Ordure et Pièce d’Or de Qualidea Vol.1 Chap.1-1: Haruma (1)

Traducteur : TraducteurFou
Adapt & Check: Soreyawari


Pour Qualidea on doit citer la traduction anglaise, donc voilà: Version anglaise.


 

Puis il me dit:

Ne tiens pas cachées les paroles prophétiques de ce livre,
car le moment fixé pour tous ces événements est proche.
Que celui qui est mauvais continue à mal agir,
et que celui qui est impur continue à être impur;
que celui qui fait le bien continue à le faire,
et que celui qui est saint progresse dans la sainteté.
Écoute, je viens bientôt!
J’apporterai avec moi la récompense,
à donner à chacun selon ce qu’il aura fait.

Apocalypse de Jean, chapitre 22: 10-12.


Il y avait une pensée qui me venait toujours à l’esprit à chaque fois que je lisais des light novels : « Il n’y a que les illustrations qui comptent. »

Quand on avait des dialogues intolérables saturés avec des clichés moe minables, un univers de fantasy débilitant, des personnages piqués à différentes œuvres par des écrivaillons sans talent, et une syntaxe ennuyeuse que même un collégien pourrait lire —non, que même un élève d’élémentaire pourrait écrire—les illustrations devenaient rapidement la seule caractéristique rédemptrice. Les light novels étaient un supplice à lire, mais les illustrations les rendaient lisibles.

La base pour le plaisir gît dans les yeux du spectateur. En d’autres mots, ce que vous voyez est ce que vous obtenez.

C’est un mensonge quand on dit que l’apparence compte pour quatre-vingt dix pour cent. Je vous le dis, seule l’apparence compte. À cent dix pour cent.

Je suis plutôt sûr que je ne suis pas le seul à penser cela. Plein d’autres personnes doivent le penser aussi.

Le Vilain Petit Canard, une lecture assignée dans l’unité élective intégrée ‘Le Monde des Contes de Hans Christian Andersen’, était plus ou moins une de ces histoires. En gros, le conte se résumait ainsi : « La vie est en mode facile quand votre apparence change pour le mieux. Au moins, vous n’allez pas être dépecé pour un plat de gourmet chinois. Ces salauds de fois gras au rabais savaient ce qu’ils faisaient ! » (ndt : ma tête*)

C’était le message que Hans Christian Andersen transmettait via son histoire. La laideur est un péché. Bon, je ne sais pas s’il voulait vraiment dire ça. Bien que ce soit le message que j’ai retenu de l’œuvre d’Andersen. Je pouvais voir le pathétisme de ce conte, aussi clairement que si c’était le mien. Cela m’amenait à me demander si je n’étais pas Andersen. J’étais complètement Andersen. Tellement que j’allais saisir mes baïonnettes et dire amen. (ndc : référence à ce qu’Anderson écrit dans son journal: « 15 Octobre,- La guerre en France me bouleverse, je souffre d’idées fixes qui me rendent fou ; les horreurs qui se déroulent en France sont perpétuellement devant mes yeux comme si je les vivais moi-même : je vois des baïonnettes qui me percent, des flammes sur la ville, mes amis qui meurent, ou bien je rêve qu’on m’emprisonne. »)

Peut être, juste peut-être, certains pourraient présumer que le Vilain Petit Canard était une histoire qui donnait l’espoir aux inintéressants.

La vérité, cependant, était une autre affaire. Seul un odieux fanatique des Frères Grimm pouvait sortir comme par magie une lecture si superficielle (lol).

Il n’y avait aucun espoir dans ce conte. Ce n’était rien qu’une revanche fantaisiste contre le pouvoir destructeur de la beauté, qui dénie l’existence de la laideur. Le Vilain prenait sa revanche en devenant encore bien plus magnifique que ceux qui l’avaient rejeté. À aucun moment l’amitié ou le dur travail n’entrait en action ; la victoire venait entièrement de la naissance. On ne voyait pas ce genre de protagoniste même dans Shonen Jump ces jours-ci. (ndt : Shonen Jump)

Pour l’intérêt d’argumenter, disons que les contes de fée sont la fondation de la philosophie humaine. La froide vérité était qu’Andersen avait écrit une histoire vaguement effrayé du fait que les laids ne seraient jamais acceptés pour ce qu’ils étaient.

Donc c’était ce que j’avais écrit dans mon compte-rendu sur le livre après ma lecture.

