Dragon Maken War 55 : Le prince métis (2-3)

Traducteur & Adapt : Ilanor
Check : MissX


Non, ce n’est pas le retour du retard~


 

Bientôt, on leur accorda une audience avec le roi, aux côtés d’Arrieta et de Kairen. Comme Azell l’avait dit auparavant, ils n’avaient rien à faire. C’était une occasion de formellement annoncer le retour d’Arrieta et de Kairen à la capitale. Ces derniers présentèrent un rapport sur les évènements importants qui avaient eu lieu jusqu’à maintenant. Les autres se contentèrent de conserver la tête baissée, un genou à terre. Après un certain temps, ils sortirent. C’est tout ce qu’ils firent pendant toute l’audience.

Giles faisait un visage comme s’il venait de survivre à une situation de vie ou de mort.

« Aah, c’est enfin fini.

– Ce n’était pas si compliqué que ça. Qu’allez-vous faire si vous êtes promu plus tard ?

– Mmmm. Une promotion…

– Je vais vous demander de m’excuser. »

Boar était un membre des chevaliers royaux, donc il devait aller présenter son rapport sur les évènements du voyage de retour.

Il s’adressa aux deux hommes.

« Je vous contacterai lorsque j’aurai fini mon travail. Si cela ne vous dérange pas, pourquoi ne viendriez-vous pas chez moi ce soir ? »

Le domaine du Marquis Zilred était loin d’ici, mais en tant que noble, il avait naturellement une propriété dans la capitale. De plus, le Marquis Zildred venait d’une famille prestigieuse, donc son extravagante demeure était située près du centre de la capitale.

« Ah, répondit Azell, je vous suis reconnaissant de l’invitation, mais je ne pense pas que ce sera possible aujourd’hui.

– Pourquoi ?

– Je ne pense pas que la Princesse et le Duc me laissent partir.

– Ah, c’est vrai. Sire Azell est plutôt apprécié de ces deux-là.

– Je ne veux pas particulièrement m’en faire apprécier.

– Pourquoi ne pas vous dire ce mensonge à vous-même, en vous regardant dans un miroir ? Assurez-vous de me contacter lorsque vous échapperez à leur poigne. Je vous inviterai certainement.

– C’est ce que je ferai.

– Sire Giles… Mmmm. Qu’en est-il de vous ? Avez-vous des parents plus âgés à saluer ?

– Non, je n’en ai pas. J’accepte l’invitation avec joie. »

La famille du vicomte Vince n’était pas vraiment réputée, et peu de gens de leur sang travaillaient pour le trône. C’est pourquoi Giles prévoyait de chercher une auberge satisfaisante dans laquelle il pourrait loger pendant son séjour à la capitale.

« Bien, Sire Azell, vous devez me contacter plus tard.

– Ah, bien sûr. Vous invitez déjà quelqu’un d’autre, donc pourquoi insistez-vous autant…

– J’ai l’impression que vous êtes le genre d’homme à disparaître subitement si je me retourne, c’est pourquoi j’essaye de vous retenir.

– Est-ce que j’ai l’air aussi impitoyable ? »

À la question d’Azell, Giles et Boar s’entreregardèrent et acquiescèrent comme s’il avait dit quelque chose de complètement évident. Azell était légèrement blessé.

« Aaah, d’accord, je vous contacterai à coup sûr, donc ne vous inquiétez pas pour ça.

– Je vais essayer de vous faire confiance. »

Boar sourit, puis laissa son siège. Azell sourit aussi en regardant le dos de Boar s’éloignant.

Giles demanda, étonné.

« Que se passe-t-il ?

– Rien. Je me disais juste que Sire Boar a beaucoup changé. Quand je repense à comment il était au début du voyage, son comportement d’à l’instant est presque inimaginable.

– J’imagine que c’est vrai. »

Giles ricana. Il n’aurait jamais imaginé qu’une personne puisse changer aussi drastiquement.

À ce moment, Enora apparut en marchant vers eux depuis le corridor opposé.

« Sire Azell, Sire Giles. Avez-vous un endroit où dormir dans la capitale ?

