Dungeon Defense – Volume 1 Chapitre 3 (Partie III)

Traducteur : JetonS

Adapt : Saulot
Check : Saulot


Dantalian montre ce dont il est capable 🙂 !

Trop trop long ! 9000 mots rien que pour la partie III du chapitre é_è.


 

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▯ Plus Faible Seigneur Démon, Rang 71, Dantalian

Calendrier Impérial : Année 1505, Mois 6, Jour 20

Château du Seigneur Démon Dantalian


Ce Novel est traduit par JetonS de l’équipe Soreyawari & Co. Si vous lisez sur un site autre que Soreyawari.com, c’est que le Novel a été volé. Ne soutenez pas les voleurs, lisez sur le site original.

 

 

« …….Votre Altesse a l’intention de rester au lit toute la journée une fois de plus ? »

« Si tu penses que je flemmarde parce que je suis allongé sur le lit, alors tu te trompes gravement. Malgré ma position, le destin de l’univers se défile dans mon esprit. »

Deux mois s’étaient déjà écoulés.

Depuis mon emprunt, j’avais passé deux mois à mon rythme. C’était déjà une routine quotidienne pour Lapis Lazuli de venir me voir et de soupirer.

« Les intérêts accumulés ne sont pas moins de 2,000 Libres. »

« Ah, ce livre est vraiment intéressant. »

Je tournai les pages du livre tandis que j’étais allongé. Le titre du livre était ‘Chroniques des Grands Seigneurs Démons et des Lois Coutumes dérivées d’eux.’

La raison pour laquelle je lisais ce genre de littérature était simple.

L’information que j’avais de ce monde penchait lourdement d’un seul côté.

‘Dungeon Attack’ était un jeu dans lequel vous incarniez un jeune héros humain. Je possédais des connaissances à propos des humains et de leur société, mais j’étais ridiculement ignorant sur le monde des démons.

Tout au plus, il y avait une héroïne vampire qui était tombée amoureuse du protagoniste et qui s’était offerte à lui. Mais c’était tout. L’héroïne ne rentrait pas dans les détails du monde des démons.

Je suppose que je devais étudier de moi-même.

« Oh. Dans ce monde, quand un Seigneur Démon attaque un autre Seigneur Démon, il doit envoyer au moins deux fois une déclaration de guerre, hein. Quelle formalité inutile. M’enfin, c’est un moyen intelligent d’empêcher la guerre. Mmh, mmh. »

« Si votre altesse continue à ne prendre aucune mesure, votre altesse fera faillite dans trois mois. Veuillez prendre conscience, votre altesse.

« Je veux manger de la glace – »

« …… »

Elle avait probablement réalisé que ce côté l’ignorait complètement.

Lapis Lazuli pressa son front avec son index et son pouce. Bien que son visage était dénué d’émotions, je devinais de par son humeur qu’elle stressait énormément.

Je lui souris de façon arrogante.

« Ne t’inquiète pas. Toutes les préparations sont déjà finies. »

« ……Mes excuses, votre altesse. A part l’ordre que votre altesse a donné à celle-ci il y a deux mois, est-ce que votre altesse a fait quoique ce soit d’autre ? »

« Je n’ai besoin que de ces préparations. »

Il y avait 50 jours.

J’avais ordonné à Lapis Lazuli d’acheter une certaine herbe en masse. Pour le moment, c’était une plante que la plupart considérait comme une mauvaise herbe. Mais je connaissais le futur.

La date actuelle était l’année 1505 du calendrier Impérial.

Cet été, une épidémie infectieuse se propagera à travers tout le continent.

Dans le futur, cette épidémie sera connue sous le nom de la Faucheuse Noire, un symbole de crainte. Près de 40% de la population totale du continent périra, un cauchemar est un terme trop doux pour décrire cet événement. Dans Dungeon Attack, le jeu commençait peu après la fin de la Faucheuse Noire……. Pour être exact, l’histoire du jeu commençait en l’an 1515 du calendrier Impérial.

Une tragédie qui n’avait pas encore vu le jour. Quelque chose dont je n’avais pas besoin de m’en préoccuper, n’est-ce pas ? Mais la partie intéressante était encore à venir.

Cette épidémie, contre toute attente, avait un antidote.

Le nom de cet antidote était tout simplement ‘l’Herbe Noire.’ Elle soignait la Faucheuse Noire, d’où son nom, l’Herbe Noire. Les habitants de ce monde avaient une esthétique du nom horrible. Ils donneraient probablement un meilleur nom à un enfant illégitime.

‘L’Herbe de l’Ange,’ ‘La Grâce de la Déesse,’ ‘Le Foi d’Apollon,’ tous ces noms avaient dérivé un peu plus tard. Mais c’était dans le futur. L’été de l’année 1505 du calendrier Impérial, avant l’arrivée de l’épidémie, cette Herbe Noire n’était qu’une mauvaise herbe. Dans plusieurs régions, cette plante n’avait ni honneur, ni même de nom.

C’était tout ce qu’il en était.

Une mauvaise herbe.

Une poignée de verdure sans aucune valeur monétaire –

J’avais, utilisant 10,000 pièces d’or, investi dans cette plante.

Pour dire la vérité, c’était facile.

D’abord, je signai un contrat avec les petites firmes de marchands à travers tout le continent. Puis, à travers ces petites firmes, je réussis à contacter les pharmaciens éparpillés dans le monde. Finalement, les pharmaciens embauchèrent des ramasseurs d’herbes des villes et villages. Instantanément, un contrat à trois échelons fut signé. Les informations et les frais de transportations des petites firmes, 2,000 pièces d’or. Les frais de pharmaciens et les dépenses personnelles des ramasseurs d’herbes, 6,000 pièces d’or. De plus, afin de garder les herbes au frais aussi longtemps que possible, j’avais acheté un moyen de conservation semi-transparent de la plus haute qualité.

Je n’étais pas encore familier avec les habitudes de ce monde, mais je prévoyais toujours grand peu importe où j’étais. Toutes les procédures administratives (fatigantes) étaient sous les soins de Lapis Lazuli qui agissait en tant que proxy.

La personne qui voyageait de ville en ville pour signer les contrats avec les petites firmes et les pharmaciens n’était pas moi, mais Lapis Lazuli. En quelques sortes, nous formions un beau couple. Nous formions une combinaison incroyable.

Ceux qui n’étaient pas au courant de mes pensées rigoleraient un bon coup s’ils voyaient cela.

Il avait emprunté 10,000 Libres et nous étions tous curieux de voir ce qu’il en ferait, mais regardez-moi cela. Il achetait des touffes de plantes non comestibles, et les gardait en réserve comme s’il s’agissait d’un trésor. Lapis Lazuli me racontait ce que les cadres de la firme disaient, ‘La plus grande blague que j’ai entendue de toute l’année,’ rigolaient-ils à en perdre la tête. C’était ce qu’elle me disait.

Les bouffonneries du Seigneur Démon Dantalian arrivaient même aux oreilles des habitants de la ville.

‘La folie du plus faible et fou Seigneur Démon.’

’10,000 pièces d’or de merde.’

‘Gâcher sa vie pour un peu d’attention !’

etc etc

J’étais incroyablement satisfait.

Faire rire les autres avec une affaire aussi futile. N’était-ce pas les fruits de la vie ? Nous vivions tous une vie dure et monotone. Si j’arrivais à faire afficher un sourire au visage de ces personnes, j’étais plus qu’heureux.

Etais-je sérieux ?

Voici la raison pour laquelle je rendrai l’affaire encore plus intéressante.

Non pas la meilleure blague que vous avez entendue cette année, mais la meilleure blague que vous entendrez dans toute votre vie. ‘La plante qu’on croyait n’être qu’une mauvaise herbe était en réalité aussi rare qu’une pierre précieuse !’, c’était la conclusion que j’espérais. Si vous aviez du bon sens, alors vous ririez jusqu’à en recracher vos intestins.

