Perdu dans la Nuit 28 : Entre deux mondes

Auteur : Faust
Check : Sinei


Tehee ~ Le retard n’est qu’une information… Bref, un autre chapitre devrait arriver si Sinei en a le temps, mais il est un peu surchargé… ^^’

Beaucoup de réponses dans ce chapitre, et c’est l’un de mes préférés jusqu’à maintenant d’ailleurs, donc j’espère que vous l’aimerez… Sur ce, bonne lecture !


Aussitôt dit, aussitôt fait. Voyant que Rieln était décidé à rester dans sa chambre, Aln soupira et sortit de l’auberge. Son poignet était à peine écorché, et l’entaille aurait probablement disparu dans quelques jours. Aussi, avec son épée et ses runes, il se sentait d’attaque.

Bien sûr, le veilleur à l’entrée de l’auberge le regarda avec des yeux ronds quand le jeune homme lui demanda de le laisser sortir, et évidemment, il ne le laissa passer qu’après avoir vu l’emblème de magicien. Un objet vraiment pratique, Aln devait remercier l’ancien de son village pour cette attention.

Il s’enfonça dans les ténèbres l’esprit léger, car la nuit était à nouveau comme il l’aimait : silencieuse, calme et sereine. Il était d’une humeur si joyeuse qu’il ne remarquait même pas que les Ombres inférieures ne l’approchaient pas, et se terraient dans un recoin plus noir que la nuit.

Il marcha environ une demi-heure, sans beaucoup s’éloigner de l’auberge et en tournant un peu autour, avant de trouver un bosquet satisfaisant.

La lune était pleine, elle illuminait la terre de ses blancs rayons et dessinait des ombres chinoises avec les branches des arbres. Aln aimait particulièrement la fantasmagorie qui se révélait alors à lui, et lorsqu’une douce brise vint tourner délicatement les pages de son grimoire posé sur ses genoux, il soupira de contentement.

« Ah, je n’avais pas pu en profiter depuis longtemps… »

Rien ne l’obligeait à activer le grimoire, mais il voulait voir Éliana. Bien sûr, il n’allait pas utiliser la Helnmag pour ça, il l’avait promis. Simplement, ouvrir le grimoire, et découvrir le résultat.

Mais il avait malgré tout une justification à ses actions. Depuis la dernière fois, il avait senti quelque chose changer en lui, et il savait que c’était en lien avec le grimoire. Le sixième sens qui s’était éveillé dans le monde d’Éliana existait aussi dans le monde réel, et le jeune homme s’était rendu compte qu’il s’agissait en réalité d’une extension du sens du danger qu’il avait depuis toujours. Et avec le passage du temps, le grimoire laissait une empreinte sur lui plus forte. Il sentait la magie.

Loin d’en avoir peur, il voulait comprendre ce que cela signifiait. Alsag était peut-être égoïste et irresponsable, mais il avait un but et ce but était le même que celui d’Aln. Il n’avait probablement pas conçu le grimoire pour blesser son fidèle utilisateur, mais plutôt pour l’aider. De quelle manière ? C’était un guide, une carte, et… autre chose. Aln ne s’en rendait compte que maintenant, mais le rôle du grimoire n’était pas simplement de lui montrer le passé et de le guider dans le présent.

La vraie magie d’Alsag était sans doute cachée. À lui de la découvrir.

Le froissement du papier s’envola, laissant le livre ouvert à la bonne page, mais les caractères restèrent aussi immobiles que des statues. Pourtant, Aln sentit comme un tressaillement du grimoire.

Il se tendit, serra les poings et se concentra sur la sensation.

Autour de lui, un vent plus fort agita les arbres, tournant, tournant jusqu’à en donner le tournis. Au loin, une Ombre gémit de terreur. Un concert de caquètements effrayés se leva soudain à l’orée du bois, mais Aln ne s’en préoccupait pas. Il savait qu’elles fuyaient.
Le monde trembla devant ses yeux, et le jeune homme les ferma.