– Bien sûr, je n’en ai pas.

– Je n’ai pas de plans définis pour le moment.

– Je vois. La princesse s’est occupée de vous trouver un endroit où dormir…

– Je vous remercie.

Giles laissa apparaître quelques signes de soulagement. En réalité, il n’avait pas beaucoup d’argent à dépenser, donc il s’inquiétait du prix du logement dans la capitale. Cela lui aurait pris une bonne partie de son argent.

Ils se dirigèrent tous deux vers la villa royale d’Arrieta. Selon Arrieta, une chambre d’ami avait été préparée pour Azell. (ndt : Oh, la coquine, on la voit venir ~)

En pratique, c’était un palace à l’intérieur du palais royal. C’était une ‘chambre’ d’ami, mais elle était très éloignée de ce qu’une personne normale considérait comme une chambre. Elle était aussi vaste qu’une grande maison, et l’intérieur était aussi luxueux que le palais royal.

Pourtant, Azell n’était pas surpris en voyant la pièce.

« Comme attendu du palais, c’est plutôt tape-à-l’œil. »

Ce furent les seuls mots d’admiration qu’il prononça.

Giles était éberlué.

« Je veux vraiment savoir le genre de vie que vous avez vécu dans le passé. Tout est si brillant, ici…

– Je suis curieux moi aussi. Bon, la princesse et Mademoiselle Enora n’ont-elles pas dit que j’étais de noble naissance ? Peut-être que c’est pour ça.

– Vous avez regagné certains souvenirs ?

– Un ou deux… Quand je fais quelque chose, mes souvenirs peuvent se superposer au présent. Mon identité m’échappe toujours, mais plusieurs expériences de mon passé apparaissent dans mon esprit. Je pense que je faisais partie d’une bonne famille. »

Depuis qu’ils avaient commencé à voyager ensemble, il était de plus en plus difficile de croire ce qu’Azell disait concernant sa perte de mémoire. Il était incroyablement fort, et cachait trop de secrets. Il y avait beaucoup de trous dans son histoire, mais ils ne pouvaient pas simplement l’appeler un menteur. Ils étaient dans une situation incertaine où ils ne pouvaient pas insister pour avoir des réponses.

‘Par-dessus tout, il est trop sûr de lui.’

Si Azell essayait de les tromper, il aurait été plus prudent. Ce n’était pas le cas. Il agissait comme s’il se fichait que les autres le croient ou non. Cela faisait que les gens croyaient son histoire.

De plus, Giles et de nombreux témoins étaient présents quand ils l’avaient trouvé pour la première fois. Azell était dans un tel état que cela n’aurait pas été surprenant qu’il ait des traumatismes durables.

« Cependant, dit Azell, je suis presque sûr de ne pas être de ce pays.

– Pourquoi donc ?

– Il y avait trop de choses peu familières en venant ici. L’apparence des rues, les coutumes et les manières… Si je pouvais me rappeler de tout cela, je serais probablement un noble de ce pays. Et encore, je n’ai aucune idée de pourquoi j’étais dans la forêt.

– Hmmm…

– On a de la chance que vous parliez la même langue que nous. »

En réalité, c’était ce qui l’avait le plus impressionné après s’être réveillé à cette époque.

S’il comparait les langues écrite et parlée actuelles avec celles d’avant qu’il aille dormir, elles étaient presque identiques.

Il pouvait à peu près comprendre pour l’écriture, mais le langage courant n’avait pas changé non plus, en 200 ans. À quel point était-ce incroyable ?

À l’époque, l’Empire de Nadick utilisait la langue de Babel. Le royaume de Rulain et les sept autres pays formés à partir de l’empire de Nadick l’utilisaient toujours. Il y avait des changements mineurs dans le vocabulaire et la manière de parler, mais la structure de la langue était toujours la même. C’était comme s’il entendait un dialecte.

« Je dois remercier la légende de Babel. Je ne sais pas si elle est vraie ou non, et je n’aurais jamais pensé qu’un jour viendrait où je la remercierai. »

Même durant les jours de l’Empire de Nadick, l’histoire de Babel n’avait pas été transcrite dans les livres d’histoires. C’était une histoire transmise à travers les âges.

