Dungeon Defense – Volume 2 Chapitre 3 (Partie VI)

Traducteur : JetonS

Adapt : ———
Check : ———


Salut à tous ! Un chapitre un peu plus long que d’habitude, à votre grand bonheur 😀 ! Ça y est j’ai retrouvé la motivation pour traduire, j’ai traduis environ 30.000 mots en une semaine (c’est beaucoup beaucoup en vrai, presque un volume de DD entier).


 

dd17

Ce Novel est traduit par JetonS de l’équipe Soreyawari & Co. Si vous lisez sur un site autre que Soreyawari.com, c’est que le Novel a été volé. Ne soutenez pas les voleurs, lisez sur le site original.


▯Le Gardien Nordique, Margrave de Rosenberg, Georg von Rosenberg

Calendrier Impérial : Année 1505, Mois 9, Jour 17

Alentours du Château du Seigneur Démon Dantalian


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« Général ! La cavalerie ennemie nous contourne ! »

« Quoi ? »

J’observai l’aile de la bataille. Mon adjudant avait raison. Une unité de cavalerie contournait la colline et nous approchait. Je souris amèrement.

« Une autre tactique de fou …… S’ils avaient beaucoup de cavaleries en réserve, leur participation au combat aurait été justifiée. Mais pourquoi attaquent-ils nos flancs ? »

Il ne faisait aucun doute que le commandant ennemi était un débutant.

A l’heure actuelle, un combat acharné entre nos troupes et les troupes ennemies s’opérait. La puissance de combat était plus ou moins équilibrée.

Si les ennemis avaient déployé les troupes de réserve pour le combat de front, nos troupes montées auraient été annihilées, suivie par notre infanterie. Nos forces auraient été déroutées. En dépit de tout, le commandant ennemi avait choisi de déployer les troupes de réserve d’une autre façon.

« Mmmh. Leur commandant ne sait pas lire le flux de la bataille …… »

De mon côté, j’étais content. Si les forces attaquaient nos flancs, tout ce que nous avions à faire était de dépêcher une unité d’infanterie pour les intercepter. Des lances étaient suffisantes pour garder la cavalerie à distance.

La bataille restait ardue, mais la victoire était entre nos mains. Nous pouvions nous en sortir. Les Déesses ne nous ont pas abandonnés !

« Compagnie d’infanterie à l’aile droite. Prenez vos lances et mettez-vous en formation anti-cavalerie. Montrez à ces sots la valeur et la témérité de …… »

Ce fut à cet instant qu’un détail me titilla l’esprit.

Les wagons de transport. Les wagons remplis à ras-bord d’herbes noires étaient à l’arrière …… Ne me dites pas, ils visaient ces wagons ?! Étaient-ils à ce point désespérés de reprendre les possessions matérielles plutôt que de mettre la priorité sur la bataille ?

Le commandant ennemi était un homme avare. Il préférait l’argent plutôt que la victoire. Mais cette avarice était aussi notre talon d’Achille ……

Je mordis fermement mes lèvres et ordonna à mes commandants.

« …… Concentrez la puissance militaire sur l’aile-droite. »

« Général, nos forces seront alors exposées des deux côtés ! »

Mon adjudant fut surpris.

« Les ennemis pourront percer notre formation. Veuillez reconsidérer cette décision ! »

« Adjudant. Ils visent nos wagons. Nous ne pouvons nous permettre de perdre nos herbes. »

« …… ! »

Ces herbes étaient le futur de notre terre. La vie de nos enfants. L’espoir des parents désespérés. Comme si nous allions les laisser les reprendre !

« Hâtez-vous. Si les wagons sont pris d’assaut, nous perdrons tout. »

« Oui, général ! A vos ordres ! »

Une fois les signaux envoyés, nos soldats affluèrent vers l’aile droite. Ainsi, le commandant ennemi devrait être abandonner les wagons. Ne te concentre pas sur le butin et viens te battre à la loyale.