« Je suis curieux sur la face que tu me montreras dans un mois. »

« Pardon ? »

« Tu n’affiches aucune expression toute l’année. Tu as le droit d’être impatiente. Je te ferai certainement rire. »

« ……Celle-ci ne comprend pas les paroles de votre altesse. »

« Attends patiemment et tu connaitras la finalité. »

Alors que j’enroulais mon corps sur mon lit, je pouffai de rire.

Peut-être l’avais-je trop taquinée. Une notification apparut.

[Les points d’affection du marchand Lapis Lazuli baissent de 1.]

Oh mon cher. Les points d’affection de Lapis Lazuli finirent par descendre à 0. Ils chutaient depuis 2 mois, et ils avaient finalement atteint le fond du trou. Un étranger me traiterait probablement mieux qu’elle à l’heure actuelle.

« Mes excuses, celle-ci prend congé. Beaucoup de paperasse de la firme attend encore mon approbation. »

Lapis Lazuli se retourna froidement.

« Ah, Lala. »

« Qu’y-a-t-il ? »

« Prends ça avec toi. »

Je lui donnai un bout de parchemin.

Lapis Lazuli reçut la note avec les deux mains.

« ……votre altesse. Qu’est-ce ? »

Je lui fis un clin d’œil espiègle.

« Ne reviens pas au château pendant un moment. Vas à cet endroit et observe la situation. Tu pourras découvrir quelque chose d’intéressant. »

Lapis Lazuli me dévisagea d’un regard suspicieux avant de partir.

Ce bout de papier était le dernier piège. Lapis Lazuli prendra conscience de l’existence de ce piège un peu plus tard. Je suis impatient de voir ce jour arriver.

 

 


▯ Marchand Keuncuska, Sang-mêlé, Lapis Lazuli

Calendrier Impérial : Année 1505, Mois 6, Jour 27

Les Sources Chaudes Relaxantes de Syracuse


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« Aah…… »

Des soupirs s’échappaient constamment de ma bouche. Je me demande c’était la combientième fois.

La candidate au poste de cadre du grand Keuncuska, Lapis Lazuli, était actuellement dans une source chaude. C’était un endroit où les citoyens prenaient du plaisir à se baigner. Les hommes et les femmes marchaient fièrement devant moi tous nus.

Je parlais, mais j’étais aussi sans habit. Les hommes marchaient dans la salle et regardaient par-là d’un regard obscène. Leurs yeux étaient terriblement déplaisants…… Je voulais écraser les yeux de chaque homme présent.

Les sources chaudes n’étaient pas uniquement un endroit pour se relaxer, mais étaient aussi une zone d’érotisme. En d’autres mots, ceux qui venaient dans une source chaude se donnaient rendez-vous dans la nudité.

Un homme dans une source chaude n’avait pour but que de courir après les jupons des femmes. C’était presque une tradition. A l’heure où je parlais, j’entendais des gémissements de l’autre côté…… J’essayais désespérément de tourner ma tête.

« Aah. »

Un autre soupir.

Il y avait une raison, une raison si simple que ça en était choquant, pourquoi j’étais ici à Syracuse, le territoire le plus au sud du continent. Dans la note que son altesse Dantalian m’avait passée se trouvait quelques mots étranges.

Royaume de Sardinie, Syracuse, Salle de Bain Publique, Clinique

Point de départ

Douleur articulaire, haute température, peau qui noircit

A première vue, si personne n’avait de contexte, les mots apparaitraient comme un code.

Son altesse Dantalian parlait d’épidémie depuis deux mois. A l’époque, je pensais que son altesse déclarait délibérément des absurdités. Cependant, il semblait sérieux avec cette note…… C’était une blague, pas vrai ? Peu importe qui, s’il vous plait, dites-moi que c’était une blague.
Etait-ce ainsi. Il n’y avait personne.

« Aah. »

Je soupirai pour la troisième fois déjà.

Les épidémies n’étaient pas rares. Néanmoins, prédire où et quand une épidémie se déclarait était une autre histoire. En plus, il connaissait déjà le remède à cette épidémie ? C’était impossible. Ce n’était que naturel pour les cadres d’appeler son altesse un homme fou à lier.

Honnêtement, ne serait qu’un peu, j’avais de l’espoir.

Son altesse, qui était autrefois incapable, avait survécu à une situation de vie ou de mort, le tout pour renaitre en un vrai Seigneur Démon…… Un conte de fée. Ne serait-ce qu’un peu, j’avais de l’espoir.

Mais rang 71.

Il n’était qu’un idiot dont la stupidité était incurable.

Le Seigneur Démon Dantalian ne faisait absolument rien de ces plantes. Il ne faisait que flemmarder dans son nouveau lit tel un enfant. Il était pathétique.

« Ooh. Mademoiselle, tu es vraiment jolie. »

Un pedestrian qui utilisait le bain essaya de me parler.

J’utilisais la magie pour me déguiser en humain. C’était de la magie mais ce n’était rien d’impressionnant. Je n’avais fait que changer la couleur de mes cheveux en rouge. Les succubes était une race de démon, mais leur apparence était très similaire aux humains. Il était facile de masquer mon identité.

« Qu’dis-tu d’aller dans un bain ensemble pour 3 pièces d’argent…… euut ?! »

« …… »

Je fixai les yeux de l’homme un moment.

Il m’avait probablement pris pour une prostituée travaillant dans ce bain, je lui lançai un regard glacial. Aussitôt que nos regards se croisèrent, il recula d’un pas.

Il semble qu’une curieuse intention meurtrière s’échappa de mes yeux. Pas grand monde supportait mon regard yeux dans les yeux. Etant celle qui projetait ce regard, j’étais perplexe quant au pourquoi du comment.

« Dé-désolé. Je vous ai prise pour quelqu’un d’autre. Passez une bonne journée. »

L’homme partit la queue entre les jambes.

Sa taille pleine de gras se balança de droite à gauche dans sa course. C’était pathétique. Comment espérait-il m’acheter avec 3 pièces d’argents avec un tel corps. Au moins 10 pièces d’or. S’il n’offrait pas ce montant, il n’y avait même pas besoin de parler. Peu importe comment je les regardais, les hommes qui n’arrivaient pas à juger mon apparence objectivement étaient minables.

Je dirigeai mes pas vers la clinique des sources chaudes. Beaucoup de patients s’y trouvaient, ils croyaient fermement aux effets curatifs des sources chaudes Peut-être, une chance sur un million, si les prédictions de son altesse Dantalian étaient correctes, alors c’était le point de départ.

« Ah. Qu’est-ce que je peux faire pour vous, mam’selle ? »

Les docteurs me firent bon accueil. Ils pensaient que j’étais la fille d’une quelconque famille noble. Une demoiselle pure, loin des affaires mondaines, et qui était venue en guise de bénévolat. Oui, j’avais utilisé mon charme et une magie de suggestion pour délibérément les tromper.

« Comment vont les patients ? »

« Eh bien, la même chose. Tous les jours ils gémissent et grognent, disant qu’ils ont mal. Mais en vérité, la majorité des patients est en bonne santé. »

« J’aimerais voir les patients récents. »

« Il y a ce type qui vient d’arriver hier. Mais je ne vous conseille pas d’aller le voir, mademoiselle. »

« Y-a-t-il une raison ? »

« Ouais. La maladie imaginaire de cet homme est grave. Mes aisselles me font mal, j’ai l’impression que mon aine se déchire, etc. Il parle pour rien dire. Vous n’allez pas le supporter, mademoiselle. »

« …… »

.

Douleur articulaire

.

« ……Non. S’il vous plait. Si c’est un patient, j’aimerais avoir confiance en ses mots. J’aimerais le voir. »

« Aah. Quelle bonté. Je suis un docteur sans importance, mais il fait longtemps depuis que j’ai rencontré quelqu’un d’aussi sincère que vous, mademoiselle. »

D’une humeur joviale, le docteur m’amena dans la salle des patients. Aussitôt que nous ouvrîmes la porte, un patient au fond commença à brailler.

