Dungeon Defense – Volume 2 Chapitre 2 (Partie I)

Traducteur : JetonS

Adapt : ———
Check : ———


Désolé de la journée de retard, pas mal de trucs ont fait qu’hier j’avais pas le temps de publier le chapitre ! Encore désolé.


dd17

Ce Novel est traduit par JetonS de l’équipe Soreyawari & Co. Si vous lisez sur un site autre que Soreyawari.com, c’est que le Novel a été volé. Ne soutenez pas les voleurs, lisez sur le site original.

Chapitre 2 – Les Ethiques de la Chasse au Singe


▯ Plus Faible Seigneur Démon, Rang 71, Dantalian

Calendrier Impérial : Année 1505, Mois 9, Jour 10

Royaume de Sardinie, Marché aux Esclaves de Pavia


Ce Novel est traduit par JetonS de l’équipe Soreyawari & Co. Si vous lisez sur un site autre que Soreyawari.com, c’est que le Novel a été volé. Ne soutenez pas les voleurs, lisez sur le site original.

« C’est pour deux personnes ? »

« Oui. Moi-même et ma femme. »

« Hm. Nous prenons 2 pièces d’or pour les frais d’escorte. »

Je donnai 5 pièces d’or au soldat devant, qui me remercia avec un grand sourire.

Un charme indescriptible ressortait du sourire de ce mercenaire qui avait deux dents en moins.

« Merci beaucoup, votre honneur. Nous autres les mercenaires vous protégerons avec nos vies durant votre séjour. Passez une journée excitante avec votre dame. Ooi, escortez ce couple jusqu’à leur siège ! Assurez-vous de leur qualité ! »

« Roger. »

Périphéries de Pavia.

Des marchands d’esclaves avaient installé leur magasin dans les plaines libres de cette zone.

Afin de dissuader les voleurs, des soldats montaient la garde partout dans ce marché. Il y avait 5 plateformes de tailles différentes, approximativement 70 gardes, et des stands si grands qu’on pourrait les confondre avec des camps militaires de loin. La plupart des bandits n’osaient même pas entrer dans ce marché.

« Par ici, votre honneur. »

« Mm. »

En suivant le guidage de l’homme, nous nous dirigeâmes vers le centre du marché.

Lapis Lazuli et moi prétendions être un jeune couple de marchands. Nous avions falsifié nos papiers d’identité et nos noms. Avec ces précautions, nous n’aurions pas besoin de nous soucier d’exposer notre identité.

Le marché aux esclaves était submergé d’une ambiance louche et humide.

« Bougez-vous ! Bande de fainéants. »

« Des elfes de neige ici ! Capturés droit des montagnes enneigées du royaume de Moscow. C’est une occasion spéciale, visite gratuite aujourd’hui. Venez y jeter un coup d’œil ! »

« Je t’ai dit de te bouger le cul ! »

D’un côté, un garde maniait son fouet et forçait un groupe d’esclaves à bouger. 6 esclaves mâles étaient enchainées l’un à la suite de l’autre et marchaient en avant petit à petit. J’avais l’impression de voir un mille-pattes.

« Regardez autant que vous voudrez. Regarder est gratuit ! »

De l’autre côté, une elfe nue était retenue par des barreaux de fer. Un homme responsable de la promotion ne cessait de crier son exceptionnel ‘produit’ tout en montrant du doigt la poitrine et les côtes de l’elfe. Beaucoup de gens étaient rassemblés autour de la cage en fer, et il y avait même des enfants. De petites filles jetaient des regards à travers les barreaux et dévisageaient l’elfe nue.

J’entendais clairement leur conversation.

