JIM – Chapitre 49 : Descente en enfer et plan d’entrainement

Auteur : Vhail
Check : Yurane/Miss X


Bien le bonjour chers lecteurs et lectrices. Tout d’abord, je tenais à vous présenter mes excuses pour ce retard astronomique dans la parution du chapitre. J’ai eu un petit problème communément appelé syndrome de la page blanche et c’est assez pénible donc je vous prie d’accepter mes excuses. Voici donc le dernier chapitre de l’arc 2 de JIM moins les deux sides stories probables. Je ne sais pas si je tiendrai le rythme d’un chapitre par semaine mais je vais au moins essayer d’en publier un tous les quinze jours. La première partie sur Chloé était un test d’écriture, vous me direz si vous l’avez trouvé concluant mais personnellement, je me suis attaché au personnage donc elle reviendra fort probablement. Aussi, je n’ai pas oublié les personnages du concours, ils seront intégrés au fur et à mesure de l’histoire donc pas d’inquiétude de ce côté-là. Sur ce, bonne lecture et à très vite.


 

Je sortis du bâtiment de la guilde en larme, ne remarquant pas Maé y entrer à ce moment, accompagnée du mage multivers de la dernière fois. Mon monde venait de s’effondrer lorsque ma sœur avait franchi les portes de la guilde. Depuis le jour où elle avait été exilée, ma vie n’avait été qu’un vaste mensonge.

Dans ma tête, je revoyais défiler tous les moments de joie que j’avais eus avec mes parents. Ces souvenirs se désintégraient un à un, à mesure que je me demandais comment les choses se seraient déroulées si ma sœur avait été présente. Avant son exil, nous étions très complices et je cherchais à la protéger en tant que grande sœur.

Ce dont on l’avait accusée nous avait éloignées et je lui en avais voulu d’avoir ainsi trahi ma confiance en elle. Pendant ces quatorze dernières années, j’avais entretenu de la rancune à son égard même si je ne pensais jamais la revoir. Cette rancune avait failli ressortir aujourd’hui à la guilde mais les choses avaient pris une tournure à laquelle je n’aurais jamais pu être préparée.

[Tu dois te reprendre Chloé.] me dis-je afin de me persuader que je ne devais pas laisser mes émotions prendre le pas sur ma raison.

Après tout, j’étais un membre de la guilde. J’avais participé à de nombreuses missions. Je pouvais passer outre toutes ces choses.

Mais ils t’ont menti. Ils ne t’ont pas fait confiance. Ils t’ont privé de ta sœur. Peux-tu seulement imaginer ce qu’aurait été ta vie si elle avait été présente ?

Une voix insidieuse résonnait dans ma tête, sapant mon moral et mes efforts pour relever la tête.

[Non ! Je ne dois pas penser comme ça. C’est de l’égoïsme ! Ils avaient leurs raisons. Je dois essayer de me mettre à leur place afin de comprendre.]
Dans le tourbillon d’émotions qui assaillait mon esprit, je devais lutter contre toutes ces idées noires.

Comprendre quoi ? Dans l’histoire, l’égoïste c’est ta mère. C’est de sa faute, c’est elle qui a commis ces actes parce qu’elle ne supportait pas le regard des autres. Tu peux parfaitement te mettre à sa place puisque tu vivais avec ta sœur. Est-ce que le regard des autres te faisait un quelconque effet ? Non !

Je sentais une cassure en moi. Je me parlais à moi-même comme si deux personnalités, deux facettes de moi s’affrontaient.

[Elle a agi pour notre bien à tous. Elle a fait de son mieux pour protéger notre famille. C’est vrai, elle ne cherchait que notre bien.]

Alors que j’essayais de me raisonner, je marchais sans but à travers la station, mes jambes décidant seules de l’endroit où je me rendais.

Pour le bien de notre famille ? Haha. Son bien à elle ! Elle n’a pas pensé à quel point nous allions souffrir de l’absence de notre sœur. A quel point ça allait être dur de penser que la personne en qui nous avions le plus confiance nous avait trahies. A quel point ça allait être difficile de se remettre de cette perte.

Plus je pensais à tout cela, plus il m’était compliqué de trouver une excuse pour ma mère. Je me rappelais qu’ils avaient tenté de me consoler, de me rassurer et mon père avait passé beaucoup de temps avec moi, surtout la nuit quand je faisais des cauchemars.

Ha, notre père … Encore pire que notre mère. Assez faible d’esprit pour se laisser convaincre que non seulement c’était pour le bien de la famille mais en plus pour le bien de sa carrière. Aveuglé par sa soif de pouvoir et son désir d’occuper une position importante. Ils devraient payer tous les deux pour ce qu’ils ont fait.

[Je ne peux quand même pas leur en vouloir à ce point-là d’avoir menti, trahi notre famille pour leur bien être personnel. Pourquoi ? Pourquoi n’ont-ils pas cherché une autre solution ? Etait-ce vraiment la meilleure à laquelle ils aient pensé ?]