Il y avait beaucoup de langues dans le passé. Même si l’Empire de Nadick avait failli unifier le continent en entier, les territoires en dehors de ses frontières avaient leurs propres langues et cultures.

Cependant, dans un passé très lointain, en comparaison, le monde avait d’innombrables langages de plus. Même en traversant une simple montagne, la langue pouvait changer. Les différences de langue menaient à beaucoup de conflits et de morts.

Les grands mages immémoriaux du passé trouvèrent cette situation regrettable. Ils se rassemblèrent tous en un endroit pour préparer une gigantesque cérémonie magique, et elle fut nommée la ‘Babel’. Ils érigèrent une grande tour s’élevant haut dans le ciel, et ils rassemblèrent toutes les langues depuis la conscience des gens. Après en avoir rassemblées autant qu’ils le pouvaient, ils créèrent une langue commune qui exprimerait les intentions de tous les peuples. C’était la langue de Babel.

Quand la langue naquit grâce à cette magie du plus haut niveau, chaque personne sur le continent la connaissait. Puis elle avait été transmise à travers les âges, et sa structure n’avait jamais changé. Certains des lexiques changeaient, mais cela permettait aux gens de communiquer sans problèmes.

Azell dit :

« J’imagine que je vais me reposer un peu avant que la princesse ne m’appelle. Étant donné que nous ne pouvons probablement pas explorer cet endroit, voudriez-vous faire une partie d’échec ?

– Mmmh. Je suis un joueur plutôt mauvais.

– Vous devriez développer vos compétences jusqu’à un certain niveau. C’est un indice de raffinement pour un noble.

– Ces mots ne vous ressemblent vraiment pas. »

Giles ne put s’empêcher de sourire.

Partie 3 :

Finalement, Arrieta n’appela pas Azell le jour de leur arrivée (ndt : le pauvre petit, il avait tous ses espoirs ~). Après son retour, elle avait beaucoup de rapports à présenter, et elle avait été emmenée pour faire des apparitions à droite et à gauche. Avant qu’elle ne s’en rende compte, le jour touchait à sa fin.

Après avoir reçu le message d’excuse d’Arrieta, Giles suivit Boar jusque chez lui quand il finit son travail. Azell resta seul.

Arrieta lui avait assigné des serviteurs et des servantes. Après avoir mangé le dîner qu’ils avaient apporté, Azell se mit à regarder distraitement le plafond.

« J’aurais dû demander la permission d’entrer dans la bibliothèque. »

La bibliothèque du palais royal avait probablement beaucoup de livres. Tandis qu’il restait ici, il voulait lire les livres d’histoires jusqu’à plus soif.

Azell était allongé sur un lit suffisamment grand pour sauter partout dessus. Il avait jeté son corps dessus, et regardait le plafond du lit. Cela correspondait vraiment à l’image d’un lit devant être dans les appartements royaux. Chaque coin du lit portait une inscription, et du tissu avec de jolis dessins était placé au-dessus pour faire un baldaquin.

« Se détendre comme cela n’est pas trop mal… »

Maintenant qu’il y repensait, cela faisait longtemps qu’il n’avait pas eu la possibilité de ne rien faire. (ndt : pas comme moi, quoi ~)

Cela ne faisait qu’un mois qu’il s’était réveillé dans les ruines de la forêt de Balan, mais ce mois avait été vraiment trépidant. Il avait participé à plusieurs batailles. Intérieurement, il avait toujours été sur les nerfs en essayant de polir ses armes une fois encore.

‘C’est vrai, même en incluant le temps d’avant mon sommeil.’

Après la fin de la guerre des Dragons-Démons, il n’avait pas eu de vrai repos. Il était trop occupé à gérer les évènements de l’après-guerre, et la malédiction du Roi Dragon-Démon rongeait sa vie.

C’est pourquoi, pour le moment, cela ne le gênait pas de passer son temps à ne rien faire.

Il prévoyait de passer le reste de la journée à bêtement fixer le vide quand cela arriva.

Toc toc.

