Dungeon Defense – Volume 2 Chapitre 4 (Partie II)

Traducteur : JetonS

Adapt : ———
Check : ———


Salut à tous ! Voici qui conclut le volume 2 ! Il reste un petit épilogue la semaine prochaine et on entamera officiellement le volume 3 !


 

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Ce Novel est traduit par JetonS de l’équipe Soreyawari & Co. Si vous lisez sur un site autre que Soreyawari.com, c’est que le Novel a été volé. Ne soutenez pas les voleurs, lisez sur le site original.


▯Plus Faible Seigneur Démon, Rang 71, Dantalian

Calendrier Impérial : Année 1505, Mois 9, Jour 21

Niflheim, Palais du Gouverneur


Ce Novel est traduit par JetonS de l’équipe Soreyawari & Co. Si vous lisez sur un site autre que Soreyawari.com, c’est que le Novel a été volé. Ne soutenez pas les voleurs, lisez sur le site original.

« Barbatos. Ce matin tu es venue et tu m’as dit ça. Tu m’as dit que le seul but de l’amour est de révéler ma faiblesse. Que les gens ne grandissent pas en aimant ou en recevant de l’amour, ils grandissent en jetant leur amour. »

« …… »

« Tes mots sont à moitié corrects et à moitié incorrects. Lapis est très certainement ma faiblesse, et je suis moi aussi la faiblesse de Lapis. Mais ce n’est pas ce que tu crois. Si nous partageons le même amour, nous ne nous affaiblirons pas. »

Au contraire, c’était l’opposé.

« Nous ne faisons que nous fortifier mutuellement. »

Barbatos avait cessé de parler.

Je savourai mon vin et continuai de parler.

« Notre amour n’est pas chaleureuse, elle est froide. Nous ne sommes pas doux, nous sommes brusques. Certaines choses nous importunent, mais nous avançons vers un but commun. Nous sommes firmes, et nous ne nous briserons pas. D’une perfection sans faille, nous annihilerons l’ennemi sous nos yeux. C’est notre maxime. C’est aussi la raison pour laquelle nous sommes retournés à Niflheim après la défaite de l’armée du margrave. »

« Que veux-tu dire ? »

« La lettre. »

« Quoi ? »

Je souris.

.

« Le bienfaiteur qui a écrit cette lettre pour m’avertir des envahisseurs n’est d’autre que toi, Barbatos. »

.

« …… »

Pendant un instant.

Le visage de Barbatos se figea.

« Mais enfin, de quoi tu parles …… ? »

« C’était un simple test. Le coupable retourne toujours à la scène du crime pour observer les résultats de ses magouilles. J’ai suivi ce vieux dicton pour cette fois. »

D’un regard doux.

Je dévisageai Barbatos de la tête au pied d’un regard perçant.

« Qu’importe le destinateur de la lettre, il était clair qu’il me voulait du bien. Il m’a averti de l’arrivée des envahisseurs, après tout. Toutefois, qui aurait pu accéder aux informations détaillées concernant la position du Margrave de Rosenberg, et qui était en mesure d’acquérir un tel renseignement  ? Barbatos, quelle taille doit atteindre le réseau des espions pour connaitre la composition exacte des troupes envoyées ? Le coupable est quelqu’un de puissant. »

Par exemple.

Quelqu’un d’assez puissant pour se propulser au 8ème rang.

Quelqu’un d’hostile envers les humains et qui observait leurs mouvements militaires.

Quelqu’un qui avait des espions sur le territoire du Comte de Rosenberg, près des frontières entre les démons et les humains.

« Oui. Barbatos. Une dirigeante telle que toi. »

« …… »

Barbatos ouvrit la bouche.

Elle avait regagné son visage mesquin.

« …… Ahah, ahahahah. Et dire que j’étais curieuse à propos de ce que tu allais dire. »

Sa voix était ferme.

« Dantalian. Bien sûr, je suis une personne géniale et incroyable, tu l’as dit. Un réseau d’information disséminé parmi les humains, bien sûr que j’en ai. Tu n’es jamais trop prudent quand tu parles des humains. »

Barbatos ricana.

Sa performance d’acteur était splendide. Pour un politicien, c’était l’idéal. Sa position à la tête d’une grande faction politique connue sous le nom de Faction des Plaines était méritée.