Mettons-nous à la place de ta sœur aussi puisque tu sembles décidée à essayer de comprendre ce qu’ont ressenti les autres à ce moment précis. A ton avis, quel effet ça a eu sur elle ? De savoir que nos parents avaient décidé de son sort comme ça ? Tout ça parce qu’elle avait une couleur de peau différente. Ne penses-tu pas que ça l’a torturée psychologiquement de te mentir et de ne rien te dire pour ne pas te mettre dans une situation difficile ? Songe à quel point ces 14 dernières années ont dû être difficiles pour elle. Au début, devant lutter pour sa survie, ne pas se laisser aller alors qu’elle avait été abandonnée par les siens. Combien a-t-il été difficile pour elle de revenir après toutes ces années, sachant fort bien qu’elle risquait de vous causer des problèmes et de la souffrance. Tout ça à cause de l’égoïsme de notre mère.

Ma résolution et ma volonté faiblissaient de plus en plus face aux assauts répétés de cette colère.

Ils ont choisi leur voie. Ils savaient qu’après cette nuit-là, il n’y aurait pas de retour en arrière possible. Leur choix avait été fait, sans te consulter. Ils ont pris une décision qui a eu un fort impact sur toi sans même te consulter. Ils n’ont pas cherché à comprendre pourquoi notre sœur était différente. Pourquoi tant d’années après la réunification de tous les Xénoriens, une fille naissait avec une couleur de peau différente. Ils n’ont pas cherché la cause mais ont été aveuglés par la conséquence. Comme si elle était responsable de sa condition.

Une tempête de ressentiment faisait maintenant rage dans ma tête.

[Pourquoi es-tu revenue Exrine ? Pourquoi ? La vie était plus simple avant.]

Plus simple ?? C’est vrai que vivre dans le mensonge est plus simple que de faire face à la vérité. Mais si nous avions appris que nous possédions une magie multivers, ne crois-tu pas que tu aurais fait la même chose qu’elle ? Passer du paria à la fierté de la famille. Trouver un sens à ta différence. Faire en sorte de changer le regard des autres sur ta famille. Le choix était évident pour ta mère. Changer du regard de dégoût, car ayant une fille avec une couleur de peau différente, à un regard de mépris et de jugement pour avoir élevé une criminelle. En plus de ne pas avoir cherché à arranger les choses, notre mère les a faites empirer.

[Père, pourquoi ne vous y êtes-vous pas opposé ? Pourquoi avez-vous écouté mère ?]

PARCE QU’IL ÉTAIT ET RESTE FAIBLE !! Peu importe le nombre de fois où tu te poseras la question, la réponse restera la même. Notre père est faible et imbu de pouvoir. Il préfère sa carrière à sa famille. Et ce n’est pas parce qu’il m’a trouvée un emploi au sein de la guilde que ça renverse la réalité de la chose.

A présent, je n’étais plus que rage, colère et haine envers mes parents qui m’avaient privée de toute mon adolescence en compagnie de ma sœur. Comme une fatalité, mes pas m’avaient conduite jusqu’au domicile de mes parents sur cette station.

Une grande bâtisse toute blanche avec un immense jardin dans un quartier huppé de la station orbitale. L’endroit idéal pour s’afficher et montrer qu’on est le chef de la plus prestigieuse guilde du lieu. Typique de mon père. Je n’avais aucune attache avec ce lieu car je ne vivais plus avec eux depuis longtemps.

Pourtant, le garde à l’entrée du jardin me laissa passer sans me poser de question et sans même faire attention à moi, mes parents lui en ayant surement donner l’ordre. Tout en remontant l’allée du jardin, je réfléchissais à un moyen de faire payer à mes parents tout ce qu’ils avaient fait. Je savais que ma mère serait à la maison car elle ne sortait presque jamais du temps où je vivais avec eux et était une personne qui estimait que la place des femmes était à la maison.

C’est aussi l’une des raisons pour lesquelles j’étais partie. Elle avait fortement désapprouvé mon adhésion à la guilde. Le plus difficile serait d’affronter mon père, je savais qu’il avait reçu des pouvoirs du dieu du feu et qu’il pourrait facilement me maitriser si je tentais de le confronter directement.

Je me souvenais alors d’un livre que j’avais trouvé dans la bibliothèque de mon père un jour. Les écrits qui se trouvaient dedans m’avaient écœurée à l’époque mais en y repensant, ce serait le meilleur moyen de me venger de mes parents.

Ce fut un domestique qui m’ouvrit la porte du manoir quand j’arrivais au bout de l’allée.

« Mademoiselle Chloé. Nous n’attendions pas votre visite. » me dit-il sur un ton poli.

« Je sais. Je ne m’attendais pas non plus à venir ici aujourd’hui. »

« Souhaitez-vous que je prévienne Madame ? »

« Non merci, j’aimerais lui faire la surprise mais je souhaiterais faire un saut par la bibliothèque d’abord, si possible. »

« Mais naturellement. Madame se trouve dans sa chambre et est en pleine lecture. Elle ne devrait pas en sortir avant un certain temps. » m’indiqua-t-il avant de s’éloigner et de retourner à ses occupations précédant mon arrivée.

Je me retrouvais seule dans le grand hall richement décoré. Tout était placé de telle sorte à être bien en vue pour d’éventuels invités. Un signe de richesse ostentatoire.

