Dragon Maken War 33 : Ceux qui enseignent (2-3-4)

Trad & Adapt : Ilanor
Check : Miss X


Yo ! Voilà le chapitre 32, avec un jour de retard, il n’y avait pas de check dispo hier soir… Pour une fois, le crétin prétentieux du début n’est pas complètement idiot, c’est rare… Enfin, bonne lecture, et à bientôt pour le 34 !


Tung ! tung ! tuh-tuh-tung !

« Ooh-ook ! Kook ! »

Azell frappait sans cesse Boar. A ce moment, la douleur était inscrite dans ses os. Il laissa échapper un gémissement, et commença à chanceler. Ce n’était pas que le bouclier. A chaque fois que leurs épées s’entrechoquaient, l’impact lui était transféré.


Les mouvements d’Azell étaient trop brillants. Boar avait réalisé les intentions d’Azell, donc il essayait à tout prix d’éviter de toucher l’épée d’Azell. Il utilisait le fait que son bouclier soit rond pour dévier les coups sur le côté. Il évitait les échanges de coups, et essayait de se concentrer sur des attaques qui mettraient son adversaire sur la défensive.

Cependant, c’était inutile. Azell lisait tous ses mouvements comme à livre ouvert.

C’était inévitable. Il ne pouvait bloquer avec son bouclier, et il ne pouvait heurter son épée contre celle de son adversaire. C’était comme combattre pieds et poings liés.

« Huh-uk, Huh-uk… »

Le duel n’avait duré que 5 minutes, mais Boar était sur le point de s’évanouir. Sa sueur ruisselait comme de la pluie, et il avait du mal à respirer.

Cela ne devrait pas arriver. C’était un Quadruple Maître, et il pouvait facilement surpasser les limitations physiques d’une personne normale. S’il utilisait l’Ordre Spirituel, il pouvait être en armure complète et se battre pendant plusieurs heures.

Cependant, les frappes consécutives et la pression sur son esprit l’épuisaient rapidement.

« Finissons-en. » dit Azell froidement, puis il commença à brandir son épée.

Même si Boar était sur le point de tomber dans les pommes, il leva encore son bouclier, mais la lame d’Azell, telle un mensonge, passa au travers. Après avoir traversé l’obstacle, elle toucha le bout de la joue de Boar.

« Kuk… Ne m’insulte pas. Tue-moi ! » dit Boar d’une voix tremblante

Il semblait essayer d’agir dignement, mais on pouvait facilement voir qu’il était terrifié.

Avant qu’Azell puisse dire quoique ce soit, Arrieta s’interposa.

«Arrêtez ! C’en est fini.
– Azell Zestringer est le vainqueur du duel. Êtes vous d’accord, Sire Boar ?
– Oui… J’accepte ma défaite. » répondit Boar alors que son corps tremblait de honte.

Partie 3

« Vraiment, vous m’avez un peu impressionné. Vous avez plus de tripes que ce que je pensais, Sire Boar. » dit Azell à ce moment.

A ces mots, Boar le regarda, les yeux étonnés. Il devina que Boar ne s’attendait pas à un compliment de sa part.

Il ouvrit sa bouche avec difficulté.

« M-Moi aussi, je suis impressionné par vos techniques. Je m’excuse de ma rudesse. Vous êtes un artiste martial exceptionnel. Vous méritez d’être reconnu par la princesse. »

Son visage était rouge. Il semblait embarrassé, cependant ses mots n’étaient pas forcés, et on pouvait voir que ça venait du fond du coeur.

‘Quel type amusant.’

Il avait pensé que Boar était le prototype du rejeton de noble arrogant et prétentieux, qui ne pouvait pas se mettre à la place des autres. En fait, il agissait comme tel. Cependant, il avait la qualité inattendue d’être capable d’accepter simplement ce qu’il avait subi.

Azell le vit de nouveau comme un artiste martial. Il était jeune, et il était né avec un certain talent. Il était de bonne famille, donc il avait reçu beaucoup d’assistance, mais il était devenu un Quadruple Maître, donc c’était une forte tête, et il montrait les signes d’un entraînement rigoureux.

‘Il pourrait valoir la peine d’être observé’ pensa Azell en disant :

« C’est l’heure, Sire Boar.
– Huh ?
– Vous devez faire la vaisselle ?
– … »

Boar prit une expression comme s’il avait avalé un insecte.

« Koo-ook. C’est h… humiliant, mais je dois accepter les résultats du duel. Je n’ai pas d’autre choix que de le faire, comme un chevalier ! Je vais le faire ! »

Si quelqu’un le voyait, il penserait qu’il était en train de souiller l’honneur de sa famille. Il agissait comme si lui demander de laver des plats était une folie. Quand Boar agissait comme si c’était une sorte de tragédie, Azell s’enquit, désemparé.