Il était maintenant dans le vide. Ou plutôt, le grimoire s’était activé, et Aln dut se fier à son sixième sens pour se repérer. Un peu comme s’il s’habituait à l’obscurité, il commença petit à petit à sentir un sol sous ses pieds, et un monde autour de lui.

Il marchait dans un étrange couloir, un long corridor monotone, balisé par des lucioles de cristal voletant dans les airs, et qui semblait ne pas avoir de fin. Mais il n’était pas seul. Depuis combien de temps cette personne marchait-elle à ses côtés ? Il n’en savait rien, mais il reconnaissait cette silhouette.

Le visage balafré, la démarche assurée que renforçait une aura guerrière, l’étincelle moqueuse dans le regard, c’était le guerrier qu’Aln avait vu à sa première vision, et qui lui parlait parfois dans son sommeil. Cet homme le regardait avec étonnement.

« Vraiment, je ne m’attendais pas à ce que tu survives. Et que tu arrives jusqu’ici ? Encore moins.
– Où sommes-nous ? »

L’homme sembla réfléchir. Il frémit, et détaillant Aln du regard, il finit par soupirer.

« Je peux et je ne peux pas répondre à ta question.
– Toujours le même, grommela Aln, hein ?
– Bien sûr, sourit le guerrier, il faut bien tromper l’ennui. Pour être honnête, je ne sais pas trop. Mais maintenant que tu es là, je crois que je vais devoir t’expliquer deux-trois choses.
– Il serait temps.
– Ne me regarde pas comme ça, il ne t’aurait servi à rien de le savoir plus tôt. Pour être honnête, tu étais tellement faiblard que je ne pensais pas que tu tiendrais le coup aussi longtemps. Enfin, pour en revenir à nos affaires… Ce couloir est un passage. »

L’homme sourit narquoisement, et Aln dut retenir une légère pulsion meurtrière.

« Comme à peu près tous les couloirs, reprit l’homme, mais la particularité de celui-ci, c’est que c’est un point de contact entre le monde réel et quelque chose d’autre. Ce qu’est cet Autre, je ne sais pas.
– Quelque chose d’autre ? Qu’est-ce que tu veux dire par là ? »
Le guerrier haussa les épaules.
« Si je le savais, je crois que je ne serais pas ici, et toi non plus. Probablement que seul Alsag a la réponse. Enfin, comme tu t’en es peut-être rendu compte, le grimoire ne fait pas qu’ouvrir une porte vers ce point de contact. Il modifie aussi ton corps.
– Oui, j’ai eu cette impression-là.
– C’est un peu après le début de ce phénomène que j’ai… échoué. »

Il soupira, et pendant un instant, Aln vit l’ombre de la solitude et de la douleur s’attarder sur la silhouette courbée. Mais une seconde après, il n’en restait rien.

« Tout ce que tu as pu voir jusqu’à maintenant, sauf peut-être si tu es allé voir Éliana directement chez elle, tout cela s’est déroulé ici. Le grimoire a le pouvoir de modifier la forme du passage à sa guise, sans doute selon un schéma prévu par Alsag, et dans un premier temps, c’était inoffensif. Puis à un certain moment, les Ombres que je voyais ici me remarquaient. Je n’y ai pas vraiment fait attention au début, car elles n’agissaient pas, et ça a été la cause de ma mort. J’ai été tué dans le grimoire, mais étrangement, je suis resté bloqué ici. »

Aln écoutait avec attention. L’homme semblait ne parler plus que pour lui-même, comme si avoir quelqu’un à qui raconter son histoire lui déliait la langue sans qu’il ne s’adresse vraiment à son interlocuteur. Il se tourna brusquement vers Aln.