« Grande sœur, c’est vrai que les elfes ne boivent que de la rosée ? »

« …… »

« Uhm, je ne sais pas si elle comprend ce qu’on se dit. Je ne sais pas parler le langage utilisé à Moscow, donc…… »

« Ils disent que les elfes boivent le sang des enfants à chaque nouvel an. C’est pourquoi ils restent jeunes pendant cent à deux cents ans. »

« Sale idiote ! Arrête de mentir ! »

Le groupe de petites filles pouffèrent de rire. L’elfe sourit faiblement tout en regardant les enfants. Quand les enfants tendirent les mains, l’elfe tendit plus que docilement son bras pour les laisser toucher sa peau. Bien que le bras de l’elfe était fin et n’était presque constitué que d’os, les petites filles s’agitèrent comme si elles touchaient de l’or.

« Bande de vilains garnements ! »

Le vendeur prit dans ses bras les enfants en riant de bon cœur.

« Vous ne pouvez pas toucher le produit sans autorisation ! »

J’arrêtai de regarder le spectacle et me tournai.

-Kuaaaaaah……

Le son d’un fouet s’abbatit sur la peau d’un esclave qui se mit à crier au loin, et pourtant personne ne lui faisait attention. Les seuls que ça excitait étaient les enfants. Chaque fois qu’ils entendaient un gémissement, les enfants s’agitaient et disaient « T’as entendu ça ? T’as entendu ça ? » Chaque fois qu’ils entendaient un cri, ils répondaient à ces cris avec leurs propres voix en criant « Kaah ! » « Kueeeak ! »

Etait-ce ce qu’on appelait de l’innocence ?

Murmurai-je.

« C’est un endroit merveilleux. Est-ce que tous les marchés aux esclaves sont semblables à celui-ci ? »

« Oui. Il n’y a pas beaucoup de différence. »

Répondit Lapis Lazuli.

« Le marché aux esclaves dans lequel celle-ci a travaillé pendant une courte période de temps, durant la jeunesse de celle-ci, avait la même atmosphère. »

« Quoi ? Tu as travaillé dans un marché aux esclaves durant ta jeunesse ? »

« Pour être précis, celle-ci n’a pas travaillé dans un marché aux esclaves, mais voulais devenir une esclave. A l’époque, celle-ci était constamment affamée. Celle-ci pensait qu’en échange d’un repas, celle-ci accepterait de devenir une esclave. Les esclaves étaient nourris. »

Parla calmement Lapis Lazuli.

« Cependant, une fois que le marchand aux esclaves découvrit que celle-ci était une sang-mêlé, il me chassa hors du territoire. Apparemment, les rebuts n’avaient pas le ‘droit’ de devenir un objet de commerce. Néanmoins, avant que l’identité de celle-ci ne soit révélée, celle-ci avait réussi à manger une demi tranche de pain. C’est un bon souvenir. »

« …… »

Le passé de Lapis Lazuli était tellement sombre qu’il en devenait effrayant……

En faisant mon possible pour changer de sujet, je m’éclaircis la gorge.

« La succube qui errait dans ces marchés est maintenant la maitresse d’un Seigneur Démon. N’est-ce pas splendide, Lala ? La valeur d’une personne n’est pas déterminée à sa naissance. Toi, qui as été capable de surmonter toutes les épreuves imposées par ta naissance, es le meilleur bijou qu’on puisse trouver en ce bas monde. »

Lapis Lazuli me lança un regard de côté.

« ……Votre altesse fait des remarques surprenantes de temps en temps. »

« Hm ? »

« Ce n’est rien. Votre altesse a complimenté celle-ci de son succès, mais ce n’est pas approprié à l’heure actuelle. Jusqu’à ce que votre altesse ne dirige réellement les démons, alors à ce moment-là, celle-ci pourra se vanter d’avoir réussi. »

« Tu es une femme ambitieuse. »

Souris-je.

« C’est pourquoi je t’apprécie. »

« Il n’y a rien à y gagner à flatter celle-ci. »

« Je n’espère pas grand-chose. J’espère seulement que les affaires de ce soir seront plus animées. M’enfin, quand nous ‘le’ faisons, ton visage est tellement de marbre que c’est amusant à.…… »

Lapis Lazuli me marcha sur le pied droit. Le talon de sa chaussure s’enfonçait dans mon nerf, ça faisait très mal, mais au fond de moi, j’étais exalté.