Évidemment, maintenant je le regrettais. Pourquoi n’avais-je pas écrit quelque chose de plus banal ? Pourquoi n’avais-je pas déblatéré des flatteries foireuses qui auraient rendu le professeur heureux, comme les autres élèves l’avaient fait ? Je savais que les bizarres, particuliers et inhabituels étaient rapidement exclus du groupe. Andersen n’avait pas besoin de me dire ça.

« Hé, Haruma…. » Kusaoka Amane, le professeur responsable, appela mon nom avec un léger soupir. C’était l’heure de la pause déjeuner, et on était tous les deux dans l’infirmerie, où l’odeur des désinfectants agressait mes narines.

Kasaoka Amane me fit m’asseoir sur un lit tout en traînant une chaise et s’assit en face de moi. Avec précaution, elle croisa ses longues et fines jambes, provoquant un bruit de froissement de sa blouse et de sa jupe serrée. Quand elle se pencha pour examiner mon visage, serrant ses jambes, la forme de sa poitrine devint visible à travers sa blouse. Une fois encore, Amane-chan laissa échapper un soupir, comme pour dire « viens ici ». (ntd : connotation séductrice sous-entendue je crois ^^’)

De fins rideaux séparaient mon lit du monde extérieur, et on était tous les deux assis de façon anormalement proche. C’était toujours comme ça à chaque fois qu’elle m’appelait.

On était en début d’après-midi et j’étais assis au bord du lit dans l’infirmerie, seul avec une belle enseignante en blouse blanche. Sans oublier que l’enseignante soupirait de façon séductrice. Pour ma part, je pouvais parier que cela ferait monter le désir d’un adolescent à son maximum.

Mais cela ne pouvait pas être plus éloigné de la réalité.

Cette pièce n’était pas un plan porno, et ce n’était pas non plus le produit d’une imagination fiévreuse d’un adolescent. C’était simplement un confessionnal. Ou, vous pouvez le dire, un lieu pour les sermons.

Amane-chan passa la main dans ses cheveux, provoquant une agression de mes narines par une douce senteur parfumée. Avait-elle encore changé de parfum ? Le précédent était mieux. Tandis que ces pensées inutiles parcouraient mon esprit, Amane-chan me regarda avec des dagues dans les yeux.

« Hé, Haruma. As-tu déjà, ne serait-ce qu’une seule fois, pensé à ma position ici ? »

« Ta position…. Eh bien, tu es l’infirmière, je pense. »

« C’est exact. » Amane-chan approuva de la tête avec impatience. « Je suis la jeune et belle infirmière. » Elle répéta ce que je venais de dire avec certains ajouts assez superflus.

Puis soudainement, ces hochements de tête s’arrêtèrent brusquement.

« Oh, et je suis aussi ta grande sœur. » Me pointa-t-elle du doigt d’un geste théâtral.
« Mm, ouais, je suppose. »

Il n’y avait pas besoin de le dire, mais Kusaoka Amane et Kusaoka Haruma, nous étions frère et sœur liés par le sang, et pour une quelconque raison nous allions aussi au même lycée et avions une relation de professeur-étudiant. À cause de cela, il n’y avait aucun moyen que je puisse avoir des désirs charnels, même à l’intérieur d’une pièce ressemblant à un décor de porno. En fait, je ne pouvais rien faire d’autre que m’émerveiller de ce que disait ma stupide sœur pour la énième fois.

Ma sœur étant celle qu’elle était, rester aussi loin que possible de l’infirmerie était devenu ma règle. Malheureusement, il y avait de nombreuses exceptions, comme à chaque fois qu’elle voulait une maid ou un punching ball pour son stress. Aujourd’hui, c’était probablement le second.

Amane-chan sortit une cigarette électronique de la poche de poitrine de sa blouse et la mit entre ses dents. « Si t’as compris, alors arrêtes d’être un emmerdeur au lycée, crétin. À chaque fois que tu fais quelque chose de débile, je suis celle qui obtient un sermon en salle des professeurs. »
« N’est-ce pas juste parce qu’ils ne t’aiment pas ? Ce n’est pas comme si j’avais fait quelque chose de mal. »

« Si tu as fait ! Comme, tu sais, ce compte-rendu que tu as écrit aujourd’hui, ou quoique ce soit que c’était ? Tu as écrit des trucs bizarres dedans. »

Elle me lorgna, m’incitant à chercher dans mes souvenirs. La recherche donna seulement un résultat.