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▯Plus Faible Seigneur Démon, Rang 71, Dantalian

Calendrier Impérial : Année 1505, Mois 9, Jour 17

Alentours du Château du Seigneur Démon Dantalian


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« – La guerre est un plaisir, monseigneur. »

Huma Mademoiselle Farnese.

Le moral de l’ennemi avait déjà baissé d’un niveau. Leur attitude agressive s’était transformée en une attitude passive. L’acuité qu’ils nous avaient montré à la charge s’était envolé quelque part.

« Penser que contrôler des vies procurerait un tel plaisir à cette jeune dame. Cette jeune dame fond. Il est facile de gagner si je détruis l’aile droite des ennemis, mais …… le goût en pâtirait. »

« Que veux-tu dire par pâtir ? »

« Je parle bien évidemment du plat. Les plats cuisinés avec amour et sincérité sont les plus savoureux. Un plat cuisiné sans grande considération serait une insulte pour les invités. »

Mademoiselle Farnese parla d’une voix enjouée.

Son visage était celui d’une enfant qui jouait à son jeu favori.

« Cette jeune dame souhaite manipuler les vies. Elle veut les contrôler un peu plus. De savourer cette sensation. C’est pourquoi, cette jeune dame se retient de les massacrer. »

« …… »

Surement.

Etait-ce une préférence de l’humaine appelée Farnese ?

Si c’était moi, je n’aurais pas été indulgent. Si l’opportunité d’écraser l’ennemi apparaissait devant moi, j’aurais saisi cette opportunité d’une main ferme. Etait-ce de l’impatience ? Peu importe le sujet, j’aimais une conclusion rapide.

De son côté, Mademoiselle Farnese faisait parti de cette faction qui aimait siroter sa boisson lentement. Elle plongeait ses ennemis dans la détresse, puis les ravivait d’espoir pour savourer ce plaisir le plus longtemps possible.

Pour résumer, si vous disiez que j’éprouvais de l’autorité lorsque je me voyais écrabouiller les ennemis d’un coup de patte, alors vous diriez aussi que Laura de Farnese éprouvait de l’autorité lorsqu’elle voyait les ennemis sombrer dans le désespoir. Le moyen pour y parvenir différait, mais nous possédions tous deux le même désir d’autorité.

Je laissai paraitre un ricanement.

« Tu n’es pas différente d’une gosse excitée qui a vu un nouveau jouet. Une fois que tu t’en seras lassé, tu deviendras comme moi. Tu voudras en finir le plus vite possible. Puisque tu es dans ta période d’excitation, alors joue à ton bon vouloir. »

« Mmh. Le jour où cette jeune dame se lassera de ce jouet est encore loin. Ne vous inquiétez pas pour cette jeune dame. »

« Tu ne me diras pas que je ne t’ai pas prévenue. »

Je connaissais ce sentiment. Il y avait longtemps, j’étais exactement le même que cette jeune fille.

Même aujourd’hui, le souvenir de quand j’avais expulsé 2 étudiants mâles de l’école lors de ma présidence était délectable.

Mais recommencer la même séquence encore et encore avait terni le sens.

Les humains se laissaient très vite des nouveaux jouets, mais se laissait rarement d’eux-mêmes. C’était d’ailleurs la raison pour laquelle j’avais vécu jusqu’à ce jour …… Après 7 à 10 ans, Mademoiselle Farnese me comprendra. Amuse-toi autant que tu peux.

Laura de Farnese observait les lignes de front avec des yeux étincelants.

« Ah –, n’abandonnez pas. Rebellez-vous contre cette jeune dame. N’êtes-vous pas de vaillants soldats de l’Empire d’Habsburg ? Remontrez-moi cette vigueur que vous aviez juste avant et acculez cette jeune dame jusqu’au mur –. Essayez de ramper jusqu’à cette jeune dame tels de misérables chiens et détruisez la fierté de cette jeune dame –. »

…… Etait-elle une sadique, ou était-elle une masochiste ?

J’étais persuadé qu’elle était une sadique, mais il était possible qu’elle soit en réalité une masochiste.

