Alezander’s Extended Universe, Issue #38

 

Auteur : TheLordGio
Check: SamiHuunter



TheLordGio“Yo ! Il y a pas mal de changement dans ma vie en ce moment, des trucs cool et moins cool.
Une ambiance parfaite pour écrire cet ACTE 3. Sur ce chapitre il y a un changement de style d’écriture, j’espère que ça vous plaira.
Bonne lecture à vous tous.

Et merci à Sami pour le check. »


“Avec le temps, un mystère sans espoir de révélation devient une frustration.”

¤  Ronald Wright

 

L’Alfa Romeo passa à vive allure le panneau [Welcome To Los Angeles].

Les nuages ténébreux et la pleine lune, rouge sang, donnaient une ambiance malsaine tout autour de la Cité des Anges qui était illuminée de toutes parts telle une flamme flamboyante au centre des ténèbres.

 C’est dans cette atmosphère lugubre que Bill Mulder gara la décapotable bleu foncé juste en face du Perdu Dans La Nuit. Alezander était le premier à descendre de la voiture, suivi de Vé. Fang se réveilla au même instant, et descendit lui aussi. Barbara attrapa sa malette, Bill la regarda sortir du véhicule par le rétroviseur.

“Fais attention à toi !” dit Bill calmement. Elle hocha la tête en signe d’approbation.

“Tu ne viens pas avec nous Bill ?” demanda Alezander.

Il fit non de la tête. “Ce bar risque de me rappeler de mauvais souvenir, je garde la voiture. Une Alfa Romeo dans un endroit pareil, bref, restez sur vos gardes !”

“Compte sur nous !” répondit Alezander.

Bill voyait partir son équipe en direction du Perdu Dans La Nuit. Il vit sur le siège arrière, là où se trouvait Vé, un livre bleu foncé. Il le prit et commença à feuilleter l’ouvrage.

“L’Agenda d’Alezander hein ? Intéressant…” songea Bill en regardant le reste de son équipe rentrer dans le bar. Il feuilleta rapidement l’ouvrage et tomba sur quelques lignes qui l’interpella. Il commença à lire :

“Le temps passait, et les histoires d’autrefois se déformait au fil des époques.

Qu’ont-ils fait ?  pourquoi ont-ils modifié toutes cette histoire ?

Et comment se fait-il que j’ai le rôle de méchant dans cette histoire ?

Le pire, c’est que les fidèles prirent cette histoire pour argent comptant, Matthieu quels ingrats écrivain, retournant sa veste pour quelques pièces d’or.  

S’ils savaient, s’ils savaient la vérité, on ne peut faire confiance à aucun narrateur, les propos seront toujours déformés, caricaturés.

Qu’est-ce qu’un récit sans sa vérité : Rien, rien du tout. Qu’aurais-je fait de trente pièces d’argent ? À l’heure où j’écris ces lignes tout est confus dans ma tête. Mais je ne suis pas un traître, j’ai fait ce qu’il fallait faire. Je…”

Un grognement grave fit sortir Bill de sa lecture. Ce bruit effrayant, disparut lentement dans la pénombre, ce grognement fit ressortir de mauvais souvenir à Bill Mulder, cela lui glaça le sang. Il fouilla dans la boite à gant et tomba sur une lampe-torche, ouvrit sa veste et vérifia si son revolver était bien dans son étui.

Le grognement refit surface, plus lugubre que le précédent. Il attrapa son parapluie, et ouvrit lentement la porte de la décapotable. Ce bruit terrifiant venait de la ruelle à côté du bar, l’obscurité, cette épaisse couche de noirceur recouvrait le quartier, mais cette sombre ruelle, était comme son lieu naissance.

Le grognement grandissait au fur et à mesure qu’il s’approchait dans la ruelle. La mort de ses parents refit surface, il respira un bon coup et alluma la lampe torche. Une odeur nauséabonde emplit les narines de Mulder, le bourdonnement des mouches ricochait entre les murs des bâtiments abandonnés.

Mulder fit un premier pas dans la ruelle, tentant de chasser les mouches, et, en même temps, ses mauvais souvenirs. Le grognement s’arrêta immédiatement. Comme si la présence de Mulder avait fait taire la chose qui se terrait ici, dans l’oeil du cyclone de l’obscurité.

Le faisceau lumineux de la lampe torche se baladait sur le sol dégoûtant de cette ruelle étouffante. Puis, ce moment arriva, sur le ce sol une coulée de sang se découpa en deux en rencontrant les chaussures en cuir de Mulder. À chaque nouveau pas, une odeur de cadavre prit le dessus sur les autres odeurs nauséabonde. Un cri de chat fit sursauter Mulder. Il reprit son souffle et suivit la coulée de sang, cherchant le malchanceux propriétaire de ce fleuve d’hémoglobine.

Au sol gisait une masse informe, semblable au cadavre retrouvé à Manhattan. Il déplaça la lampe torche en direction du cou déboité du cadavre. Deux lettres étaient écrites : M.J.