« Aaah, je me meurs ! Ce marchand du grand territoire de Syracuse va mourir à cause de ce charlatan de docteur ! Habitants de la ville ! Que quelqu’un aille tabasser ce charlatan pour moi ! »

« Gah. On dirait un porc en chaleur. »

Le docteur soupira.

Je compris l’avertissement à propos de visiter ce patient. Le docteur, après m’avoir jeté un coup d’œil, approcha du patient.

« Et c’est quoi le problème cette fois, qu’est-ce qui provoque tes crises épileptiques ? »

« Le problème ? Quel est le problème ? D’accord je vais te l’expliquer une nouvelle fois, alors grave ces mots dans ta tête. Premièrement, le lit est si dur que ma colonne vertébrale est sur le point de s’aplatir. Deuxièmement, je ne sais pas si les servants m’apportent du pain ou des pierres, mais mes dents sont sur le point de se briser. Troisièmement, cet ami docteur de longue date continue de soupirer dès qu’il voit mon visage et ça ne fait que rendre ma vie encore plus misérable. »

« Toi, sale idiot. Ma vie devient misérable à cause de toi. »

« Ah ouais ? Bien fait. Nous sommes finalement arrivés à un stade où nous rendons la vie de l’autre misérable. Et c’est la même chose avec ma femme. Ma femme et moi nous sautons à la gorge depuis un bon bout de temps, et nous ne pensons plus qu’à déconner avec l’autre. Hey, mon gars. Si tu n’as pas l’intention de devenir ma seconde femme, alors merde ! Dépêche-toi et agis en docteur. Guéris-moi ! »

« Mon dieu. Cet homme ne sert à rien. »

Il semblait que ces deux personnes étaient des amis d’enfance.

Ils étaient assez proches pour s’insulter directement en présence de l’autre.

C’était une scène étrange pour moi. Amitié. Existait-elle ?

D’habitude, on disait que l’amitié durait pour toujours. C’était douteux. Peu importe la phrase, lorsque l’adverbe ‘toujours’ était inclus, je devenais méfiante. Je me félicitais de mon habitude.

Il n’existait que des traitres ou des traitres potentiels dans ce monde. C’était mon opinion. L’amitié se référait à une personne qui ne vous avait pas encore trahi.

« Désolé, mademoiselle. »

Le docteur s’excusa abruptement.

« Ce gars a toujours eu une bouche grossière. Pensez-y comme une limite à son éducation et essayez de l’ignorer. »

« Ce n’est rien. Veuillez poursuivre l’examen. »

« D’accord. »

Le docteur plaça ses mains sur le front du patient.

« Ici et là, c’est chaud. Mais peu importe comment je regarde, ce n’est qu’un rhume d’été. Je vais te prescrire quelques médicaments, si la situation s’aggrave, prends les médicaments. Sinon tu devrais aller bien, ne t’inquiète pas. »

« …… »

.

Haute température

.

Pendant un instant, mon cerveau refusa de coopérer.

……Impossible. J’y pensais trop. Des douleurs articulaires et une fièvre, c’étaient des symptômes ordinaires. Vous ne pouviez pas considérer ces symptômes un signe d’épidémie.

« Eh, comment puis-je croire en les mots d’un charlatan ? »

« Si tu continues à m’appeler charlatan, je vais te prescrire du poison. Si tu continues à crier ce mot, tu vas froisser ma dignité. Sale bâtard. Tu veux ruiner le travail de ton ami d’enfance ? »

« Ça fait hyper mal ! Regarde ça ! »

Le patient retira son haut.

Le docteur paniqua et se tourna vers moi, mais j’étais la même que toujours, me tenant debout calmement. Je n’en avais que faire du corps nu d’un homme. Plus que cela, quelque chose attira mon regard.

La poitrine gauche de l’homme.

Une tâche noire de la taille d’un pouce s’y trouvait.

« ………… »

Mon corps entier se raidit.

Telle une personne pétrifiée.

« Ara, qu’est-ce ? »

« Il n’y a aucune raison d’avoir une telle blessure si ce n’était qu’un rhume. »

« Ce, et bien. Je suppose que tu as raison…… »

Les deux ne remarquèrent pas mon changement soudain d’attitude.

Le docteur et le patient étaient occupés à parler entre eux.

« C’est bizarre. Quelqu’un t’a peut-être refilé une maladie endémique ? »

« C’est ce que toi, le docteur, devrais me dire. Pas le marchand, sale charlatan. Si tu ne veux pas changer ton boulot en pompe funèbre, alors soigne-moi. Si je deviens un cadavre d’ici demain, tu n’auras plus à te soucier de ta réputation, parce que ta vie de docteur sera finie. »

« Bah, cracher des mots aussi contrariants, cet idiot. »

.

La peau qui noircit.

.

« ……Je me rappelle avoir quelque chose à faire. Je vais prendre congé. »

« Ah ? Oh, bien sûr. Faites attention à vous. »

En pressant le pas, je me précipitai hors du quartier.

Je n’avais pas le temps de faire des adieux pour le moment.

Cette situation.

Je ne comprenais pas cette situation.

Le désarroi s’empara de moi et je secouai violement la tête. Que se passait-il ? Vous ne me disiez pas qu’une épidémie se déclarait tout de même ? Et en plus, selon les prédictions du Seigneur Démon Dantalian ?

Impossible. Absolument impossible. Le pouvoir de prédire le futur ne se manifestait que parmi une minorité de la minorité des saintes. Pour couronner le tout, la dernière prophétie à se réaliser remontait à 210 ans. Il n’y avait aucune chance pour son altesse Dantalian de posséder un tel pouvoir. Ou du moins il n’était pas supposé le posséder. Mais pourquoi ?

……Je devais garder mon calme. Il était trop tôt pour tirer des conclusions hâtives. Ce n’était rien de plus qu’un patient. Ce n’était peut-être qu’une coïncidence et les symptômes du patient correspondaient miraculeusement aux absurdités de son altesse Dantalian. Pour commencer, une visite chez les autres docteurs de Syracuse s’imposait.

Au moins 2, non, au moins 4 patients devaient posséder les mêmes symptômes avant de considérer l’éventualité d’une épidémie. Je ne devais pas paniquer. Les prophéties n’étaient que des fantaisies sorties de contes de fée. La réalité était toute autre.

‘Mais, si son altesse Dantalian était correct…….’

Une simple spéculation.

La pensée ne fit que me traverser l’esprit, mais ma nuque s’était déjà gelée.

Son altesse Dantalian, qui proclamait connaitre le remède à l’épidémie, avait acheté une certaine herbe en masse. Naturellement, le prix de la plante était incroyablement bas. La plupart de l’or avait été dépensée sur le personnel. Grâce aux ressources d’or exorbitantes, cependant, le montant qu’avait acheté son altesse Dantalian……

N’était pas moins de 30,000.

Si la plante était vraiment le remède, même au prix le plus bas, elle se vendrait au moins 2 pièces d’or. Par un calcul simple, 60,000 pièces d’or. Les bénéfices transcendaient le montant emprunté initialement par son altesse.

Non, ce n’était que dans la situation où l’argent gagné était au plus bas. Si la contagion se répandait à travers tout le continent, le prix monterait à au moins 5 pièces d’or…… Une situation absurde. Un chaos inégalable s’abattrait sur le monde.

Personne dans la firme n’aurait pu prédire un tel revirement de situation. Une bévue parmi les bévues. Ils chercheront probablement un responsable à blâmer, et ma main à couper, je serai le bouc émissaire.

Le but de devenir un cadre de Keuncuska.

La promesse de me confier toute la région de Dolstat, aussi.

Tout éclaterait telles des bulles.

« ……. »

Je me mordis doucement les lèvres.

Née dans une ruelle sombre, j’avais vécu ma vie charognant les égouts et les poubelles. Je venais de saisir cette opportunité de sortir de l’enfer. Pas question de tout laisser tomber.

