Death March 6-34 : La Fin de la Tourmente (2)

Traducteur: Hina-sama
Adapt : Yurane
Check : MissX


Enfin, nous voici à la fin du tome 6 de Death March avec ce dernier chapitre ! Plus que quelques intermissions sympathiques et nous pourrons attaquer le tome 7 ^^
Bonne lecture à vous
~
ShaSha-senpai.


Ici Satou. Dans mon enfance, le mot « fiancée » était présent dans beaucoup d’histoires. C’est devenu obsolète sans que je ne m’en rende compte, mais j’ai réalisé que ce n’était pas forcément marrant quand cela m’est arrivé.


« Vous êtes le maître de Nee-san, hein ?
– C’est un plaisir de vous rencontrer. Je suis Satou, un marchand. »

Le jeune chevalier avec trois cicatrices sur la joue m’adresse la parole. C’est le capitaine du 17ème escadron de chevaliers du duché qui suivait Liza. Il ne cache pas particulièrement sa condition en se présentant comme un chevalier du duc et introduit son second. Ils sont tous les deux du peuple. Peut-être à cause de ça, ils ont davantage l’air de mercenaires que de chevaliers. Je pensais qu’un chevalier serait d’un rang noble, mais ça n’a pas l’air d’être le cas.

Le vice-capitaine à côté de lui porte un heaume, donc on ne peut pas voir son visage, mais sa tribu est celle du rare clan tête-de-panthère. Bien entendu, je ne vais pas aller le vérifier.

« Oh, alors elle n’était pas une garde d’un noble, mais d’un marchand ?. N’empêche, vous avez engagé une personne incroyable capable de manier une lame magique. Vous devez probablement être l’héritier d’une très grande famille de marchands.
– Non, loin d’être grande. Je ne suis qu’un marchand qui ne possède même pas sa propre boutique. Cette fois, on a juste eu de la chance de rencontrer baron-sama.
– Veuillez l’excuser, le capitaine est du genre à parler avant de réfléchir. »

La dernière phrase du capitaine était adressée à son second, mais elle était plus qu’audible. Le vice-capitaine essaie de couvrir le capitaine, mais je pense que ça ne fait que l’enfoncer davantage.

Pendant que nous discutons, la servante de tout à l’heure arrive et nous guide à travers la place forte.

◆◇◆◇◆◇◆◇◆◇◆◇◆◇◆◇◆◇◆

« Aah ! Comment avez-vous osé me rouler dans la farine tout à l’heure ! »

Pendant que nous descendons de cheval à l’intérieur de la place forte, une voix aigüe résonne. C’est la deuxième fille du baron, Karina, de tout à l’heure.

« Une jeune femme à la forte poitrine.
– C’est notre ennemi. »

Arisa et Mia médisent à voix basse. Il existe une sanction pour la médisance, alors tenez-vous en bien au chuchotement d’accord ?

Le son du vent déchire l’air, le poing de la demoiselle atteint l’endroit où mon visage était à l’instant.
Hein ? Elle veut se battre maintenant ? Est-ce que j’ai fait quelque chose pour me retrouver dans cette situation ?

J’essaye de demander la raison de cette attaque tout en l’évitant.

« Pourquoi ? »

J’évite son coup de coude.

« Je me… »

J’évite son crochet avec ma main.

« Fais attaquer ? »

Je me suis occupé avec les attaques de la demoiselle dignes d’un personnage de jeux vidéo de combat.
Je ne pouvais pas empêcher ma conscience de se braquer sur ses montagnes mouvantes qui tremblent à chaque fois qu’elle bouge, mais j’essaye d’avoir un regard désespéré en l’évitant aussi souvent que possible. Mais, ce n’est pas douloureux quand ces choses bougent autant ?

J’entraperçois Liza et Pochi sur le point de lui bondir dessus. On dirait que les trois autres se contrôlent d’elles-mêmes pour ne pas bondir. Je leur fais un petit coucou quand je croise leur regard.

« C’est quoi ce calme, desuno ? »

Avec un léger ralentissement, elle élance sa jambe pour me faire un croche patte, mais je l’esquive avec un petit saut.
Oups, on était en plein combat.

