Konjiki no Wordmaster 14 : Premiers compagnons ?

Trad : Cowcow
Adapt : Ilanor
Check : Nekoyashiki


« Bon, c’est quoi ton nom ?
– Pourquoi je devrais te donner mon nom ?
– Hein ? Pardon ? »

Arnold ne savait plus comment réagir à toutes les réponses imprévisibles de Hiiro.

« Je plaisante.
– C’était une blague !? C’est trop énervant !
– Je suis Hiiro Okamura. Un aventurier et… un rat de bibliothèque.
– Comment ! Le dernier était juste un hobby !
– Fufufu »


À ce moment, Muir laissa soudain échapper un petit rire.

« Oh, Muir est mignonne quand elle rit après tout. »

Sur ce, Muir étant timide, rougit. Arnold fit une écoeurante expression de ravissement.

« ……..Es-tu un pervers avec un penchant pour les petites filles ?
– Hé, attend ! Je peux pas laisser passer ça !
– Uhh….Je suis pas… une petite fille. »

Les deux se mirent en colère.

« C’est vrai ! Elle n’en a pas l’air, mais elle a déjà douze ans ! Elle peut même donner naissance ! » (nda :… Et il ose nier ? –’)

Dit fièrement Arnold avec un pouce levé, mais la petite fille à ses côtés le regardait avec intensité.

« N-Ne dis pas de choses si embarrassantes ! »

La voyant parler en colère en faisant la moue, Hiiro réalisa quelque chose.

« Vraiment différente de tout à l’heure. »

Il l’avait imaginé comme une enfant calme qui ne se mettait jamais en colère, très loin d’une enfant effrontée.

« Mh ? Tu veux dire Muir ? Enfin, n’importe qui serait effrayé si un homme à l’attitude désagréable et à l’air diabolique arrivait, pas juste mon adorable Muir.
– Okay, on dirait que tu veux goûter à mon épée ! »

Faisant étinceler ses lunettes, Hiiro émit une aura sanguinaire. (nda : Shiro ! C’est toi ?? / ndt : Shiro ! ^^ http://angryanimebitches.com/wp-content/uploads/2013/12/Log-Horizon-Episode-9-Image-0012.png )

« Pft ! Essaye si tu peux ! Si c’est pour protéger Muir, j’irai même jusqu’à manger de la crotte !
– ……Tu es un échec en tant qu’être humain. »

Muir était elle aussi perplexe avec des sentiment mitigés.

« Pah ! C’est juste combien elle est importante ! D’ailleurs, j’ai une question pour toi Hiiro.
– Si c’est à propos de mon pouvoir, je ne dirais rien.
– Grr… »

Au final, il s’agissait de ça…

« Mais jusqu’à maintenant je n’avais jamais vu de magie étirant une épée.
– Ce n’est pas juste une épée, mais un katana.
– Un katana ? Je n’avais pas bien regardé, mais… Donc c’est un katana ? C’est plutôt bien fait.
– Aucune idée, mais c’est facile à manier.
– Mhm~ Donc concernant le—
– Je ne te dirai rien à propos de ma magie.
– Pourquoi ? Quel est le mal ! J’ai partagé mon repas avec toi !
– C’était la compensation pour mon aide. Cette affaire est close.
– Ugg… »

Il n’y avait rien à faire à ce propos.

« Peu importe, je suis surpris que tu puisses bavarder avec un parfait inconnu.
– Mh ? Eh bien, d’une certaine manière nous avons finit par manger ensemble après tout. En outre, tu ne sembles pas méchant.
– Qu’est-ce qui te fais penser cela ? Je suis un humain après tout. Je pourrais attaquer cette demi-portion ‘Gabranth’.
– !? »

En un instant, Muir pâlit et Arnold saisit son glaive. Son expression était pleine d’hostilité. Mais Hiiro les regardait calmement.

« D-De quoi veux-tu parler ?
– Ta réaction m’en dit plus qu’assez. »

La réaction d’Arnold prouva à Hiiro qu’il avait raison.

« Kuh…. Comment as-tu su ?
– ….Mm. »

Il pointa son doigt à une certaine place. C’était le derrière de Muir.

« S-Salaud ! Tu convoitais Muir après tout !? »

Comme il semblait avoir un énorme malentendu, Hiiro précisa pour lui à contrecoeur.

« Regarde de plus près. Ça bougeait de tous côtés pendant tout ce temps… sa queue, je veux dire.
– Eh ? »

S’exclama Muir, surprise. Elle regarda derrière elle en vitesse et eu le souffle coupé.

« H-Hé, Muir… »

Arnold aussi s’était figé.

« D-Désolé ! »

Apparemment sa queue, cachée sous ses vêtements, est sorti involontairement à cause du délicieux repas.

« La queue est une caractéristique des ‘Gabranth’, n’est-ce pas ? Et ce chapeau cache l’autre caractéristique, les oreilles animales, n’est-ce pas ? »

Les deux se turent après la déclaration de Hiiro. Arnold parla ensuite d’une expression perturbée.