[Et ils ont sacrifié notre famille pour ça.] pensais-je pleine d’amertume.

Sans perdre plus de temps, je montais au premier étage car c’était là que se trouvaient la bibliothèque et la chambre de ma mère. J’entrais dans la première, me mettant à la recherche du fameux livre. La bibliothèque était grande, riche d’environ 4000 livres la dernière fois que j’étais venue mais je soupçonnais ce nombre d’avoir gonflé depuis ces six dernières années. Les ouvrages étaient diligemment rangés par sujet et par ordre alphabétique des titres, je n’eus aucun mal à mettre la main sur celui qui m’intéressait.

L’ouvrage avait une reliure en cuir brun vieilli par le temps dont le titre était écrit en lettres d’or : De l’obtention de pouvoirs par les Dieux Xénoriens. Je le parcourus rapidement à la recherche du passage tant désiré. Je le relus afin de voir si ma mémoire ne m’avait pas joué des tours et constatais que le rituel était bien resté imprimé dans ma mémoire tant il m’avait choquée à l’époque. Je sortis alors de la pièce pour me diriger au sous-sol. Cela faisait près de dix ans que mon père avait acquis ses pouvoirs liés au Dieu du feu et je l’avais surpris à préparer le rituel étant plus jeune.

[Merci père, je n’aurai pas à réunir tout le nécessaire par moi-même.]

Les domestiques étaient aussi à remercier car ils avaient même entretenu cet endroit dans un état de propreté impeccable. L’autel de prière et le cercle de convocation étaient aussi propres et nets que s’ils venaient d’être créés.

Ma colère avait été remplacée par une froideur méthodique. Je laissais le livre ici et remontait en direction de la chambre de ma mère. Qu’allait-elle ressentir en me voyant après si longtemps ? En vérité, je m’en fichais royalement et j’entrais dans la chambre sans hésitation.

Ma mère était assise dans un fauteuil face à la fenêtre, une couverture sur ses genoux et un livre dans les mains. Elle tournait le dos à la porte de sorte qu’elle ne sut pas que c’était moi qui venais de pénétrer dans la pièce.

« Oliver, il me semblait qu’après toutes ces années à notre service, vous devriez être coutumier du fait que je n’aime pas être dérangée pendant ma lecture. » dit-elle sur un ton cassant et hautain croyant s’adresser à son majordome.

« J’osais espérer que vous fassiez une exception pour moi, mère. » répondis-je sur un ton froid.

En entendant mes mots et ma voix, elle stoppa sa lecture et posa son livre sur la petite table à côté du fauteuil puis se leva.

« Chloé ! » s’exclama-t-elle en se levant et en se dirigeant vers moi pour m’enlacer, étreinte que j’acceptais uniquement pour ne pas lui mettre la puce à l’oreille immédiatement. « Je suis contente de te voir. Tu viens si peu ici. »

Son ton avait radicalement changé, contrastant à la fois avec ses paroles précédentes et le ton qu’elle avait employé.

« Oliver aurait dû me prévenir de ton arrivée. Viens, allons boire le thé. Tu me diras ce qui t’amènes ici. Te connaissant, tu dois forcement avoir une raison. » continua-t-elle en me lâchant pour aller commencer à ouvrir la porte.

Maintenant qu’elle se tenait en face de moi alors que cela faisait un moment que je ne l’avais pas vue et avec ces nouvelles perceptives, je la voyais sous un nouveau jour. Je remarquais que tout était faux chez elle, sa façon de parler, de se comporter et même ses expressions. Aussi pris-je un malin plaisir à prononcer ces mots pour observer sa réaction et la voir faire tomber son masque.

« Exrine est venue à la guilde aujourd’hui. » dis-je sur le ton le plus neutre possible.

L’effet de mes paroles fut radical sur elle. Elle s’immobilisa alors que la porte était à moitié ouverte. Son expression passa de la joie, faussement jouée de me revoir, à la stupeur suivie de près par l’incrédulité.

« Ton humour est assez douteux Chloé. Tu sais très bien comme moi que c’est impossible. Si Exrine était encore en vie, elle serait toujours bannie. Elle ne peut pas revenir. » tenta-t-elle de se rassurer.

« Non seulement elle est encore en vie mais en plus, elle ne devrait plus être exilée si on considère le règlement de la guilde. Il y a une raison pour laquelle elle a une couleur de peau différente. Ma sœur est une mage multivers. » assénais-je.

Ma mère était incrédule devant mes révélations mais se ressaisit très vite.
« C’est une bonne nouvelle. Notre famille va pouvoir être de nouveau réunie après toutes ses années. »

Elle avait fermé la porte et s’était rapprochée de moi. Sa dernière phrase fut l’étincelle qui mit le feu aux poudres. Je ne pouvais plus contenir ma rage.

« BONNE NOUVELLE !? Après toutes ces années ?? » je fulminais. « C’est de votre faute si notre famille a été séparée dans un premier temps ! C’est vous qui avez commis ces crimes il y a quatorze ans ! Elle a affirmé cela et père ne l’a pas nié une seule fois ! C’est de votre faute à tous les deux si j’ai été séparée de ma sœur pendant aussi longtemps. De votre faute si j’ai souffert pendant deux longues années, à tenter de me reconstruire parce que je me sentais trahie par ma sœur alors que c’est vous qui m’aviez trahie. »

Ma mère ne semblait pas en revenir que j’ai pu apprendre toutes ces choses.