Oui. C’était la même Lapis Lazuli que d’habitude. La même Lapis Lazuli, au sang-froid, calme et qui réagissait modérément à mes taquineries. J’eus un rare sentiment de soulagement, et je déposai mes affaires à l’endroit que nous avait montré le mercenaire.

Cette nuit, nous reçûmes une invitation pour un banquet avec les marchands d’esclaves.

Les 5 pièces d’or valaient le coup. Les dirigeants du marché nous considéraient maintenant comme des VIPs et nous avaient donné une invitation.

Etait-ce en raison des marchands d’esclaves présents lors de ce banquet ? J’avais l’impression que cette fête était pleine d’extravagance. Plusieurs gardes étaient responsables de la sécurité du banquet et de magnifiques esclaves nous apportaient la nourriture dans la nudité. Je m’infiltrai bientôt parmi ce groupe de marchands et discutai avec eux.

L’alcool circulait sans restreint. Le montant était tout juste assez pour s’intoxiquer. Durant cette chaude nuit, l’heure était propice pour aller déterrer les secrets enfouis dans le cœur des gens. Bon, et si on allait droit au but…… ?

« C’est la première fois de ma vie que je vois un marché aux esclaves d’aussi bonne qualité. J’ai connu beaucoup de marché aux esclaves de plus grande superficie, mais si je devais comparer la qualité des produits, aucun ne vaut l’excellence d’ici. C’est formidable, chers amis, je suis ému. »

« Ahah. Vous nous flattez. »

Les marchands d’esclaves rigolèrent avec des visages rouges.

Une ambiance joviale s’éleva dans la salle. Tout le monde me paraissait innocent. Pour des gens qui vendaient des esclaves, leur air inoffensif était difficile à avaler. N’avait-il pas la conscience lourde de savoir qu’ils vendaient des esclaves ?

M’enfin, c’était probablement la mentalité de l’époque qui voulait cela. Ce n’était pas une polémique qui me concernait. Les révolutions aux révolutionnaires, et la politique aux politiciens. L’un de mes principes. Malgré que, certaines personnes avaient du mal à différencier les deux travails.

« D’ailleurs, il y a une chose qui a attiré mon attention. »

« Qu’est-ce ? Dites-nous. »

« Une seule fleur peut monopoliser toute une salle, n’existe-t-il pas un esclave de renom dans ce marché ? Quelle est cette fleur dans ce marché ? »

Les marchands se scrutèrent l’un l’autre en entendant ma question.

Bientôt, ils commencèrent à se chamailler.

« Bien sûr, n’est-ce pas cette elfe des neiges que j’ai capturée de Moscow ? J’ai engagé non moins de 20 chasseurs pour la capturer. Il ne fait aucun doute que mon produit est le meilleur. »

« Pff. Honnêtement, le commerce des elfes est déjà fini. Ces temps-ci, les sirènes et les harpies sont la tendance. En parlant de cela, la sirène que j’ai capturée après bien des efforts…… »

« Ah ! Comment une bête avec des ailes pourrait valoir quoique ce soit ? Je ne suis même pas sûr que tu puisses en tirer 20 pièces d’or. Ces espèces sont rares et sont de beaux objets de décoration, mais on ne peut pas les appeler la star du marché. C’est certain. »

« Non, bien sûr que leur valeur est proportionnelle à leur rareté. Je pense mettre ma main à la pâte et vous montrer mon centaure. C’est un cheval, il sera populaire auprès des demoiselles de la noblesse…… »

Exclamèrent-ils.

La dispute pour connaitre le meilleur esclave perdura.

Après un petit moment, un marchand d’esclaves pointa en direction d’un jeune homme et parla.

« Et à propos de toi, Giacomo ? J’ai entendu dire que tu as mis la main sur un produit rare cette fois-ci. »

« ……Ce n’est pas aussi grandiose que chacun semble le croire. »

Le jeune homme fronça les sourcils à sa réponse.