« Tu parles de… comment les gens laids ne sont pas inclus dans les droits de l’Homme ? »

« Ouais ! Je ne comprends pas, mais c’est probablement ça ! Tu écris tellement de merde ! N’agis pas si hautain ! Tu as besoin de te regarder dans un miroir ! Tu as toujours cette expression misérable sur le visage ! »

« Ne t’inquiètes pas pour moi, » je lui dis. « Si tu es un homme, tu peux t’acheter des droits humains. »

Amane-chan ne me regardait pas comme si elle désapprouvait. « Bon, ouais. Tu peux faire n’importe quoi si tes possessions et revenus sont assez élevés. »

Heh, donc elle était d’accord, huh ? Vous voyez, si les hommes avaient vraiment un haut revenu, ils pouvaient toujours se débrouiller. Il y a bien longtemps, durant les jours lointains avant l’explosion de la bulle, ce qu’on appelait les trois H étaient nécessaires pour qu’une personne soit populaire : Haute éducation, Haut Statut, Haut Revenu. Les défauts liés au visage d’une personne ne faisaient pas partie de cela, donc il n’y avait probablement pas une telle chose comme la discrimination faciale pour un homme. Mais bon sang, les femmes de cette époque étaient vraiment quelque chose. Jugeaient-elles seulement les gens en se basant sur ces trois catégories ? L’échange équivalent était supposé être la fondation de l’alchimie, donc si elles voulaient créer un petit-ami aussi idéal, elles auraient du devoir donner un bras ou une jambe.

Bon, ma sœur était une de ce genre. Elle avait un visage et un corps suffisamment attirants, mais sa personnalité était totalement horrible comme elle l’admettait elle-même.

Amane-chan avait un regard compréhensif dans les yeux, et après un moment, elle toussa embarrassée. « Hum, dans tous les cas, même si tu as techniquement raison, d’un point de vue éducatif nous ne pouvons pas l’admettre. Ils n’ont vraiment pas du tout aimé ta réponse — Je veux dire, ils se sont même plaints à moi. La vieille peau en charge du sujet n’est pas exactement un canon, donc ce que tu as fait été vraiment ennuyant. Penses avant d’agir, bon sang. »

« Ne viens-tu pas de la discriminer de façon majeure sur son apparence ? Sans mentionner que c’était anti-vieux en plus de ça. »

« Je ne le dis pas devant elle, donc c’est bon, » rit Amane-chan bombant sa poitrine avec fierté.

Yep, aujourd’hui le monde demeurait en paix à cause de la ‘bonté tacite’ des gens. Je suis une bonne âme aussi, donc je pratique ma ‘bonté tacite’ en ne parlant jamais à mes camarades. Et pourtant, même si tout le monde était habitué à ma bonté ces jours-ci, des étincelles de conflit surgissaient quand même ici et là. Comme c’est étrange.

« Même si tu ne le dis pas devant elle, tu es celle qui est mauvaise langue, donc n’y a-t-il pas un problème avec ta propre personnalité, Amane-chan ? »

Aussitôt que ces mots sortirent de ma bouche, Amane-chan agita frénétiquement sa main en signe de déni, avec son visage complètement normal. « Nope. Cela n’a rien à voir avec ma personnalité. Compris ? Quand tu es la jeune et belle infirmière, c’est stupide à quel point ta position dans la salle des professeurs est basse ! » Babilla-t-elle sans s’arrêter. « Mes collègues m’harcèlent sexuellement et me ridiculisent ouvertement ! Et pour couronner le tout, j’ai des garçons qui prétendent être malades à l’infirmerie tous les jours, et un groupe de salopes jalouses qui me regardent comme si j’étais leur ennemi ! Je veux me dépêcher et me marier et quitter ce boulot ! »

Sa voix s’étrangla un peu à la fin.

C’était vraiment difficile d’être professeur. Tandis que ces pensées sans intérêt traversaient ma tête, les rideaux isolant le lit commencèrent à être secoués.

« Excusez-moi, professeur ? »

Une petite main timide poussa le rideau sur le côté. De larges, et tremblants yeux nous scrutaient à travers l’espace, hésitants. La fille qui nous avait appelés avait probablement de la fièvre à en juger par la rougeur de ses joues et ses yeux bouffis.

