Death March 6-17 : Le Peuple du Territoire du Baron Muno (8)

Traducteur : HarkenEliwood
Adapt : Soreyawari
Check : MissX


Wari desu !
En ce moment je désespère mon entourage avec ces « desu », mais étrangement, certains d’entre eux ont commencé à en dire involontairement… x) Contamination commencée… desu~


Neko da ! XD

Comme quoi Psycho, la schtroumpfette doit toujours être pure ! 😉

Enjoy ! ^^


Ici Satou. À l’époque où je travaillais, il m’est arrivé d’avoir le dernier mot dans d’intenses débats avec mes collègues, mais maintenant que je vis une vie calme dans ce monde, j’ai le sentiment de me relâcher.
Cependant, je me demande si vivre de manière humaine n’est qu’une chimère pour les gens qui vivent dans ce monde sauvage. (ndt : Un peu que les gens se font de drôles d’idées sur toi, mec)


« Voici les bagages que nous avons récupérés de la cachette des voleurs.
– Juste ciel, en plus de nous avoir aidés, vous avez même récupéré nos bagages. »

Hayuna-san me remercie tout en recevant les affaires. Toruma-shi jette un œil aux bagages, et demande après une hésitation.

« Auriez-vous vu une dague parmi les bagages ?
– C’est tout ce qui se trouvait dans leur planque. Mais il doit y en avoir un certain nombre parmi les affaires des voleurs.
– C’est une dague avec un fourreau en cuir blanc…
– Si c’est de celle-là dont vous parlez, elle était entre les mains du daruma barbu qui semblait être leur chef. Attendez une minute. »

En disant cela, je sors la dague de la boîte à outils qui était au bord du chariot. Évidemment, je l’ai sortie de l’Inventaire. Le fourreau est relativement simple, mais il y a un joli ornement ressemblant à des armoiries familiales décorant une partie, c’est très élégant. La lame n’est pas magique, mais elle a été forgée dans du mithril par des nains.

« Celle-ci ?
– Oui, c’est elle ! »

Les mots d’Arisa arrêtent Toruma-shi qui allait récupérer la dague.

« Attendez, c’est notre récompense légitime pour avoir exterminé les voleurs. Nous avons même reçu la permission des chevaliers. Si vous la voulez, vous devrez nous donner quelque chose de même valeur.
– Les armoiries de ma famille sont gravées dessus, je ne peux pas la donner à d’autres personnes.
– Et alors ? Oui, votre réunion avec votre femme était touchante, mais vous ne nous avez même pas remerciés de vous avoir sauvés, n’est-ce pas ? Et en plus de cela, vous avez l’audace de réclamer les biens des autres ?
– Tu devrais être plus polie avec les adultes.
– Désolée, mais cela attendra que les négociations soient terminées. Durant celles-ci, je parle en termes égaux, même si j’ai à faire à un roi, c’est ma façon de faire. »

Il semble qu’elle parlerait vraiment à un roi sur ce ton.

Toruma-shi ne peut rien rétorquer face aux mots durs d’Arisa.
Hayuna-san, incapable de regarder cela, persuade Toruma-shi de manière plus douce.

« Mon cher, tout d’abord, remercions-les. Cette personne a utilisé une potion magique très chère pour vous sauver alors que vous étiez mourant. Il m’a également protégée des épées des voleurs et des chevaliers. De plus, il s’est infiltré dans la cachette des voleurs en dépit des dangers, et a même sauvé Mayuna. Allons, dites-leur quelqus mots de gratitude.
– Vous avez raison, Hayuna. J’ai eu tort. Marchand-dono, moi, Toruma, je vous suis vraiment reconnaissant pour votre gentillesse. »

Le couple Toruma s’incline ensemble.

« Cependant, j’aimerais que vous me restituiez cette dague. Évidemment, je vous donnerai tout ce que je peux. »

Il semble qu’il a reconnu mon droit de propriété sur la dague, mais, cela reste encore “Rendez-la moi”, au lien de “S’il-vous-plait, donnez-la moi”.

« Je peux demander tout ce que je veux ?
– M-ma fille et ma femme sont hors limite. »

Toruma-shi protège désespérément sa femme et sa fille. Je pense que c’est grossier d’aller jusqu’à obstruer mon champ de vision. Peut-être pense-t-il que je suis un homme sans scrupules.
Mais bon, j’imagine que ce genre de pensées est inévitable quand on parle à quelqu’un voyageant avec sept filles de genres différents.

« Bon, vous ne disposez pas d’argent ou de bijoux, n’est-ce pas ?
– Oui, tout a été emporté par les voleurs.
– Qu’en est-il d’outils magiques ?
– Ils ont également été emportés par les voleurs. »

Arisa hausse les épaules avec exagération.
Elle le savait peut-être depuis le début, mais nous avons appris qu’il a un lien avec le duc — en d’autres termes, c’est le neveu d’un grand noble, elle essaie donc probablement de soutirer une récompense de sa maison familiale.

