Réincarné en Œuf de Dragon 94 – La garde d’un certain Singe Orange (Point de Vue Singe Orange)

Tradapt : Slowmo
Check : Louskovitch


Ouf, j’ai eu le temps de terminer avant minuit ! Il est vraiment temps que j’arrête de procrastiner comme un porc D:
Sinon, la ‘garde’ dans le titre est à comprendre comme monter la garde. Le termine house-sitting est pas traduisible en français, donc voilà.
Pareil pour Anego, traduit en la Madame. Anego est un terme japonais qui veut dire grande-soeur mais pas lié par le sang, c’est un terme respectueux, et cela peut aussi être pris comme femme du boss (vous devez certainement connaître la version masculine de ce terme, Aniki)
Ainsi, voilà votre chapitre !
Sur ce, bonne lecture o/


Cela fait cinq jours que Boss a disparu.

Depuis, j’ai beaucoup amélioré mes compétences en poterie, cet art que Boss m’a enseigné.
Par contre, puisqu’il n’est pas là, j’ai toujours du mal à allumer un feu.
J’ai réussi à capturer une Pyronouille, que j’utilise comme substitut. Combien de fois je me suis brûlé le poil en la manipulant incorrectement ? Je préfère ne pas compter.

J’ai réussi à reproduire les armes et protections que j’ai vu les humains utiliser, il y a quelques temps déjà.
Mes copains ne les aiment pas trop, elles sont trop lourdes. Il faut être fort et solide pour les utiliser, comme moi.
Je suis le seul à les employer pendant la chasse

Le problème c’est que je ne peux pas bouger aussi facilement que d’habitude avec les protections, du coup, c’est plus difficile de coopérer avec les copains… y’en a même un qui m’a donné un coup de pied…
Mais ça m’a pas fait mal, grâce aux protecteurs. Mon pote, par contre, s’est mis à pleurer en tenant son pied. Mes protections sont bien !
Tout le monde devrait en porter !

Quand je chasse pas et que je fais pas non plus de poterie, je passe le reste de mon temps à chercher le Boss.
Nous quatre le cherchons à tour de rôle. Notre zone de recherche est autour de la cave et elle continue de s’étendre, mais même comme ça, on a toujours pas trouvé ne serait-ce qu’un seul indice.

Je suis inquiet pour Boss… mais sa Madame ne nous rejoint pas du tout pour les recherches.
Elle sait sans doute des trucs qu’on ignore.
Mais elle refuse de partager ce qu’elle sait avec moi…
Au contraire, elle se roule en boule dans un coin de la cave et y reste toute la journée.
Parfois, elle plonge sa tête dans un pot et hurle toute sa rage dedans.

Je lève la tête au ciel.
Il est rouge. La journée est presque finie.
J’ai rien trouvé aujourd’hui, je pense que je vais rentrer à la cave maintenant.

Mes épaules s’affaissent, je sens une profonde déception alors que je traîne mes pieds jusqu’à l’entrée de la maison.
Mes trois copains sont arrivé plus tôt.
Ils ont des expressions sombres sur leurs visages.

« Ao ? »
« Aoo… »
« Aa… »
« Aoao… »

Quand je leur demande, ils hochent négativement la tête.
Eux non plus n’ont pas de résultats probants.

Je me tourne vers l’entrée de la cave en poussant un long soupir.
Mon regard tombe sur quelque chose qui me surprend.
D’habitude, la Madame est toujours enfermée dans la caverne, mais là, je la vois pas.

Je regarde les trois autres, mais ils semblent aussi confus que moi. Ils fixent la caverne, la tête inclinée sur le côté.

« Kishi, kishi ! »

La Madame apparaît soudainement, se précipitant vers nous. Elle semble venir de la falaise.
Je ne l’ai jamais vu paniquer avant pour quelque chose qui ne concernait pas le Boss, pourtant elle semble affolée.
Est-ce que quelque chose d’important est arrivé ? Est-ce qu’elle a trouvé Boss ?!

Ce serait génial si c’était le cas !
Impatient, j’observe la Madame. Elle s’est assise devant la statue à l’entrée et la dévisage.
C’est une statue qui représente un humain…
Serait-ce possible ? Voudrait-elle devenir une humaine ?

Elle se remet à marcher et s’arrête cette fois devant l’arbre à viande. Elle se met ensuite à gratter le tronc avec force, utilisant ses griffes pour arracher des gros morceaux d’écorce.
Pendant que je me demandais ce qu’elle voulait faire, elle tourne son museau vers nous et nous ‘Kishi !’ dessus.
Elle veut qu’on l’aide ?

Je décroche les morceaux de viande qui séchaient encore et retourne dans la cave.
Une fois notre sainte nourriture mise à l’abri, dans un pot prévu à cet effet, je retourne dehors avec quatre pelles.

Une fois celles-ci distribuées entre les copains et moi, on commence à attaquer l’arbre à viande du tranchant de nos outils.
Avec une expression satisfaite, la Madame du Boss s’approche d’un second arbre à viande et nous regarde.

Elle veut qu’on coupe aussi celui-là ?
Hésitant, incertain de son objectif, la Madame montre les crocs et me ‘Ga !’ impatiemment dessus.

Je déglutis en voyant ses crocs… ses crocs recouverts de venin.
Boss est le seul à pouvoir l’empêcher de nous mordre. Et Boss est pas là…
Je pourrais bien me faire empoisonner pour de vrai…

Une seconde fois, je décroche les morceaux de viande du second arbre et m’éloigne pour les mettre à l’abri.
Mes trois copains ont déjà entamé le second arbre.