Parfaitement, j’espérais que son altesse Dantalian renaitrait en un vrai Seigneur Démon. Toutefois, cette renaissance avait pour seul but de paver ma voie au succès et à ma croissance. Je n’avais jamais envisagé une telle situation.

Mes pieds s’accélèrent de leur propre gré.

Cette journée, je visitai chaque docteur dans la cité de Syracuse. Et je n’avais pas d’autre choix que de tirer une conclusion objective.

Une sévère fièvre.

De la douleur au niveau des articulations.

Un symptôme où la peau noircissait par endroit.

« …… »

Dans mes mains se trouvait un bout de parchemin que son altesse m’avait donné. Me tenant au centre du forum de la ville, je continuai à fixer la note un long moment.

16 cliniques dans la cité de Syracuse.

29 patients aux symptômes similaires.

Le jour suivant, les patients augmentèrent au nombre de 56.

25 patients qui se plaignaient d’une douleur aiguë moururent.

10 jours plus tard, tous les patients de la source chaude que j’avais visitée moururent. Deux semaines plus tard, la cité entière se remplit des cris douloureux des citoyens.

La prédiction de son altesse était correcte.

*

Une épidémie.

Une épidémie sévissait.

 

 

 


▯ Cadre de Keuncuska, Gobelin Avare, Torukel

Calendrier Impérial : Année 1505, Mois 7, Jour 16

Firme Keuncuska, Branche d’Amstel


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« Monsieur Torukel, un rapport urgent est arrivé. »

« Keruruk. Individu discourtois ! Ne t’ai-je pas dit que peu importe ce qu’il se passe, de ne jamais me déranger quand son altesse Paimon me rend visite ! »

Une salle de réception luxueuse.

Je m’étais énervé à cause d’une secrétaire qui frappait soudainement à la porte.

Son altesse Paimon était assise devant moi, quel idiot. Elle était l’une des invitées les plus importantes de notre Firme Keuncuska. Quand cette personne ne rendait visite, que ce soit le travail ou des contrats, je repoussais tout. Ce n’était que bon sens de se montrer courtois.

« Oh mon cher. Ne vous dérangez pas pour cette dame, Torukel. »

Heureusement, son altesse se montrait compréhensive.

« L’affaire doit être importante s’il se précipite à votre rencontre immédiatement. »

« Je m’excuse sincèrement. Ce secrétaire n’agit pas ainsi d’ordinaire…… »

« J’ai dit de ne pas vous dérangez. Cette dame appréciera le parfum du thé, prenez votre temps. »

Son altesse Paimon sourit gentiment.

Je me demande jusqu’où allait la bonté de cette personne. Elle me traitait toujours, moi, un vil marchand, avec gentillesse. Touché du fond du cœur, je me courbai plusieurs fois.

Une fois que je sortis de la salle de réception, mon expression se déforma.

« Imbécile. Qu’y-a-t-il, keruk ? »

« J-je suis désolé. »

Le secrétaire baissa la tête nerveusement.

Même avec ces gestes, je n’étais pas prêt à le pardonner. Comment osait-il interrompre ma rencontre avec son altesse. Arrivé à un tel point, lui couper la tête n’était pas suffisant. Il faisait mieux de se préparer.

« Un message urgent est arrivé du quartier général de notre firme. Un mage a écrit les informations sur une note et nous l’a délivré. »

« Peu importe l’urgence du message, la personne dans cette pièce est son altesse Paimon. Si le message est sans importance, je te couperai personnellement la tête. »

« Mon-monsieur Torukel……. ! »

« Hm. »

Je dérobai en vitesse la note du secrétaire et la scrutai. Notre firme mettait le point sur l’efficacité, seuls de brefs mots y étaient écrits. De plus, c’était écrit avec un code que seuls les cadres comprenaient. J’étais la seule personne présente à pouvoir le lire.

Un début d’épidémie.
Autour des ports, l’épidémie s’est propagée dans toute la région du Royaume de Sardinie.
Assurément, l’épidémie se propagera dans les pays voisins très bientôt.
Taux de mortalité : 80%

« Quoi…… ? »

Au fur et à mesure que je décodais, mes sourcils se fronçaient.

Dire que le taux de mortalité était de 80%. N’était-ce pas équivalent à dire que si 10 personnes attrapaient la maladie, 8 parmi les 10 mourraient ? Ce n’était pas une maladie contagieuse ordinaire.

Il y était aussi écrit ‘qu‘assurément,’ la maladie se propagera dans les pays voisins. C’était sérieux. Il y avait une règle qui interdisait les marchands d’exagérer l’information transmise. Dans ces situations, il était plus habituel d’écrire qu’il était ‘probable’ que l’épidémie se propage.

Il était impensable pour Ivar Lodbrok de faire une erreur sur cette partie……
Assurément ? N’était-ce pas pour dire que l’épidémie se propageait à un rythme ahurissant ? Ça ne présageait rien de bon. Un sinistre présage se tissait autour de moi…….

Les prochaines phrases m’arrêtèrent net dans ma réflexion.

Le remède à l’épidémie est en possession du Seigneur Démon Dantalian.
Valeur estimée, 1,200,000~3,000,000 pièces d’or.
Tous les cadres sont tenus de revenir au quartier général immédiatement.

« ………… »

C’était absurde.

« Je-je suis désolé. Monsieur Torukel. Je suis vraiment désolé. Moi aussi, je voulais attendre le départ de son altesse Paimon avant de vous remettre ceci. »

Impossible.

« Pour dire la vérité, la lettre a été délivrée il y a une heure. Mais la lettre était sous un sceau classifiée de première classe. Je pensais troublant pour Monsieur Torukel si la lecture de la lettre était retardée davantage…… »

Impossible.

« Mon-monsieur Torukel ? M’écoutez-vous ? Monsieur Torukel ? »

 

 


▯ Directeur de la Firme Keuncuska, Vampire de pur-sang, Ivar Lodbrok

Calendrier Impérial : Année 1505, Mois 7, Jour 16

Quartier Général de la Firme Keuncuska, Etage Supérieur


 

 

 

Nous avions été piégés.

Honnêtement, je m’étais complètement trompé.

« Hmm. »

Dans une salle noire, je buvais du vin seul.

Mon verre continuait à se vider. J’étais plongé dans mes pensées. J’avais le pressentiment que j’allais boire jusque tard la nuit, ce soir……

Qui était-ce. Cette personne à avoir pris Ivar Lodbrok pour un imbécile.

Le Seigneur Démon Dantalian n’était qu’un amuse-bouche. Il n’avait pas les facultés pour comploter un plan aussi grandiose. Alors qui était-ce.
Il n’y avait qu’une seule réponse. Cette sang-mêlé de succube, cette fille était celle qui avait tout comploté……

« Lapis Lazuli. »

Sniffant le parfum du vin près de ma bouche, je prononçai le nom de la fille. Etait-ce mon imagination. L’alcool semblait plus sucré.

Le désir de succès était magnifique. Ne pas se complaire dans sa position et viser toujours plus haut. C’était l’attitude que chacun devrait avoir. C’étaient mes pensées.

Cependant.

Si vous me montriez vos crocs, l’histoire devenait toute autre.

Je vais enseigner les bonnes manières à Lapis Lazuli.

Je regrettais devoir écraser une cadette au futur si prometteur. Je le pensais vraiment. Si vous me demandiez ce que je voulais dire, c’était parce que Lapis Lazuli allait devenir une poupée vivante mais pas vraiment.

Je tins mon verre.

« Un autre verre. »

« …… »

Une servante me versa du vin sans aucun mot.

A un certain moment, cette fille aussi était une candidate prometteuse au poste de cadre. Elle était telle Lapis Lazuli. Un statut social humble, mais une soif de pouvoir fascinante. La beauté de ses yeux était sans pareille. Toutefois, elle n’était qu’une imbécile. Elle s’était révoltée contre ni l’un ni l’autre que moi.

