Concernant ma Réincarnation en Slime 5: Un problème causant un vif émoi – Premières étapes

Traducteur: Kairos
Adapt & Check: Soreyawari


Pas de slime dans ce chapitre, mais un peu de politique. Votre Rimuru préféré revient dans le prochain chapitre. En attendant, bonne lecture !
Kairos


 

Ce jour-là, un tremblement de terre secoua le monde.
Le monstre de classe calamité, Veldora le Dragon du Tonnerre, avait disparu.
Celui scellé pendant 300 ans, la calamité vivante.
Sa disparition signifiait son retour quelque part en ce monde.
Et pourtant, vingt jours après sa disparition, l’Église Occidentale des Saints déclara que sa présence s’était totalement évanouie.

.

.

Le comte Nidole Maigam demeurait indigné.

「Ce sont des foutaises !!!」

Maudit-il en se rappelant des mots du Cardinal.
Cardinal Nicholas Shpertas.
Même la mention de son nom éveillait la colère du Comte.

「La menace connue comme le Dragon du Tonnerre Veldora a disparu. Ainsi, l’approvisionnement et le support financier venant de l’Église des Saints vont immédiatement être suspendus.」

Et s’étant unilatéralement exclamé ainsi, le cardinal avait mis fin à la discussion.
Et en plus d’ignorer la moindre chose qu’ils avaient à dire, il les avait même fait attendre pendant trois heures.
Mais il était vrai que les fonds d’urgence avaient été donnés pour les urgences de combat…
Mais les terres bordant la Grande Forêt de Jura – la propriété du Comte – constituaient la première ligne de défense du Royaume de Pharmas tout entier.
Même si le Dragon du Tonnerre Veldora avait été scellé, il restait néanmoins une menace importante.
Et il l’était aussi pour les monstres.
Non, en fait, il était particulièrement un danger pour les monstres.
Le fait que cette menace ait disparu ne pouvait qu’être attribué aux actions des monstres.
Et alors que Pharmas devait être en train d’améliorer ses défenses, il s’en débarrassait à la place.
C’était là la raison de l’indignation du Comte Nidole Maigam.
Et bien que l’Église Occidentale des Saints avait des raisons valides, aucune n’importait pour Nidole.
Comment allait-il protéger ses terres maintenant ?
Il avait l’argent pour s’offrir des mercenaires.
Ce n’était pas le bon moment pour engager des aventuriers.
Comme dernier recours, il pouvait faire appel au roi… Mais juste se rappeler de son visage ne laissait aucune illusion.
Il serait difficile d’expliquer la manière dont étaient utilisés les fonds de soutien reçus jusqu’à maintenant.
Sans aucune menace, il était naturel de réduire les dépenses pour la défense.
Et si cela avait mal été géré, il aurait du augmenter les taxes.
Juste y penser fit grimacer Nidole.
Sur le chemin du retour vers son domaine, dans une calèche, ses pensées étaient entièrement occupées à concevoir des contre-mesures.
Uniquement focalisé sur les monstres, Nidole ne pensait pas à utiliser qui que ce soit d’autre.

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Cependant, Nidole n’était pas le seul troublé par la situation.
Le Royaume de Pharmas était un pays de force modérée. Et en conséquence, il s’était abstenu d’étendre ses frontières.
Et donc, cela lui posait peu de danger.
Comme Nidole s’y attendait, de nombreux conseils de ministres planifiaient de réduire les dépenses pour la défense.
Toutefois, les autres pays entourant la forêt de Jura ne pouvaient faire de même.
Afin de ne pas le regretter plus tard, chacun devait préparer quelques contre-mesures.
Les rois et les ministres de ces pays étaient en ce moment en train de tenir un conseil d’urgence hâtivement pour discuter stratégie.
Il se trouve que l’un de ces individus troublés était le Baron Belouard, ministre d’un tout petit pays appelé Brumund.

「Il n’y a qu’une seule raison pour laquelle je pourrais vous appeler. Vous avez entendu parler de Veldora le Dragon du Tonnerre, je présume ?」

Avec une attitude écrasante, le Baron adressa sa question à l’homme qui venait d’entrer dans la pièce.
D’une petite stature mais d’une apparence sérieuse, l’homme ne défaillit pas un instant et maintint le contact visuel.