« Insolent, desuwa.
– Je suis juste doué pour esquiver. »

En y pensant, comme je ne fais que regarder sa poitrine, je ne m’en suis pas aperçu avant, elle ne porte pas de robe mais une sorte de pantalon d’équitation. Ses cheveux sont attachés en tresse. Son apparence laisse à penser que c’est une jeune demoiselle élégante venant d’un club d’équitation qui profite de ses vacances.

« Ça suffit les caprices ! Battez-vous dans les règles, si vous êtes un héros.
– Le héros-sama est là-bas. Il se tient debout à côté de Soruna-sama, non ? »

Si je continue de parler en évitant, je risque de me mordre la langue.
Sa grande-sœur, Dame Soruna arrive par ici avec son faux héros. Plutôt que d’avoir l’air surpris avec vos mains sur le bouche, j’aimerais que vous arrêtiez ce cheval sauvage à la place.

« Ce n’est pas ça ! Vous êtes celui qui a anéanti ce démon, n’est-ce pas ?! »

C’était limite, si je n’avais pas la compétence Poker Face, ça se serait vu sur mon visage.
Même si elle a été témoin de la destruction du démon, la distance entre nous était de plusieurs kilomètres. Bien que l’être magique (Raka) possède la compétence Voir à Travers, je ne peux pas croire qu’elle ait pu me voir.
Cependant, basé sur sa conversation précédente avec Arisa, elle pourrait être capable de discerner la vérité du mensonge. Je dois faire attention à ce que je dis.

« Je me souviens qu’il est dit qu’aucun humain normal ne peut vaincre un démon de haut rang pourtant.
– C’est exact, desuwa. C’est pourquoi vous êtes héros-sama. Si ce n’est pas vrai, alors dites-le. »

Je confirme mon titre dans mon statut. Ouaip, j’ai enlevé le titre Héros. Bien sûr, la colonne des titres dans le menu Échanger est aussi OK. En ce moment, je ne suis pas un héros.

« Je ne le suis pas. »

Après avoir reçu ma réponse, la tiare sur le front de Dame Karina clignote. Alors, l’ornement en argent qu’elle porte comme une tiare est la vraie forme de l’être magique (Raka) ?. Ça ressemble à une arme renforcée.

« Raka-san ?
– Vérité.
– …Impossible. »

La demoiselle est choquée après avoir entendu la voix de la tiare.

« Il n’y a pas d’erreur, Karina-dono. Il n’est pas le héros.
– Alors, où est parti le vrai héros avec l’épée dorée ?! »

Comme elle fait un caprice, je m’éloigne d’elle.
Apparemment, elle n’est pas très bien éduquée. Vu que c’est ce baron, elle a probablement été élevée avec indulgence.

« Karina, la personne au masque d’argent à l’épée dorée est apparu au dernier étage du château et a disparu vers la citée, tu sais ?
– C’est vrai, onee-sama ?
– C’est vrai, Karina-sama. Je l’ai vu aussi.
– Je ne vous l’ai pas demandé. »

Elle croit franchement aux mots de sa grande-sœur, Dame Soruna. Elle est froide envers le faux héros. Sois fort !
Il ne semble pas que Dame Karina veuille le poursuivre jusqu’à la cité.
Elle s’excuse de m’avoir attaqué par erreur, bien que ce soit en parti dû aux réprimandes de sa grande-sœur. Ses gestes sont si féminins au point de penser que ses manières de maniaque du combat de tout à l’heure n’étaient qu’une illusion.

Comme j’ai apprécié l’agitation merveilleuse en proximité rapprochée, ainsi que les gens autour de nous, j’accepte les excuses sans me plaindre.