Ces yeux qui brillaient d’intelligence ne reflétaient plus qu’une couleur achromatique et brumeuse.

Ayant perdu sa volonté et sa conscience, elle n’était plus qu’une esclave-marionnette qui obéissait à tous mes ordres.

« Quel dommage. Pourquoi les talents prometteurs ne résistent jamais la tentation de me confronter ? »

Un soupir sortit contre mon gré.

J’avais ma tête tournée d’un côté, et sur les fenêtres, mon visage s’y reflétait. Contre toute attente, je souriais. Une joie incontrôlable flottait autour de ma bouche. J’apparaissais prendre énormément de plaisir.

C’était vrai.

La partie où j’exprimais mes regrets n’était qu’une mascarade.

Qu’y-avait-il à cacher.

Personnellement, je ne m’étais pas autant amusé depuis une éternité.

Qu’une mégarde imprévisible se glisse dans nos plans, c’était une des joies de la vie.

Pouvoir écraser une cadette à la carrière promettante, c’étaient les fruits de la vie.

Transformer une cadette en marionnette, tel un amateur de vin qui conservait sa boisson, je conservais les poupées dans ma collection personnelle –

Un des plaisirs les plus exaltants.

« Lapis Lazuli. »

Une fois de plus.

Je murmurai le nom de cette belle fille.

Je couperai toute espoir sur lequel tu t’attacheras.

Je te souillerai de la tête jusqu’aux orteils.

Une fois que tu seras plongée dans le désespoir et que tu commenceras à patauger, j’enfoncerai mes crocs dans ta nuque blanche et je ferai de toi une esclave pour l’éternité.

« Mmh. »

J’avais du mal à contenir mon excitation.

Je plongeai mes dents dans la nuque de la servante.

« ……Ah, aah…… aaaah…… »

La servante trembla légèrement.

Sa conscience s’était beau éteinte, son sens de la douleur était resté.

Le parfum de son sang était similaire à un vin mature de haute qualité.

J’avais récolté des poupées de vin telle qu’elle pendant ces derniers siècles.

Durant ces 60 dernières années, le nombre de poupée s’était arrêté au nombre de 32. Ceux qui me montraient de l’hostilité s’étaient assagis. Une époque ennuyeuse.

Le vrai propriétaire de la Firme Keuncuska. La personne la plus riche du monde des démons. L’un des trois vampires authentiques à habiter ces terres. Tous ces titres pour moi. Les jeunes assez vaillants pour m’affronter se faisaient rares.

En d’autres mots, Lapis Lazuli était le premier obstacle à apparaitre en 60 ans. Elle m’était très précieuse, et était probablement aussi mon précieux 33ème vin.

……En y repensant, dans ma collection se trouvaient une elfe, une sorcière, un loup-garou, un centaure, une sirène, et bien d’autres. Je possédais toutes les races mais pas une succube. La valeur de Lapis Lazuli était d’autant plus estimée.

Je me demande quel parfum de vin elle émettra.

Je suçai le sang de la servante jusqu’à sa perte de connaissance et ricanai.

Keuncuska, oh mon grand Keuncuska.

Tu repaieras le sang par le sang.

 


▯ Plus Faible Seigneur Démon, Rang 71, Dantalian

Calendrier Impérial : Année 1505, Mois 7, Jour 16

Château du Seigneur Démon Dantalian


 

 

 

La vie était magnifique.

A un tel point que, moi, la personne la plus pessimiste de l’histoire, commençait à admettre la beauté du monde.

Suivant les réglages de Dungeon Attack, les Seigneurs Démons n’avaient pas de parents. Vous ne compreniez surement pas où je voulais en venir, je faisais simplement référence au fait que les Seigneurs Démons naissaient suite à une convergence anormale d’une grande énergie magique. Par chance. Leur naissance n’avait rien à voir avec leur personnalité ou leurs talents, ils naissaient par chance……

C’était la raison pour laquelle les autres les dénigraient.

Tel un habile paysan méprisant un noble arrogant. Ceux qui se hissaient en haut de l’échelle grâce à leur talent et leurs compétences méprisaient aussi les Seigneurs Démons. ‘Ils sont Seigneurs Démons par un coup du sort. Ils ne feraient même pas office d’adversaire si vous les affrontiez,’ qu’ils disaient.

Ils furent négligents de laisser tomber leur garde.

La négligence leur fut fatale, surtout pour quelqu’un d’aussi vilain que moi.

Il n’y avait que deux cas où je trouvais le monde magnifique.

Le premier, quand je ne faisais rien et que je flemmardais dans mon lit.

Le second, quand je poignardais le dos de ceux qui me sous-estimaient. Durant ces moments, je comprenais toute l’essence de la vie.

……Ma chère sœur me critiquait souvent et violemment. Elle disait que j’avais des goûts pervertis. Mais je ne la comprenais pas. La personne à laisser tomber sa garde était la fautive.

Quand un lion chassait un lapin, il chassait sérieusement. C’était la raison pour laquelle la chasse était une activité exténuante. Si vous n’étiez pas prêt à tout donner depuis le début, vous n’auriez jamais dû commencer. A travail insatisfaisant, résultat insatisfaisant. Il aurait été plus efficace d’être comme moi et de flemmarder tous les jours pour économiser de l’énergie.

Si vous deviez lutter contre la fatigue et que vous alliez chasser, alors en un coup.

Tuez la proie sans lui donner la chance de résister.

A cet instant précis, le résultat de cette chasse se trouvait devant moi.

« Ooh, Lala. Tu m’as l’air bien sombre aujourd’hui. »

« …… »

Lapis Lazuli se tenait silencieusement devant moi.

Son expression n’était pas aussi glaciale qu’elle l’était auparavant. Ces yeux, qui étaient aussi transparents que du verre, étaient teintés d’une brume. Ces yeux étaient les yeux que j’avais déjà vus maintes fois, les yeux d’un perdant.

« Est-ce peut-être, cela ? Cette magie qui frappe les femmes chaque mois ? Vous aussi, avez la vie dure. »

« ……Comment votre altesse a prédit cela. »

« Oh ma chère, Lala. J’entends l’impatience dans tes mots. »

Telle la statue allongée de Bouddha, j’étais allongé, mes bras soutenant ma tête.

« Toujours calme et d’un sang-froid à toute épreuve, c’est ton charme. Je t’en prie, fais preuve de prévenance envers ta beauté. »

Le visage de Lapis Lazuli s’assombrit de nouveau.

Un individu pitoyable.

Pour tout dire, j’aimais mettre mentalement au supplice le perdant. S’il te plait, supporte mes moqueries encore un peu.

« Quelle est la réaction de la Firme Keuncuska ? »

« ……Un nid d’abeille qu’on aurait agité. Un ordre d’appel pour tous les cadres a été envoyé il y a quelques heures. Celle-ci a aussi reçu la convocation de revenir au quartier général immédiatement. »

« Oh non. Alors pourquoi n’es-tu pas à la firme ? »

« …… »

Lapis Lazuli ne répondit pas.

Non, il serait plus correct de dire qu’elle ne pouvait pas répondre.

Je souris sournoisement.

« Laisse-moi deviner ce que tu penses. Tu as jugé que ta vie serait en danger si tu étais à la firme à l’heure actuelle. Les cadres de la firme n’ont pas idée que je suis le vrai cerveau de toute cette opération. Dans leur esprit, la coupable de cet incident est toi, Lapis Lazuli. »

Lapis Lazuli me fixa du regard.

Tel un animal blessé qui fixerait leur chasseur dans leurs derniers moments.

« Est-ce la raison pour laquelle votre altesse a envoyé celle-ci à Syracuse ? Afin de mal orienter les cadres de la firme. De piéger celle-ci, intentionnellement. »

« Correct. »

Si vous y pensiez logiquement, prédire une épidémie était impossible. Quelqu’un, d’une façon inconnue, avait répandu l’épidémie intentionnellement. C’était la conclusion auquel tous arriveraient.