« Chloé. Tu dois comprendre que nous l’avons fait pour le bien de notre famille … pour ton bien. »

L’intensité de ma voix avait baissé d’un cran mais je répondis tout de même de manière cinglante à ces propos.

« Mon bien !? Est-ce que vous avez seulement pensé une seule fois à ce que je pouvais ressentir ? Bien sûr que non. Tout ce qui vous importait était le regard que les gens vous portaient et aussi sur la carrière de père. A aucun moment, je ne suis entrée dans l’équation. Un vulgaire dommage collatéral. »

Je déchargeais une grande partie de ma haine sur elle mais ma colère ne retombait pas.

« Ce qui est fait est fait Chloé. On ne peut pas revenir en arrière. Mais si, comme tu le dis, ta sœur est une mage multivers, elle va pouvoir revenir dans notre famille et laver notre honneur. » tenta-t-elle de me rassurer.

Ses propos m’écœuraient. Je me demandais comment j’avais tenu si longtemps.

« Comme si elle était responsable du déshonneur qui pèse sur notre famille. Vous êtes la seule responsable de ça. Ce que je pensais est vrai. Vous ne vous préoccupez pas du bien-être de notre famille mais uniquement des apparences et du regard que les autres portent sur notre famille. Vous me dégoutez et il va falloir que vous payiez les crimes que vous avez commis il y a quatorze ans. Vous êtes coupable et vous avez laissé une innocente payer à votre place. »

Et avant qu’elle n’ait eu le temps de réagir, je l’assommais avec un coup sec dans le plexus solaire. Elle s’effondra comme une poupée de chiffon sur le sol. Pendant un instant, j’eus peur de l’avoir tuée à cause de l’énervement. Mon coup était juste destiné à faire en sorte qu’elle ne se débatte pas mais il semblerait que j’y sois allée un peu fort. Le fait qu’elle respire encore me rassura pour la suite de mon plan.

Je ramassais son corps et le portais tout en descendant au sous-sol. Je déposais ma mère dans le cercle de convocation et, en m’entaillant le bras, je redessinais ses contours avec mon sang. Mon père n’avait pas eu besoin de faire tout cela mais le dieu que je souhaitais convoquer était autrement plus exigeant. Après avoir pansé ma blessure afin d’arrêter l’hémorragie, je m’agenouillais devant l’autel et commençais à prier.

Ma mère commença à émerger peu de temps après le début de mes prières. Elle me vit, remarqua le livre puis constata qu’elle se trouvait au centre du cercle de convocation dont le périmètre était tracé avec mon sang. Son visage perdit toutes ses couleurs lorsqu’elle comprit ce qui allait lui arriver.

« Chloé … tu ne peux pas faire ça … je suis ta mère. » dit-elle alors que la panique montait en elle.

« Vous étiez sa mère aussi mais vous l’avez quand même faite exiler. Vous m’avez faite souffrir tout autant qu’elle. Vous ne méritez aucunement mon respect. » répondis-je avant de reprendre mes prières dans l’indifférence la plus totale.

« Tu sais ce qui t’attend si tu vas au bout de cette folie ? »

Elle tentait de faire fléchir ma résolution.

« Oh que oui, je le sais. Et je sais aussi ce qui vous attend. Et ça me réconforte un peu. »

Elle se heurta à un mur invisible alors qu’elle tentait de sortir du cercle en titubant.

« Chloé, laisse-moi sortir de là. Je ferais tout ce que tu veux mais je t’en supplie arrête. Je n’ai rien fait pour mériter le sort que tu me réserves. »
Elle commençait à devenir hystérique et n’osait pas verbaliser ce qu’elle allait devenir, de peur que l’échéance n’arrive plus vite.

« Le fait que vous ne trouviez rien est une aberration en soi. »

J’ignorais ses cris et continuais mes prières. Je fus bientôt récompensée lorsqu’une brume noire commença à apparaitre au plafond. Une partie de cette brume se condensa à mes côtés pour former le corps d’un Xénorien dont la tête était masquée par la même brume tourbillonnante autour d’elle.

« Hum, cela fait bien longtemps que personne n’avait osé effectuer ce rituel. » dit l’entité d’une voix enjouée.

J’étais toujours agenouillée devant l’autel et maintenant, ma mère était recroquevillée sur elle-même, en larmes.

« Alors, qu’avons-nous là ? » continua-t-il. « Un rituel appliqué à la lettre. On sent toute l’application qui a été mise en œuvre pour le mener à bien. Je suis admiratif devant tant de minutie. »

Tout en parlant, il tournait autour du cercle.

« Mais on ne convoque pas le Dieu de la mort pour qu’il admire votre travail. N’est-ce pas, jeune Xénorienne ? »

Il avait brusquement rapproché sa *tête* de la mienne en prononçant ces derniers mots.