« C’est impossible à l’heure actuelle, mais si nous parvenons au duché… non, je vous paierai si vous nous laissez vous accompagner jusqu’au château du Baron Muno.
– Quoi ? Tu connais le baron ?
– Oui, c’est mon cousin au second degré du côté de mon père. Toi, je n’aime pas la façon dont tu me parles, vouvoies-moi. »

Arisa ignore complètement les paroles de Toruma-shi.

« Et donc, combien vaut cette dague ?
– C’est un précieux héritage de notre famille, alors elle n’a jamais été estimée. En guise de remerciement, je vous donnerai 5 pièces d’or. »

Arisa me jette un coup d’œil furtif.
Soit dit en passant, le prix du marché de la dague est de 30 pièces d’or. Un prix extraordinaire parmi les objets non magiques. Pour l’instant, amplifions les informations obtenues par la RA.

« Toruma-san, j’ai estimé cette dague un peu plus tôt, le fourreau est élégamment conçu, et la lame a été forgée dans du mithril par le célèbre forgeron nain Dohar-shi, elle ne vaut pas moins de 30 pièces d’or.
– Si nous la proposions à un duc fin connaisseur ou d’autres nobles aimant concourir pour leurs collections, elle pourrait même valoir davantage. »

Arisa a sorti un argument assez vicieux.

« C-ce serait embêtant. Cependant, même des nobles auraient du mal à rassembler une telle quantité de pièces d’or.
– C’est vrai~, mais puisque notre maître n’a pas de problèmes d’argent, tu pourrais payer avec autre chose que ça.
– Nous nous sommes enfuis de la maison, donc même si je retournais chez mes parents, je n’aurais pas grand chose à vous donner.
– Ah au fait, ta femme m’a dit que vous aviez utilisé un parchemin pour vous défendre des voleurs, non ?
– Oui, ma famille gère un atelier de parchemins. Quand j’ai quitté la maison, on m’a donné plusieurs parchemins pour nous protéger.
– Oh, un atelier de parchemins, j’aimerais beaucoup le visiter si c’est possible.
– Oui, si vous venez à la capitale du duché — la Cité d’Oyugock, venez nous rendre visite. »

Je me suis immiscé dans la discussion sans faire exprès, Arisa m’a jeté un coup d’oeil disant “ne dérange pas les négociations”.
Cependant, un atelier de parchemins, hein ? Si j’apprenais leur méthode de fabrication, je pourrais ensuite les produire en masse par moi-même. Cet atelier protège sûrement pleins de secrets, donc habituellement ils doivent probablement refuser les visites, mais là j’ai de la chance.
Quand Arisa lui demande le prix des parchemins, on lui répond “3 à 5 pièces d’argent par parchemin”.

« Notre maître est un collectionneur de parchemins. Il peut incanter les sorts lui-même, alors à chaque fois que nous rentrons au manoir, il explique aux serviteurs de quelle époque et de quel atelier proviennent tels et tels parchemins. »

Arisa parle bien. Si je suis un magicien alors je n’ai pas besoin de parchemins pour lancer la magie, et si je suis un collectionneur alors je ne les revendrai pas. De plus, on ne me donnera pas qu’un type de parchemin.

« Oh, je pensais que vous étiez marchand, mais en fait vous êtes magicien.
– Je ne suis encore qu’un amateur ne pouvant utiliser que quelques arts magiques. Je suis beaucoup plus actif en tant que marchand.
– La vente de parchemins est réglementée, donc je ne peux pas vous en donner si vous comptez les revendre, mais ce n’est pas un problème si vous êtes un magicien. Je vous précise ceci pour que vous compreniez mais l’armée a décrété qu’il est impossible de vous vendre des parchemins de magie intermédiaire.
– D’accord, le niveau débutant suffira. Cependant, vu que je suis un collectionneur, je ne serai pas satisfait d’avoir plusieurs fois le même parchemin, donc je préfèrerais que vous me donniez des types différents.
– Ça pourrait être difficile de trouver suffisamment de parchemins différents pour totaliser 30 pièces d’or, habituellement nous ne produisons que les 20 types de parchemins qui se vendent le mieux, il faudra peut-être que je regarde dans l’entrepôt.
– Oh, on pourrait aussi demander aux artisans de l’atelier d’en faire avec le sort demandé, n’est-ce pas ?
– Ah, c’est possible. Évidemment, cela prendra quelques jours. Satou-dono, cela vous va-t-il ?
– Oui, avec ça le contrat est établi. »

Je fais un signe d’acquiescement à Toruma-shi et vais pour lui rendre la dague, mais Arisa nous arrête à nouveau.