« Au fait, je suis en réalité vraiment curieux à ce sujet, donc je veux vous le demander… Sire Boar, pourquoi considérez vous le fait de faire la vaisselle comme honteux ?
– N’est-ce pas le travail du commun ? Ce n’est pas une tâche qu’un noble chevalier devrait effectuer.
– Mais je vous ai vu effectuer quelques travaux ménagers. En quoi est-ce si différent ? » demanda Azell en observant avec attention la réaction de Boar.

Boar ne montait jamais le camp, il ne préparait pas le repas ni ne faisait la vaisselle. En revanche, il ne refusait aucune tâche demandant de la force.

‘Il a fait le travail d’Arrieta à sa place, mais comme il s’agit de la princesse, cela ne compte pas. Il y a aussi des exemples concernant Enora.’

‘Mademoiselle Enora, je suis peut-être présomptueux, mais, malgré ça, laissez moi vous aider à monter à cheval.’

Enora était petite, donc il l’aidait à monter à cheval.

‘Mademoiselle Enora, je m’occupe de déplacer les affaires.’

Il aidait aussi Enora à déplacer les paquets.

Boar parla comme s’il ne comprenait pas ce dont Azell parlait.

« N’est-ce pas le devoir d’un chevalier d’utiliser sa force pour une délicate jeune fille ?
– … Si vous le voyez comme ça, les préparations du campement ne sont-elles pas aussi difficiles ? Pourquoi n’avez vous pas aidé ?
– Chaque personne a son propre rôle. Une femme faisant son devoir ne devrait pas brandir l’épée d’un chevalier. De la même manière, un chevalier ne devrait pas empiéter sur l’espace de travail d’une femme. Bien sûr, elle a son propre travail à faire, et n’est-ce pas un travail qu’elle est capable de faire ?
– … »

‘Le code de chevalerie de ce type est plutôt tordu.’

Azell se tourna pour regarder Giles, désemparé, mais ce dernier hochait la tête comme s’il était à cent pour cent d’accord avec ce sentiment.

Azell laissa échapper un soupir.

« Quoi qu’il en soit, même en considérant ça, préparer le campement n’est pas le travail de Mademoiselle Enora, non ?
– C’est, c’est vrai. En revanche, c’est un travail pour mes inférieurs.
– S’il y avait un serviteur ou un écuyer présent pour le faire à votre place, alors ce serait le cas, cependant nous n’avons pas cette personne ici. Dites-moi la vérité. Sire Boar, vous n’êtes jamais parti en mission sans serviteur ni écuyer ?
– … »
Le visage de Boar devint rouge, comme s’il avait été touché sur un point sensible. C’était comme Azell l’avait prédit.

Azell soupira.

« Qu’est-ce qui se passerait si vous étiez choisi pour une mission nécessitant un petit groupe d’élite, et qu’il n’y avait que des chevaliers de plus haut rang que vous ?
– C’est…
– Bien sûr, vous devriez vous occuper des corvées. Cela comprend les préparations pour le campement, la préparation du repas, et même la vaisselle. Pensez-vous qu’une fée se montrera pour faire ces tâches ménagères à votre place ?
– Mmmm.
– Je ne vais pas vous demander de cuisiner. En revanche, vous devriez prendre une partie de ce que Giles et moi faisons. Est-ce que ça serait si disgracieux ? Si vous le pensez, s’il vous plaît, jetez cette pensée au loin. Demandons à la princesse. »

Quand Azell lui décocha ce trait, Arrieta sursauta. Il lui demanda.

« Votre Altesse, avez déjà été accompagnée uniquement de chevaliers de haut rang ?
– Oui. Je n’ai pas l’expérience du combat avec eux, mais nous eûmes une situation où nous devions nous déplacer rapidement. Pendant une journée entière, je dus chevaucher avec le Comte Arhen et Sire Jarsten, le député des Chevaliers Royaux.
– Comment était-ce ?
– Ils savaient comment monter un camp, et ils préparaient aussi les repas. J’aidais un peu, mais ils grommelaient comme quoi je ne devrais pas faire ce travail.
– Vous l’avez entendue, n’est-ce pas ? »

Quand Azell lui posa la question, Boar avait une expression abasourdie. Il était bouche bée, et il semblait tout juste s’être fait frappé.

« Est… Est-ce qu’ils faisaient vraiment ces corvées ? »

Azell ne le savait pas, mais le Comte Azhen était un guerrier dans la soixantaine, qui avait gagné sa réputation en tant que maître épéiste. Jarsten était un digne chevalier d’âge moyen qui venait d’une grande famille.

« Oui. Ils disaient que cela leur rappelait leurs jours d’apprentissage… » dit Arrieta en pensant à cette époque.

Ils s’étaient aussi plaints de devoir faire un tel travail à leur âge, mais Arrieta l’omit.

« Ne les avez-vous pas fait pendant votre apprentissage, Sire Boar ? N’avez-vous pas fait de ces corvées ? lui demanda Azell.
– … Je, Je ne l’ai jamais fait.
– Quoi ?
– Je n’ai jamais été l’apprenti d’un chevalier. » dit Boar, tout en devenant embarrassé.

