Concernant ma Réincarnation en Slime 34 : Le calme avant la tempête

Traducteur : Llaurence
Adapt : Yurane
Check : Mystix


[SamiHuunter étant soudainement très timide, vous allez devoir vous contenter de ce message pré-écrit manuellement à la main en guise de mise en bouche !
On continue la publication de Slime sur un rythme encore certainement incertain, mais j’espère que vous appréciez pour l’instant ce petit calendrier de l’avent de traductions  !]

Bonne lecture à vous !


Et c’est ainsi que l’armée orc envahit le marais avec des milliers de troupes.
En regardant d’en haut, on pourrait voir les tunnels en grouiller, s’y précipitant telles des fourmis.
Cependant, ils ne sont qu’une partie de leur armée. Les orcs encerclent le lac progressivement.
N’ayant aucun adversaire, ils envahissent les marais facilement, et se dirigent maintenant vers les cavernes.
C’est alors qu’un vacarme se propage dans la masse.
Quelqu’un a lancé l’assaut.
Voilà comment la guerre entre les orcs et les hommes-lézards a éclaté.

Les rois des marais sont les hommes-lézards.
Avec leurs aptitudes au combat, ils peuvent facilement se déplacer dans la boue et les marécages.
En se cachant dans l’herbe, ils approchent de l’armée orc et tendent une embuscade.
Tout se passe comme l’a prévu Gabil.
Il a enfermé l’ancien chef dans une salle sous terre, a réorganisé l’armée, et l’a remise en position favorable.
Puis, en se mettant rapidement en formation, il a lancé l’attaque face aux orcs.
Gabil n’est pas incompétent. Il a sûrement du mal à prendre du recul, mais il peut très bien mener une escouade au combat.
C’est un savoir qu’il a hérité de son père, l’ancien chef.
Les hommes-lézards respectent les êtres forts.
C’est pourquoi ils ne suivraient pas quelqu’un qui ne fait que se vanter de sa force.
Des personnes admirent Gabil. C’est la preuve que ce n’est pas quelqu’un de seulement brave et incompétent.
Toutefois…
Il a laissé un millier de soldats garder la salle principale.
Elle n’abrite que des femmes et enfants. Les femmes pourraient se battre aussi, si besoin mais elles n’ont pas la force nécessaire.
C’est pour cela qu’il n’envoie que 500 soldats à la fois à la salle principale.
Gabil veut renforcer petit à petit la ligne de défense avec des troupes dans les tunnels.
Les troupes maintenant déplacées, Gabil a le contrôle sur l’armée entière.
Ils sont 7 000 gobelins et 8 000 hommes-lézards.
Voilà sa puissance de combat.
Sans utiliser le labyrinthe, il se dirige vers son adversaire à la surface.
Laissant le strict minimum pour défendre, il envoie tout le monde se battre.
La première attaque s’est passée comme prévu.
Ils ont réussi à diviser l’ennemi et ont donné une attaque dévastatrice sur leurs flancs.
Les orcs dispersés par les hommes-lézards ont été chassées par les gobelins.
En suivant les ordres de Gabil à la lettre, les troupes nouvellement formées ont fait un excellent travail.
Les gobelins combattent sérieusement aussi, et peuvent ainsi avancer avec le reste des troupes.
La réussite de cette attaque peut être attribuée à la coopération parfaite de chaque unité.

« Regardez ! pense Gabil. Il n’y a rien à craindre des orcs !
Père est devenu sénile, et se souciait pour rien !
Je vais apaiser ses peurs.
Après avoir vu mes faits héroïques, il va sûrement me reconnaître comme nouveau chef. Pour ce faire, je dois exterminer ces orcs tout de suite.
Ou peut-être que tout ça était prévu pour me passer le pouvoir ! »
Un cri de joie traversa les champs.
« Regardez-les ! Ces mauviettes ne peuvent rien face aux hommes-lézards ! »
Fier de son travail, Gabil observe le champ de bataille.
Cependant… les choses ne se sont bien passées que jusqu’à maintenant.
Les orcs doivent s’écrouler sous leur désespoir après avoir subi tant de pertes.

Gabil ne connaît pas la terreur du seigneur orc.
Le chef, lui, la connaît.

La différence de cette connaissance se ressent maintenant, et Gabil s’en mord les doigts.