Il entendit quelqu’un toquer à sa porte. Azell indiqua à la servante d’entrer. Après cela, elle lui dit :

« Sire Azell, quelqu’un d’important est ici pour vous.

– Quelqu’un d’important ? »

Azell était intrigué. Arrieta avait dit qu’elle ne pourrait pas le voir ce soir. (ndt : Oooh…) Était-ce un message de Kairen ? Cependant, la servante devait déjà savoir qu’Azell avait voyagé dans le même groupe que Kairen, donc c’était étrange pour elle d’utiliser le terme ‘quelqu’un d’important’…

Azell pointa sa tête du doigt en disant :

« Mmmm. Puis-je demander un peu d’aide ?

– Oui. »

La servante comprit ce qu’il demandait. Elle s’approcha, recoiffa ses cheveux emmêlés, puis l’aida à ordonner ses vêtements.

Azell savait comment le monde des nobles fonctionnait, et il se savait un étranger. Normalement, même si la servante avait proposé de l’aider, il aurait feint l’ignorance, et cela l’aurait probablement irritée. Cependant, il était devenu l’invité du trône, donc il devait penser à la réputation d’Arrieta. Il savait qu’il devait agir avec plus de prudence.

‘C’est pour ça qu’ils n’arrêtent pas de dire que j’agis comme un noble.’

Quand il s’était installé dans le rôle du Duc Karzark, on lui avait appris les bonnes manières jusqu’à qu’il n’en puisse plus. Cela avait imbibé ses os. Azell sortit de sa chambre avec un sourire amer sur le visage.

Puis il écarquilla les yeux en voyant le jeune homme buvant du thé en face de la table.

‘Uh ?’

C’était la première fois qu’Azell voyait ce jeune homme, mais il savait de qui il s’agissait en un regard.

Le jeune homme avait des cheveux blancs ondulants, bien que ordonnés. Ses yeux étaient dorés, et ses oreilles légèrement pointues. Il avait une corne aiguisée et bleue pâle ressemblant à une plume au-dessus de son oreille gauche…

‘Le Prince Métis Seigar Weil Rulain.’

Le jeune homme ressemblait beaucoup à Arrieta. Il était plus jeune de deux ans, pourtant il regardait Azell avec une élégance froide baignant son visage.

« Je suis désolé de venir sans prévenir si tard dans la nuit. Êtes-vous Sire Azell, l’homme qui a été adoubé chevalier par ma sœur ?

– Oui, Votre Altesse.

– J’ai dit à la servante de ne pas vous donner mon identité, mais il semble que vous m’ayez reconnu. Bien sûr, on pouvait s’y attendre, étant donné que vous avez passé beaucoup de temps avec ma sœur. »

Le jeune homme ne sembla pas surpris. Le Prince Métis était habitué à ce que les autres le reconnaissent, et il était bien conscient que son apparence ressemblait à cette d’Arrieta.

« Je vais me présenter formellement. Je suis le premier fils du Royaume de Rulain. Je suis le Prince Dragon-Démon Seigar Weil Rulain.

– Le chevalier Azell Zestringer vous présente ses salutations. »

Azell le salua courtoisement. Quand Seigar vit cela, il regarda Azell avec attention.

« J’ai entendu dire que vous n’étiez qu’un provincial inconnu jusqu’à ce que ma sœur vous donne le titre de chevalier, mais il semble que ces rumeurs soient fausses. Si elle m’avait dit que vous étiez d’une famille noble, je l’aurais crue.

– Je vous remercie.

– Asseyez-vous, s’il vous plaît. Vous pourriez me penser étrange de dire cela, étant donné que je suis venu vous voir. »

Le jeune homme n’avait que 15 ans, mais il se comportait comme un prince. Il ne montrait aucune gêne en parlant informellement à une personne plus âgée et en-dessous de sa position. De plus, il ne donnait pas l’impression de mépriser les autres. Il agissait de la manière dont il agissait car c’était ce qui allait avec sa position. Cela lui venait naturellement.

Quand Azell s’assit en face de lui, Seigar dit :

« Je suis venu ici car je voulais vous voir.

– Moi ? »

 

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