Était-ce de ma faute ? Quand j’écrabouillais la couronne de Mademoiselle Farnese, ne ressentait-elle pas de la douleur, mais du plaisir ? Avais-je, moi, l’homme au regard perçant, mal évalué sa personnalité ? Terrible. Pour un sadique en pleine santé, les masochistes étaient des extraterrestres venus d’un autre monde. Tellement de pervers résidaient en ce monde insondable ……

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▯Le Gardien Nordique, Margrave de Rosenberg, Georg von Rosenberg

Calendrier Impérial : Année 1505, Mois 9, Jour 17

Alentours du Château du Seigneur Démon Dantalian


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…… La situation n’était pas optimiste. Nos soldats étaient lentement repoussés.

J’avais toute la volonté du monde, je donnais tout ce que j’avais pour essayer de gagner la bataille, mais nous étions à court de solutions. Les ennemis nous harcelaient constamment en quête de nos butins. Nos troupes n’avaient aucune liberté d’action.

« Nos positions ont été interchangées …… »

« Oui. Ils attaquent et nous défendons. Nous sommes pieds et mains liés. »

Mon adjudant se mordit les lèvres. Son expression était sordide. Le panel d’action de nos forces était restreint, et les soldats ne faisaient que répondre aux attaques.

Néanmoins, ce n’était pas le plus alarmant. En vérité, nos soldats se battaient vaillamment. Du moins, si vous jugiez objectivement. Ils étaient 2 fois plus nombreux que nous et nous nous battions à pied d’égalité, ce qui était impensable.

Mais légèrement.

Tout doucement, la vision de notre défaite prochaine me hanta.

Les ennemis nous acculaient sur un lit de ronces.

Je me lamentai de mon incompétence.

« …… Si nos troupes étaient sur l’offensive, nous aurions l’initiative. Ou du moins, nous pourrions ordonner une retraite. »

« Mais cette situation ne nous permet pas de répliquer, général. »

« Oui. C’est problématique. »

Si la victoire ou la défaite était définie, nous pourrions réagir en conséquence. Mais, quelle était cette situation ? Nous étions entre deux feux, incapables de décider de notre prochaine séquence d’action. Notre puissance militaire se faisait grignoter à petit feu ……

Mais ce ‘petit feu’ ne s’éteignait jamais. Les forces ennemies gardaient obstinément l’avantage, et nous nous faisions submerger par le combat. L’endurance de nos troupes commençait à s’épuiser ……

Mais si j’ordonnais une retraite, ce serait la fin du moral de nos troupes. Leur esprit combatif se dissiperait immédiatement et nous serions vaincus. Nous ne pourrions ni battre en retraite, ni obtenir la victoire. Notre armée s’effondrerait honteusement.

Drosera. (TL Note : Une plante carnivore)

J’avais l’impression d’être un insecte qui tournoyait autour d’une plante carnivore. Un sentiment déplaisant me collait au dos. Ma bouche s’était asséchée. Le sentiment d’être pris au piège, incapable ni de s’échapper, ni de mourir, nous menait pas à pas vers notre sombre fin … ce sentiment agonisant.

Le commandant ennemi était-il vraiment un novice ? Ou nous étions-nous embourbés dans un piège ? Mes craintes étaient peut-être infondées, mais ce doute persistait dans un coin de mon esprit.

Les batailles prolongées n’étaient pas mes préférées. J’aimais venir tel un ouragan et les emporter dans le typhon. Les batailles rapides étaient ma tasse de thé. Comment en étions-nous arrivé à ce stade ……

« Général. Est-ce par hasard le stratagème de leur commandant ? »

« Le stratagème ? »

Mon adjudant me questionna d’un visage appréhensif.

« Je me réfère aux deux unités que nos troupes ont vaincues hier. Elles ont peut-être été des appâts pour nous faire baisser la garde. »

« Non. C’est impossible. »

Je secouai fermement ma tête.