Ses actions exagérées qui semblaient frivoles, le mélange de profanités dans ses propos qui déconfortait son auditeur, et son style de vêtement obscène qui rendait mal à l’aise les spectateurs. Tout était calculé.

Un appât pour manipuler l’esprit de son interlocuteur.

« Mais c’est tout, tu sais ? Je ne m’encombre pas de trivialités. Je n’envoie pas de message. Si je dois te dire quoi que soit, par exemple maintenant, je te le cracherai sur le visage. Pourquoi enverrai-je un message tel un idiot faible d’esprit ? »

Elle s’était rapprochée de moi pour me consoler, comme si elle voulait me réconforter. Alors qu’en vérité, elle n’en avait rien à secouer de ma vie amoureuse.

Elle avait fait semblant de m’écouter sincèrement.

Je l’avais dit.

Que Barbatos était une bonne femme.

J’avais rarement vu une femme dévouée à ce point à la politique.

Barbatos avait poli ses talents d’acteur au travers des 500 années de sa vie. Elle avait perfectionné son jeu d’acteur à un tel point qu’elle ferait pleurer les plus grands acteurs de cinéma. Elle ne m’avait pas encore surpassé, mais je devais avouer qu’elle m’arrivait au menton.

Le talent inné battait les efforts.

Mon aptitude innée pour le jeu d’acteur faisait de l’ombre à ses efforts.

« Et puis en premier lieu. Si je t’avais envoyé cette lettre, je n’aurais aucune raison de le nier. Tu ne penses pas ? Surtout que tu as été sauvé grâce à l’avertissement. »

Barbatos haussa les épaules.

« Sans cette lettre, tu n’aurais jamais su que l’armée de Margrave se dirigeait vers toi et tu aurais perdu sans te défendre. La personne qui a écrit cette lettre est ton sauveur. Est-ce que je dirais non au paiement de cette dette que tu dois au sauveur ? Je te le redis, je n’ai jamais envoyé de lettre. »

Sa réponse était plausible.

Mais ce n’était qu’une excuse frivole.

« Barbatos. Tu ne m’as pas envoyé cette lettre dans l’intention de me sauver. »

« Hey, merde. Je te dis que je ne l’ai pas envoyée, mais tu continues avec cette histoire ? »

« Tu as écrit cette lettre dans la simple intention de me ‘mettre à l’épreuve.’ »

« ……. »

Barbatos m’avait dit.

.

– J’espérais l’apparition d’un bleu compétent depuis longtemps, mais je me retrouve avec un patient psychiatrique ? Aaah, est-ce mon destin……

– Comment diable suis-je supposée remettre de l’ordre dans le cerveau d’une telle personne……

.

Avait-elle la certitude que j’étais un bleu compétent ?

Parce que je m’étais enrichi avec la vente des herbes noires ?

Barbatos ne connaissait même pas les détails de mon enrichissement. Etait-ce sur un coup de chance ? Ou était-ce parce que j’avais Ivar Lodbrok entre les creux de ma main ? Chance ou talent, de quel côté penchait l’origine de mon succès ? Elle l’ignorait.

Ainsi.

Au moment où elle avait prononcé ces mots, j’avais déjà passé la première épreuve qu’elle avait mise en place.

« Une fois que tu as eu vent des mouvements de l’armée du margrave, Barbatos, tu as voulu tester mes capacités. Tu voulais voir de tes propres yeux si j’avais des tripes. Tu as envoyé une lettre et tu as attendu patiemment de voir ma réponse face aux intrus …… »

Le résultat était un succès.

Le Seigneur Démon Dantalian avait surmonté la crise du Margrave von Rosenberg avec brio.

C’e fut à cet instant que le Seigneur Démon Barbatos décida de recruter le Seigneur Démon Dantalian dans sa faction.

Sauf qu’il y avait un gros problème.

« Tu te souviens ? Les mots que tu as articulés quand tu es venue hier. »

« …… Non. Je ne me souviens pas de l’inutile. »

« Alors souviens t’en maintenant. Puisque tu es venue dans un but précis, tu dois t’en souvenir. Au début, tu m’as abruptement dit cela. »

.

– Si tu essaies de casser avec ta charmante succube, je peux te donner un coup de main.

– Et puis d’abord, il ne fait aucun sens pour un rebut de faire l’amour avec un Seigneur Démon. Ce n’est pas trop tard, tu peux me demander de l’aide.