« Ensuite, j’ai vu mourir plusieurs possesseurs du grimoire. Certains n’étaient même pas conscients de ses pouvoirs, d’autres le prenaient presque pour un jouet, et l’activaient pour avoir un peu de sensations fortes. Quelques-uns le prenaient au sérieux, mais ils mouraient toujours vite. Jusqu’à tes parents. »

Aln sursauta à l’évocation inattendue de ses parents.

« Mes… Mes parents ? Tu les as connus ? »

L’homme eut un rire désabusé.

« Non, pas vraiment. Mais ils ont possédé le grimoire. Simplement, je ne sais pas pourquoi, ils ne l’ont jamais ouvert. Comme s’ils en avaient peur, mais qu’ils n’arrivaient pas à s’en débarrasser. Oh, s’ils l’avaient activé, nous ne serions pas ici. Ils étaient monstrueusement puissants, je le sentais à travers le grimoire, mais ils devaient être investis d’une autre mission.
– Une autre mission ?
– La Nivmag. Le rêve des Chercheurs, ils le poursuivaient. Enfin, c’est ce que je suppose, parce qu’au moment de leur mort, rien d’autre que ça n’aurait pu les tuer.
– Tu ne leur as jamais parlé ? »

Le guerrier remarqua le regard plein d’attentes du jeune homme, et soupira tristement.

« Désolé, gamin. Ils n’ont jamais activé le grimoire, je ne sentais que leur énergie magique, et je sais que c’était tes parents car la tienne est similaire.
– Ah, répondit Aln d’un ton déçu, je vois.
– Mais l’important, excuse-moi du terme, n’est pas là. Lorsque tes parents ont retrouvé la Nivmag, s’ils ont réussi à s’enfuir, c’est grâce au grimoire. Il a réagi à la présence de la pierre de magie, et a sauvé la vie de tes parents. Ensuite, ils étaient trop affaiblis pour survivre longtemps, et sont morts en t’envoyant quelque part. »

Un long silence s’ensuivit, le temps que le jeune homme fasse le tri dans ses pensées.

« Et si… Et si mes parents en savaient plus que nous sur le grimoire ? Et s’ils avaient compris ce qu’il faisait vraiment ? Étant aussi puissants que tu le dis, est-ce qu’ils n’auraient pas pu décortiquer la magie d’Alsag ? Et à ce moment-là, ils auraient refusé d’y participer. »

Le guerrier s’immobilisa.

« C’est… possible.
– Dans la seule lettre que m’a envoyé mon père, il disait vouloir mettre fin à une folie. J’ai toujours trouvé la formulation étrange. Il n’avait pas l’air de parler simplement de la Nivmag.
– Effectivement… Quelqu’un du calibre de tes parents aurait peut-être pu analyser le grimoire, et connaître ses effets sans l’ouvrir.
– Et cette folie serait en lien avec la Nivmag. Et…
– Et ?
– Et c’est tout. »

Aln sourit penaudement. L’homme resta stupéfait, puis il éclata d’un rire franc.

« On ne devrait pas trop en demander, reprit-il. Mais est-ce que cela change ta ligne d’action ? »

En disant cela, il fit le visage le plus sérieux qu’Aln lui avait jamais vu. Le jeune homme comprit tout de suite toutes les implications de la question. En effet, si ses parents avaient considéré le grimoire comme une folie, qu’allait-il faire, lui ? La réponse était évidente.

« Ça ne change rien. Je ne peux pas abandonner Éliana, et j’ai besoin du grimoire pour survivre. Mes parents étaient puissants, au point de pouvoir rivaliser avec la Nivmag de la légende : je ne leur arrive pas à la cheville. Maintenant que j’ai ouvert le grimoire, je n’ai pas d’autre choix que de continuer.
– Oui, acquiesça l’autre, une bonne réponse. Le grimoire peut te renforcer plus vite que n’importe quel autre moyen. Même quand tu ne fais rien, il agit sur toi, et le résultat dépassera probablement toutes tes espérances. »

Aln trouva cette formulation un peu étrange, et le regard pénétré de l’homme inhabituel. Pourtant, il ne voulait pas en savoir plus. Sa curiosité était rassasiée pour le moment, et il resta pensif tandis que l’homme lui disait qu’il repasserait le voir quand l’envie l’en prendrait.