« …..Effectivement, elle est une ‘Gabranth’. Mais Muir… nous n’avons rien fait de mal ! Donc ne le dis à personne ! »

Il le regarda sérieusement. En même temps, Arnold s’était préparé à dégainer son épée à n’importe quel moment… mais c’était inutile.

« Le dire à quelqu’un ? Pourquoi le ferais-je ? Je me fiche de savoir si vous êtes humains ou hommes-bêtes. »
– …Hein ? »

Ils étaient tous les deux bouche bée.

« Le fait qu’elle soit d’une race différente ne change pas le fait qu’elle soit un être vivant, non ?
– T-Tu…
– Honnêtement, j’en ai rien à faire. Où est le plaisir de répandre des rumeurs ? »

Hiiro, de même, demanda sérieusement avec les sourcils froncés. Voyant cela, Arnold éclata de rire.

« Kakakakaka ! T’es un drôle de type, Hiiro !
– Ne ris pas de moi. Je vais te poignarder.
– Non, je vois maintenant. Évidemment il y a des personnes comme toi… »

Disant cela, Arnold tourna son derrière vers lui.

« ….Qu’est-ce que tu fais ? »

Hiiro, ayant soudainement un derrière poussé devant son visage, grimaça. Il pensait sérieusement à le poignarder.

« Oh, regarde juste. » (nda : C’est pas vraiment mieux…)

À ce moment, une queue apparut au dessus du pantalon. Hiiro écarquilla un peu les yeux.

« ….Tu en es un aussi.
– Ouais. Je suis… nous sommes ‘Gabranth’. »

Il apprit d’eux qu’ils étaient en chemin pour traverser la frontière du continent ‘Gabranth’. Mais comme c’était le continent des ‘Humas’, si leur vraie identité était découverte cela provoquerait sans aucun doute un désastre, compte tenu de l’état des affaires du monde.

Les ‘Humas’ avaient plus de tolérance envers eux qu’envers les ‘Evila’ et ne les tuaient pas à vue, mais indéniablement ils attiraient l’attention. Sans oublier les radicaux. Arnold en avait vu plus qu’assez de ces personnes.
Pour cette raison, ils avaient caché leur vraie identité et prétendu être humains.
Hiiro regarda la tête d’Arnold à la recherche d’un certain quelque chose présent sur tout les hommes-bêtes. Remarquant son regard, Arnold ria un peu et demanda.
« Tu te demande pourquoi je n’ai pas d’oreilles animales ? »
Effectivement, Arnold n’avait pas de couvre-chef. Pourtant on ne pouvait voir aucune oreille.

« Tu veux savoir ?
– Pas vraiment.
– Je vois, si tu veux le savoir autant que ça, je vais te le dire.
– Tu m’as pas entendu ?
– Ne sois pas comme ça. De plus… c’est pas complètement sans rapport avec toi.
Après ces mots, Arnold commença à parler avant que Hiiro ne puisse répliquer.
« Vois-tu… Je les ai perdues.
– Perdues ? »
Demanda Hiiro par réflexe.
« Ouais, parce que autrefois j’étais un esclave. »

Le système d’esclavage. C’est un système établi afin que les humains puissent opprimer surtout les hommes-bêtes. Enlevés dès l’enfance, ils se font marquer leur corps par un emblème appelé “Emblème du Cadenas Magique”. Cette marque les empêche de se sauver ou de se rebeller, en faisant réagir leur pouvoir magique, leur infligeant ainsi d’intenses douleurs.
Il y a longtemps, alors que les hommes-bêtes n’avaient aucun pays, aucun statut ou autorité, beaucoup d’entre eux devenaient les esclaves des hommes en tant qu’animaux domestiques. Aujourd’hui, le système d’esclavage est abolit mais derrière la scène elle est toujours en pratique sous la forme de marchés d’esclaves.
Arnold fut une victime de ceci, et l’humain qui l’avait acheté avait fait arracher ses oreilles d’animal. Celles-ci, la fierté des hommes-bêtes, ont disparu éternellement, juste parce qu’un humain était de mauvaise humeur.

« Je comprend maintenant. »

C’était lié à Hiiro, car il est un humain. Un des ‘Humas’ qui avait persécuté les hommes-bêtes, et pas juste Arnold.
« D’une façon ou d’une autre, j’ai retiré mon ‘Emblème du Cadenas Magique’ et je me suis enfui
– Ça peut être enlevé aussi facilement ?
– Nan, autre que le maître, personne ne peut l’effacer. Mais si le maître meurt, elle disparaît automatiquement.
– Donc tu…
– Ouais, je pouvais pas le faire moi-même, mais il y avait un gars qui savait comment j’étais, non, comment nous autres, esclaves, nous étions traités. Il l’a fait pour nous. »

Avec la mort de son maître, Arnold est devenu officiellement libre. En écoutant cette histoire, Muir s’était attristée, et semblait déprimée.

