Konjiki no Wordmaster 8 : un type normal ne va pas travailler gratuitement

Traducteur : Ilanor
Adapt: Keyleth
Check: Nekoyashiki-san


Voilà le chapitre 8 ! Un peu en retard certes, mais je n’ai pas du tout oublié qu’il était prêt… Non, vraiment pas… Enfin, voilà les débuts du mercenaire, d’Okamura à l’extérieur de la ville des débutants !


 

En arrivant à [Ames] il chercha tout d’abord une auberge. Par chance, peu d’aventuriers passaient par ici, donc il y avait suffisamment de chambres vides : seule une chambre double était louée.

« Une chambre simple s’il vous plaît.

– Ah, euh oui. Ex-Excusez-moi… Êtes-vous… un aventurier ?

– …Oui ?

– Je… vois…

– …? »

Hiiro inclina la tête alors qu’il ne se sentait pas vraiment le bienvenu. C’était la première fois qu’il visitait ce village, il ne leur avait rien fait, et pourtant le tenancier le traitait anxieusement. Ça le dérangeait, mais pour le moment il réserva sa chambre et partit visiter les alentours.
C’est alors qu’il remarqua quelque chose d’étrange. Pour une raison inconnue il sentait des regards se poser sur lui. Et de toutes les directions. Comme s’il était un invité non désiré.
Comme l’aubergiste, les gens fronçaient les sourcils en le voyant. Peut-être les villageois n’aimaient pas les étrangers. Enfin, Hiiro ne comptait rester qu’une seule nuit, donc il n’y prêta pas attention.

« Eh, monsieur ! »

A ce moment, quelqu’un l’appela. Quand il se retourna, il se retrouva face à un gamin, un garçon d’environ 7 ans qui le regardait avec des yeux suspicieux. Hiiro l’ignora, n’aimant pas cette attitude.

« Eh, ne m’ignorez pas ! »

Le gamin s’énerva. Pourquoi aurait-il à parler avec un morveux ? Hiiro s’affaissa :

« Qu’est-ce qu’il y a, nain de jardin ?

– Ne m’appelle pas nain de jardin ! Pas quand tu portes une tunique rouge bizarre toi-même ! C’est intimidant !

– … Tu es un taureau c’est ça ? »

Ce n’est pas comme s’il portait cette tunique pour paraître impressionnant. Simplement pour se protéger. Bon, c’est vrai qu’à force de la porter tout le temps il avait fini par s’y attacher.
Avec son uniforme noir en dessous, cela faisait une combinaison assez surnaturelle, mais Hiiro s’en fichait comme une guigne.

« Monsieur, vous êtes un aventurier hein ? Pourquoi vous êtes venu dans un endroit aussi isolé ?

– Coin isolé ?

– Ne l’appelez pas comme ça !

– C’est toi qui l’a dit. »

Pourquoi était-il aussi agressif ? Hiiro ne savait pas pourquoi, et donc il l’ignora et s’éloigna : trop casse pied après tout…

« A-Attendez ! »

Ignorer, ignorer…

« Je vous ai dit d’attendre ! »

Ne rien voir…

« Hé m’sieur ! Écoute-moi ! »

Ce n’est que le vent…

« Ah… S’il vous plaît… ne m’ignorez pas… »

Sa voix commençait à trembler petit à petit. Il avait dû finir par être attristé à force d’être ignoré. Hiiro laissa échapper un léger soupir et s’immobilisa :

« Qu’est-ce que tu veux ? »

Il arrêta de l’ignorer, ce serait compliqué de rester au village après avoir fait pleurer ce gamin ici… Sur ce, ce dernier lui fit un sourire resplendissant avant de recommencer à le fixer aussitôt après.

« Grrr ! Vous êtes méchant ! Tous les aventuriers sont comme ça !

– Je suis moi. Ne me met pas dans le même sac que les autres, c’est désagréable. »

Quand Hiiro le regarda d’un air mauvais, le garçon recula en frissonnant.

« Ahhh… Bon, qu’est-ce qu’il y a ? Je suis occupé à visiter tu sais ?

– Hé ? Pourquoi est-ce que vous visitez ?

– Qu’est-ce que cela peut faire ? Ça ne te regarde pas, morveux.

– Uh… uhh… »

Le garçon allait à nouveau fondre en larmes, et Hiiro soupira en se massant les tempes.

« Ah, je tue juste le temps. Je suis arrivé ici aujourd’hui, et je compte y passer la nuit. »

Il regarda l’enfant, espérant que cela le satisferait. (ndc : Le prix d’honneur de la patience est décerné à Hiiro ! ^^)

« Oh ? Vous n’allez pas arnaquer le village ?
– De quoi ? Arnaquer ? »

Selon le garçon, certains aventuriers arrivés récemment au village s’introduisaient dans les magasins généraux ou d’armes, et achetaient de force et à la baisse des articles, faisant ce qu’ils voulaient.