Il était le jeune homme qui buvait tranquillement son vin durant toute la durée du banquet. Les autres marchands essayaient de lui tirer les vers du nez, ce qui l’irrita de plus en plus. Il semblait mécontent à propos de quelque chose.

« Dire que ce n’est pas grand-chose ! Comme tu es modeste ! »

« C’est vrai, Giacomo. Nous ne sommes pas sourds, nous avons entendu les rumeurs. Nous avons entendu dire que tu as réussi à obtenir l’enfant illégitime d’une famille de Duc. »

Le jeunot sourit amèrement.

Il semblait inconfortable avec l’attention qu’on lui portait.

« ……J’ai été chanceux. C’est tout. »

L’homme inclina son verre de vin.

J’arrondis furtivement les coins de ma lèvre tandis que je fixai le jeune homme.

Trouvé.

J’étais certain qu’il s’agissait de l’homme en possession de Laura de Farnese.

Sortir de ma lassitude pour participer à ce banquet valait le coup. Réussir à trouver ma cible aussi rapidement. Quelle chance.

« Attendez, messieurs. L’enfant illégitime d’une famille de Duc ? Quelle est cette histoire ? J’aimerais entendre les détails. »

« Je ne sais pas trop, mais ce gars, Giacomo, a mis la main sur un joyau brut à un si jeune âge. C’est la première fois qu’il rentre dans l’industrie des esclaves, mais mon Dieu, il a mis la main sur un produit, c’est la fleur des fleurs ! »

« Ils disent que c’est l’enfant illégitime de la Maison du Duc de Farnese. »

Les marchands s’excitèrent et se bousculèrent.

« Une famille de duc. Et pas n’importe laquelle, mais la famille Farnese ! Naturellement, leur situation financière et sociale est tombée au plus bas depuis leur dernière défaite lors de la Guerre des Roses, mais quand même…… »

« Je vous le dis, ce n’est un secret pour personne. Ils ne voulaient blâmer aucun de leur héritier pour la défaite. Ils ont vendu leur enfant illégitime comme compromis. Mais à prendre avec des pincettes, ce n’est que mes propres spéculations. »

« Je pense que tu as raison, hein ? Les autres possibilités ont peu de chances d’être vraies…… La demoiselle a été sélectionnée comme un bouc émissaire pour la famille. »

Quelqu’un claqua de la langue.

« Ceux qui sont ressortis vainqueur de la Guerre des Roses sont contents de déshonorer la famille Farnese, et la famille Farnese est contente de s’en être sortie avec un minimum de perte. »

« Quand on y repense, ces nobles personnages sont meilleurs au commerce que nous. Keke. Ces hauts gradés savent comment s’y prendre pour profiter de n’importe quelle situation. »

« En plus, ils disent que ‘ce’ n’est pas une blague. »

Un marchand mentionna ce sujet avec une cuisse de poulet dans la bouche.

J’affichai une expression fascinée sur mon visage.

« Que voulez-vous dire par ‘ça’ ? »

« Ah ça, je parle de ça. Son visage et son corps sont vraiment……. kuuh ! »

Le marchand afficha un sourire machiavélique. De la sauce gluante et marrone était étalée partout sur ses doigts. Les autres marchands rejoignirent son opinion enthousiasment.

« J’ai entendu parlé de cette rumeur aussi. Qu’elle est la princesse confinée de Farnese ! »

« Oui. C’est parce que c’est une femme à la beauté sans égale, ils ont peur de bouleverser le royaume. C’est pourquoi le duc l’a cachée au plus sombre recoin du manoir pour que personne ne la voie. »

« Pour être tout à fait honnête, il y a de grandes chances que ce soit complètement faux. »

Les marchands haussèrent les épaules.

« Peu importe comment vous le prenez, ils l’ont probablement cachée parce qu’ils en avaient honte…… Mais pourquoi parle-t-on de cela ? Les rumeurs qui la suivent la rendent déjà spéciale. Les rumeurs apportent du prestige au produit, après tout. »

« La rumeur qui dit qu’elle est la plus belle fille du continent s’est répandue. »

« Ah elle vient d’avoir 16 ans, l’âge parfait pour cueillir son fruit ! »

Les marchands éclatèrent de rire ensemble.