« Les promesses verbales ne valent rien. Je vais faire un contrat écrit, apposez-y votre signature et cachetez-le avec le sceau du pommeau de la dague. »

Arisa tend le contrat écrit à Toruma-shi. Il y est écrit : [En compensation pour la dague, Toruma devra payer Satou avec une quantité de parchemins équivalente à 30 pièces d’or.], [Le prix des parchemins sera conforme au coût de revient.], [Les parchemins doivent tous être différents.], [S’il n’y a pas assez de variantes, un parchemin de sort de niveau débutant que Satou aura choisi sera conçu.], [Dans le cas où le parchemin doit être créé, Toruma devra payer le coût de la fabrication.], et enfin, [En cas de violation du contrat, Toruma et sa famille serviront Satou en tant qu’esclaves pendant 30 ans].

« Pourrait-on effacer le dernier terme ? »

Le visage de Toruma-shi est amer mais Arisa persiste.

« Non, quoique, d’accord. L’actuel chef de ta famille est un Vicomte ? Ou un Baron ?
– Il est vicomte. Le Vicomte Shimen. »
– Alors que dis-tu de [En cas de rupture du contrat, au nom du Vicomte Shimen, Toruma devra payer 90 pièces d’or.], comme ça ?
– 90 pièces d’or ?! C’est bien trop.
– Ahlala, c’est juste un scénario hypothétique. Si tu fais ta part du contrat en donnant 30 à 40 parchemins, l’histoire s’arrêtera là. À moins que tu ne nous laisses la dague ? »

Arisa sourit de façon très vicieuse. La situation l’amuse vraiment. C’est sûrement une S. Sans aucun doute.

« Je n’y peux rien j’imagine, cette modification devrait aller. »

Finalement, après avoir grommelé pendant un moment, Toruma-shi finit par signer le contrat qu’Arisa a écrit. Elle a même préparé un exemplaire marqué. Je me demande si, dans son ancienne vie, elle n’aurait pas travaillé dans un cabinet d’avocats.

« Oiseaux~
– Pas beaucoup de proies nodesu. »

Pochi et Tama ont ramené deux oiseaux de la taille d’un pigeon et 5 petits œufs. Elles ont également rapporté des fruits de hêtre, des herbes sauvages et des plantes sauvages comestibles dans un sac. Je me demande si ce sont les personnes âgées et les enfants qui leur ont enseigné cela, il y a plus d’herbes sauvages différentes que d’habitude. Je remercie les deux petites filles, qui ont l’air tristes de ne pas avoir trouvé beaucoup de gibier. Je vais faire bouillir les œufs et en distribuer un demi par personne.

« Vos esclaves semblent très fortes.
– Oui, d’après un soldat de la ville de Seryuu, elles sont comparables à des chevaliers expérimentés.
– C’est incroyable. Mais si c’est le cas, je peux comprendre que vous ayez pu exterminer autant de voleurs.
– C’est parce qu’il y avait deux vrais chevaliers avec nous, aujourd’hui. »
– Ces chevaliers ! Les connaissez-vous ? »

Comme on pouvait s’y attendre, même une personne au caractère mesuré, ou plutôt devrais-je dire ici de faible volonté, perdrait son sang-froid si on lui parle de gens qui ont failli le tuer.

« Non, c’était notre première rencontre. Apparemment, ce sont des chevaliers du Baron Muno.
– Quoi, des chevaliers de cousin-dono, hein ? Je n’aurais jamais imaginé qu’un chevalier attaque quelqu’un par derrière ainsi, même dans mes rêves les plus fous.
– Oui, ils ont aussi failli tuer madame.
– Est-ce que c’est vrai ?
– Oui, c’est une bonne chose que je l’ai empêché à temps. »

Pendant que nous parlons, la préparation du repas se termine. J’organise les places pour le repas comme d’habitude. Pas de grand plat commun, ce sera de la volaille frite avec des légumes dans des soupières individuelles, de la soupe de patates dans les tasses, et deux pommes de terre bouillies par personne.

« Hoo, c’est plutôt copieux. »

Toruma-shi se lèche les lèvres, mais il semble qu’il ne soit pas content du nombre d’assiettes.

« Hmm ? Allez-vous laisser les esclaves et les servantes manger avec vous, leur maître ?
– Oui, elles sont mes compagnes de voyage. Nous renforçons notre solidarité en mangeant ensemble. N’est-ce pas ce qu’ils font aussi à l’armée ?
– Mais, nous pourrions tomber malades si nous mangeons avec les esclaves.
– Mon cher, ces enfants sont très propres. C’est nous, au contraire, qui sommes pleins de sueurs. »

Je n’ai jamais été dans une armée cependant.
Toruma-shi n’a pas l’air satisfait, mais Hayuna-san finit par le convaincre. Je n’y avais pas pensé vu que Zena-san se comportait comme d’habitude, mais quelqu’un de noble ne voudrait pas manger avec des esclaves, hein.

Quand même, dire des choses comme “on pourrait tomber malade en mangeant à côté” est grossier.

J’ai divisé le groupe en deux pour le repas. Plutôt que pour Toruma-shi, je l’ai fait pour éviter que les filles ne puissent pas profiter de leur repas.
Évidemment, comme il serait impoli en tant qu’hôte d’isoler le couple Toruma, j’ai décidé de m’asseoir à côté d’eux avec Nana.

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