« Surtout quand le rituel en question implique de sacrifier un membre de sa famille. Alors je suppose que tu souhaites te venger de cette personne. » dit-il en jetant un coup d’œil à la loque qu’était devenue ma mère depuis son apparition.

« Oui, grand Dieu mais pas uniquement. » répondis-je avec aplomb.

« La gourmandise est un vilain défaut, jeune fille. Plus tu en demanderas, plus le prix sera élevé. Et mes prix sont très … »

Je le coupais dans sa phrase avant qu’il n’ait eu le temps de finir.

« Je souhaite devenir votre envoyée. »

Il avait commencé à marcher de long en large pour me son petit discours mais j’avais réussi à stopper cet incessant mouvement de va et viens.

« Intéressant. »

Si son visage avait été visible, je suis sûre que j’aurais pu y voir se dessiner un sourire carnassier. Je ne pense pas qu’il soit possible d’afficher plus de stupeur que ce que ma mère montrait en cet instant. Elle s’était imaginée avoir un sort horrible mais elle se rendait à présent compte que ce que j’avais en tête était encore pire.

« D’habitude, les gens utilisent ce rituel pour une vengeance particulière mais toi, tu veux plus que ça. Pourquoi ? »

Il était clairement intrigué par ma demande.

« Parce que je ne veux pas seulement qu’elle souffre avant de mourir mais aussi que son âme soit damnée pour l’éternité. De même pour mon père. »

« Ton âme aussi sera damnée et tu ne pourras pas mourir tant que je considèrerai que tu peux me servir. » me prévint-il.

Je n’aurais pas pensé que le Dieu de la mort puisse être quelqu’un de sympathique. Je m’étais imaginée qu’il accepterait sans hésiter mais il me donnait quand même une chance de me rétracter. Cependant, ma décision était prise et je n’allais pas reculer, pas maintenant.

« Tant qu’ils ont le sort qu’ils méritent, je n’ai que faire de ce qui peut m’arriver. » répondis-je avec assurance.

« Bravo. J’aime les gens qui sont sûrs de ce qu’ils veulent. On perd vachement moins de temps comme ça. Si tout le monde était comme toi, les choses seraient plus simples. »

Il posa sa main sur ma tête et je sentis une vague d’énergie s’engouffrer en moi.

« Parfait, te voilà investie d’une partie de mes pouvoirs, prête à faire une parfaite ambassadrice. » dit-il en retirant sa main.

Mes nouveaux pouvoirs. Je ne sais pas pourquoi mais je savais instinctivement comment m’en servir. J’allais pouvoir confronter mon père et lui faire payer sans craindre de me faire brûler vive.

« Maintenant va accomplir le reste de ta vengeance. » me dit le Dieu en m’aidant à me relever. « Je m’assurerai qu’elle souffre pour tous les actes qu’elle a commis avant de mourir et que son âme aille en enfer. »

Sans un regard en arrière et en ignorant les suppliques de ma mère, je sortis de la maison pour me diriger vers la guilde afin de retrouver mon père. En y repensant, la maison de mes parents se situait assez loin du bâtiment de la guilde. Je me demandais combien de temps j’avais marché en ressassant toutes ces idées noires. A présent que j’étais lucide, je me dirigeais vers un téléporteur afin de gagner du temps et me retrouvais rapidement devant le bâtiment où je travaillais.

Je remarquais que les activités de la guilde avaient repris normalement et en déduisis que ma sœur devait avoir quitté les lieux. Déduction qui fut confirmée par un rapide coup d’œil à la foule alors que je montais les marches qui menaient au bureau de mon père.

Encore une fois, les gardes devant la porte ne m’arrêtèrent pas, sachant très bien qui j’étais. Il n’était pas rare que je monte voir mon père dans son bureau et, sauf s’il était particulièrement occupé ou absent, je rentrais sans problème.

Contrairement à sa maison, son bureau était assez sobre. Il y avait bien des étagères mais elles étaient remplies de papiers relatifs à la guilde. Mon père était assis dans son fauteuil derrière son bureau, un verre d’alcool à la main. Une bouteille à moitié vide trônait sur son bureau. Il semblait avoir pris dix ans d’un coup. Il remarqua mon arrivée lorsque la porte de son bureau claqua en se refermant.

« Allez, vas-y Chloé. C’est ton tour de me faire des reproches. Fais-toi plaisir. » dit-il d’un ton désabusé.

Si je ne lui en avais pas autant voulu, je pense que son état m’aurait fait pitié.

« Je ne suis pas venue pour te faire des reproches mais pour te faire payer tes crimes. »

« Mes crimes … Lesquels ? Parce que suivant le point de vue, je peux en avoir commis un nombre non négligeable. »

« Ceux que tu as commis à l’encontre de notre famille pour le bien de ta carrière. » répondis-je froidement.

« Et quels sont-ils selon toi ? »

« Je ne sais pas moi. Par exemple, laisser ma sœur être accusée de crimes qu’elle n’a pas perpétrés. C’est ta fille accessoirement. »

« Je l’ai fait pour … »

« Si tu dis que c’était pour le bien de notre famille, je te crucifie sur le champ. » l’interrompis-je.