La seule personne qui n’arrivait pas à les suivre dans leur délire était le jeune homme. Il gardait un visage stoïque.

« ……Veuillez m’excuser de mon départ. Passez une bonne soirée. »

L’homme se leva de sa table et partit.

Les autres marchands lui souhaitèrent bonne nuit en réponse, mais le jeune homme reçut les salutations de manière nonchalante. C’était difficile d’y voir de la sincérité. Une fois le jeunot parti, les autres marchands ne se privèrent pas d’exprimer leurs opinions.

« Vous ne le trouvez pas un peu trop arrogant ? Nous avons invité tous les marchands à se réunir pour apprendre à mieux nous connaitre, mais s’il continue à se comporter ainsi…… »

« Il n’a aucune manière. Il survit dans le milieu grâce à la réputation de son père. Tous les bleus dans le métier sont comme lui. »

Il semblerait que le comportement des jeunes dans ce monde et dans mon monde original était similaire.

Je mis un sourire sur mon visage et me levai.

« Je souhaite faire un tour autour du marché très tôt demain matin, je vais retourner me reposer dans mes quartiers pour aujourd’hui. Messieurs, passez une très bonne nuit. »

« Ooh. Dormez bien. »

Une fois que je reçus les adieux des marchands, je me faufilai hors de la salle du banquet. Après avoir demandé à Lala de quitter la place du marché et de se préparer pour n’importe quelle situation, je chassai le jeune homme tout seul. Après quelques pas, la vue du jeune homme qui marchait en direction de la place du marché entra dans mon champ de vision.

« Sir Giacomo. Sir Giacomo ! »

« Oui…… ? »

Le jeunot se tourna vers moi.

Ses yeux me disaient qu’il se méfiait de moi, qu’il considérait comme une personne louche.

J’affichai un large sourire sur mon visage.

« Aimeriez-vous, peut-être, partager une conversation avec moi ? »

Modelons ce novice.

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▯ Colporteur de Methoranum, Marchand d’Esclaves, Giacomo Petrarch

Calendrier Impérial : Année 1505, Mois 9, Jour 10

Royaume de Sardinie, Marché aux Esclaves de Pavia


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Dans un coin du marché, je buvais de la bière avec un étrange voyageur.

C’était bizarre. Je n’arrivais pas à me rappeler de la raison pour laquelle j’avais commencé à boire. On aurait dit que j’étais possédé. Je suppose qu’il y a des jours où vous vous laissez aller……

« Je ne le dis qu’à vous, Sir Giacomo. »

L’étrange homme devant moi sourit amèrement.

« Pour vous dire la vérité, l’achat et la vente des esclaves est un acte perturbant pour moi. J’ai l’impression de trahir l’humanité. »

« Vous aussi ? Je suis de votre avis. »

Répondis-je joyeusement à sa remarque. C’était ça. C’était les caractéristiques de cet homme, qui m’avait fait baisser les gardes au point de boire sans restreint. Etait-ce pas coïncidence ou par chance, cet homme et moi étions sur la même longueur d’onde.

« A la base, je ne voulais pas devenir un marchand d’esclaves. C’est mon père qui m’a mis la pression. Il a dit que si je veux devenir un marchand renommé en très peu de temps, il n’y avait pas de meilleure occupation que marchand d’esclaves…… »

« Vous avez un bon père. Mais il existe des vertus bien plus importantes dans ce monde que de devenir célèbre. Il aurait été bien si votre père avait compris cela. »

« C’est ce que je me tue à dire ! »

Oh mon cher, j’avais inintentionnellement levé la voix.

Mais c’était étrange. C’était la première fois que je rencontrais une personne qui me correspondait aussi bien, et en plein centre d’un marché aux esclaves pour couronner le tout. N’était-ce pas une rencontre prédestinée ?