「Bien sûr, Messire.」

Fut la courte réponse.
Sa voix était profonde et rauque.

「Ha. Comme attendu d’un maître de guilde ! … Était-ce ce que je devrais dire ?」

Le Baron Belouard renifla et continua comme s’il crachait chacun de ses mots.

「Donc, qu’est-ce que la guilde compte faire ?」

「Rien de particulier. Pas de plan dont je sois au courant.」

「Quoi ? Je ne comprend vraiment pas… êtes-vous en train de dire qu’il n’y a aucune contre-mesure?」

「Oui, nous n’en voyons pas la nécessité.」

Répondit avec indifférence le maître de guilde.
Avec l’air de demander : Pourquoi le Baron Belouard est-il furieux ?
Et bien que le Baron perçut cette attitude, il poursuivit en l’ignorant complètement.
En premier lieu, que ses efforts reçoivent une réponse ou non…

「Ce qui est nécessaire dépend de la personne, j’imagine. La disparition du Dragon du Tonnerre est sûrement une conspiration des monstres ! Ne nécessitons-nous pas de contre-mesures contre cela ?!」

「C’est une chose étrange que vous dites. Les contre-mesures sont planifiées par un pays. Nous sommes une Guilde Libre, pas un groupe de volontaires, vous savez ?」

C’était donc ça.
Leur liberté reposait sur le fait qu’ils se situaient hors du système du pays.
Par rapport à un travailleur normal, leur style de vie n’était pas assuré.
Cependant, leur statut social de base l’était; par ailleurs, ils recevaient une terre appropriée.
De ce fait, ils avaient au moins le devoir de payer les taxes.

Pour l’expliquer, considérons l’exemple d’un cuisinier.
Le cuisinier appartenant à un pays payait la taxe de son statut social en même temps que celle en fonction de ses revenus. En contrepartie, le pays protègeait sa vie et ses possessions.
D’autre part, le cuisinier dans la guilde payait significativement moins de taxes. En échange de la taxe à la guilde, il recevait la protection de sa personne.
Cependant, protéger ses biens était de son ressort.
Aussi, un cuisinier du pays pouvait un jour ouvrir son établissement dans un château, et avoir ses enfants en hériter.
Un contractant de guilde ne possédait pas un tel privilège, et, par conséquent, ouvrait son échoppe dans la périphérie du château.
De plus, même s’il établissait une boutique ayant du succès, ses enfants ne pourraient pas en hériter.
De ce fait, les citoyens avaient acquis des préjugés et une haine profondément ancrés contre les membres des Guildes Libres.

Ce système n’était pas non plus uniquement propre à Brumund. En fait, chaque pays autour suivait fondamentalement les mêmes règles.
D’un autre côté, la Guilde Libre surpassait tous les régimes existants, et possédait la plus grande puissance structurelle… Que ce soit par coïncidence ou intentionnellement, elle opérait directement sous le nez du pays tout en maintenant une apparence de société clandestine.

「Protéger les possessions des citoyens est le devoir de base d’un pays, n’est-ce pas ? Similairement, nous devons protéger nos associés. On a la vie dure tous les deux, n’est-ce pas…」

Entendant ces mots impudents, le Baron Belouard ne put plus maîtriser sa colère plus longtemps.
Depuis ce matin, rien n’allait dans son sens.

「Assez de cette discussion inutile !!! De la Guilde Libre, combien de soldats pouvez-vous envoyer ? Combien d’aventuriers excellent au combat ? Combien peut-on en utiliser pour protéger cette ville ?」

Le Maître de Guilde ne put que soupirer.