Sans même s’en rendre compte, le jeune homme arriva devant une faille, une sorte de fissure dessinée dans l’air, comme si l’espace lui-même était distordu. Il ne voyait rien derrière, comme si sa perception ne pouvait traverser ce portail. Il s’avança avec une certaine appréhension, mais pourtant il se doutait à moitié de ce qu’il allait trouver de l’autre côté : Éliana dans son monde, pour reprendre les mots de l’inconnu.

En passant le portail, Aln se souvint brusquement qu’il n’avait pas demandé au guerrier la raison pour laquelle Éliana ne se souvenait pas des autres utilisateurs du grimoire. C’était étrange, car il n’y avait même pas pensé, alors que cette question le taraudait depuis plusieurs semaines.

Il se retrouva face à Éliana, qui le regarda d’un air surpris. Leur présence mutuelle était d’ailleurs leur seul point de repère, puisqu’il n’y avait aucune forme tangible autour d’eux. Simplement, il était dans une zone illuminée tandis qu’en dehors, c’était noir.

La jeune fille l’accueillit joyeusement, bien qu’elle se rembrunît parfois, essayant visiblement de se rappeler de certains détails au cours de leur conversation. Aln était cependant rassuré par le fait que rien ne se soit passé pendant son absence, et ils discutèrent tranquillement pendant quelques temps. Cela lui rappelait les premiers temps après leur rencontre, quand Éliana lui demandait de lui raconter sa vie de tous les jours comme s’il s’agissait de l’histoire la plus précieuse au monde. C’était agréable de ne se préoccuper de rien, pour une fois.

Bien sûr, cela ne pouvait durer bien longtemps, et Éliana, après un court silence, d’une voix sérieuse, changea le sujet de la conversation :

« D’ailleurs, ça me fait penser à quelque chose…
– De quoi ?
– La manière dont tu es arrivé. Je crois qu’il y a longtemps, j’ai rencontré Alsag d’une manière similaire : j’ai traversé le portail dont tu es sorti, mais au lieu de me retrouver dans un ‘rêve’, je l’ai rencontré directement. »

Aln fronça les sourcils, mais ce n’était pas si étrange : si Alsag était capable d’élaborer un grimoire comme le sien, il devait au-moins pouvoir reproduire lui-même la magie. Éliana lui raconta la rencontre, et le jeune homme se plongea dans ses pensées.

La jeune fille devait être allée dans le passage, comme Aln quand il était arrivé ici. Ce qui était étonnant, c’était le temps limité qu’il pouvait passer ici. Il sentait que cela avait une signification, mais il ne savait pas quoi. Voyant son ami plongé dans ses pensées, Éliana reprit.

« Ça te fais penser à quelque chose ?
– Mmh… J’ai rencontré quelqu’un, qui m’a dit que les ‘rêves’ se déroulaient dans un passage entre le monde réel et l’endroit où nous nous trouvons. Et je me demandais si cette limite de temps avait un rapport avec ça…
– C’est vrai que c’est étrange. Pourquoi est-ce que tu peux venir ici alors que je ne peux pas retourner dans la réalité ? Et pourquoi est-ce que tu pars à chaque fois au bout d’un certain temps ?
– Une sorte de limite de temps ?
– Je pense. Et… Elle a l’air de s’allonger.
– Ah bon ? Pourtant, la dernière vision du grimoire…
– Un cas particulier. Mais rappelle-toi qu’au début, tu ne restais dans ce ‘passage’ que quelques dizaines de minutes tout au plus. Maintenant, tu peux y être pendant plusieurs jours. Même ici. »

Aln ferma ses yeux, songeur, tandis qu’Éliana continuait.