« Mon père est trop attaché à l’argent. Oui, le travail d’un marchand est de gagner de l’argent et d’effectuer des transports de marchandises. Je n’ai aucun problème avec ce concept…… Mais, les esclaves sont aussi des gens. Que ce soit des humains, des elfes, ou des sirènes…… Au point de les traiter comme des objets d’exhibition…… »

« Je comprends. Ah, je vois que votre verre est vide. Allez-y, prenez un autre verre. »

« Merci…… »

Je ne fis qu’une gorgée du vin que l’homme me versa. Je sentis une ivresse consolante gonfler en moi. Il semblerait que j’avais vraiment besoin de parler à quelqu’un de mes soucis. J’avais l’impression de boire plus que d’habitude, mais pour aujourd’hui, je pouvais bien faire une exception. C’était une folie que je m’autorisais.

Et ainsi, le temps s’écoula. Avant même de prendre connaissance de mes actions, je menai l’homme jusqu’à mes quartiers…… Hein, pourquoi l’amenais-je chez moi déjà ?

« Magnifique. Vous ne menottez pas vos esclaves, vous respectez leurs droits humains. »

L’homme fixa avec admiration les esclaves dans les wagons.

Aah, oui. Je me souviens maintenant. Il m’avait demandé de lui montrer mes esclaves et j’avais accepté sa demande avec joie. On n’était pas autorisé à emmener des invités dans cette zone…… Mais ce n’était pas très grave, si ? Cette personne n’était pas un simple invité, il était mon ami. D’ailleurs maintenant que j’y pense, c’est quoi son nom déjà ?

« La majorité des gens parlent, mais n’essaient jamais. Vous êtes différent, Giacomo. Vous prenez soin de vos esclaves. Je peux le voir de mes propres yeux. Splendide. »

« Ahahah, vous exagérez. »

Ah et puis zut, les noms n’étaient pas importants. Seule la personnalité de l’individu comptait. Cet homme méritait ma confiance. Sa personnalité était tellement bienveillante.

« Excepté, je ne pense pas que tous les esclaves se satisfont de leur condition ? »

« Pardon ? »

De quoi parlait-il ?

Sans vouloir me vanter, mais dans mon opinion, aucun autre marchand ne se souciait des esclaves autant que moi. Je ne manquais jamais les deux repas par jour, et évidemment, les esclaves m’aimaient bien. De là à dire qu’ils étaient insatisfaits……

« Oh, mon cher. Quelle gourde de ma part. Je parlais du point de vue d’un esclave. »

L’homme sourit amicalement.

« Avant de se faire capturer, les esclaves vivaient une vie paisible. Ils pouvaient probablement bouger et vivre leur vie comme bon leur semblait. Je pense qu’ils sont insatisfaits même s’ils mangent à leur faim. »

« Du point de vue d’un esclave…… »

Quelle surprise. Je n’avais jamais creusé jusque-là.

J’étais un homme libre et c’étaient des esclaves. Nous étions clairement différents. Il n’y avait aucune raison de leur imposer mes idéaux quand nos statuts sociaux étaient aussi distincts. Je me complaisais dans mes idées……

Je croyais qu’il suffisait de les traiter mieux que les autres marchands. Penser du point de vue d’un esclave ? Etait-ce possible ? N’était-ce pas une façon de penser idéaliste…… ?

« Qu’en est-il ? »

Alors que je méditais sur les mots de l’homme, il me posa une question.

Je dressai l’oreille en alarme. De quoi parlions-nous ? J’avais du mal à me souvenir du contexte de notre conversation. Ma tête était étourdie depuis un bon moment.

« Comment…… ? »

« Je parle de Mademoiselle Farnese. Avez-vous oublié ? »

Farnese ? Parlait-il de Laura de Farnese ?

Non, depuis qu’on l’avait déshéritée de son titre de noblesse, je ne pouvais plus l’appeler par ce nom. Comment étions-nous arrivé à ce sujet. Oh mon cher, je crois que j’ai trop bu.