.

A parler franchement, elle fourrait son nez là où il n’avait pas lieu d’être.

Mais si on le voyait d’une autre perspective, peut-être qu’elle m’incitait avec ses mots.

Parce que si le nouvel adhérant de sa faction était un ‘imbécile qui couchait avec un rebut,’ la réputation de la faction de Barbatos en pâtirait.

La réputation était un phare dans le monde politique.

Du point de vue de Barbatos, elle devait absolument m’amener à rompre avec Lapis.

« …… Aah. Je t’ai donné ce conseil pour t’aider. »

Une fois qu’elle entendit mes mots, Barbatos sourit.

« T’es un enfoiré qui emmerde les faveurs, hein ? Quoi ? Tes yeux pourris ne voient que des coyotes à l’affut du moindre gain politique qui se présente à eux ? Ta manière de penser est terrible, Dantalian. »

« Quand tu as entendu que Lapis a frappé le Seigneur Démon Dantalian à la place du marché. »

Je parlai à voix basse.

Barbatos cadenassa ses lèvres.

« A cet instant tu as pensé ça y est. Que l’opportunité en or était arrivée. Tu m’as vite rendu visite pour battre le fer tant qu’il est chaud. 20 minutes après la claque en plus. »

.

– Vas-y confesse. Pourquoi vous êtes-vous battus ?

– Tu ne vois pas que j’appose encore de la glace ? Ça ne fait même pas 20 minutes depuis que Lapis Lazuli m’a giflé.

.

« Ici à Niflheim, je suis célèbre pour mon amour passionnel avec Lapis. De ton côté, ces rumeurs te causaient des migraines. Pour commencer, tu devais trouver un moyen de les séparer, mais la façon de briser ce couple ne t’était pas venue pas à l’esprit. »

« …… »

« Lorsque tu as entendu qu’elle m’a giflé, tu t’es dit ‘oui.’ Qu’il n’y avait pas plus fragile qu’un homme célibataire juste après une dispute avec son amante. La glace se briserait si tu frappais avec un marteau. Tu as présumé que si tu jouais les bonnes cartes, tu démolirais avec aise ma relation avec Lapis. »

Barbatos était prudente.

Afin d’éviter de montrer sa main.

.

— Tu as dit que le nom de ton amante est Lapis Lazuli ? Merde, elle est admirable. Comment a-t-elle réussi à rester avec toi aussi longtemps ? Si c’était moi, j’aurais coupé tes couilles et je me serais barrée.

.

C’était le stratagème de Barbatos.

Elle n’avait pas pris mon parti, non au contraire, elle soutenait Lapis Lazuli.

Pour semer la graine de doute que ‘se séparer d’elle’ était le meilleur choix à faire pour ‘nous deux.’

.

— Vous devriez vous séparer.

.

Elle avait adroitement déguisé ses mots.

Au début, Barbatos avait été contente de ma passivité. Une fois que Barbatos entendit que j’avais essayé de tuer la mère de Lapis, elle en fut certaine.

Que j’étais fini.

Barbatos était convaincu qu’une femme qui pouvait tolérer un homme capable de tuer sa propre mère et de continuer leur relation amoureuse, n’existait pas.

Cependant, alors que son stratagème poursuivait parfaitement son cours — elle fit face à un problème inattendu.

« A cet instant, tu as commencé à paniquer, Barbatos. Quand j’ai confessé mon amour pour Lapis une seconde fois. Tu as trouvé mon comportement absurde. Je comprends. Tu n’imaginais pas qu’un amour aussi dérangé que le mien existait sur cette terre. »

« …… »

« Tu as essayé de me convaincre verbalement. »

.

—  De l’amour ?

— Ce n’est, pas l’amour.

— Une séparation, ce n’est rien, mais l’amour…… est une émotion bien plus précieuse que tu ne sembles le penser. C’est un sentiment qu’on doit laisser exploser, qu’on doit laisser épanouir.

.

« L’émotion que je ressens n’est pas de l’amour. L’amour est plus noble que n’importe quoi d’autre. Plus sacré. Un sentiment doux et mielleux …… Tu voulais me dire par ces mots que mes émotions étaient falsifiées et que ‘ce n’est pas de l’amour,’ n’est-ce pas ? »

Je souris gentiment.