« Peut-être que plus le temps passe, et plus nous pouvons rester dans le passage. Le grimoire gagnerait en puissance, ou tu deviendrais plus apte à le contrôler.
– L’homme que j’ai rencontré a dit quelque chose de similaire. Que même quand je ne faisais rien, le grimoire agissait sur moi. Mais ça n’explique pas pourquoi toi tu ne peux pas retourner dans le monde réel, même pendant quelques instants. »

La jeune fille fit la moue, et, une expression d’intense concentration plaquée sur le visage, elle se remit à réfléchir. Aln sourit en l’observant, se disant que la réflexion lui allait bien.

« Peut-être, reprit-elle, peut-être que c’est à sens unique, ou alors que c’est plus dur dans un sens que dans l’autre ? La magie doit être plus puissante pour m’emmener dans la réalité que pour t’amener ici ?
– C’est possible. Mais là pour le coup, on n’en sait rien. Si c’est vraiment comme ça, alors le temps nous donnera la réponse.
– Moui… Mais si c’est le cas… »

Ils échangèrent un regard. Même sans parler, ils savaient qu’ils pensaient tous deux à la même chose. Si c’est le cas, peut-être qu’avec suffisamment de temps Éliana pourrait retourner dans le monde réel. Peut-être même pourrait-elle alors y rester.

La jeune fille devait faire de son mieux pour retenir ses larmes d’espoir, et Aln la couvait d’un regard chaleureux. Ils restèrent ainsi en silence pendant quelques minutes, avant qu’Éliana ne le rompe.

« D’aussi loin que je m’en souvienne, c’est la première fois que j’entrevois la possibilité d’être sauvée… »

Aln se renfrogna. Cette référence aux souvenirs lui rappela son interrogation préférée : pourquoi semblait-elle avoir oublié les précédents utilisateurs du grimoire ?

« À ce sujet… Jusqu’où remontent tes souvenirs ?
– Quelle étrange question, sourit Éliana. Je me rappelle de tout ce qui s’est passé avant la mort de mon grand-père. Et puis, de la scène que je t’ai racontée, et de nos rencontres.
– C’est tout ? »

Le jeune homme se renfrogna.

« Oui, pourquoi ?
– Pour rien… »

Il détourna le regard.

« Tu es étrange ! »

Elle se mit à rire, puis, une fois calmée, elle sourit gentiment.

« Ce n’est pas la peine de t’inquiéter pour moi, Aln. Même si j’ai oublié quelque chose, ce dont je me rappelle me suffit amplement.
– Ce n’est pas ce que… »

Elle le regarda, amusée, et pouffa quand elle le vit soupirer.

« C’est vrai, tu as raison. Je ne devrais même pas pouvoir espérer te cacher quelque chose.
– C’est mieux comme ça. Tu es sûr que tu ne me caches rien d’autre ?
– Haha, sûr et certain ! »

Non, il n’allait pas lui dire qu’il voyageait maintenant avec Nimronyn et parlait avec elle au coin du feu. Certainement pas. Après un instant d’hésitation, il décida qu’il était temps de retourner dans le monde réel, et d’arrêter de rêver.

« Je crois que je vais y aller.
– Tu arrives à le décider maintenant ?
– Un petit peu. Je pense qu’il me suffit de retraverser la faille.
– Je vois. »

Elle avait l’air déçue, mais se reprenant vite, elle lança au jeune homme un sourire avant de lui dire au-revoir.

« Ah, pensa Aln, c’est ce sourire qui me fait continuer… »

Il se réveilla sur le bosquet. Plus d’une heure était passée, et c’était le temps le plus long depuis qu’il avait commencé à utiliser le grimoire. Il se dépêcha de retourner à l’auberge, avant que quelqu’un ne s’inquiète pour lui.

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