatilisée.

Peut-être attiré par nos voix, Hector arriva dans le couloir.

« Ah, Hector ! Tu sais ce qui se passe ? »

Déguisé en zombie, il ne répondit pas.

« Hector ? » Répéta Antoine.

Hector s’avança vers nous d’un pas hésitant. Il trébuchait à chaque enjambée, et nous regardait avec des yeux hagards. Puis son bras se détacha. Le sang se mit à couler, et une odeur putride se répandit, mais le blessé ne s’en rendit même pas compte. Il continua à marcher.

« Hector… Ton bras… »

Antoine, avec peut-être un peu plus de présence d’esprit que moi murmura : « On court » et me tira en arrière.

« Ah, mais attends, et Hector ?

–         Ce n’est pas Hector.

–         Bah… Si ? Enfin, il lui manque un bras et il s’en fiche, mais… »

Deux secondes de réflexion. Il lui manquait un bras. Hector était une chochotte. Il se fichait de la douleur. Donc ce n’était pas Hector. Je courus avec Antoine.

Nous arrivâmes au rez-de-chaussée sans problème, si ce n’est une légère perturbation mentale.

Qu’est-ce qui pouvait bien se passer ?

J’avais du mal à réfléchir. Encore plus que d’habitude. J’avais aussi mal à la tête et envie de vo…

Et j’ai vomi. Au moins, ça allait mieux après.

À ce moment (et je n’aurais pas dû), j’ai tourné la tête, pour voir si « Hector » nous suivait encore, mais non.

« Il ne nous suit plus, Antoine. Mais quand même, qu’est-ce que c’était que ça, hein ? »

Silence.

« Antoine ? »

Pas de réponse. Et plus d’Antoine.

Ah, si. Il était là-bas, il tenait dans ses bras Sarah. Il lui mordilla le cou, elle gémit, il recommença.

« Ce n’est pas l’endroit ni le moment pour ça… », murmurai-je.

Oh que si, ça l’était.

Antoine planta alors ses canines acérées dans le cou de Sarah, et elle ne gémit plus.

« Ah… »

Le mur explosa, et — par chance — je me retrouvais projeté dehors.

À une dizaine de mètres, une silhouette gigantesque.

« Un D-Dragon ??? »

Oui, une créature (encore) plus fantasque que le reste, un dragon. D’ailleurs, en y repensant, comme elle les adorait, Noelia s’était déguisée en dragonne.

***

Bref, c’est là que se finit le flash-back.

Maintenant… Ah ! Le dragon vient de se faire tuer ~ Parfait ~ Allons-y !

Ah, au fait…

Je porte un costume de nécromancien ~

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