« Si vous rassemblez les deux unités, ça fait 300.  Si vous combiniez ces soldats avec ceux des troupes que nous affrontons actuellement, ils nous auraient fini avec aise. Pourquoi jetteraient-ils leur chance de nous battre à plate couture ? »

« Vous avez raison, huh …… »

« En plus de cela, nous avons démoli le Château du Seigneur Démon. Si notre situation actuelle avait été préméditée, cela voudrait dire qu’ils nous ont autorisé à détruire leur forteresse. Les ennemis ne gagnent strictement rien à perdre leur base. »

Il n’y avait pas d’erreur. Ils perdaient sur tous les points.

Les herbes noires avaient été pillées, et le Château du Seigneur Démon avait été détruit. Sur un point stratégique, ils avaient déjà perdu. Même s’ils décimaient nos troupes, la célébration ne serait que plus amère. Ils avaient gagné la bataille, mais avaient subi une défaite stratégique. C’était la conclusion de la guerre.

« …… Je suppose que nous n’avons pas d’autre choix. Mobilisons nos mages. »

« Oui. Je pense aussi qu’il ne nous reste pas d’autres choix. Si les Forces Aériennes Magiques bombardent l’ennemi avec des barils de poudre, notre situation pourrait s’améliorer, ne serait-ce qu’un peu. »

Le nombre de mages que comptaient nos forces était de 4. Un nombre minime, mais assez nombreux pour semer la confusion au sein des troupes ennemies. Plaçons tous nos espoirs sur cette dernière carte.

« Général. Les Forces Aériennes Magiques sont en formation. »

Me communiqua mon adjudant. Je levai la tête et effectivement, un groupe de mages flottait au-dessus du ciel à une hauteur de 150 mètres. De la sueur se forma sur mes paumes …… A peine 4 mages. La vie de 1,500 soldats reposait sur leurs épaules. Non, si on prenait en compte les wagons, alors la vie de 7,000 habitants étaient entre leurs mains !

Je vous en supplie. Semez le chaos au sein des forces ennemies !

Vous n’avez pas à en tuer beaucoup. Instaurez dans leur cœur que de la ‘Poudre à canon et des flammes tombent du ciel.’ Rien qu’une petite perturbation. Une petite confusion pourrait nous aider à chambouler l’issu de la bataille et à tourner le vent en notre faveur. Les mages se hâtèrent sur le champ de bataille. Un peu plus, juste un peu plus …… !

« G-général. Regardez ! »

Mon adjudant s’adressa à moi d’une voix condamnée.

« Une Force Aérienne Magique. Les troupes ennemies ont mobilisé leurs Forces Aériennes Magiques. »

« Comment. Ce n’est pas …… »

Possible. Alors que j’étais sur le point de finir ma phrase, je vis l’inconcevable. De l’autre côté, un groupe de mages hostiles sur des balais nous approchait du ciel. Ces mages portaient des chapeaux en cône sur la tête.

« Ne me dites pas que, des sorcières …… ? »

Des sorcières, des êtres immortels qui avaient cédées leur âme aux Seigneurs Démons, des mages au summum de leur art. D’autant plus qu’elles étaient nombreuses. Comparées à nos mages, elles nous surpassaient en nombre.

« Dix, non, elles sont onze. Général ! Les ennemis sont plus nombreux que nos mages ! »

« Ce n’est pas possible. Comment peuvent-ils en avoir autant ? »

Haut dans le ciel, nos mages luttaient contre les leurs. En un clignement d’œil, nos mages avaient été décimés. Comme pour une promenade de santé, les sorcières avaient tué nos mages un à un. Ce n’était pas une bataille mais un massacre.

Notre dernier mage s’enfuit frénétiquement avant de tomber au combat. Ses bras furent déchiquetés et il poussa un hurlement de douleur. Les morceaux de chair, qui étaient éparpillés en mille morceaux, tombèrent du ciel. Les sorcières célébrèrent leur carnage avec une danse voltigeuse. Mon adjudant et moi étions bouche bée devant cette scène.

Les sorcières, libres des pensées mondaines, retournèrent au campement ennemi. On avait l’impression qu’elles étaient venues faire une promenade de santé.