Les orcs marchent sur les cadavres.
À quatre pattes, ils rampent. Non, ce n’est pas ça !
Ils ne marchent pas dessus, ils les mangent ! Un spectacle des plus ignobles.
Malgré le temps passé sur le champ de bataille, les soldats hommes-lézards sont étonnés par ce qu’il se passe.
Une aura sinistre entoure les orcs.
Un guerrier, effrayé, tombe en essayant de reculer. Sans perdre un instant, les orcs se ruent sur le guerrier.
Ils le traînent dans la boue, et déchirent ses membres.
Voilà la première victime de la bataille du côté des hommes-lézards.
Mais cela ne marque que le commencement.
Les orcs dévorent les soldats sous le choc, et obtiennent progressivement leurs pouvoirs.
Cette capacité n’est pas aussi parfaite que[Prédateur] et ne peut pas copier les compétences.
Néanmoins, ils absorbent le pouvoir des hommes-lézards à un certain ordre, et le partagent avec leurs voisins.
C’est l’un des effets de la compétence unique [Les affamés].
Les orcs, bien qu’en troupeau, agissent comme s’ils ne formaient qu’un seul corps. C’est un peu différent des Crocs de Loup, mais la transformation en groupe est aussi l’une des caractéristiques de   [Les affamés].
C’est pour cela que l’ancien chef avait peur de laisser un seul homme-lézard mourir.
Il ne voulait pas permettre aux orcs de se développer encore plus.
Même s’ils ne peuvent pas s’emparer de toutes les capacités de ceux qu’ils mangent, ils peuvent quand même obtenir leurs traits distinctifs.
Par exemple, la capacité de déplacement des hommes-lézards dans la boue et les marais.
Ou, faire pousser des écailles qui protègent les points vitaux.
Ce sont des changements très simples, en somme.
Mais c’est ainsi qu’ils renversent rapidement le cours de la bataille.

« N’ayez pas peur ! Montrez-leur le pouvoir des grands et fiers hommes-lézards !! »

Le cri de Gabil fait remonter le moral de ses soldats.
En tant que rois des marais, ils ont l’avantage du terrain et relance les assauts de par cette conviction.
Ils sont toujours plus rapides que les orcs, pour sûr.
Même s’ils sont en infériorité numérique, ils pourraient quand même se replier puis les massacrer à nouveau.
Cependant !
En essayant de nouveau d’attaquer par les flancs, ils tombent en face d’un groupe formé.
Les mouvements des orcs se sont accélérés.
« Étrange… » pense Gabil, bien trop tard.
Leur avantage de vitesse perdu, ils se font encercler par les orcs.
Cinq mille soldats ont déjà coupé l’issue de secours de Gabil.
Et ils commencent leur attaque.
Les hommes-lézards, trop confiants en leur vitesse, ont poursuivi aveuglément les orcs et se sont faits encercler.
Peut-être que le groupe de Gabil pourrait s’en sortir si les orcs n’étaient pas sous l’influence de cette compétence unique.
Enfin, continuer d’émettre de telles suppositions ne sert à rien. La vérité est là, ils sont complètement encerclés.
De la même façon que les fourmis bloquent les échappatoires de leurs proies, les orcs les encerclent.
Même en se battant de toutes leurs forces, les hommes-lézards tomberont rapidement.
« Comment est-ce possible ? » se demande Gabil, n’arrivant pas à comprendre.
Il essaye désespérément de mobiliser ses forces et pousse des cris d’encouragement.
Mais les gobelins, sous la panique, se sont dispersés et les hommes-lézards tremblent de peur.
« Ce n’est pas bon. » pense Gabil, en voulant donner un ordre de retraite… avant de voir qu’il n’y a pas d’issue de secours.
Pour rassembler tout le monde, il a donné l’ordre de quitter les cavernes. Même s’il fait battre tout le monde en retraite dans les tunnels, l’entrée est trop étroite.
Les gobelins y courront les premiers, gênant l’échappée des autres.
Et, sans pouvoir entrer, ils seront massacrés par les orcs.
D’un autre côté, s’il fuient dans la forêt… ils y seront chassés.
Ils ne peuvent pas battre en retraite.
Gabil le comprend bien.
Il saisit enfin pourquoi son père se battait d’une façon si lâche.
« À quel point puis-je être stupide ? » pense-t-il. Mais ce n’est pas le moment de regretter ses actes.
Maintenant, Gabil n’a qu’une seule chose à faire. Augmenter le moral de ses camarades, et calmer leur peur.