Qui était cette personne.

Qui les cadres de la firme pointeraient du doigt, qui serait le criminel.

« La personne à être devenue la concubine du Seigneur Démon et à le séduire, était toi. »

Il n’y avait qu’une seule femme qui avait captivé Dantalian avec son corps.

« Celle à inciter le Seigneur Démon à emprunter un grand montant d’or de la firme, était aussi toi. »

La femme qui avait passionnément convaincu les cadres que c’était l’opportunité rêvée de mettre un collier autour du cou du Seigneur Démon.

« Bizarrement, la personne qui était dans la zone de départ de l’épidémie, pendant une semaine en plus, était aussi toi. »

Il n’y avait qu’une seule femme à signaler le départ de la Faucheuse Noire -.

« Enfin, la personne à avoir acheté plusieurs milliers de la plante qui pouvait soigner l’épidémie, n’était personne d’autre que toi. »

Oui.

Pour cet unique but, j’avais laissé tous les détails administratifs à Lapis Lazuli. La réunion avec les petites firmes et pharmacies, et aussi le processus d’achat de la plante. Tous les travaux administratifs passaient par Lapis Lazuli.

Et maintenant.

« A l’heure actuelle, les cadres de la firme n’ont d’autre choix que de te suspecter en premier. »

Le Seigneur Démon Dantalian n’était rien de plus qu’une marionnette contrôlée par la succube. Celle qui maniait les fils était cette sang-mêlé, Lapis Lazuli, c’était la conclusion que tous les cadres avaient tirée.

Ils se trompaient lourdement.

Je ricanai.

« Lala, tu as pensé la même chose que moi. C’est pourquoi tu es venue ici au lieu de retourner au quartier général. Un bon jugement. Si tu étais retournée au quartier général, tu aurais été punie, sans question. »

Le silence perdura un moment.

Dans une chambre de Seigneur Démon en ruine, précédemment détruite par des aventuriers, sauf pour le lit, le reste de la chambre était grise et pleine de poussière. Dans cette chambre grise, Lapis Lazuli fut la première à briser le silence.

« ……Pourquoi ? »

Lapis Lazuli ouvrit lentement la bouche. »

« Pourquoi votre altesse révèle tout à celle-ci ? »

« Parce que je te tiens en haute estime, Lala. »

Je me levai de mon lit.

« Tu es magnifique. Je ne complimente pas ton apparence. Je me réfère à ta beauté intérieure. »

Enroulant ma langue venimeuse, j’approchai de Lapis Lazuli.

« Tu es née, exilée de la société, mais tu n’as pas perdu ta passion pour l’autorité. Tu as même essayé de sacrifier un Seigneur Démon pour ton propre succès. Un pas de plus. Si tu avais mis ce pied, tu serais devenue une cadre à Keuncuska. »

Une soif insatiable pour le pouvoir.

Un sang-froid qui ne craignait pas les sacrifices.

Pour couronner le tout, un talent qui surpassait les origines et les rangs.

« Je veux t’obtenir. »

Je levai la tête de Lapis Lazuli.

Des yeux bleus inépuisables me regardèrent.

« Abandonne la Firme Keuncuska et viens sous mon aile. Keuncuska, dans le monde, n’est rien de plus qu’une firme. L’argent est grandiose, mais pas aussi grandiose que l’autorité. La chose qui excite vraiment et qui enthousiasme les gens est l’autorité. »

« ……Votre altesse vient seulement de réussir. »

Parla paisiblement Lapis Lazuli.

Nos visages étaient si proches que nous entendions le souffle de l’autre.

« Bien sûr, votre altesse se fera énormément d’argent. Cependant, il n’y a aucune autorité. Votre altesse est encore au rang 71, le plus faible des Seigneurs Démons, sans aucune fondation adéquate. Comment est-ce que votre altesse compte présenter l’autorité à celle-ci ? »

« Je vais laisser le commerce du remède à toi. »

« …… »

Lapis Lazuli hésita.

Je bougeai lentement mon visage près de la sienne. Je ne m’impatientai pas. Elle était déjà piégée au centre de la toile d’araignée. Elle n’avait aucun moyen de fuite.

« Ferme les yeux. Imagine. Le continent hurlera du cauchemar de l’épidémie. Peu importe sa durée, au moins 2 ans. Sinon, 5 ans. Des centaines de milliers, des centaines de milliers mourront. Parmi eux, les nobles et les riches. Eux, afin de rester vivants, feront ce qu’ils peuvent pour se débattre. »

Lapis Lazuli, écoutant mes ordres, ferma les yeux.

D’une voix douce, je murmurai dans ses oreilles.

« Ce remède qui permet de contrôler la vie des gens. Je te le donne. »

« …… »

« D’innombrables personnes courront vers toi pour acheter. Si tu vends le remède, ils vivront. Sinon, ceux au pouvoir accueilleront leur fin. Un seul mot, et tu plongeras de nombreuses autorités dans l’euphorie, le désespoir, la tristesse, et le regret pour l’éternité. »

Je caressai ses hanches d’une main.

Lapis Lazuli, bien que faiblement, fronça les sourcils.

De ma paume, je sentis faiblement sa peau. Si lisse, sans aucune graisse. Comme si j’explorais l’inconnu, je baladai ma main ici et là sur son corps.

De sa poitrine à son estomac.

De son estomac à sa taille.

« Sang-mêlé. Le déchet des démons. Fille d’une prostituée. Un rebut. Toi, qui se faisait calomnier par ces noms et qui était méprisée, saisiras instantanément la vie de centaines de milliers de personnes. Comment te sens-tu, Lala. Comment est ce sentiment, Lapis Lazuli. »

Ce fut alors, je sentis quelque chose de dur entre mes doigts.

Je le trouvai.

« Cette chose que tu ressens actuellement, c’est l’autorité. »

J’envahis audacieusement ses habits avec ma main.

Lapis Lazuli fronça encore ses sourcils. Pensait-elle qu’elle se ferait violer ici ? D’un visage souriant, je sortis un objet métallique dissimulé sous les habits de Lapis Lazuli au niveau de la taille. Une fois que je la sortis, Lapis Lazuli laissa échapper un son ‘ah’ tout en ouvrant sa bouche. Un regard empli de surprise.

Un objet métallique argenté.

A première vue, on dirait une montre de poche. Mais cet objet n’avait pas d’aiguilles.

« C’est pourquoi je t’évalue hautement. »

Je jouai espièglement avec l’objet métallique devant ses yeux.

Lapis Lazuli se mordit les lèvres.

« ……Votre altesse le savait depuis le départ ? »

« Eh bien, une simple déduction. »

Archive de Mémoire, un artéfact magique.

Un outil d’enregistrement qui enregistrait l’audio et qui la sauvegardait. Si la qualité était assez bonne, il pouvait aussi faire office de vidéo-caméra.

Un objet vendu à un prix exorbitant dans Dungeon Attack. Probablement la même dans ce monde.

Lapis Lazuli voulait probablement prouver son innocence aux cadres de la firme. Le problème était qu’elle n’avait aucune preuve. Ainsi, Lapis Lazuli se construisait sa nouvelle preuve……

Quelle preuve pourrait prouver son innocence. La façon la plus efficace serait bien évidemment d’obtenir une confession du coupable. Il n’y avait aucun doute sur l’utilisation de l’artefact d’Archive de Mémoire.

« C’est triste. Mmh, ce n’est vraiment pas de chance. Si tu avais réussi, tu serais devenue une fière administrative de la Firme Keuncuska, mais. Oh, bon dieu. Regarde -. »

Je laissai tomber l’objet argenté sur le sol.

Puis je levai mon pied droit, j’écrasai l’objet avec le talon.

D’un ‘crack,’ vous pouviez entendre le son particulier des parties mécaniques se briser. Je répétai l’action 5 fois. Puis je ramassai l’objet détruit et le jetai au mur aussi fort que possible.

Je haussai les épaules.