À l’instant où nos yeux se rencontrèrent, elle se réfugia dans l’ombre du rideau comme un petit animal. Puis, tremblant de crainte, elle regarda dans ma direction une fois de plus. Cet inoffensif geste était adorable à se damner. D’après son uniforme, elle devait être une élève de la division collège.

Amane-chan reprit ses esprits quand la fille l’appela. Raclant sa chaise, elle se tourna pour faire face à la propriétaire de la voix.

« D-Dééésolé, Misa-chan. Tu sais comment est mon petit frère, » dit-elle, pouffant.

« Nonnonnon, je suis celle qui devrait être désolée ! Je ne savais pas si je devais parler, mais, um, je me demandais juste où était le médicament pour la fièvre… ? Ai-je mal fait de demander ? »

La fille nommée Misa-chan caressa ses queues de cheval avec anxiété quand elle tourna son regard vers Amane-chan. Il semblait qu’elle s’inquiétait d’avoir interrompu notre conversation. Ayant deviné cela, Amane-chan se leva et tapota légèrement l’épaule de Misa-chan.

« Non, non, pas du tout. Si quelque chose te taraudes, c’est mieux d’en parler tout de suite. Regardes, tu sais ce que dit le proverbe : Parlez maintenant ou à jamais retenez votre ennuyant petit frère. »

« Ce n’est pas ce que dit le proverbe, » dis-je. « Ma famille détesterait-elle mon cran ou quoi? »

Quoi, Amane-chan me détestait-elle ? Même si j’étais très entiché de ma grande sœur ? Bon, je ne sais pas pour mes parents ou ma soeur, mais mes grand-parents m’adoraient sans aucun doutes. Papy me donnait des confiseries Werther’s Originals (ndt: http://www.werthers-original.fr/) et autres. Mamy me donnait quasiment toujours des Rumandos ou Élises. J’en ai eu marre de manger des Élises, donc à chaque fois qu’elle les sort, je deviens mélancolique. La Mélancolie D’Élise….(ndt: voir note à la fin)

Amane-chan se contenta sourire, nullement perturbée par ma véhémente réplique. Misa-chan, qui avait été abandonnée en spectatrice regardant notre échange, lâcha un sourire maladroit et mal à l’aise. Bon ok, il était difficile de savoir quand des personnes que vous ne connaissiez pas très bien avaient une conversation remplie de semi-blagues. Dans des instants comme ça, il était mieux de sourire et de hocher la tête.

« Okay, j’y vais maintenant. »

À ce rythme-là, j’allais forcer cette petite fille à sourire sans sincérité, de la même façon que je l’avais fait en classe. Je saluai avec désinvolture en direction de Amane-chan et passai devant Misa-chan.

Juste au moment, où je la dépassais, Misa-chan baissa la tête et salua. Son ruban, qui était enroulé autour de ses fins cheveux noirs, se souleva à cause du mouvement. Elle avait une apparence frêle, dans le style charmant, associée avec de minces épaules et une poitrine plate. Ses joues étaient d’un rouge brillant et ses yeux étaient humides. La vision d’elle pressant ses doigts fins contre ses petites lèvres tandis qu’elle laissait s’échapper une petite toux ajoutait à son charme. Elle avait un étrange genre de sex-appeal.

Le mot ‘Angélique’ allait à Misa-chan comme un gant. On pouvait aussi l’interpréter comme le fait qu’elle était trop bien pour cette terre pécheresse.

« Ah oui, c’est vrai. Haruma. » Une voix m’assaillit par derrière dès que je mis la main sur la porte de l’infirmerie.

« Ouais ? »

« Le sol en face du toit est devenu sale ces jours-ci. Vois-tu, ils m’ont dit beaucoup de choses dans la salle des professeurs. Ils m’ont dit de nettoyer le sol après l’école. Ils m’ont aussi dit de dire à mon petit frère de réfléchir à ce qu’il a fait, » Dit Amane-chan avec un clin d’oeil, alors que c’était probablement de sa faute pour commencer. Elle avait probablement été surprise en train fumer sur le toit ou quelque chose de ce genre.

Malheureusement, un petit frère existe pour servir sa sœur en tant qu’esclave. Parallèlement, vous pouvez aussi dire qu’une grande sœur existe pour graver un traumatisme contre les femmes sur le cœur de son frère. Si vous deviez appeler les grandes sœurs un fléau sur cette terre, ce serait une déclaration tout à fait exacte. Sur un coup de tête, elles pouvaient se transformer instantanément en monstre cracheur de feu. Et par moment, elles venaient vers vous avec des larmes de crocodiles. J’ai développé une tolérance des femmes (dans le mauvais sens), et j’en sais bien plus sur leurs cycles biologiques que je n’aurais voulu en savoir.