« Eh bien, après avoir obtenu ma liberté je suis devenu un cuisinier ambulant ! Je suis étincellant, non ?
– L’étincellant à part, tu as vraiment eu une dure vie. Normalement ça ne serait pas étrange que tu aies un traumatisme envers les humains. »

Le fait qu’il parle à Hiiro comme ça maintenant était un mystère en lui-même.
« Le passé appartient au passé. Sans oublier que celui qui m’a aidé était un ‘Humas’ aussi.
– J’opterais totalement pour la revanche moi. Faisant ceci et cela…
– T-Tu me fais peur… Pooh ! De toute façons, je suis content maintenant, et c’est tout ce qui compte. »
Dit-il en caressant la tête de Muir. Elle ferma ses yeux de bonheur.
« Ça me rappelle, qu’est-ce que tu fais dans cette région, Hiiro ? Une quête ?
– Je n’ai aucune obligation de—
– Arrêtes avec les ‘Je n’ai aucune obligation de te répondre’. Au moins, il n’y a pas de mal à me dire au moins ça ? »

C’est sûr, il n’y avait aucun de mal à lui répondre mais il n’avait pas de raison de le faire non plus. C’était simplement la curiosité d’Arnold. Et pas juste lui, Muir aussi le regardait attentivement.
« …….Haah. Je compte … »
Les deux étaient accrochés aux paroles d’Hiiro. Il parla lentement…
« passer la frontière.
– …Eh ? T-Tu veux dire…?
– Ouais, comme vous deux.
– Pourquoi ? Pourquoi un humain comme toi va au continent des hommes-bêtes !
– Hein ? Évidemment parce que je veux le voir.
– ….Pardon ?
– J’en ne connais rien à la politique de ce monde. Je fais ce que je veux et ne m’arrêtes à rien, pas même au meurtre.
– …..Pft. »
Arnold éclata encore de rire.
« Qu’est-ce qu’il y a de si drôle, pervers ?
– Hé, est-ce que ce titre est permanent maintenant !?
– De toute façons, je fais juste la même chose que vous.

Arnold dit soudainement d’un air sérieux.

« C’est pas une excursion, mon gars. Les ‘Gabranths’ ont la dégaine facile de plus d’une façon. S’ils repèrent un humain, ça va pas bien finir.
– C’est bon pour moi. Je retournerais la situation contre eux !
– …Es-tu sérieux ?
– Naturellement. Je n’ai aucune raison de m’enfuir.
– Les hommes-bêtes sont forts.
– Mais je suis plus fort. »

Comme il avait la “Magie des Mots” il croyait que ça allait bien se passer.

« Tu n’hésites pas. Je m’intéresse à toi de plus en plus.
– Arrête ça, tu me donne des frissons. Je ne suis pas de ce bord là.
– Moi non plus, merde ! »
Arnorld cria ensuite, enragé en lui demandant s’il ne pouvait pas le prendre au sérieux, ce à quoi Hiiro répondit indifféremment qu’il ne pouvait probablement pas. (nda : Ce passage, c’est du Petit Nicolas…)

En regardant leur échange, Muir laissa échapper encore une fois un petit sourire.

« Quoi qu’il en soit, notre rencontre doit être une forme de destin. Nous allons dans la même direction, et si nous voyagions ensemble ?
– Arrêtes de plaisanter. Quel genre non sens est-ce ? Je suis juste bien t… »

Alors qu’il disait ceci, il prit soudain une expression fermée et tomba dans le silence, donc Arnold lui demanda.

« Q-Qu’il y a-t-il ?
– Tu voulais dire : S’il te plait, viens avec nous, c’est ça ?
– Grr… Je vous jure… Ce gamin est… »

Il le fixa en grinçant des dents, mais soupira juste après.

« Haah~ Je ne peux pas gagner par les mots contre toi. D’accord, on va venir avec toi.
– Faites ce que vous voulez. »

A l’origine, Hiiro avait prévu d’agir seul, mais c’était une bonne opportunité pour en apprendre plus à propos des hommes-bêtes. C’était définitivement mieux d’avoir quelques connaissances élémentaires de sa destination. Par conséquent, il leur permit de l’accompagner.

« Ah, avant que j’oublie. »

Arnold le fixa brusquement avec les yeux à demi-fermés.

« Quoi ?
– Juste un avertissement.
– Dis moi.
– … Ne touche pas à Muir.
– Je suis normal, pervers !
– Ne te moque pas de moi ! Je suis super normal, espèce de fou !
– Mm ? C’est une nouvelle. Je n’ai certainement pas d’intérêt dans les petites filles, mais j’étais sûr que tu en avais un ? »
– Okay, on va régler ça dehors, espèce de gamin inutile !
– On est déjà dehors, M.Pédophile.
– Ne m’appelle pas comme ça ! »

Muir haussa les épaules avec lassitude devant leur échange toujours identique, et murmura d’une voix si faible que personne ne pouvait l’entendre.

« Muh… Je ne suis pas une petite fille. »

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8 commentaires sur “Konjiki no Wordmaster 14 : Premiers compagnons ?

  1. Bonsoir, il manque le titre de l’œuvre et il semble que dans le sommaire de  »Konjiki no Wordmaster », ce chapitre n’est pas encore indiqué.

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