◆◇◆◇◆◇◆◇◆◇◆◇◆◇◆◇◆◇◆

On se fait guider à la salle d’audience à l’intérieur de la place forte par Dame Soruna. Cepandant, Dame Karina qui a un regard boudeur nous suit aussi. Évidemment, le capitaine des chevaliers du duc nous suit également.
Ça me va s’ils nous suivent, mais…

« Même Sir Zotol n’était pas capable de se défendre contre la moitié de mes attaques. Je n’arrive pas à croire qu’il a même pu esquiver mon attaque surprise.
– Cependant, il n’est pas un héros. Pas d’erreur à ce sujet.
– Mais, ces mouvements n’avaient pas l’air de ceux d’un débutant.
– Ces mouvements étaient certainement incroyables. J’aimerais qu’il m’apprenne au moins une fois.
– Quelqu’un comme vous ne tiendrait même pas un match. Restez en dehors de ça.
– Karina !
– Mais, Soruna ane-sama. »

Non seulement la demoiselle se plaint tout en marmonnant, même le héros m’a demandé de lui apprendre. Je vais parler au faux héros, comme ça, la demoiselle ne m’embêtera pas.

« Je ne suis bon qu’à esquiver. À propos, héros-sama, qu’est-il arrivé à votre visage ?
– Ha ha ! Arrêtez de m’appeler héros, je vous prie. J’ai juste été piégé et utilisé par le démon pour en être un. Je n’ai pas les qualités pour. Le bleu sur mon visage en est la preuve. C’étaient des personnes recrutées par le consul, non, le démon, qui sont entrées à l’intérieur des portes du château. J’ai été frappé quand j’ai protégé baron-sama.
– Je vois. C’est une blessure honorable.
– C’est exact. La raison pour laquelle je voulais devenir un héros était pour protéger quelqu’un. Le démon a utilisé ce sentiment et mon impatience, mais mon désir de protéger n’a pas changé. »

Faux héros, de quoi tu parles, bon sang ?

« Je vais devenir le chevalier de Soruna-sama.
– Ufufufu, c’est merveilleux, desuwa. Comme la noblesse de la famille va être héritée par mon petit-frère, je peux me marier n’importe quand, vous savez ?
– Soruna-sama, je deviendrai votre chevalier sans faute ! »

Comme ces deux-là ont commencé à s’exciter sans penser à l’endroit, nous les laissons tranquilles. Une servante s’avance pour les remplacer en tant que guide.

◆◇◆◇◆◇◆◇◆◇◆◇◆◇◆◇◆◇◆

Dans la salle d’audience, une femme dans la trentaine est couchée sur un lit simple ainsi que baron-san, Hayuna-san et sa famille. La femme est Nina Rottol, une vicomte. Ses joues sont creuses, mais une forte lueur de détermination illumine ses yeux. Selon l’histoire de tout à l’heure, elle devait être enfermée dans les geôles depuis plus d’un an. Elle est probablement une personne bien résistante dans l’âme.
Je ne sais pas pourquoi le démon ne l’a pas tuée, mais c’était pour, probablement, rien de décent.

« Je suis désolée pour cette apparence. Je suis la nouvelle consule, Nina. »

Sa voix est puissante et rauque.
Le capitaine des chevaliers du duc et moi-même retournons les salutations.

« Il semblerait que vous avez été capable de voir à travers la véritable forme du démon.
– Oui. J’ai eu vent de diverses informations de mes amis marchands, et je les ai confirmées par le cristal sondeur. »

Aujourd’hui, la compétence Duperie s’en donne à cœur joie aussi.
Raka, qui peut voir à travers les mensonges, est avec Karina qui enlace le baron, alors elle n’y fait pas attention.

« En outre, en plus d’éradiquer ce démon, vous avez aussi exterminé les monstres qui ont pénétré à l’intérieur de la cité, n’est-ce pas ?
– C’était mes compagnons qui ont fait ça. De plus, selon les dires de dame Karina, le vrai corps du démon a été détruit par un mystérieux masque d’argent.
– Vos compagnons ? Ah, les exploits de vos esclaves sont vos exploits, vous savez. »

C’est quoi ce raisonnement ?
De plus, Capitaine-san fait l’éloge de Liza et des autres.