「Ne vous y trompez pas, nous ne sommes pas un groupe de volontaires. Si mobilisés ensemble avec les forces du pays, je peux peut-être rassembler 10% de nos associés. Si vous en avez besoin de plus, il devra y avoir une rémunération suffisante.」

Il y avait 10 millions de personnes vivant à Brumund.
Parmi elles, 7000 étaient des membres de la guilde – leurs familles non incluses dans le compte.
Dans le cas d’un exercice commun, la Guilde Libre pouvait apporter 10% des ses membres (environ 700 personnes dans ce cas) qui serviraient le pays.
Remarque supplémentaire, les membres de guilde de ce pays ne pouvaient pas s’inscrire dans la guilde d’un autre pays. Ainsi, même s’ils étaient libres, il existait une allégeance claire.
De plus, cela prendrait du temps de rendre officiel la mobilisation commune, et dans le même temps il faudrait s’accorder à fixer la taxe à 20 %.
La force pouvait être utilisée mais les recettes en souffriraient sans aucun doute.
Et en premier lieu, ce n’était pas comme si la guilde pouvait immédiatement arranger un niveau approprié de taxe pour ses membres.
En outre, implémenter la taxe et la communication avec la guilde était pratiquement impossible.
Puisque la moitié de ses membres étaient des non-combattants.

Même un roi comprenait autant.
Pour cette raison, on évitait normalement l’extorsion… Mais ce n’était plus du tout une situation normale.
Les monstres prenaient action.
Cela en soi était une bonne raison.
Mais ce n’était pas la principale…

「Assez. Hey, Hughes. Qu’est-ce que tu as en tête ?」

Le Maître de Guilde, non, Hughes fut surpris d’être soudainement appelé par son nom.
Et pour la première fois depuis le début, il regarda le Baron Belouard droit dans les yeux.

「Nous avions un pacte de non-agression sur la terre où le Dragon du Tonnerre était scellé. Désormais, l’Empire choisira sûrement de réclamer cet endroit.」

「Exactement ! Qu’ils se soient retenus autour de Veldora ou qu’ils aient eu peur d’endommager le sceau… Je l’ignore. Cependant, ils ont commencé à bouger !!!
Tu comprends ? S’ils réclament la forêt, tous les pays autour seront renversés. C’est le moins qu’on puisse dire à propos des capacités de l’Église Orientale des Saints !
Les pays entourant la forêt de Jura, qui n’arriveront pas à se préparer correctement, se retrouveront sous le contrôle de l’Empire en un clin d’oeil !」

「L’Église … ne se déploiera pas. Ils se préoccupent peu des choses mondaines. Pour eux, vaincre les démons est leur devoir sacré.」

「 Comme tu dis. Mais si un chevalier décidait de bouger, et à moins que l’empire ne fasse quelque chose de stupide… Quand ils ne se battent pas contre les monstres, ils doivent gagner leur pain, ne crois-tu pas ?」

「Impossible… Pour l’Église, le pays entier peut couler, cela leur importerait peu. Ce n’est pas comme si l’ Église pouvait faire tout son possible pour sauver chaque croyant.」

Regardant le visage du Baron, voici ce que pensait Hughes.
Il paraissait si exténué.
Ce n’était pas impossible, mais il était probablement en train de vieillir d’une année pour chaque jour passé ici.
En vérité, ces deux-là étaient amis d’enfance.
Pour le Baron, avoir son intimité et ses amitiés révélées publiquement pouvait devenir assez gênant.
Et donc, les deux hommes avaient fait en sorte qu’ils aient l’air de s’utiliser l’un l’autre, et agissaient de manière à afficher leur haine l’un envers l’autre.
Ce petit pays serait incapable de résister seul à la tempête qui approchait. Mais peut-être que tout cela n’était rien d’autre que de la panique futile.
Oui, l’Empire avait commencé à avancer, mais ce n’était pas comme s’il avait déjà envahi.
Rien que pour les monstres, il y avait une abondance de contre-mesures.

「L’Empire n’a pas encore révélé ses intentions, n’est-ce pas ? Quoi qu’il en soit, j’irai le vérifier par moi-même.
N’en attends pas trop, mais j’essayerai de voir ce qu’il se passe dans la Forêt de Jura et pour les mouvements de l’Empire.」

「Désolé… et merci.」

C’est vrai, ce que fera l’Empire n’était pas encore décidé.
Et même s’il bougeait… Leur attaque allait plutôt devenir une guerre à grande échelle. Même l’Empire ne s’en sortirait pas bien contre des embuscades et escarmouches constantes.
Avec une centaine de milliers de soldats, il pouvait certainement écraser tous les pays environnants.
Mais pour cela, une préparation importante était nécessaire.
Au moins… 3 ans.
On ne pouvait affirmer que c’était assez de temps, mais c’était suffisant pour planifier prudemment en avance.