Azell était confus.

« Euh, comment est-ce possible si vous faites parti des Chevaliers Royaux ? »

Conformément au bon sens d’Azell, ça n’avait aucun sens. Même si quelqu’un disposait d’un puissant passif, il fallait passer par un processus progressif pour devenir l’un des Chevaliers Royaux. On était officiellement adoubé lorsqu’on devenait à peu près capable.

« Ce n’est pas impossible. Après être devenu un chevalier depuis l’extérieur, les plus éminents chevaliers peuvent offrir une recommandation. Puis il faut passer l’évaluation donnée par les plus hauts échelons de la chevalerie. Il y a une méthode de ce genre pour entrer… dit Arrieta.
– Je suis entré comme ça. » reconnut Boar.

‘Donc c’est pour ça qu’il lui manque des concepts fondamentaux !’ pensa Azell alors qu’il le regardait.

Il avait entendu dire par Giles que la famille de Boar était dirigée par le Marquis Zildred, et qu’ils étaient connus pour être une prestigieuse famille. Boar était le troisième fils, mais il avait un talent extraordinaire. Il était devenu un Quadruple Maître à un jeune âge, donc la famille l’avait largement soutenu.

C’était compréhensible que les valeurs de Boar soient tordues. C’était surprenant qu’il ait encore un aspect innocent à sa personnalité.

« Après avoir entendu les paroles de Son Altesse, j’ai réalisé que ma manière de faire était erronée. A partir de ce jour, je partagerai diligemment la charge de travail. De plus, Sire Azell… dit Boar.
– Huh ?
– Je voudrais m’excuser une fois de plus pour ma rude attitude jusqu’à maintenant. J’étais celui qui était en tort, et je vous ai insulté alors que je ne pouvais même pas reconnaître votre niveau de compétence. Bien sûr, vous avez tous les droits d’être en colère. Même si vous n’étiez pas un chevalier, vous avez assez de compétence pour n’être ignoré par personne.
– Vous n’avez pas besoin d’y penser de manière si rigide…
– Sur ce, je vais faire la vaisselle. »

Ce disant, Boar retira son armure, puis il ramassa les plats qu’il avait renversés auparavant et alla au ruisseau.

« Je ne peux pas dire quel genre d’homme il est. » murmura Arrieta.

Tout le monde hocha la tête.

Partie 4

Après l’agitation, tout le monde partit au lit.

Azell, Giles et Boar alternèrent pour le tour de garde. Enora et Arrieta furent exclues, étant donné que Giles et Boar insistèrent fortement sur le fait que le sommeil d’une Altesse ne devrait pas être dérangé pour une telle tâche.

Arrieta n’eût pas d’autre choix que de se rendre à leurs paroles. Elle n’était pas opposée à un quelconque travail, étant donné qu’ils manquaient déjà de main d’oeuvre, cependant elle savait que ses inférieurs se sentiraient mal si elle insistait pour faire le travail.

« Hmm. »

Azell avait pris le premier tour de garde, et il passait le temps en méditant. Il résonnait lentement avec le mana environnant, et l’énergie magique nouvellement produite se répandait dans tout son corps pour remplir son pouls énergétique.

‘Quelqu’un nous observe.’

En même temps, Azell détecta quelqu’un qui les observait.

Même s’il méditait, il ne négligeait pas la surveillance des alentours. Au contraire, il avait ses sens grands ouverts, et il avait senti quelqu’un les observer de loin. De plus, cette personne utilisait la magie.

‘Quand nous étions en ville je n’étais pas sûr… Mais ça, ça le confirme.’

Quand ils visitaient une cité ou une ville, il sentait le regard de quelqu’un sur eux. Cependant, leur groupe était tape-à-l’oeil. Il y avait aussi beaucoup de gens, donc ils recevaient inévitablement de nombreux regards de la part des autres. Ces regards n’étaient pas agressifs, et personne n’utilisait de vision magique. Il avait des doutes, mais il ne pouvait en être sûr.

En revanche, il en était sûr maintenant. Quelqu’un utilisait la magie dans la nuit pour les observer à distance.

‘Après que nous ayons quitté la ville, je n’ai pas senti de regard pendant un bout de temps… Soit il a une compétence spécialisée dans la traque, ou alors il utilise un chien de chasse ?’

Azell et son groupe n’avaient pas dissimulé leurs traces en voyageant. Il y avait d’innombrables moyens de les traquer si leur groupe était la cible.

‘Si ce sont ces ordures de l’Ombre du Dragon… Ce ne serait pas étrange s’ils attaquaient à peu près maintenant.’

Le groupe campait dans un endroit inhabité. Ce serait une opportunité en or pour attaquer, donc pourquoi ne le faisaient-ils pas ? Azell était laissé perplexe par ce fait.

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