« Nina-dono, ses compagnons ont également réalisé d’autres actions. Elles ont protégé le peuple qui fuyait des troupeaux de démons sur la grande route à l’extérieur de la cité, et personne n’a été blessé. Nous les avons également assistées, mais sans leurs directives, nous n’aurions pas été capables d’éviter quelques morts. »

Puisque c’est la première fois que je l’entends, j’écoute son histoire attentivement.

Ces trois-là ont réussi brillamment.

Même baron-san qui a commencé à écouter l’histoire en cours de route est exagérément surpris. Le capitaine raconte tellement bien son histoire que je pense que barde lui irait mieux que chevalier.
Après que ce dernier ait terminé de raconter les exploits des filles, Nina-san murmure quelque chose à baron-san. Le baron hoche la tête. Curieusement, Nina-san a l’air d’être la supérieure ici.

« Magicien Satou-dono, avez-vous quelqu’un que vous servez ?
– Non, je ne sers personne. »

Par mégarde, je réponds franchement. Mais, j’ai un mauvais pressentiment concernant la suite des évènements.

« Alors, voudriez-vous servir le territoire de ce baron ? On ne vous donnera d’abord qu’à titre honorifique le titre de chevalier, mais il n’y a personne parmi la génération de vassaux de Muno-sama. Ce n’est qu’un baron pour l’instant, mais c’est un seigneur respectable. Il a été décidé qu’il sera promu comte avant d’avoir un petit-fils. En fonction de votre travail, vous pouvez monter votre rang comme bon vous semble, vous savez ?
– Je suis vraiment désolé, mais… »

Bien entendu, je refuse l’offre de Nina-san. Mon but est de faire du tourisme, pas de devenir un noble et réussir dans la vie. Après cela, Nina-san continue de me solliciter agressivement pendant une demi-heure.

Pendant que je l’évite, l’histoire sur l’anéantissement de l’armée du baron et le nettoyage de démons à l’extérieur de la cité par les géants se mélange à la conversation.

« Apparemment, vous avez vraiment aidé le territoire du baron qui était sur le point d’être détruit à survivre. Ça serait bien si vous épousiez la fille de baron-sama et deveniez un membre de la famille.
– Vous me surestimez. »

La seconde fille vient par ici avec une déclaration explosive.

« Alors, c’est bien pour lui d’être mon fiancé. Et ses exploits deviendront ceux de la famille du baron, pas vrai ? »

Cette femme ! Elle a vraiment parlé de ça pour me harceler.

« Alors ? Allez-vous devenir le fiancé d’une beauté ou un chevalier à titre honorifique ? Vous pouvez aussi avoir les deux, vous savez ?
– Hum, ça pourrait être bien de laisser Karina à Satou-dono. »

Même baron-san est d’accord en hochant la tête. J’ai le sentiment que si je me marie à Dame Karina, ils pensent que Pochi et Tama suivront aussi.
J’aime son physique, mais en jugeant ses actions et ses paroles, je ne pense pas que nous vivrons une vie satisfaisante.

« N…non. Pas de fiançailles.
– Non. »

Après avoir entendu la remarque problématique de Dame Karina, Arisa et Mia qui souriaient en restant spectatrices, interviennent.
Liza répand son aura intimidante autour d’elle, derrière moi depuis un moment.
Je ne sais pas depuis quand, mais Pochi et Tama se font nourrir par les servantes avec des pâtisseries dans un coin de la salle.

En fin de compte, j’ai perdu contre leur insistance, et prends la route pour devenir un chevalier à titre honorifique. Et comme je n’aurai pas d’obligation, je n’aurai pas non plus de salaire ni de pension.
Bien que je deviendrai un noble, même si c’est du rang le plus bas, Arisa ne me félicite pas pour autant. On dirait que tant que je ne m’engage pas avec Karina, le reste lui importe peu.

En échange de déclarer que les exploits des filles reviennent au baron,  nous leur demandons de promouvoir Totona et les autres ainsi que les serfs qui ont fui en tant que roturiers.
Nous obtenons également la permission pour les terres réclamées soient remises à leurs villages. Bien entendu, c’est Arisa qui négocie.

En fin de compte, nous avons dû régler plusieurs affaires et avons pu quitter le territoire du baron après seulement deux semaines.

 

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