« C’était un groupe de deux, et ils ont faussement accusé l’auberge pour pouvoir rester gratuitement. »

Pendant qu’il serrait les dents, frustré, le petit garçon serrait les poings.

« Pourquoi n’avez-vous pas refusé ? Avec tous les villageois vous auriez pu les chasser non ?

– On ne peut pas faire ça. »

Ce n’était pas le garçon qui avait répondu.

« Ah, oncle Panis ! »

L’homme appelé Panis semblait avoir la trentaine, mais en réalité il pouvait être plus jeune, son visage déprimé le vieillissant.

« Et vous êtes ?

– Vous devez être un aventurier. Mon nom est Panis, propriétaire d’une humble boutique. »

Ce qui voulait dire qu’il était une victime des deux aventuriers.

« Ce que le gamin a dit est vrai ?

– Oui, ils sont actuellement au magasin général.

– Vous avez dit que vous ne pouviez pas les chasser… Que vouliez-vous dire ? »

Panis sembla troublé et laissa échapper un long soupir.

« Pour une certaine raison ils ont récupéré le certificat de propriété du village.

– Huh ? Pourquoi est-ce qu’ils auraient ça ? Normalement n’est-ce pas le chef du village qui le garde ?

– Oui, mais le certificat a brusquement disparu de sa maison. »

En d’autres mots, ils l’ont volé.

« Tellement insouciant. Vous récoltez ce que vous semez.

– Ahah, c’est pas faux… »

Et encore une autre personne répondit à Hiiro.

« Vous êtes l’aventurier arrivé un peu plus tôt ? Je suis le chef du village d’[Ames], Brey.

– Qu’est-ce que vous faites là chef ? » demanda Panis.

– La même chose que toi. On m’a dit qu’il y avait un étranger, et je suis venu pour vérifier. »

Apparemment la venue d’Hiiro avait immédiatement été rapportée au chef, qui était venu pour voir le visiteur surprise de ses propres yeux. Il semblait rassuré de voir qu’Hiiro était juste un aventurier lambda.

CRAAAAACK !

Le son du bois se brisant résonna subitement. Tout le monde se tourna vers l’origine du bruit, surpris. La porte d’une maison explosa et quelqu’un fut projeté dehors.
« Mick ! » cria le chef du village en écarquillant les yeux.
L’homme nommé Mick fut balancé au sol et se recroquevilla, puis deux personnes apparurent dans l’embrasure de la porte de la maison d’où il avait été jeté.
L’un d’entre eux était gros et chauve, l’autre mince avec une coiffure hérissé comme un balai. Monsieur Tête de pique cracha tout en abaissant son regard sur Mick.

« Pfff ! Essaye de redire ça ! »

L’homme mince, qualifié pour être appelé la grande perche hérissée, grogna diaboliquement. Près de lui, l’autre type mordit dans un fruit, probablement l’un de ceux du magasin. Hiiro le nomma le Chauve joufflu.
Mick suppliait désespérément. Ils lui avaient probablement ordonné de leurs offrir les marchandises et il avait refusé. Cependant la grande perche hérissée montra une veine protubérante sur son front et frappa Mick au visage.
Une certaine quantité de sang éclaboussa les alentours. En voyant cela, les villageois coururent à lui. La grande perche hérissée fixa méchamment le chef du village :

« OOOH ! Regardez qui nous avons là, le chef. T’as que’qu’ chose à dire ? Hein ? »

Hiiro observait calmement, le prenant pour un gangster de troisième classe. Non, même pas, un simple délinquant.

« P-Plus de bouffe… »

Chauve joufflu essaya de retourner dans la maison en bavant, probablement à la recherche de plus de nourriture.

« Oh, Junior, arrête un peu, on part.

– M-mais j’ai faim !

– Tch. Fais vite.

– Okay !

– Arrêtez ça ! »

Incapable de regarder plus longtemps, le chef du village cria, mais grimaça quand la grande perche hérissée le regarda. Les autres personnes à proximité n’approchaient pas non plus, terrifiés par l’air menaçant du bandit.

(Il semblerait qu’ils soient forcés d’obéir car ces gens sont au-delà de leurs forces, pas seulement à cause du titre de propriété.)

Le village n’avait aucune personne capable, donc ils ne résistaient pas, étant donné qu’ils se feraient juste tuer s’ils les défiaient.

(Il pourrait demander de l’aide à l’armée, mais j’imagine que les coupables fuiraient juste avec le titre de propriété. Et puis il y aurait la peur de leur revanche. La meilleure solution serait que quelqu’un s’occupe de leur cas.)