Suivant les ordres de la Madame, on divise le travail. Deux copains coupent les arbres pendant que nous deux transportons les bouts d’arbre dans la maison.
On s’occupe aussi de déterrer les racines restantes.
Pendant que les autres travaillent, je m’arrête un instant pour souffler un peu, mais la Madame me force à m’y remettre en me frappant (pas trop fort) dans le dos avec sa queue.
Je dois me dépêcher de déterrer ces racines, autrement je ne m’en tirerai pas aussi facilement, la prochaine fois.

Tout ce qui est coupé, déterré, arraché, etc, doit être apporté dans la caverne.
Même le sol que l’on soulève de nos pelles est perquisitionné.

Il semble que la Madame a encore des ordres à nous donner.

Je suis chargé de ramener à l’intérieur la statue de pierre du Boss. En m’exécutant, elle me glisse des mains quand je réalise qu’elle est plus lourde que prévue.
Elle ne s’est pas cassée, mais Boss va pas être content s’il l’apprend !

La terre qu’on a rapportée est utilisée assez étrangement. On doit arracher des morceaux de moquette de fourrure et les salir avec la terre et la boue.
Boss va vraiment être furax s’il découvre ça… mais on fait que suivre les instructions de sa Madame. Ca compte comme excuse, non ?

Pendant qu’on étale de la boue sur les fourrures, je me demande s’il faut suivre tous ses ordres…
Je veux dire… Boss aboie sur nous souvent, mais il ne nous mord jamais.
Par contre, sa Madame n’aboie jamais, mais elle n’hésite pas à nous mordre.

Continuant mon dilemme dans ma tête, j’évite le danger en suivant à la lettre ce qu’elle me demande de faire.

Ainsi, elle nous force à accrocher les fourrures pleines de boue à l’entrée de la caverne.
Je comprends ses demandes en voyant la caverne depuis l’extérieur.
De dehors, on a l’impression que les fourrures sont un mur de terre, cachant parfaitement la cave.

Avec ça, on a pas besoin de s’inquiéter de possibles ennemis.
En plus, on peut facilement entrer et sortir.

Peut-être que la Madame veut éviter qu’on se fasse repérer par des humains ?
Ça expliquerait pourquoi elle nous a fait couper les arbres et cacher la statue dedans.
La Madame du Boss est vraiment intelligente. Elle fait un peu peur, certes, mais on peut compter sur elle !

Je rerentre et vais me servir dans le pot de viande. Alors que je mâche contentieusement la chair séchée, mes oreilles perçoivent des bruits de pas. Je reconnais tout de suite le son caractéristique des pas humains.
Je parviens à en compter quatre.

La première voix qui s’élève contient de la perplexité, les autres, elles, semblent sceptiques.
Si je devais interpréter ça, je dirais que la première voix pensait qu’il y avait quelque chose ici, et les autres n’y croient pas.

Pendant quelques minutes, les voix continuent de s’échanger des phrases.
Quand enfin ils partent, l’un d’eux reste en arrière quelques instants avant de partir après eux.
On dirait que notre camouflage est parfaitement fonctionnel… ou pas ?

Turlupiné par cette interrogation, je me précipite à l’entrée pour m’assurer que tout ça n’était pas une feinte, mais la Madame m’empêche de sortir. Incapable même de m’approcher du rideau de fourrure, je décide de dormir pour passer le temps.

Une fois une fourrure jetée sur les champignons luminescents, la caverne est plongée dans le noir le plus complet.
Quand quelqu’un fait cela, la règle est que personne ne doit plus faire de bruit jusqu’à ce que la lumière revienne.

Au matin, la matinée semble déjà entamée. À cause du camouflage, nous n’avions pas la lumière du soleil, du coup on a dormi plus longtemps que prévu.
Impossible de trouver la Madame.
Dans la panique, mes copains et moi nous précipitons dehors, inquiet qu’elle ait disparu, elle aussi.

À l’extérieur, la Madame se tient debout, dans ses pensées.
En nous entendant sortir, elle se retourne vers nous et ne dit qu’un simple ‘kishi’.

Un seul son, et pourtant je comprends.
La Madame a décidé d’aller chercher Boss, bien plus loin que normalement. Sa détermination est à toute épreuve.

Puisqu’elle est prête, autant y aller de suite. Pourtant, quand je m’approche pour l’accompagner, elle secoue la tête.
Je sens l’inquiétude me nouer l’estomac. Si Boss n’est pas là et que sa Madame part à son tour, qu’est-ce qu’on va devenir nous ?

Comprenant ma panique, la Madame nous pointe de la tête la caverne et aboie un petit ‘kishi !’.

‘Je vais revenir avec le Boss un jour. Jusqu’à là, défendez cet endroit !’

J’ai personnellement l’impression qu’elle a ajoutée un petit gloussement en plus de simplement expliquer cela.

« Aa ! »
« Ao ! »
« Aaa ! »

Je fais un pas en avant, dépassant mes copains qui essayent tant bien que mal de persuader la Madame de pas partir, puis j’incline respectueusement la tête vers elle.
Quand mes trois potes me voient faire, ils arrêtent leurs pleurnicheries et courbent à leurs tours l’échine.

Nous voyant faire, la Madame pousse un soupir de soulagement, hoche doucement la tête, puis se retourne et disparaît sans faire de bruit.

Une fois la Madame partie, je me retourne vers la cave.

Pendant que le Boss et sa Dame sont partis, je vais monter la garde.
Je vais l’étendre, la consolider.
L’armer de tout un tas d’armes.
Je la défendrai contre tout un tas d’ennemis, les capturer et les transformer en subordonnés, augmentant ainsi notre force de frappe.

Je vais tout faire pour que, une fois de retour, le Boss et sa Madame soient contents.
En plus, si je fais des armes, les copains pourront pas me vaincre, héhéhé…


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