« Il semble que ta dernière possibilité se soit brisée. »

« …… »

« Lala. Tu as deux choix devant toi. Des choix que tu ne peux pas refuser. Premier choix. Tu obéis à ta convocation et tu y retournes sans preuve. Tu plaides en toute honnêteté ton innocence. Hm, et…… Si tu as de la chance, tu garderas la vie sauve. »

Je lui tapotai doucement les épaules.

« ……Quel est le second choix ? »

Parla Lapis Lazuli. Splendide. Le dos au mur, sa voix était encore froide. Peu importe combien la situation était désespérée, même si sa vie était en jeu, il était clair qu’elle garderait son calme.
Comme je l’avais fait trois mois auparavant.
Entouré d’aventuriers.

« Réfugie-toi sous mon aile. Lapis Lazuli. Oh, ignoble sang-mêlé. Si tu me dévoues ton talent, je te fournirai le statut social. Si tu me dévoues ta loyauté, je te donnerai du pouvoir. Je ferai réalité tes espoirs et tes désirs contenus dans ta poitrine, et tu me protégeras des espoirs et des désirs des autres. »

En bref, donner et recevoir.

Une logique des plus aimables.

« Que fera votre altesse si celle-ci trahit votre altesse. »

« Ah, mais ne te méprends pas. Je ne demande pas une loyauté absolue. Si tu veux me trahir, alors à tes aises. Si tu penses que quelqu’un d’autre te sera plus utile, alors tu as raison. »

Je ne croyais pas en l’amitié.

Je ne croyais pas en l’amour.

Similairement, je ne croyais pas en la loyauté.

« Mais, je te promets, tu ressentiras au plus profond de toi la plus haute notion de pouvoir et d’autorité. »

Je ne croyais qu’à l’échange équivalent.

L’acte d’échanger des objets de valeurs égales.

« …… »

« …… »

Lapis Lazuli me fixa du regard. Je n’évitai pas son regard. Le silence n’était gênant que si les yeux de l’autre n’avaient rien à dire. Nous avions tant à comprendre du regard de l’autre.

J’avais quelque chose au fond de moi.

Elle aussi, avait quelque chose au fond ‘elle.

Il n’y avait aucune raison de craindre le silence.

Enfin.

« Je comprends, votre altesse. »

Lapis Lazuli s’agenouilla.

Elle regarda le sol et voua.

« Moi, Lapis Lazuli, née d’une succube Humbaba et élevée dans les ruelles sombres des villes et cités, une personne ayant travaillé au poste de marchand de degré trois pour la Firme Keuncuska pendant 10 ans, oubliera son passé et vivra uniquement dans l’objectif de servir le Seigneur Démon Dantalian. Ce cœur. Cette tête. Cet âme, appartiendra pour toujours à votre altesse. »

Peu après son serment de loyauté, plusieurs notifications apparurent.

[Lapis Lazuli a été recrutée et est votre subalterne.]

 

[Le degré de loyauté apparaitra au statut de Lapis Lazuli.]

 

[Loyauté instable. Ce parti ne vous considère son seigneur que contractuellement. Ce parti peut vous trahir à tout moment.]

Je souris.

J’adorais tout particulièrement ce sentiment de trahison à tout moment. Que ce soit une amitié inébranlable ou une affection éternelle, plutôt qu’une de ces notions, cette notion était plus digne de confiance.

L’amour immortel que mon père avait voué à mes mères, au final n’était qu’un échec. Les humains n’avaient pas la force de vénérer ce genre d’amour. Décharger des émotions que ni l’un ni l’autre ne peut contrôler au visage de l’autre ne fera que vous agenouiller.

Décisif.

Plutôt que d’être embêté par des sujets insignifiants, je préfèrerais être paresseux.

Plutôt que d’être grossièrement sérieux, je préférerais être simple.

C’étaient mes principes, mes règles d’or.

Tout d’un coup, de mes souvenirs, je vis clairement les épaisses lèvres de mon père.

‘Fiston. Prépare-toi.’

‘Peu importe tes choix –‘

‘Tu vivras une vie plus désastreuse que la mienne.’

Désolé, père.

Je n’ai pas l’intention de suivre tes pas.

Tu avais réussi à te faire une place dans la société. Mais tu avais terriblement échoué en tant qu’époux. J’étais mécontent depuis un long moment. Pourquoi t’obséder à continuer si tu savais que tu allais échouer ?

Si tu n’es pas certain de réussir, ne plonge pas. C’était ma réponse. Personne n’aurait à souffrir par ma faute. Tu étais le seul regret de ma vie, père. Je ne veux pas devenir le regret de quelqu’un d’autre……

« Bien. Lapis Lazuli. »

Je m’agenouillai aussi pour me mettre au niveau de ses yeux.

Nous n’étions pas simplement seigneur et vassale. Contracteur et contractuelle. Nous étions des partenaires sur un pied d’égalité. Je voulais faire passer le message avec mon corps.

« Moi, Dantalian, ne répondrai pas à tes conseils par le silence et ne répondrai jamais à tes suggestions par du mépris. Si tu sues et saignes pour moi, je rendrai chaque goutte de sueur et de sang. »

Je tins sa main fermement.

Je l’avais déjà sentie auparavant, mais sa main était vraiment douce.

Lapis Lazuli me regarda intensément. Légèrement, bien que légèrement, elle hocha la tête.

« ……Mes services pour vous, votre altesse. »

Trois mois après mon arrivée dans ce monde.

J’avais finalement recruté mon premier vassal.

 

 


▯ Cadre de Keuncuska, Gobelin Avare, Torukel

Calendrier Impérial : Année 1505, Mois 7, Jour 20

Quartier Général de la Firme Keuncuska


Ce Novel est traduit par JetonS de l’équipe Soreyawari & Co. Si vous lisez sur un site autre que Soreyawari.com, c’est que le Novel a été volé. Ne soutenez pas les voleurs, lisez sur le site original.

Le quartier général de la firme grouillait de monde.

Des gobelins étaient penchés sur leur boule de cristal et déchiffraient des codes. Une fois ces codes déchiffrés, ils retranscrivaient le message sur un bout de parchemin avant de le passer à une fée.

Des fées de la taille d’une main grognaient alors qu’elles transportaient les parchemins. Du département d’exploitation au département des contre-mesures, au département de la distribution, et au département des haut-officiers. Le quartier général était situé dans un grand bâtiment, et pourtant les fées bougeaient tellement que la congestion du trafic allait jusqu’au plafond.

« Rapport d’un patient découvert en Cologne ! »

« Nous sommes certains que l’épidémie suit la Rivière Rhine et se répand au nord. »

« La quarantaine du Royaume de Sardinie est inutile. »

« La jeune demoiselle de la Maison Sforza est morte de maladie……. »

Des rapports de tout le continent affluaient en masse. Les employés commençaient à avoir la migraine. Parmi eux, se trouvait un gobelin qui n’avait pas dormi depuis quelques jours à en voir ses yeux gonflés et rouges de sang. Je le plaignais.

Me faufilant dans la foule, je me dirigeai vers le bureau personnel d’Ivar Lodbrok. Pendant une seconde, je crus entrer dans la mauvaise salle. Des tas de papiers étaient entassés, la silhouette d’Ivar Lodbrok n’était nulle part. Si je n’avais pas entendu sa voix morne, j’aurais quitté la salle.

« N’est-ce pas Torukel. »

« Quelle horreur. Keruk. »

« Oho, c’est horrible. Ça le sera encore plus dans un avenir proche. Assis-toi. »

« …… M’asseoir, où ? »

Bien sûr, le bureau était hors de question, mais des tas de parchemins parsemaient le sol aussi.

« N’importe où. J’ai déjà toutes les informations dans ma tête, de toute façon. »

« Une mémoire monstrueuse, comme toujours…… Alors, l’épidémie montre des signes de halte ? »

« Pas du tout. »

Répliqua instantanément Ivar Lodbrok.