« …Ouais, je vais le faire, » je répondis, mettant ma main sur la porte pour quitter l’infirmerie pour de bon. Ce qui ouvrit la porte.

À cet instant-là, mes pieds s’arrêtèrent en route.

Une fille solitaire se tenait devant mes yeux.

La lumière du soleil étincelant passait par la fenêtre du corridor, et une brise légère portait le subtile, doux parfum d’Anna Sui. (ndt : petite pub)

Ses cheveux noirs étaient longs et droits, sa peau pâle semblait briller, et ses membres délicats étaient minces et agiles. Ses larges yeux et séduisantes lèvres s’ouvrirent de surprise.

Le mot ‘Déesse’ allait à cette fille comme un gant. On pouvait aussi dire que sa beauté pouvait ravager la terre sur un caprice.

Je connaissais le nom de cette fille. Évidemment, elle ne pouvait pas dire la même chose pour moi. Remarquez, je n’avais pas eu besoin de me décarcasser pour le découvrir ou quoi que ce soit du genre. Je l’avais juste appris naturellement, cela faisait partie de la connaissance partagée communément par beaucoup d’étudiants de cette école.

Chigusa Yuu. C’était la première fois que je voyais cette fille, ma kouhai d’une année, d’aussi près.

Cette rencontre momentanée avec Chigusa finit presque par un cognement de nos têtes, et nous fîmes tous les deux un pas en arrière en même temps.

Dans son cas, son visage prit une expression surprise, mais j’étais quasiment sûr que mon visage devait avoir l’air complètement idiot. Le seul cloué sur place, cependant, était moi. Elle produisit instantanément un sourire timide, baissa poliment sa tête, passant à côté de moi. Mon regard la suivit instinctivement.

« Oh, Onee-chan ! Je suis désolée ! » Appela Misa-chan, ayant constaté par elle-même que la fille en face d’elle était Chigusa. « Tu es venue bien que tu sois occupée… »

« Il n’y a pas moyen que je puisse avoir quelque chose de plus important que Misa-chan. Est-ce que tu vas bien ? »

La vision de Chigusa pressant gentiment sa main contre le front de Misa-chan semblait être tout droit sortie d’une peinture. Je vois, donc Misa-chan était la sœur de Chigusa Yuu, huh ? Cela expliquait pourquoi elle était si mignonne.

Tandis que j’observais furtivement la paire de sœurs, ange et déesse respectivement, je fermai la porte derrière moi. La porte claqua derrière moi.

Si j’étais juste un petit plus comme Amane-chan, j’aurais un beau visage. Comment ai-je pu finir avec une telle face de cake ? Si on regarde d’un autre point de vue, si j’ai un défaut ou deux ou trois ou quatre… bon, quelque soit le nombre de défauts que j’ai, c’est en soi-même une preuve que je suis humain. Ce qui voulait dire en même temps que cette fille était quelque chose d’autre.

Ce monde était vraiment injuste, et en résultat, il empestait la discrimination.

Peu importait d’être spécial ou unique —c’était un sens commun que tout ceux possédant la moitié d’un cerveau pouvait saisir.

Même en sachant cela, je ne pouvais que penser : Chigusa Yuu… avait un joli visage. Un très joli visage !

Notes du traducteur anglais
Werther’s Original et Elise sont des bonbons populaires. Ce sont aussi des blagues sexuelles. La version doublée japonaise de la pub Werther’s Original était devenu un meme internet à cause de la traduction gênante qui semblait donner au grand-père un intérêt sexuel pour son petit-fils. ‘La mélancolie d’Élise’ était une référence à une des techniques de Sexy Commando de l’animé culte en 1998 Sexy Commando Gaiden: Sugoi yo!! Masaru-san(https://www.youtube.com/watch?v=hIBnMXlEzCY). ‘La mélancolie d’Elise’ implique défaire la ceinture de son pantalon tout en faisant des bruits d’orgasme. (ndt : et c’est comme ça que j’ai souillé mes yeux en tapant bêtement Werther’s Original et ‘The Melancholy of Elise'( https://www.youtube.com/watch?v=wpOBMWB-6Ig) sur google. Sans lire cette note avant.)

 

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