L’homme m’expliqua calmement.

« Je vous ai demandé si Mademoiselle Farnese était satisfaite de sa condition d’esclave. Une fois que j’ai abordé le sujet, vous, Sir Giacomo, m’avez proposé de la voir de mes propres yeux. »

« Ah. Oui, c’est vrai. C’est vrai…… J’ai oublié pendant une seconde. »

Je chancelais tandis que je luttais pour donner une réponse cohérente.

Mademoiselle Farnese était un produit de haute qualité. Afin d’empêcher les bandits de la voler, je l’avais cachée dans les tréfonds de mon palier. Même s’il était mon ami, je ne pouvais pas révéler sa position aussi facilement. Je commençais à regretter ma décision. Comment avais-je pu faire une promesse aussi irresponsable……

L’homme devant moi remarqua mes tiraillements et parla.

« Je vois. Vous semblez réticent à me la montrer. »

« Non, la vérité est que. »

« Je vous en prie. Ne vous prenez pas la tête avec cette histoire. Ma suggestion n’était qu’une envie passagère. J’étais curieux de savoir comment vous traitiez vos esclaves, et comment vos esclaves se sentaient par rapport à vous. »

L’homme sourit amèrement et murmura.

« Je suis celui qui vous dois des excuses. A cause de ma curiosité, j’ai mis Sir Giacomo dans l’embarras. Retournons boire un verre à la taverne. »

« Ah…… »

Une fois que je vis le visage attristé de l’homme, un sentiment de culpabilité se faufila dans mon cœur. C’était ça. L’homme m’avait demandé quelque chose en tant qu’ami. Mais que faisais-je ?

Dans mon for intérieur, je le prenais pour un étranger. Quelle était la différence entre moi et ces gens dans la salle du banquet qui fouettaient leurs esclaves ? J’étais le pire. Si ces marchands étaient des vauriens, je n’étais rien de plus qu’un hypocrite.

« ……Non. Attendez, je vais vous guider à l’endroit où réside Mademoiselle Farnese. »

« Pardon ? »

L’homme cligna des yeux en signe de surprise.

« Vous en êtes sûr ? »

« Bien sûr. Il n’y a pas de mal à y jeter un coup d’œil avant de revenir. Fort heureusement, Mademoiselle Farnese ne dort pas la nuit, elle doit encore être éveillée. »

« ……Sir Giacomo. Si vous avez la moindre hésitation, refusez sans tarder. »

L’homme me regarda d’un air inquiet.

« Nous nous sommes rencontrés il y a quelques heures à peine, Sir Giacomo, mais j’ai l’impression d’avoir toujours été votre ami. Je ne souhaite pas vous mettre dans la difficulté. »

J’étais ému par ses mots. Je lui avais donné mon accord, mais l’homme prenait en compte mes sentiments et essayait de refuser mon invitation. Comment avais-je pu hésiter la moindre seconde devant une telle bonté !

Un sourire se forma sur mes lèvres, la dernière trace d’anxiété qui restait dans mon cœur fondit comme neige au soleil.

« Non, ne vous en faites pas. Moi-même, aimerais connaitre l’opinion de Mademoiselle Farnese. Sinon vous, j’aimerais vous demander de venir avec moi. Si cela me permet de mieux comprendre mes esclaves…… Votre ouverture d’esprit me manque cruellement. J’aimerais en discuter avec vous. »

« …… »

Les yeux de l’homme s’écarquillèrent.

Jusqu’à ce qu’éventuellement, il sourit. C’était un sourire très charmant.

« Giacomo. Vous savez respecter les autres. C’est une qualité qui vient du cœur. Ce n’est pas quelque chose donné à n’importe qui. Je vous respecte. »

Je ne trouvais pas de mots pour répondre à cet honnête compliment.

Bien que je ne disais rien avec ma bouche grande ouverte, l’homme me regardait simplement d’un regard singulier en silence. Comme s’il comprenait tout ce qu’il y avait à savoir sur moi…… Non, c’était comme s’il avait connaissance de tous mes désirs de ce monde, un sourire omnipotent.