« L’épidémie se répand à une vitesse incroyable. L’Union de Karlmar et le Royaume de Moscou, en excluant Venetia, sont tous corrodés par l’épidémie. Les pays restants affronteront l’épidémie très bientôt. Les analystes de notre firme prédisent un taux de décès de 30%. »

« 30% du continent mourra ? C’est une blague ? »

« Si j’ai déjà blagué dans ma vie, alors rappelle-moi quand. »

Je marmonnai involontairement. 30%. C’était inimaginable. Des millions de démons et d’humains allaient mourir. Je n’arrivais même pas à spéculer l’étendue des dégâts.

 « Tous les seigneurs ont cessé leur commerce avec notre firme. »

Parla Ivar Lodbrok comme s’il prenait du plaisir.

Gardait-il son humeur joviale même dans une telle situation ? Il n’était pas sain d’esprit. Attendez, plus important, avait-il dit que tous les seigneurs avaient cessé leur commerce avec nous ?

« N’est-ce pas super grave ?! »

« Aah, c’est grave. Ils ont peur qu’en plus de la marchandise, nous délivrons aussi l’épidémie. Les aliments que nous avons préparés attendent dans les cargos et pourrissent peu à peu. »

« Ne me dites pas que les autres firmes aussi…… »

« La même. Tout commerce s’est figé. »

C’était une crise sans précédent.

Cette épidémie ne nuisait pas uniquement à l’humanité. L’économie elle-même se gelait. Peu importe si vous attrapiez l’épidémie ou non, nous courrions droit à notre perte.

Mon visage vira au bleu, le ton d’Ivar Lodbrok se fit plus sérieux.

« Nous autres les démons nous en sortons mieux. Différents des humains, nous avons étudié la magie noire pendant des centaines de milliers d’années. Nous savons comment gérer l’épidémie et restreindre les dégâts à un minimum. Cependant, les humains sont différents. Ils ont interdit l’usage de la magie noire à un niveau national. Ils manquent cruellement d’expérience et d’information. Pour eux, non pas 30% ou 40%. Le taux de décès pourrait dépasser les 50%. »

« Oh, Seigneur. Déesses……. »

« Le problème est comment Lapis Lazuli a réussi à prédire cette épidémie. »

Ivar Lodbrok sortit une pipe sous ses habits.

Il murmura des mots tout en accumulant du tabac dans la chambre de la pipe.

« Connaitre le remède de l’épidémie et le monopoliser. Ce n’est pas une coïncidence. Il ne fait aucun doute que cette épidémie a été causée artificiellement. »

« Me dites-vous que…… Quelqu’un a répandu l’épidémie intentionnellement ? »

Ivar Lodbrok hocha la tête.

Mais était-ce possible ? Lapis Lazuli n’était qu’une succube au sang-mêlé. Elle n’avait pas le pouvoir de fabriquer une épidémie de toute pièce. Non, personne sur ce continent n’était capable d’une telle prouesse.

Comme s’il avait lu mes pensées, Ivar Lodbrok parla.

« Si tu y penses linéairement, l’histoire n’a ni queue ni tête. Cependant, pour le Seigneur Démon Barbatos, l’histoire fait sens. »

« Le Seigneur Démon Barbatos…… »

Rang 8 parmi les Seigneurs Démons.

Elle était connue pour être la plus grande nécromancienne du continent, son surnom était la Monarque Immortelle.

L’armée du Seigneur Démon Barbatos était composée entièrement de 5,000 morts-vivants. Des corps qui étaient morts depuis longtemps. Pour Barbatos, la maestro de la magie noire et des épidémies, créer une épidémie n’était pas une impossibilité. Voici ce qu’Ivar Lodbrok en avait déduit……

Alors Lapis Lazuli était la marionnette de Barbatos.

Dantalian n’était qu’un appât, le bouc émissaire sur lequel rejeter la faute.
Alors le vrai coupable était Barbatos ? Etait-ce ainsi. Etait-ce la vérité…….

« Ce n’est pas une hypothèse sans fond. Le Seigneur Démon Barbatos a toujours détesté les humains. Si une épidémie fait rage, les dégâts du côté des humains l’emporteront sur les dégâts du côté des démons. Une évidence. »

Ivar Lodbrok continua à parler d’une manière composée.

« Je ne serais pas surpris si le but du Seigneur Démon Barbatos était d’exterminer la race humaine avec une épidémie. Ce serait plus approprié de nourrir cette hypothèse rationnelle. »

« ……C’est horrible. »

Je comprenais maintenant quand Ivar Lodbrok disait que ce serait encore plus horrible dans un avenir proche.

Répandre une épidémie pour décimer une race. Une irrationnalité sans nom, c’était un crime impardonnable. Je pensais, ‘Existait-il des personnes aussi infâmes.’ J’avais envie de vomir.

« Les Seigneurs Démons, au final, sont de tels personnages. Afin de faire de leur rêve une réalité, ils ne se soucient pas de l’honnêteté ou de la corruption. Ils ont toujours été ainsi depuis des millénaires. »

« ……Devrions-nous nous tenir ici sans dire un mot ? Alors que des millions de personnes hurlent d’agonie, Barbatos, Dantalian et Lapis Lazuli complotent dans leur coin. La vengeance est de nom. »

« Je partage cette opinion. Torukel. Jette un coup d’œil à ceci. »

Ivar Lodbrok claqua des doigts.

Un certain parchemin sur son bureau flotta dans les airs et vola vers moi. Je reçus le parchemin et le déroulai de gauche à droite.

Sur le parchemin, il était écrit que dans un mois, tous les Seigneurs Démons se réuniraient pour une conférence. Le nom était la Nuit de Walpurgis.

La localisation, Niflheim – pour ainsi dire, c’était la ville où était située le quartier général de notre Firme Keuncuska. Cette opportunité était en or.

« Keruk. Une grande conférence qui ne prend place qu’une fois en quelques années. »

« Probablement pour contrecarrer l’épidémie. Le Seigneur Démon Dantalian fera une apparition. Je parie que cette petite succube viendra avec lui. Nous en finirons avec eux. »

Mais.

Nous évoquions l’hypothèse que le Seigneur Démon Barbatos était la véritable coupable, mais nous n’avions aucune preuve. Mais si nous menacions ou torturions soit Dantalian ou Lapis Lazuli, nous réussirions à rassembler les preuves.

« Dites-moi ce que je dois faire, Lodbrok. »

Surtout Lapis Lazuli. Cette fille, je ne pouvais pas la pardonner.

Malgré notre convocation, Lapis Lazuli ne répondit jamais. Tout contact fut coupé. Il n’y avait pas d’autres choix que de voir cela comme une trahison envers la firme.

Elle avait oublié notre grâce lorsque nous l’avions acceptée.

Elle méritait une punition.

« Pour l’instant, je rentrerai en contact avec Dantalian. Torukel. Tu vas aller voir son altesse Paimon pour la solliciter. »

« ……Son altesse Paimon ? »

« La coupable est Barbatos. Seule son altesse Paimon peut faire face à elle. »

Je hochai ma tête.

Il était reconnu que Barbatos et son altesse Paimon étaient comme feu et eau. Si elle pouvait frapper gratuitement Barbatos, son altesse Paimon n’avait aucune raison de refuser.

Oh, grand Keuncuska.

Tu repaieras le sang par le sang.

 


dd3

 

Nom : Lapis Lazuli
Race : Succube – Sang-mêlé humain
Profession : Marchand (B)
Réputation : Chef de village

Charisme : Rang E / Pouvoir : Rang D / Intelligence : Rang A-
Politiques : Rang B / Charme : Rang E / Technique : Rang F

Titre : 1. Rebut 2. Orpheline née d’une prostituée
Pouvoirs : Comptable A, Marchand B+, Magie F
Talents : Baiser de Judas (B+)

 

[Haut faits : 1]

 


Si vous appréciez la traduction, ou que vous voulez lire quelques chapitres en avance, n’hésitez pas à aller faire un tour sur mon Patreon !

 

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