JIM – Chapitre 49-1 : Interlude IV

Auteur : Vhail
Check : Miss X


Premier interlude de la suite de l’arc 2. J’aurais dû le poster en deuxième mais j’ai eu beaucoup trop d’idée pour l’autre et du coup pas le temps d’écrire pour le sortir lundi donc ce sera pour la semaine prochaine. Il est plus court que le précédent, pas de grand chose (#pasdutout) mais bon c’est pour mettre en place des choses pour le prochain arc. Donc bonne lecture et à la semaine prochaine.


 

L’homme quitta la taverne après avoir parlé à Clément. Lorsqu’il s’était décidé à demander son aide, il s’était douté que celui-ci lui demanderait quelque chose en retour et sans surprise, Clément avait souhaité avoir des renseignements qu’il ne pourrait pas obtenir de lui-même.

Bien entendu, de fait de sa nature, s’il s’attelait lui-même à la tâche, il pourrait probablement obtenir ce que Clément désirait sans grandes difficultés. Cependant, le champ de ses actions était limité dans cet univers, comme dans de nombreux autres afin de préserver un certain équilibre. Equilibre qui allait certainement être mis à mal étant donné ce qui était arrivé dans la forêt dans la semaine.

Cette restriction allait compliquer un peu sa tâche mais il avait environs cinq ans devant lui et la station regorgeait de ressources pour qui savait où chercher. Il se dirigea vers l’un des quartiers les moins fréquentables de la station. Ici, les rues ainsi que les bâtiments étaient moins bien entretenus et en moins bon état comme si la magie circulant dans la station, servant à l’autoréparation des lieux, était utilisée à d’autres fins.

Des vendeurs à la sauvette en tous genres abordaient les rares passants qui osaient s’aventurer dans ces rues mais aucun n’arrêta l’homme. Il entra sans hésiter dans un immeuble semblant encore plus mal en point que les autres. Si l’apparence extérieure de la bâtisse montrait un immeuble d’au moins six étages, aucun escalier ou plateforme de téléportation n’était visible dans l’unique pièce du hall d’entrée. La pièce était chichement décorée avec des rideaux en velours, fermés et pendus devant les fenêtres ; des canapés luxueux en demi-cercles autour de tables en bois précieux et des lustres en une matière semblable à du cristal.

Seules deux personnes étaient présentes dans la pièce, un homme et une femme, assis à la table se trouvant à l’exact centre de la pièce. Il s’approcha d’eux et s’assit à leur table. Ceux-ci continuèrent leur conversation comme si de rien était et il ne chercha pas à les interrompre. S’il voulait pouvoir s’offrir leurs services, il ne devait pas les presser et il se doutait que se faire ignorer était un test, comme à l’accoutumée. De longues minutes plus tard, ils daignèrent enfin lui accorder leur intention.

« Que pouvons-nous faire pour vous ? » demanda l’homme.

Brun, les yeux bleus avec une paire de lunettes posées sur le nez, il se tenait avec un coude appuyé sur chaque genou et les mains croisées devant la bouche, penché en avant en direction du nouveau venu.

« Maitre Perel, Maitre Équia. » commença-t-il en s’adressant à l’homme puis à la femme. « Je suis heureux de voir que vous vous portez toujours aussi bien depuis notre dernière rencontre. »

« Epargnez nous vos mièvreries Prima. Si vous êtes venu ici, ce n’est pas pour babiller inutilement avec nous mais pour parler affaires alors arrêtez de nous faire perdre notre temps qui doit être tout aussi précieux que le votre. »

« Je vois que vous êtes toujours aussi directe ma chère. J’aurais en effet besoin que vous me confiiez l’un ou l’une de vos employés pour récolter des informations. » expliqua-t-il.

« Quelle est la cible de cette enquête ? » demanda le dénommé Perel.

« Il me semblait me souvenir que lorsque l’on louait directement les services de l’un de vos employés plutôt que de passer par vous pour récolter les informations, il n’était pas nécessaire de vous préciser les détails du contrat. »

« Je présume donc que vous souhaitez régler notre prestation de la même manière que d’habitude. » reprit Perel.

Prima acquiesça. Depuis que l’entreprise existait, il payait en prenant sous son aile et en entrainant la personne qui devait accomplir sa mission. Il aurait pu faire de même au lieu de demander à Clément de chercher des informations pour lui mais il avait interdit au dirigeant de l’entreprise de faire affaire dans son univers. Les deux maîtres se consultèrent du regard et après une courte concertation sans qu’aucun mot ne soit prononcé, Equia se leva et mit la main sur l’épaule de leur client afin de les transporter dans une autre pièce en sous-sol du bâtiment. Elle ouvrit immédiatement la porte et avança dans le couloir qui se trouvait derrière celle-ci. Tout le long, des portes espacées de huit mètres étaient alignées sur les deux murs du couloir. La plupart d’entre elles étaient ouvertes et montraient des pièces à vivre vides.

Elle s’arrêta devant une porte particulière montrant des signes d’enfoncement depuis l’intérieur de la pièce.

« Un employé difficile ? » ironisa Prima.

Equia ne réagit pas à la provocation, ouvrit la porte et bloqua la lame improvisée qui visait sa gorge, lancée dans le timing parfait de l’ouverture de la porte. En voyant que son effet de surprise n’avait servi à rien, la jeune femme à l’intérieur de la pièce ne poursuivit pas son assaut pour voir le déroulement de la suite des évènements.

« Comme d’habitude, vous me confiez vos cas difficiles. Je suppose que je n’aurai aucune information sur elle. » dit Prima.

« Exactement. A l’exception de son nom, vous n’aurez rien. Vous ne nous donnez aucune information sur ce que vous allez lui faire faire, nous ne vous donnons aucune information sur notre employée. »

Prima observa la jeune femme devant lui. Le plus frappant était la méfiance qui se lisait dans ses yeux, ses trois yeux. Un regard de bête effarouchée, sur ses gardes.

« Donc voici Jhonie Clara, c’est elle qui accomplira la tâche que vous allez lui confier. Nous vous la confions jusqu’à ce que vous ayez fini sa formation. Faites vos bagages jeune demoiselle, vous partez en mission. » ajouta-t-elle pour Jhonie.

Celle-ci prépara ses affaires rapidement, désireuse de sortir au plus vite de ce trou où elle était confinée depuis bien trop longtemps à son goût. Ses affaires disparurent dans les poches de sa veste quelque soit leur taille. Une fois que ce fût fait, Equia ramena tout le monde dans le hall de l’immeuble.

Perel se présenta à eux avec un contrat déjà signé par lui en deux exemplaires qu’il présenta à Prima. Celui-ci lut rapidement le papier puis y apposa sa signature.

« C’est toujours un plaisir de faire affaire avec vous. » le remercia Perel en récupérant l’un des deux exemplaires.

Prima les remercia en rangeant le papier dans sa poche et sortit du bâtiment suivi de Jhonie qui semblait chercher la première occasion pour prendre la poudre d’escampette.

Une fois qu’ils furent sortis, Perel s’adressa à son associée.

« Si ce n’était pour sa passion pour l’enseignement, je pense qu’il serait plus dur en affaire. Nous sommes grandement gagnants dans l’affaire à avoir une personne de moins à former. »

« Je pense qu’il y trouve quand même son compte. » répliqua Equia qui se demandait comment allait évoluer Jhonie dans les mains de leur client.

 

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