« Je suis désolé, tu n’as pas atteint ton but, Barbatos. En guise de paiement pour cette nuit de consultation sentimentale. Je t’offre cette preuve d’amour. »

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Je sortis une clochette et la secouai.

Une fois que j’eus fini, la porte de la salle de réception s’ouvrit et quelqu’un entra. Barbatos fut surprise et se tourna en direction de la porte. Là, Lapis se tenait d’un visage impassible.

« Votre altesse a des ordres ? »

« Aah. Désolé, tu es restée debout toute la nuit, Lapis. »

« Ne vous en faites pas. Grâce à votre altesse, celle-ci s’est accoutumée aux nuits blanches. »

A la vue de notre conversation banale, Barbatos nous dévisagea d’un visage perplexe.

« Qu’est-ce …… ? »

« Lapis. Son altesse Barbatos semble douteuse de notre amour. Elle pense que tu as une rancune contre moi parce que j’ai essayé de tuer ta mère biologique. Qu’en penses-tu ? Tu penses pouvoir montrer à son altesse Barbatos ? »

« A vos ordres. Celle-ci vous l’apporte immédiatement. »

Lapis nous fit des courbettes et quitta la salle de réception. Barbatos me fixa du regard dans l’incompréhension. Allons, attends un peu. Les pas de Lapis sont rapides, elle reviendra dans les secondes qui suivent.

Un silence singulier s’installa. Peu après, Lapis revint avec un plateau en argent dans ses mains. Ce plateau était d’habitude porté par les servantes pour livrer la nourriture.

« Bon, Lapis. Montre à son altesse Barbatos. »

« Oui. Veuillez pardonner l’insolence de celle-ci. »

Lapis souleva délicatement le couvercle du plateau.

« …… »

Les yeux de Barbatos s’écarquillèrent.

D’humeur joviale, je tapai dans les mains.

« Alors ? Splendide ? C’est ma Lapis Lazuli. C’est mon premier amour, ma maitresse et peut-être mon unique amante. Barbatos. Regarde. »

.

Sur le plateau d’argent scintillant se trouvait la tête d’une personne.

C’était le visage de la vieille femme qui nous avait rendu visite.

.

« C’est la mère de naissance de Lapis. »

« ………… Quoi ? »

« Tu ne comprends toujours pas ? Elle a été tuée. Par Lapis elle-même. »

J’éclatai de rire.

Le son de mon rire retentit dans la salle de réception. Ce tapage était malvenu au beau milieu de la nuit, mais je ne pus pas m’en empêcher. Comment étais-je supposé retenir ce fou rire ?

 

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« Lapis n’était pas enragée parce que j’avais essayé de tuer sa mère. Elle était contrariée parce que j’avais essayé de lui voler sa proie. »

Le teint de Barbatos vira au blanc.

« De quoi …… tu parles ? »

« Je te parle de revanche, Barbatos. De revanche ! N’est-ce pas évident que la revanche doit être obtenue de ses propres mains ? Lapis voulait personnellement punir la coupable de sa vie de merde. Et pourtant, j’avais essayé de lui voler sa proie. Je l’avais presque empêchée de savourer le goût de la vengeance. Bien sûr que Lapis deviendrait folle de rage ! »

.

– Pourquoi votre altesse essaye-t-il de voler la chasse et la proie de celle-ci ?

.

M’avait-elle dit.

Les mots qu’elle avait dit pour me réprimander était profonds de sens.

Incapable de contenir mon rire, je rigolai à plein poumon. Ce rire était indigne de mon rang. Toutefois, dans mon état d’esprit actuel, ma dignité était le dernier de mes soucis. Mon seul désir était d’apprécier le moment présent sans me soucier du futur.

« Tu comprends maintenant, hein ? Au 9ème mois et 3ème jour, le jour de l’arrivée de cette vieille à ma salle de réception, Lapis a couru derrière elle et l’a assassinée en secret. Aah, regarde comme elle est mignonne ! Cette fille s’était noyée corps et âme dans cette liqueur de vengeance ! Lapis, je t’adore de tout mon être …… »

« …… Son altesse Barbatos nous regarde. Veuillez conserver un semblant de dignité, Seigneur Dantalian. »

« La dignité, c’est quoi, de la nourriture ? Il faut partager son amour. »

Lapis Lazuli soupira un petit coup.