Pour la première fois depuis que j’étais arrivée, il daigna bouger son regard de son verre vers moi.

« Qu’est-il arrivé à tes yeux ? » me demanda-t-il avec un regard perplexe, me prenant de court.

Son changement de sujet me paraissait trop abrupt pour être volontaire. Mon père était quelqu’un de très intelligent, même s’il était à présent sous l’emprise de l’alcool, et devait se douter qu’il ne pourrait pas détourner la conversation de cette manière. Aussi, je tournais mon regard vers une portion vitrée d’étagère pour constater que mes yeux étaient devenus complètement noirs. Surement un effet secondaire de mon pacte avec le dieu de la mort.

« Je suis devenue l’envoyée d’Orsa. » dis-je sans aucune hésitation.

« Tant mieux pour toi. » répondit-il en détournant le regard pour porter son verre à ses lèvres avant de finalement saisir pleinement le sens de mes paroles et de mon acte, dissipant totalement les effets de l’alcool. J’évitais sans mal la langue de feu qui fonçait sur moi et qui s’écrasa sur la porte derrière, accompagnée du tintement caractéristique du verre se brisant sur le sol.

« Où est ta mère ? » me demanda-t-il sur un ton dont la température était l’exact opposé de celle du feu déchaîné dans ses mains.

« Surement encore en train de souffrir de Ses mains. » répondis-je.

« Tu vas payer pour ça, Chloé. Pour cette TRAHISON !!! »

« C’est vous qui parlez de trahison ? Je ne peux pas réfuter l’avis d’un expert. » rétorquais-je ironique.

Mes paroles ne firent qu’attiser sa colère et les flammes qui s’échappaient de ses mains. Ses flammes se ruèrent à travers toute la pièce, s’attaquant aux étagères et m’encerclant. Il comptait me faire rôtir vivante. J’ouvris les mains et une brume noire visqueuse s’en échappa, se répandant sur le sol. Lorsqu’elle eut atteint les étagères, elle commença à monter à l’assaut des flammes, détruisant le feu petit à petit.

Elle ne s’attaquait pas directement aux flammes mais à son carburant, faisant vieillir le bois des étagères à une vitesse vertigineuse. Privées de nourriture, les flammes périssaient d’elles-mêmes. En se répandant, la brume finit par atteindre mon père, lui faisant à lui aussi subir un vieillissement accéléré avec toutes les souffrances qu’il aurait dû ressentir avec la prise d’âges condensées en quelques secondes. Son visage se tordait de douleur et il ne fut bientôt plus qu’un tas de poussières sur le sol du bureau.

Mon père et ma mère étaient morts et damnés pour l’éternité par ma main mais je ne ressentais rien. J’avais juste accompli ce qui me semblait juste. En sortant de la guilde, ma vie n’était pas meilleure qu’avant, tout ceci n’avait pas effacé les blessures du passé et j’étais maintenant au service du dieu de la mort Orsa.

Clément, accompagné de Maé et Faé arriva à la guilde, portant sur son dos une Mia toujours inconsciente. Ils ignoraient les évènements qui venaient de survenir à l’intérieur du bâtiment et ne pouvaient imaginer les conséquences qui en résulteraient. Aucun d’eux ne remarqua Chloé sortir en courant à cause de la foule de curieux qui essayaient de rentrer pour assister au spectacle.

A l’intérieur de la guilde, tout le monde était regroupé pour regarder la scène qui se jouait entre Etna, Exrine et le père de cette dernière. Il semblait que l’affrontement soit inévitable.

« Tu as quand même créé un sacré foutoir en faisant remonter Exrine ici. » lui dit Maé après avoir analysé la situation.

« Et ça ne m’étonnerait pas que les choses empirent. » renchérit Faé pour remuer le couteau dans la plaie.

« Franchement, elle était victime d’une injustice. Je trouve ça plutôt normal comme comportement que de vouloir la réparer. » répondit le principal intéressé qui ne se sentait pas le moins du monde coupable dans l’affaire.

Tout en parlant, ils contournaient la foule pour se diriger vers le panneau où étaient affichées les missions.

« C’est bien beau de vouloir jouer les bons samaritains mais il faudrait peut-être penser aux conséquences de temps en temps. » répliqua Maé alors qu’en fond de leur conversation, le chef de la guilde s’apprêtait à attaquer Etna et Exrine.

« Tu verras, à force de le côtoyer, tu vas vite te rendre compte qu’il n’agit pas forcement en fonctions des conséquences possibles de ses actes. Même rarement. » dit Faé moqueuse.

« Venant de toi, je ne prends même pas ça pour de la moquerie. » répondit Clément, tombant de ce fait quand même dans le panneau.

Ils étaient arrivés devant le panneau de missions pendant qu’Etna mettait une rouste monumentale au père d’Exrine et plongeait de ce fait la guilde dans un silence de plomb.

« Sérieusement, avec toutes les avancées technologiques de la station, pourquoi la guilde a quand même encore un panneau en liège où sont épinglées les missions ? » s’étonna Clément devant le panneau.

« Je ne sais pas. » concéda Maé.

« Surement par nostalgie. » supposa Faé.