Mon adjudant me regarda d’un air pâle.

« G-général …… »

« …… »

Pense. Ne cède pas à la panique et concentre-toi, Georg !

Pourquoi avaient-ils gardé les sorcières en retrait jusqu’alors ? S’ils avaient déployé les sorcières dès le début de la bataille, ils nous auraient annihilés avec aise. Pourquoi avoir gardé ces cartes dans la main ? Ne veulent-ils pas nous éradiquer ? Quelle étaient leurs buts …… Attendez, et s’il n’y en avait aucun ? Et si l’absence de signification était leurs desseins …… ?

J’ouvris lentement ma bouche.

« …… Levez le drapeau blanc, nous nous rendons. »

« Excusez-moi ? »

« Les forces ennemies n’ont pas l’intention de nous prendre au sérieux. Ils jouent avec nos troupes, et guettent notre décadence. Nous sommes des jouets à leurs yeux. »

Ma mâchoire tremblait à cause des émotions turbulentes qui se propageaient dans mon esprit.

« Ils peuvent nous démolir à tout instant, mais ils ne le font pas. Parce que leur but est de nous tourner en ridicule. »

« Vous rigolez …… »

L’expression faciale de mon adjudant était proche du supplice. Et je n’avais pas assez d’énergie pour corriger cette expression. Le sentiment de défaite me dévorait de l’intérieur.

« Si nous continuons la bataille, l’éradication sera notre seul destin. La seule différence est si nous voulons être éradiquer plus tôt, ou plus tard. Agitez le drapeau blanc, adjudant …… Espérons qu’ils se montrent cléments …… »

Nous envoyâmes un émissaire au campement ennemi pour les informer de notre capitulation.

Ce n’était pas fini. Il y avait une chance pour qu’ils refusent notre reddition si leur but était de nous voir trembler en agonie.

Et alors la retraite et la reddition seraient impossibles. Si nous en arrivions là, tout ce que nos soldats pourraient faire était de vivre une mort de chien et se battre jusqu’au dernier souffle. Les espoirs du commandant ennemi se réaliseraient et nous hurlerions de douleur dans cet enfer jusqu’à succomber au combat. Un sentiment atroce pesait lourdement sur mes épaules ……

Peu de temps après, notre émissaire nous informa de leur réponse.

Fort heureusement, les forces ennemies avaient accepté notre reddition. Mais à certaines conditions.

De laisser derrière nous les herbes noires dérobées du Château du Seigneur Démon, de lâcher les armes et de laisser derrière nous les bannières de notre régiment militaire.

« Nous disent-ils d’abandonner nos butins, nos bras et notre honneur ? »

Ces termes étaient durs. Ces conditions de reddition étaient probablement les pires qui soient.

La voix de mon adjudant tremblotait.

« Général. Ces conditions sont trop sévères. Je propose que nous nous battions jusqu’au dernier souffle. »

« Et ensuite ? Nous mourrons tous et les habitants de Rosenberg souffriront. La meilleure chose à faire ici, est d’endurer cette humiliation.

« Mais. »

« Je ne tolérerai aucun refus. »

Les commandants baissèrent les têtes. L’ambiance était lourde. Une ambiance qu’on retrouvait chez ceux qui avaient perdu lamentablement. Nous n’aurions jamais pu imaginer que nous en arriverions à ce stade. Pour eux, et pour moi ……

« Informez-les de notre reddition. »

« …… Oui. »

« Levez vos têtes. Vous m’avez suivi loyalement. Je suis le seul fautif de cette défaite. Vous n’avez rien à vous reprocher. »

Je tapotai l’épaule de mon adjudant.

Une voix douce, que je n’attendais pas, jaillit de mes lèvres.

« Général. »

« N’oubliez pas l’humiliation d’aujourd’hui. Aujourd’hui ne sera pas votre dernier jour. Vous survivrez la tête sur les épaules et les bras attachés au corps. Rien n’est plus important pour un soldat. »

Les commandants hochèrent la tête avec difficulté.