« Ah, et bien huh. Vous savez. »

« Oui. »

L’homme sourit.

« Allez-y, Sir Giacomo. »

« Ce…… Par ici. Suivez-moi. »

Embarrassé, les mots me faillirent.

Pour une quelconque raison, j’étais trop timide pour le regarder droit dans les yeux. Oui, c’était à cause de l’alcool. Mes émotions étaient perturbées par l’intoxication. Il n’y avait pas d’autres signification. Non, aucune. (TN : Ah ça y est, on rajoute un homme au harem de Dantalian ?)

Ma tête se faisait de plus en plus lourde. J’avais de plus en plus de mal à tenir droit. Dans mon subconscient, j’insistais pour dire que ce n’était que mon imagination. Ma vision se brouilla. C’était bizarre. Je n’avais jamais été aussi intolérant à l’alcool.

« J-juste un peu plus loin. »

Mes mots se firent indistincts. Ma conscience se vida.

« Juste un peu plus loin et la cellule dans laquelle la Mademoiselle est confinée…… »

« Ne vous en faites pas, Giacomo. »

L’homme m’épaula, moi qui chancelait de droite à gauche.

Une fois que ma tête reposa sur le corps de l’homme, toute force quitta mon corps.

Tandis que mes yeux se fermaient doucement, j’entendis la voix de l’homme.

« Il semblerait que vous ayez trop bu ce soir. Je suis en parti responsable, je porterai Sir Giacomo jusqu’à ses quartiers. Soyez rassuré. »

Une voix qui sonnait comme la berceuse d’une mère.

Le confort de la voix m’apaisa et je fermai les yeux.

Ma tête restait confuse, mais il y avait une vérité dont j’étais certain. Je m’étais fait un ami qui me resterait fidèle à jamais…… (TL Note : Mon pauvre, tu ne sais pas ce qui t’attend……)

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Je n’ai pas de check, donc si jamais vous remarquez des fautes d’orthographes, n’hésitez pas à me le signaler dans l’espace commentaire ! Merci !

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16 commentaires sur “Dungeon Defense – Volume 2 Chapitre 2 (Partie I)

  1. Merci pour le chapitre.
    PS:Dantalian à saoulé un homme qui es ensuite « tombé » pour lui… Quand bien même certain en serai capable, je suis sûr que la majorité des hétérosexuel n’oserai même pas penser à un plan pareil !!

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  2. Je sais pas si ce sont tous des fautes mais je fais un essaies !

    « La succube qui errait dans ces marchés est maintenant la maitresse d’un Seigneur Démon.
    N’est-ce pas splendide, Lala ? La valeur d’une personne n’est pas déterminée à sa naissance.
    Toi, qui as été capable de surmonter toutes les épreuves imposées par ta naissance, es
    le meilleur bijou qu’on puisse trouver en ce bas monde.

    C’est écrit « es » au lieu de « est » dans la 3eme ligne

    L’alcool circulait sans restreint. Le montant était tout juste assez pour s’intoxiquer.
    Durant cette chaude nuit, l’heure était propice pour aller déterrer les secrets enfouis
    dans le cœur des gens. Bon, et si on allait droit au but…… ?

    Le mot c’est censé être « restreint » ? pas un autre, sa fais bizarre ( du genre sans restriction)

    « Dire que ce n’est pas grand-chose ! Comme tu as modeste ! »

    Comme tu as modeste, c’est pas  » tu es modeste » ?

    « Non, ne vous en faites pas. Moi-même, aimerais connaitre l’opinion de Mademoiselle
    Farnese. Sinon vous, j’aimerais vous demander de venir avec moi. Si cela me permet de
    mieux comprendre mes esclaves…… Votre ouverture d’esprit me manque cruellement. J’aimerais
    en discuter avec vous. »

    Moi-même, aimerais connaitre l’opinion, il manque pas le J et l’apostrophe pour dire « j’aimerais » ?

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