« Mouais, je ne suis pas convaincu. Bon Faé, quels sont les univers dans lesquels on doit aller ? » demanda Clément.

« C’est quoi encore cette histoire ? Je sens le coup foireux de ta part. » intervint Maé qui voulait savoir ce que Clément préparait.

« Plus tard, quand on sera avec tout le monde. » éluda-t-il. « Alors Faé ? »

« Colonne 2 ligne 8, Colonne 7 ligne 1 et colonne 19 ligne 29. » énuméra-t-elle en donnant la position des papiers sur le tableau.

Clément les récupéra et sans même les regarder, il fit demi-tour et se dirigea vers l’un des guichets. Ce faisant, il se rapprocha immanquablement d’Etna et des deux autres.

« Et à quel type de mission pensez-vous ? » l’entendit-il demander au chef de la guilde.

« C’est quoi cette histoire de mission ? » demanda-t-il en reprenant presque mots pour mots la question que Maé lui avait posée un peu plus tôt.

« Ah tiens, le lâcheur est revenu. » ironisa Etna en le voyant arriver.

« Va bien te faire voir Etna. Rien qu’à ton regard, je peux dire que tu t’es bien amusée à venir inscrire Exrine à la guilde. Ça aurait été moins fun pour toi si j’avais été là. »

« Je dois bien te concéder ça. Tu commences à me connaitre un peu trop bien, je ne sais pas si c’est une bonne chose. En fait, vu qu’Exrine est originaire de ce monde, elle ne passera pas par un test qui permettrait d’évaluer son niveau. » expliqua-t-elle.

« Si c’est le seul problème, je peux lui faire passer le test. » proposa Maé.

« Non. » s’exclama le chef de la guilde qui ne pouvait pas se permettre de revenir sur ses mots sous peine de perdre la face une fois de plus. « Ma décision est prise, elle passera le test avec une mission à échelons. »
Il tentait de garder un semblant d’autorité.

« Ce genre de mission ? » demanda Faé en désignant un des papiers dans les mains de Clément.

Depuis le début de la conversation, elle s’était occupée à lire les ordres de mission par désintérêt pour celle-ci. Elle savait dans quel univers elles devaient être réalisées mais n’en connaissait pas le contenu. Lorsqu’elle avait indiqué ces missions à Clément, elle aurait très bien pu lui indiquer d’autres missions se déroulant dans les même univers mais les avait choisies au hasard.

Le Chef de la guilde arracha le papier désigné des mains de Clément et le parcourut du regard.

« Oui, ce genre de mission ferait parfaitement l’affaire. » finit-il par admettre.

« Donc problème réglé. Je prends ces deux missions en plus. » dit Clément en lui présentant les deux autres papiers.

« Faites comme bon vous semble mais elle ne pourra pas recevoir l’aide de vous tous pour prouver son niveau. » ajouta-t-il cependant.

« Et si seule Etna l’accompagne dans cette mission ? Cela vous convient ? » proposa Clément.

Après un court instant de réflexion, il accepta, ne voulant pas risquer la colère d’Etna même si Clément décela une lueur de haine dans son regard. Il voulait se débarrasser au plus vite d’eux alors il valida lui-même les missions étant donné que Chloé était partie de la guilde.

« Maintenant quittez les lieux, vous avez déjà causé assez de problèmes comme ça aujourd’hui. Et vous n’avez pas autre chose à faire que de rester là à ne rien faire ? » demanda-t-il en apostrophant la foule présente autour d’eux.

Il se fraya un chemin au milieu de la foule et monta s’enfermer dans son bureau. Exrine le regarda s’éloigner sans essayer de le retenir, se disant que peu importaient ses paroles, son père refuserait toujours de la considérer comme un membre de la famille à nouveau. Elle s’apprêtait à faire des remerciements mais Etna l’interrompit avant qu’elle n’ait eu le temps d’ouvrir la bouche.

« Je propose qu’on aille dans un endroit plus calme pour parler parce que je trouve que l’on attire beaucoup l’attention. » dit-elle en regardant la salle et tous les regards qui étaient braqués sur eux.

« Je penses que je connais un endroit de ce genre. » proposa Maé en se dirigeant vers la sortie sans même attendre l’avis des autres.

Sans avoir trop le choix, ils pouvaient bien l’ignorer mais sans grand intérêt autre que de risquer de la vexer, ils suivirent Maé qui les emmena vers un téléporteur avant de ressortir et de se diriger vers une taverne dans laquelle Clément était venu un peu plus tôt dans la journée, ‘Le Poney Fringant’.

Ils entrèrent dans le bâtiment à sa suite et s’installèrent à une table vide. Clément déposa délicatement Mia sur l’une des banquettes qui ne se réveilla pas. Le barman s’approcha d’eux et ils passèrent commande. Il leva un sourcil interrogateur vers Clément qu’il semblait avoir reconnu mais ne dit rien à ce sujet.

Ils attendirent en silence une minute d’être servis avant qu’Exrine ne prenne la parole.

« Je ne sais pas comment vous remercier de m’avoir permis de mettre fin à mon bannissement. » dit-elle en s’adressant à Etna et Clément.

