JIM – Chapitre 41 : Connaissances communes

Auteur : Vhail
Check : Miss X


Et un chapitre pour la table 4, un chapitre. Bonne lecture et à la semaine prochaine.


Clément marchait dans la ville d’un pas décidé. Il avait laissé Etna et Exrine chez les Arva afin de voir s’il pouvait trouver un moyen de faire remonter cette dernière à la station malgré son bannissement.

La journée était belle et les rues de la ville d’Arnos étaient animées. De nombreuses personnes déambulaient, entrant et sortant des diverses boutiques et autres bâtiments. Beaucoup de races différentes se côtoyaient dans cette ville sans que des tensions inter raciales ne se fassent ressentir.

Les enfants couraient au milieu de cette foule, esquivant plus ou moins habilement les passants, engendrant parfois quelques remontrances et des excuses.

[Une vie sans tracas autres que ceux de la vie quotidienne, ça doit être bien de temps en temps.] songea Clément.

Ses pas le menèrent à la mairie de la ville. Les gardes le laissèrent passer et il se dirigea vers le bureau de l’accueil. Il se dirigea immédiatement vers la gauche du bâtiment et emprunta les escaliers qui menaient vers le bureau du maire.

En haut, sur le palier, plusieurs personnes étaient assises dans l’attente d’un entretien avec la maire. Clément avisa une chaise vide, s’assit et commença à prendre son mal en patience.

Après dix bonnes minutes, un vacarme se fit entendre à l’intérieur de la pièce et un Xénorien effectua un magnifique vol à travers la porte avant de tomber pile dans les escaliers et de les dévaler la tête la première.

Les personnes présentes commencèrent à chuchoter entre elles et se dirigèrent prudemment vers l’escalier. Il ne resta bientôt plus que Clément sur le palier.

« SUIVANT !! » hurla le maire depuis l’intérieur de son bureau.

Clément regarda à droite puis à gauche afin de confirmer que plus personne n’était présent puis se leva et entra dans le bureau. Le maire était penché sur un tas de papier alors que Clément s’avançait dans la pièce.

Il s’arrêta devant le bureau et attendit que son interlocuteur veuille bien lui adresser la parole.

« Qu’est-ce que vous voulez ? » demanda-t-il sur un ton agressif trahissant le fait qu’il ne soit pas dans les meilleures dispositions pour accéder aux requêtes des gens.

« J’aimerais faire jouer la faveur que vous avez tant insisté à me donner la dernière fois. » répondit Clément.

Arnold Swartz relava la tête de ses papiers et constata qui était la personne en face de lui.

« Ah oui je vois. Je ne m’attendais pas à ce que vous veniez me la demander de sitôt. Enfin, vu les ennuis dans lesquels vous semblez vous être fourré, ça ne m’étonne guère. Cependant je vous préviens, je ne pense pas pouvoir vous aider beaucoup dans votre différend avec deux des trois Suprêmes. »

« Ne vous en faites pas, ça n’a rien à voir avec ces deux emmerdeurs. Je me demandais si vous pouviez me faire une dérogation pour pouvoir emprunter l’ascenseur jusqu’à la station. »

« Il ne me semble pas que les gérants vous en aient interdit l’utilisation. » répondit l’autre.

« Ce n’est pas pour moi, c’est pour une amie. »

« Hum je vois. Mais franchement, ce n’est pas la peine d’utiliser la faveur que je vous dois pour une simple dérogation, il n’y a pas de raison à ce que je ne vous la fournisse pas. » dit-il en ouvrant l’un de ses tiroirs et en sortant une feuille pré remplie.

« Je pense que vous allez changer d’avis. » rétorqua Clément.

« Vous me sous estimez. » dit le maire en rigolant et en commençant à remplir le papier. « Quel nom dois-je inscrire dessus ? » demanda-t-il.

« Exrine Sarel. »

La main qui tenait le stylo s’arrêta net dans sa descente vers la feuille. Le maire de la ville releva lentement les yeux vers Clément, son air amusé ayant totalement disparu de son visage.

« Vous voulez rire ? » demanda-t-il.

« Absolument pas. »

« Vous savez qu’elle est en exil ? Elle n’a pas le droit de revenir en ville. Donc même si je vous offre cette autorisation, jamais elle ne pourra avoir accès à l’ascenseur. »

« Ne vous inquiétez pas pour ça, c’est mon problème, pas le vôtre. »

« J’espère sincèrement que vous savez ce que vous faites, cette petite a déjà bien assez souffert en se faisant bannir une fois. N’aggravez pas les choses. » dit-il en complétant tout de même le papier et en le tendant à Clément.

Celui-ci le rangea dans sa poche après l’avoir soigneusement plié.

« Merci pour votre aide. »

« C’est normal mais considérez que je ne vous dois plus aucune faveur. » répondit Arnold.

« Je me doutais bien que vous me diriez ça. » dit Clément en sortant du bureau.

[S’il commence à faire ressurgir de vieilles histoires du passé, je me demande où tout ça va nous mener.] songea le maire avant de se replonger dans ses papiers.

[Voilà une bonne chose de faite, la plus simple.] pensa Clément en sortant de la mairie.

Il commença à repartir pour rejoindre les autres restés à la maison en traversant la place devant le bâtiment lorsqu’une voix l’interpella.