Pendant qu’Hiiro réfléchissait de la sorte, le garçon à ces cotés lui le regardait. A peu près comme s’il lui demandait de faire quelque chose à ce sujet.

« Aucune idée de ce que tu veux, mais cela ne me concerne pas.

– Que ? Et vous vous considérez toujours comme un être humain !?

– Quoi ? Est-ce que je ressemble à un démon ?

– Oui ! Pourquoi est-ce que vous n’aidez pas ? Étant un aventurier, vous devez les arrêter !

– …Écoute morveux, je suis peut-être un aventurier, mais je ne suis pas un parangon de justice. Demande aux Héros si tu veux de la justice gratuite ! » Dit Hiiro sans sourciller, tout en croisant les bras.

Le garçon lui jeta un regard rempli de colère, ce n’était pas son problème.

« Oublie ça ! Au final, tous les aventuriers sont comme ça. » Et en disant cela le gamin courut vers les deux racailles.

– Ah, attend Nies ! N’y va pas ! »

Panis essaya de l’arrêter, mais le gamin appelé Nies courait de toutes ses forces. Ensuite Panis fixa Hiiro tout en serrant les dents. Malgré cela, il se détendit assez rapidement et soupira.

« Non, je comprends, cela n’a rien à voir avec vous. Un Héros qui travaille pour tout le monde sans rétribution, comme dans les contes de fées, n’existe pas.

– Mh, je ne sais pas si une telle personne existe, mais au moins, je ne suis pas comme ça. Je me passe de travailler gratuitement. »

Hiiro garda pour lui-même le fait que malheureusement, il considérait les affaires sans profit comme agaçantes.

« … Gratuitement. laissa échapper brusquement Panis.

– Hein ? Quoi ? demanda inconsciemment Hiiro.

– Donc… il y a juste besoin de payer ?

– … »

Hiiro eu un mauvais pressentiment.

« Dans ce cas, je vous donnerai ma meilleure arme si vous nous aidez.

– …

– Allez-vous nous aider ?

– … »

Panis le regardait sérieusement. C’était saoulant, et honnêtement cela ne le concernait pas du tout. Cependant la meilleure arme était séduisante. L’obtenir juste en s’occupant de ces ordures était plutôt bon marché.
Tout en pensant cela, il croisa le regard de Panis. Regardant dans ses yeux sans se détourner, ils se fixèrent pendant quelques temps. Après un moment, Hiiro soupira, comme dépassé.

« D’accord, je vais m’en occuper, mais respectez votre promesse ! »

Le visage de Panis s’éclaircit instantanément, mais redevint sombre aussitôt.

« Je sais que je vous ai recruté, mais… êtes-vous fort ? » demanda-t-il tout en détaillant anxieusement Hiiro de la tête aux pieds.

– Je me le demande, mais en tout cas je le suis assez pour faire quelque chose à leur sujet. » dit Hiiro en jetant un coup d’œil au duo Joufflu & Grande Perche.

Panis avait la bouche grande ouverte devant tant de confiance en soi, mais Hiiro l’ignora et entra rapidement en action.

Nies récupéra un galet sur le sol et le lança sur la grande perche hérissée. La manière dont cela lui percuta le visage lui fit plaisir, mais inutile de le dire, les autres villageois blêmirent.
Le rictus du bandit alors qu’il tournait lentement ses yeux vers Nies en disait long : ce morveux est comme mort.
Sentant sa soif de sang, Nies se figea sur place.

« A-arrêtez ça ! »

Le chef du village se jeta devant l’enfant, mais fut envoyé valser d’un violent coup de poing.
Alors la racaille dégaina l’épée accrochée à sa taille, et la pointa sur Nies. Paralysé par la peur, ce dernier ne bougea pas d’un pouce.

« Morveux, une dernière volonté ?

– N-non… »

Nies secoua la tête tout en pleurant, mais cela n’arrêta pas l’homme. Il sourit joyeusement et leva sa lame, puis l’abattit.

WHOOOSH !

Tout le monde déglutit et ferma les yeux. Ils pensaient tous que la vie de Nies était maintenant finie. Cependant !

« OWWWWW !»

Celui qui hurlait de douleur en saignant était la tête de pique. Quelque chose était planté dans son bras d’épée.
Tout le monde avait l’air abasourdis par cette scène. Une lame, oui c’était une lame. Son bras était sans aucun doute percé par une lame. Mais sa longueur était clairement trop longue. Et regardant vers l’autre de la lame, vers la personne ayant attaqué. C’était Okamura Hiiro.

 

Chapitre Précédent <~~ Sommaire ~~> Chapitre Suivant

Publicités

4 commentaires sur “Konjiki no Wordmaster 8 : un type normal ne va pas travailler gratuitement

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s