« Obtiens le niveau le plus haut possible avec la mission et ce sera déjà un bon remerciement. » répondit la néo-déesse de la Vie en sirotant son verre.

« Mais, l’autorisation que vous m’avez obtenue pour pouvoir remonter à la station ? Elle a dû vous coûter chère ! » continua-t-elle, incapable de concevoir qu’ils ne veuillent rien en rétribution.

« Pas du tout, le maire de la ville me devait une faveur de toute façon. Et avant de dire que j’aurais pu la garder pour moi, je n’en voulais pas à la base de cette faveur donc autant qu’elle ait servi pour quelqu’un qui en avait vraiment besoin. » expliqua Clément.

« Ces remerciements terminés, est-ce que tu peux nous expliquer ce qu’est ton plan foireux avec ces missions ? » coupa court Maé qui était inquiète pour sa sœur.

« C’est simple, pour le moment notre équipe est assez déséquilibrée en terme de puissance puisque je peux basiquement vous battre tous sans gros soucis, du moins en 1 contre 1. » commença-t-il. « Etna, tu vas surement dire que je suis prétentieux mais si tu y penses un peu, je ne pense pas que tu ais ne serait-ce que 50% de chance de me battre dans un combat. Le principe c’est que vous vous amélioriez en accomplissant ces missions.

Faé a aussi repéré des recrues potentielles pour l’équipe. Pourquoi je veux plus de personnes ? Parce que Noa veut récupérer Faé et que notre équipe actuelle n’est pas assez conséquente pour l’en empêcher. Je ne sais pas ce qu’est son plan mais j’ai demandé à un ami d’enquêter là-dessus et il ne devrait pas avoir de difficultés à nous trouver des informations.

Exrine, je sais que tu n’as rien à voir dans cette histoire, que tu ne connais pas Faé donc si tu ne veux pas faire partie de l’équipe, tu es libre de faire ce que tu veux. Comme vous toutes d’ailleurs. »

« Si je m’éloigne trop de toi, je reviens automatiquement donc je ne peux pas vraiment quitter l’équipe. » dit Etna platement.

« Je peux le désactiver sinon je ne te proposerais pas de faire une mission dans un univers différent de celui où j’en fais une. » répliqua Clément.

La Phylorène réfléchit quelques instants avant de répondre.

« Bah, si je reste avec toi je vais pouvoir devenir plus puissante et accomplir ma vengeance. »

« Je ne te suivrai pas. » dit fermement Exrine. « Mais j’ai décidé de servir ma déesse jusqu’à la mort donc si elle fait partie de ton équipe, j’en ferai partie aussi. »

« Tu nous as sauvé la vie donc on t’en doit une. » rappela Maé.

« Merci de votre soutient. » dit Clément légèrement ému.

« Et moi, on ne me laisse pas le choix ? » demanda Faé.

« Est-ce que tu as le choix ? » s’amusa Clément.

« Hum, pas faux. »

« J’aimerais quand même trouver un moyen de soigner ma sœur avant de faire ta mission Clément, comme ça elle pourra progresser en même temps que moi. » intervint Maé.

« C’était prévu dans le plan. Les missions que Faé m’a indiquées tout à l’heure n’ont pas été choisies au hasard total. La mission que je comptais te donner s’effectue dans l’univers où habite le meilleur médecin répertorié par la guilde. » rassura Clément.

« Et tu peux nous donner des spécifications sur les personnes que tu veux que l’on tente de recruter ? » demanda Etna.

« Je vous ai enregistré les informations dans les navettes dans le vaisseau, vous pourrez les consulter pendant le voyage. » répondit Faé à la place de Clément qui n’avait pas l’information de toute manière.

« Donc tout ce qu’il nous reste à faire, c’est de nous améliorer et de revenir plus fortes pour t’éclater. » sourit Etna.

« C’est l’idée, même si je doute que vous puissiez réussir la dernière partie. » dit Clément en réagissant à une provocation par une autre.

Il confia le papier de mission à Exrine qui devait la réaliser pour obtenir un rang au sein de la guilde et l’autre revint à Maé. Clément régla les consommations et ils se rendirent au vaisseau qui avait amené Clément, Faé et Etna à la station.

Mia fut placée dans une navette dont Maé prit les commandes pour décoller à la recherche du médecin qui pourrait la soigner. Exrine et Etna prirent la seconde et, une fois que Clément eut désactivé le sort de rappel sur la faux en soul steal, il se retrouva rapidement seul avec Faé.

« Tu aurais pu leur dire dans combien de temps vous alliez vous retrouver. » reprocha Faé.

« Tu n’es pas la seule à avoir enregistré un message pour elles. Et si je leur avais dit maintenant … je pense que je craignais leur réaction en fait. » hésita Clément.

« Donc c’est le départ pour une nouvelle aventure. »

« Oui c’est ça. » répondit Clément en regardant le ciel étoilé.

Ses adversaires n’allaient pas attendre gentiment qu’ils soient prêts à les affronter, il le savait et il devait être vigilant. Il fit décoller le vaisseau, laissant la station derrière lui, se dirigeant vers un nouvel univers plein de mystère et de nouveautés.

 

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