Mulder, sentit l’atmosphère devenir de plus en plus oppressante, le grognement réapparu lentement, la chose était toute proche, quoiqu’elle soit ? Mulder connaissait ces deux lettres, le Mogwai Jigsaw. Il fit un pas en arrière et entendit un chuchotement incompréhensible.

La lumière de la lampe torche arriva lentement sur une créature humanoïde, longiligne, ses bras étaient anormalement longs. Son visage était tout blanc, vide, inexistant, sans trait pour définir ses yeux, son nez et sa bouche. Malgré son côté longiligne et terrifiant, la créature était soignée, vêtu d’un costume noir, portant une cravate rouge.

“Je vois que tu as des goûts de luxe maintenant… Slender man.” Mulder tenta de garder contenance, il serra son parapluie blanc, son arme de prédilection.

Le Slender man chuchota de plus belle, mais cette fois les mots devinrent compréhensible. Sa voix était grave, remplie d’écho. “Will…iam. Mul…der !!!”

“Exact ! Il est temps que tu rendes des comptes Slender, vile créature, comment une créature comme toi peut imaginer créer un conflit intergalactique ? Tu es juste un tueur en série ? J’aurais dû te tuer quand tu étais jeune… Mais…” La scène, cette même scène qu’il tentait d’oublier apparue de nouveau, ses parents dévorés par une créature blanche. “Mais… J’étais terrorisé, c’est fini maintenant…”

“Tu… crois… ça… ?” Le corps longiligne du Slender s’abaissa lentement sur le cadavre décomposé. “Ça… ne… fait… que… commencer…”

Mulder était prêt maintenant, prêt à l’arrêter. “Vous êtes en état d’arrestation pour meurtres. Vous avez le droit de garder le silence, si vous ne voulez pas exercer ce droit, tout ce que vous direz sera utilisé contre vous. Vous avez le droit à un avocat, si vous n’en avez pas les moyens, un avocat d’office pourra vous être accordé par la cour. Avez-vous compris ce que j’ai dit ? Voulez-vous répondre à nos questions sans un avocat ?” Il enchaîna en demandant : “Pourquoi as-tu tué un membre de la famille Kalabralax ?”

En guise de réponse, Slender rigola : “Haha… hahahaha… ne… me… fait… pas… rire… Will..iam…” Mulder sentit la tension monter d’un cran. Le moment était venu de l’affronter, lui, le meurtrier de ses parents.

Les premiers rayons du soleil apparurent, les nuages noirâtres et obscurs commençaient à virer à l’orange lumineux, un orange fantasmagorique. La lumière se faufila habilement dans chaque recoin de la cité des anges.

Ce ciel orangeâtre avait quelque chose de surréaliste, un ciel qui se situerait à un moment entre le rêve et la réalité, notre réalité. La ruelle du bar se teinta lentement en orange, les deux adversaires étaient côte à côte.

Le visage inexistant du Slender s’ouvrit en deux et laissa apparaître une rangée de dents acérées, aiguisées comme des rasoirs, des couteaux de tueur en série, des dents de requins et de lions. Mulder savait que le moment était venu. Sa vengeance allait se jouer dans quelques instants.

Le temps s’étira, les quinze secondes qui suivirent se figèrent dans la mémoire de Mulder, laissant place à un sentiment de gâchis et de frustration.

La première seconde, le début des hostilités qui s’ouvrirent avec l’allongement du bras droit albinos du Slender. Ses doigts, pourvus de longues griffes, se transformèrent en une sorte de lance organique. Très tranchante, elle arriva en direction de Mulder. La deuxième seconde était pour lui, il bloqua rapidement le bras allongé mais surtout tranchant de la créature avec son parapluie blanc.

La troisième seconde débuta par le déboutonnage express de la veste de Mulder, laissant apparaître sa chemise blanche, mais surtout son revolver au repos dans son fourreau. La quatrième seconde fut un tir de revolver, en direction du Slender.

Malheureusement la cinquième seconde fut une esquive qui s’enchaîna sur un rapprochement rapide de la créature en direction de son adversaire. Le combat au corps à corps fit sonner la sixième seconde, trébucher la septième et esquivait la huitième. Une giclée de sang annonça la neuvième seconde, un cri de douleur survint à la dixième seconde.

Mulder balança sa veste, sa chemise passant au rouge vif, l’hémoglobine comme colorant naturel. La onzième seconde donna lieu à un moment de répit, le Slender resta immobile comme s’il voulait savourer l’instant, savourer le sang de cet humain.

Bizarrement, de la douzième à la quinzième seconde, il ne se passa rien. La bête longiligne en costume leva sa tête. Ses dents disparurent laissant de nouveau place à son visage blanc, inexpressif. Inexistant.

“Il… est… temps… Mulder… ” La créature s’agrippa au mur comme une araignée. “Monte… sur… le… toit… “ Le Slender sauta en direction du toit du bar et ses mots s’évanouirent comme la fumée dans la brise.

Un escalier de secours était accroché au centre du mur. Mulder regarda son épaule gauche. “L’enfoiré… comment je vais monter maintenant ?”

 

 

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