Ces hommes s’étaient montrés assez loyaux envers leur seigneur. De tels soldats étaient rares dans l’empire. Sauver la vie de ces soldats était ma seule rédemption.

« Allons mes braves. Partons. Ce vieil homme vous guide le pas. »

« Oui, général. »

La bataille était terminée.

Nos troupes avancèrent en colonne. Nous avions laissé derrière nous des armes.

La majorité des soldats avait refusé de jeter les armes de poche, les dagues et les couteaux. Ce n’était pas un souci, nous avions abandonné les arbalètes et les lances.

Nos pas étaient légers à la suite des grands équipements laissés à l’abandon, mais le moral de nos troupes était lourd. Personne ne parlait.

Les troupes ennemies formaient deux lignes qui nous entouraient, telle une mer séparée en deux. Ils nous hâtaient de marcher docilement. Je serrai les dents d’une rage dissimulée dans mon cœur. J’avais l’impression qu’ils se moquaient de nous.

‘Un jour, je me vengerai.’

Je renonce à une mort paisible sur un lit.

Seigneur Démon Dantalian. Je jure sur mon nom, Georg von Rosenberg, que je vengerai la défaite d’aujourd’hui. Croyez-moi. Dix fois, non, je te repairai vingt fois l’humiliation d’aujourd’hui et je me complairai de tes souffrances sur le sol !

Si j’étais déterminé, je pouvais probablement rassembler dix milles soldats. Je demanderai de l’aide aux margraves des territoires à proximité, et je reviendrai avec vingt milles soldats. J’éradiquerai le Seigneur Démon, 71ème du nom, d’un claquement de doigt.

Un jour. Lorsque la Faucheuse Noire se sera calmée et que mes terres seront paisibles, je reviendrai.

Ce fut à cet instant, alors que j’arpentais les terres avec le restant de mes troupes.

« …… »

Qu’un détail attira mon attention. Au sommet de la colline. Je croyais que mes yeux me jouaient des tours, et je les frottai pour reconstater ma découverte.

Un ange se tenait sur la colline.

Une fille incroyablement belle se tenait debout. Elle m’avait charmé, moi, un vieil homme sur le point de mourir. Je la fixai d’un regard absent avant de secouer la tête pour constater mes tremblements.

Du calme. Il n’y avait aucune raison pour un ange d’apparaitre ici, n’est-ce pas ?

Un ange n’avait aucune raison de descendre du ciel. Ce n’était qu’une élégante jeune fille.

« …… »

Au prochain instant, la fille me salua d’un geste modeste. Elle leva les coins du manteau et se courba légèrement. Cette salutation était typique de celles des nobles.

‘Ne me dites pas, qu’elle me salue ?’

Afin d’examiner de plus près cette fille, je clignai des yeux plusieurs fois.

Lorsque je vis la même scène, sur cette colline lointaine.

– J’en fus témoins.

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« ………… »

Un diable souriait derrière elle.

Je n’aurais jamais pensé voir cette existence connue sous le nom de diable de ma pauvre vie. ‘Ce’ que les gens mentionnaient lorsqu’ils parlaient du mal incarné, je comprenais maintenant.

« A toutes … »

Toutes les terminaisons nerveuses de mon corps envoyaient des signaux d’alarme à mon cerveau.

La présence était contre-nature. Ce n’était pas une entité autorisée à exister sur terre.

Bien entendu, c’était une hallucination. Lorsque je reclignai des yeux et redirigeai mon regard en haut de la colline, la jeune fille angélique était réapparue.

« A toutes les forces ……. »

Néanmoins, mon instinct me le criait. Mon instinct que j’avais poli pendant 50 ans mugissait de toutes ses forces. Qu’elle était dangereuse, que rester au milieu de tous les soldats rien qu’une seconde de plus était un danger absolu. J’écoutai mon intuition qui m’avait sauvé d’innombrables fois et j’ouvris ma bouche.

« A toutes les forces …… reculez ! C’est un piège ! »

Au même instant.

Des milliers de flèches s’abattirent du haut de la colline.