« Monsieur Clerc ? »

Clément se retourna en direction de l’individu qui l’avait appelé pour voir un homme de stature moyenne s’approcher de lui. Des cheveux bruns coupés courts, des yeux noisette et une carrure de sportif assumé.

Clément remarqua une sorte de protubérance sphérique au milieu du front de son vis-à-vis sans pouvoir déterminer de quoi il s’agissait.

« Qu’est-ce que je peux faire pour vous ? » demanda-t-il à l’inconnu.

« Je m’appelle Maj et je travaille pour le compte d’Ysis. Elle m’a demandé de vous ramener avec moi car elle souhaiterait vous parler. » répondit-il.

« Que me veut-elle ? Elle est pourtant venue me parler hier soir dans la forêt. »

« Je n’en ai pas la moindre idée mais elle a spécifié que si vous refusiez, j’avais l’autorisation de vous ramener de force. »

« Loin de moi l’idée de vous décevoir mais j’ai des choses à faire en ce moment et je ne peux donc pas accéder à sa requête. Dites-lui que si elle souhaite me parler, elle me fasse savoir si c’est urgent. »

« Je pense que vous n’avez pas bien saisi la fin de ma phrase. Vous voulez vraiment que j’emploie la force contre vous ? »

« Et vous, est-ce que vous voulez vous battre contre moi ? »

« Pas vraiment mais s’il s’agit de la seule solution pour accomplir la tâche qui m’a été confiée, alors je le ferai. »

Clément soupira.

« Au moins pour une fois, je ne me battrai pas contre quelqu’un qui veut me tuer. »

« Rassurez-vous, je ne vous ferai aucun mal. Elle a spécifié que je ne devais pas vous blesser. » dit Maj.

Clément leva un sourcil interrogateur.

« Et vous compter faire comment pour ne pas me blesser en vous battant contre moi ? »

« Là est tout mon problème et ce pourquoi il serait arrangeant pour moi que vous me suiviez sans faire d’histoire. »

« Je viens de vous dire que ce n’était pas possible pour le moment. »

« Alors je n’ai pas le choix. » rétorqua Maj en sortant un bâton d’une dizaine de centimètres de sa ceinture. L’arme semblait être faite en bois et s’allongea d’elle-même d’un bon mètre cinquante, augmentant grandement sa portée.

Les passants tout autour commencèrent à s’éloigner prudemment des deux combattants. Clément se mit en position de combat, prêt à recevoir l’assaut de son adversaire.

Maj chargea en effectuant un mouvement circulaire horizontal avec son arme en visant la tête de Clément. Celui-ci se baissa pour esquiver l’attaque et tenta de faucher les jambes de Maj qui dut faire un bon pour ne pas s’étaler par terre.

Après s’être éloigné de quelques pas, il attaqua de nouveau et cette fois Clément sortit son katana pour parer l’attaque. La lame de l’arme était d’un rouge terne, signe qu’elle n’avait pas été descellée.

Le choc émit un son métallique qui surprit Clément.

« Je présume au son que ce n’est pas du bois, ou alors un bois spécial. » dit-il.

Maj ne répondit pas alors que tous deux étaient en train de faire pression sur leurs armes afin d’essayer de forcer l’autre à reculer. Finalement, ils prirent tous deux leurs distances et se fixèrent du regard.

« Ce combat ne nous mène nulle part. » dit Clément. « Vous vous retenez clairement de vous battre avec toute votre puissance pour respecter le souhait de votre patronne et je ne me bats pas à fond non plus. »

« Effectivement ce combat risque d’être plutôt long mais je ne perds pas espoir que vous commettiez une erreur. »

« Vu l’intensité du combat, c’est hautement improbable. Ça ressemble plus à un entraînement qu’à un vrai duel. »

« Je vous l’accorde. »

« Vous êtes sûr de vouloir continuer ? Parce que j’ai vraiment des choses à faire et c’est une perte de temps. »

« Je n’ai pas d’autre solution. »

« Elle est si terrible que ça votre patronne ? »

« Vous n’avez pas idée. Mais enfin, je pense que nous pouvons nous tutoyer, ça sera plus simple. »

« Ça me va. Qu’est-ce que tu risques si tu ne me ramène pas à elle? »

« Moi pas grand-chose mais il y a de fortes chances pour qu’elle s’énerve et n’en fasse qu’à sa tête jusqu’à ce que je te présente devant elle. »

« Moi ce que je propose c’est que tu rentres et que tu lui dises que si c’est vraiment si important que ça ce qu’elle a à me dire, elle n’a qu’à faire le déplacement elle-même et pas envoyer ses employés. »

« Elle risque de ne pas apprécier. »

« Pas grave. Elle est déjà venue une fois, je ne vois pas ce qui l’empêche de venir une deuxième. »

« Et en plus comme elle ne fait pas son boulot de toute façon, elle a tout le temps qui lui faut pour venir en personne. »

« Raison de plus. »

« Je crois que je vais faire ça. En plus je ne vois pas comment j’aurais pu te ramener sans te blesser pendant le combat donc ça m’arrange. Sur ce, je te laisse à tes occupations. Peut-être à une prochaine fois. » dit Maj en rangeant son bâton qui diminua de taille et en tournant les talons.

« Bon retour. » répondit Clément en rengainant son katana.

[Original ce type, enfin bon, laissons ça pour une prochaine fois.] pensa Clément avant de se remettre en route.

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