「Bref, je pars collecter des données. Le premier oiseau attrape le ver, n’est-ce pas ?」

「Je t’en prie…」

Et avec un hochement de tête, les deux hommes se séparèrent.
Avec sur leurs épaules, un fardeau aussi lourd qu’une montagne…

.

Le Cardinal Nicholas Shpertas accueillit le départ de Comte Nidole Maigam avec un léger sourire.

「Ce parasite !」

S’exclama-t-il avec un sourire bienveillant et il soupira.
Ne croit pas en dieu mais s’attroupe autour de l’argent de l’Église et sa puissance. (ndt: je pense que c’est l’opinion du cardinal concernant Maigam.)
Nicholas testait le Comte Nidole Maigam.
Et pas juste lui. Tous ceux de l’Église pensaient la même chose.

「Ceux qui croient en Dieu devraient prêter allégeance au Saint Empire Ruberios !」

L’Église Orientale des Saints acceptait la dévotion de l’Empire et élisait simplement le Pape à leur tête.
Pour elle, le Saint Empire se composait essentiellement du temple principal et leurs citoyens étaient les croyants de l’Empire.
De plus, ceux vivant dans d’autres pays mais prétendant croire se devaient de se rappeler que la tromperie était punie.
Puisque Dieu venait avant tout.
Par conséquent, tous ces idiots faisant des excuses contre le fait de devenir des citoyens de l’Empire ne méritaient aucune clémence.
C’était l’opinion de tous les hommes servant sous Nicholas concernant l’Église Orientale des Saints.
Nicholas lui-même était d’avis que les hérétiques qui ne croyaient pas en Dieu devaient tous être tués.
Mais il y eut une personne qui offrit un sourire méprisant à ces mots.

La Passe-Monde Sakaguchi Hinata.

Elle avait dit ceci :

「Un gâchis d’effort. Cela demande une force phénoménale de changer les coeurs de ceux qui croient en d’autres dieux. Plutôt que ça, prêtez-leur votre main et acceptez la leur. C’est là la méthode la plus avérée.」

「Sauvez les gens des monstres, et convainquez-les que vous représentez la justice. Et, puisque les guerre ne vont pas juste apparaître et disparaître, portez-leur assistance en temps de troubles ! Les monstres sont l’ennemi commun de l’humanité mais l’inverse n’est pas vrai pour l’humanité, n’est-ce pas ?」

「Il est inutile de provoquer inutilement l’hostilité. Les gens normaux sont idiots, si vous les sauvez quand ils ont des ennuis, ils se mettront rapidement à croire. N’est-ce pas l’entière raison d’être de l’Église ?」

La fille était pragmatique.
Ne promouvant ni l’athéisme, ni ne rejetant la religion.
Utilisant juste méticuleusement les deux.
Pour Nicholas, cela paraissait être une approche rationnelle.
Nicholas avait été observé avec un regard si froid qu’il pouvait tuer.

「Tout ce dont nous avons besoin est d’attendre ! Laissez la force des pays matérialistes tomber ! Et puis, demandez votre dû !」

Ces mots l’avaient fait frémir.
Était-ce de l’excitation ou de la peur ?
Et pourtant Nicholas avait obéi.
Et comme résultat, l’Église changea grandement durant ces 10 années.
Son influence parlait d’elle-même, elle était devenue en juste 7 ans un sujet discuté dans toutes les nations.
Ayant accompli ces choses, Nicholas fut promu d’évêque à cardinal.
Et tout était grâce à cette fille.

「Enfin, comme la fille l’a dit, il est possible d’utiliser même un parasite…」

Nicholas considéra la situation actuelle.
Les mouvements de l’Empire étaient obscurs et les monstres devenaient de plus en plus actifs.
Je vais définitivement être très occupé à partir de maintenant.
Comment cette fille se comportera-t-elle ?
Il serait une bonne idée d’essayer de la contacter.
Maintenant, elle devrait être…
Dans la Guarde Impériale directement sous les ordres du Pape, Division Sakadachi des Chevaliers Saints.

 

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