« Mouahahaha ! Regardez-moi vos têtes de trouillards ! Je suis là ! On ne peut pas perdre face à des orcs ! »

C’est ça, pour encourager ses alliés, il raconte des choses qu’il ne croit même pas.
Les jeux sont faits, rien ne va plus…

Ha…
Le chef des hommes-lézards pousse un soupir.
Il regrette tellement ce qu’il a fait.
D’abord, il regrette de ne pas avoir raconter les histoires du seigneur des orcs.
Non, il l’avait bien fait. Cependant, il n’avait jamais raconté les atrocités de cet être.
S’il l’avait expliqué proprement, peut-être que Gabil aurait été plus vigilant.
Mais c’est trop tard maintenant. Avec un autre soupir, il laisse partir ces pensées.
Il a encore des choses à faire.
Ses camarades, rassemblés dans la salle principale, ont l’air soucieux.
Il y a quatre entrées et une sortie pour s’échapper.
Les orcs ne peuvent pas venir de celle-là. Ce chemin mène directement à la colline dans la forêt. Une route qu’ils avaient creusée de façon à ne pas se perdre en la prenant.
C’est pourquoi, ils doivent être attentifs aux quatre autres.
Les soldats qui se battaient dans les tunnels se rapatrient petit à petit dans la salle principale.
La défense de la salle consiste maintenant à 1 500 soldats. Il y en a peut-être d’autres qui vont encore venir.
Cependant, les orcs sont très nombreux. Ils vont découvrir cette pièce tôt ou tard.
Mais avant que cela n’arrive, il y a un endroit où le chef aimerait que les troupe se réunissent…
Le chef jette un coup d’oeil sur la sortie.
Après que tout le monde soit rentré, on commence à se sentir à l’étroit dans cette grande salle.
Difficile de croire qu’ils réussiraient à tous s’enfuir s’il le fallait.
Peut-être doivent-ils commencer l’évacuation petit groupe par petit groupe.
Quoi qu’il décide, la situation va devenir chaotique. Il doit augmenter leurs chances de survie coûte que coûte.
Cependant, s’ils s’enfuient dans la forêt, les orcs finiront par les rattraper.
Et même s’ils réussissent à s’échapper, il doute qu’ils réussissent à se débrouiller seuls par la suite.
C’est pour cette raison que le chef ne veut pas donner l’ordre d’évacuation.
La seule chose qu’il peut faire, c’est gagner du temps.
Il ne sait pas si les renforts vont venir ou pas, mais il a tout misé dessus.
Le chef ne voit pas la fin de ses tourments.

Le chef de la garde des hommes-lézards s’est échappé dans la forêt.
Il sent une forte présence et se dirige dans sa direction.
Même si les hommes-lézards peuvent se vanter de leur grande mobilité dans les marais, ce n’est pas le cas dans la forêt.
Son souffle et son pouls irréguliers, le capitaine se fatigue rapidement.
Mais il doit continuer sa course.
Sa course va déterminer le futur de son espèce.
Il continue ainsi pendant trois heures.
En ignorant les limites de son corps, il court. Sa volonté seule le porte, il pourrait s’effondrer à n’importe quel moment.
Il en a bien conscience.
En plus, il ne sait pas si le démon Souei se trouve là où il va.
Ou si ce démon acceptera de l’aider.
« Ne devrais-je pas plutôt fuir tout simplement ? » pense-t-il, mais il refuse de réfléchir plus longtemps à ça.
Celui qui n’a pas arrêté Gabil, c’était lui.
Il savait que Gabil voulait être reconnu par le chef.
Mais il n’en a jamais parlé au chef. Le héros des hommes-lézards, Gabil.
Il fait partie de ceux qui le respectent.
Pour prendre la responsabilité de son erreur, le capitaine ne peut prendre la fuite.
Et s’il s’arrête une fois, il ne pourra plus repartir.
Alors il court.

Quelqu’un regardait son sprint désespéré.
Même si le capitaine ne l’avait pas remarqué.
Il poursuivait le capitaine sans faire de bruit, d’une branche à l’autre.
Alors qu’il n’y a personne aux alentours, et qu’il ne prononce mot, ce dernier semble entretenir une conversation avec quelqu’un.
Une fois finie, il hoche la tête.
Puis…

« À vos ordres », marmonne-t-il avant d’apparaître devant le capitaine !


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6 commentaires sur “Concernant ma Réincarnation en Slime 34 : Le calme avant la tempête

  1. Salut,
    Merci pour le chap.
    Une petite remarque :
    « Mais c’est ainsi qu’ils renversent rapidement le cours de la bataille. »
    à mon avis c’est mieux avec
    « Et c’est ainsi qu’ils renversent rapidement le cours de la bataille. »
    ça parait plus logique, le « Mais » sort de nul part.

    J'aime

    1. Salut KTA007 ! Le « Mais » vient du fait que dans la phrase précédente il y a(vait) l’idée que les transformations des orcs étaient simples (pas du genre game-changer quoi). Cette idée a été perdue lors de la trad (oupsou), on va corriger ça !

      Merci pour ta remarque, j’espère que tu as quand même pu profiter du chapitre !

      J'aime

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