Des cris résonnèrent de tous les côtés. Le sang jaillit. La marche lugubre de nos troupes s’était transformée en un enfer. A droite et à gauche, des troupes ennemies nous barricadaient la route et tiraient des flèches d’arbalète en continu. Nos troupes, qui avaient laissé derrière elles leurs armes, n’avaient aucun moyen de résister à cette tuerie de masse.

« Echappez-vous ! A toutes les forces, ne vous mettez pas à genou. Faites tout votre possible pour courir ! »

Je m’époumonai de toutes mes forces, et pourtant mes soldats restaient statiques. Ils avaient été emportés par la confusion et courraient tels des poulets sans tête. Certains s’étaient même prosternés au sol et suppliaient les ennemis de les épargner.

« Votre excellence. Echappez-vous ! »

S’écria mon adjudant.

« Cet endroit est dangereux ! Pensez à votre futur ! »

« Mais les soldats – »

« Les hommes incapables de s’occuper de leur cas ne sont pas dignes de porter notre blason. Hey ! Prends son altesse le margrave et battez en retraite ! Si notre seigneur ne subit ne serait qu’une égratignure, je jure de personnellement te clouer le cul ! »

Le cavalier s’approcha de moi mais je ne bougeai pas. J’étais le commandant. Il était de mon devoir de me battre aux côtés de mes soldats. Même s’ils n’étaient pas des citoyens de la milice mais des soldats embauchés à l’extérieur, cette distinction était sans importance.

« Pardonnez ma grossièreté. »

Mon adjudant tendit la jambe puis enfonça son talon sur la cuisse de mon cheval de guerre. Ma monture, piquée par un talon pointu, hennit bruyamment et courut à toute vitesse.

« Adjudant ! »

« Que les Déesses protègent Rosenberg ! »

En quelques instants, j’avais traversé la colline et m’étais échappé du champ de bataille. Je me retournai une dernière fois pour voir mon adjudant essayer de remettre de l’ordre dans les rangs.

Une flèche vola impunément et transperça le crâne de mon adjudant. Il tomba de son cheval. L’expression faciale de mon adjudant lors de ses derniers instants me fut inconnue et me le serait toujours. Son corps sombra dans le torrent de sang …… englouti par l’océan de chair ……

« – Kuuuuuuh ! »

Un goût de sang se répandit dans ma bouche. A mon insu, j’avais mordu ma langue. Une colère noire afflua dans mes veines. L’intérieur de ma tête était devenu tellement chaud que mon crâne était paralysé. J’observai la colline.

« Je te tuerai …… ! »

J’étais certain que le commandant ennemi était cette jeune fille. Cette salutation, cette salutation qui avait semblé modeste, n’était rien de plus qu’un signal pour signaler le commencement des déferlements de flèches. Cette jeune fille était la marionnette du Seigneur Démon Dantalian. Le coupable de ma disgrâce. Et mon ennemi à moi, Rosenberg !

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« Je n’oublierai pas ce jour ! Je jure sur la Rivière de Styx, je nourrirai cette rage jusqu’au jour de ma mort ! Je mets en gage mon honneur de Rosenberg, je mets en gage mon sang et mes os, je jure de te tuer ! »

Moquez-vous de ces mots de perdants. Moquez-vous.

Je prête serment sur la maxime de mes ancêtres.

« Le Nord se souviendra de cette vengeance ! »

Je dévouerai le restant de ma vie à prendre ma revanche sur cette fille. Seigneur Démon Dantalian. Toi aussi, je trancherai ta tête et la placerai sur l’autel des Déesses. Le jour de ma vengeance sera le jour de mon repos ……

(TL Note : THE NORTH REMEMBERS ! THE KING IN THE NORTH !)

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Je n’ai pas de check, donc si jamais vous remarquez des fautes d’orthographes, n’hésitez pas à me le signaler dans l’espace commentaire ! Merci !

Si vous appréciez la traduction, ou que vous voulez lire quelques chapitres en avance, n’hésitez pas à aller faire un tour sur mon Patreon !


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