Même ce soupir était charmant. Vraiment, je suis un apôtre de l’amour. Même la Déesse Aphrodite se prosternerait devant ma passion. Si quelqu’un osait me critiquer et me dire que ‘je n’ai pas connu l’amour,’ ce serait un acte de propagande infâme.

« Pas seulement la vieille femme. Lapis a assassiné la servante qui l’a insultée. A ma surprise, j’ai découvert plus tard que l’incident avait été couvert sous le déguisement d’un accident. Ils ont retrouvé son corps suffoqué avec de la nourriture coincée dans la gorge. En vérité, c’était du poison. Tu peux t’émerveiller, Barbatos. Lapis est une femme remarquable. »

« C’est problématique. Celle-ci constate que la bêtise de votre altesse est hors de contrôle. Celle-ci demande à être excusée. »

« …… »

D’un dernier regard froid, Lapis quitta la salle de réception.

Oui. J’étais conscient de ma folie. Mais c’était mon premier amour. Il était évident que je perdrais la tête, entiché par une femme. C’était parfaitement normal. Je tournai la tête vers Barbatos.

« Je lui ai dit que si elle me frappait en public, devant autant de personnes, le coupable qui a envoyé la lettre sortirait de sa tanière. Et une fois que j’ai fini, elle m’a frappé sans aucune hésitation. Puis nous avons fait mine de nous séparer. »

Lapis Lazuli était une femme déterminée.

La partenaire qui me seyait était cette femme.

« – Et donc, Barbatos. »

« …… »

« Comment tu trouves ma performance ? Oh maestro de l’amour, celle qui a changé 1,000 fois de petit copain en 500 ans. Oh Barbatos, qui m’a dit que si je suivais tes conseils, de magnifiques femmes me feraient des fellations pendant que je suis allongé ? Quelles sont tes premières impressions sur la nouvelle catégorie d’amour que j’ai eu l’honneur d’inaugurer ? »

Barbatos avait la bouche cousue.

Elle pencha la tête en arrière. Ses épaules tremblèrent.

Et alors.

« ………. Ah. »

Ses épaules convulsèrent violemment.

« Ah …… ahah, ahahah …… ahaha – Ahahahaha – ……. Euh, gehéhé – eheuh, Keuhéhé – Aah, euh, ah – ahah, KAHAH ! KUHAHAHAHAH ! AHAH, AHAHAHAHAH – ! »

Elle eut de violentes crises de rire insensé.

Barbatos convulsa pendant son rire.

Le rire s’éternisa longtemps. Lorsqu’elle eut fini, Barbatos redressa son crâne. Une démence flotta sur son visage. Le contour de ses yeux et les coins de sa bouche étaient contorsionnés en une dérision jubilante. Ses dents blanches brillaient d’une avarice vorace.

« Un chef d’œuvre ! C’est, un chef d’œuvre ! »

Elle.

Elle était au rang 8.

La maitresse de la nécromancie, célèbre pour son immortalité. C’était le visage nu du Seigneur Démon Barbatos.

« Aaang ? Heung, euuung ? Dantalian, tu m’as offert une surprise qui dépasse l’entendement. Je me suis entiché de toi. Je me suis, vraiment, entiché de ta personnalité. Si ton but était de gagner mes faveurs, alors je te félicite. Mmh. Tu as très certainement gagné mes faveurs. »

« Je suis ravi de te voir joyeuse. »

J’haussai les épaules.

« Pour le comédien qui a joué cette farce jusqu’au bout de la nuit, je ne peux qu’être flatté. »

« Farce ? Puh, puhahahahah. C’était une farce ? C’était une scène que tu as planifiée du début jusqu’à la fin ? Enfoiré de merde. Tu me dis que tu es allé aussi loin pour provoquer mon rire ? »

« Tu es Barbatos. Le Seigneur Démon au rang 8. Si toucher ta sincérité coute une seule nuit, je trouve que c’est plutôt bon marché. »

Un autre acteur de cette nuit était ce vin Balleleunium de l’Année 1101.

J’avais acquis ce vin exceptionnel pour inciter l’enjouement de Barbatos. Pour goûter à ce vin sublime, Barbatos s’était permise d’être énivrée. Elle avait désactivé la détoxification de l’alcool au sein de son organisme, de sa propre volonté. Les résultats de cette comédie se trouvaient devant moi.

« Kakakakaka ! Ouais, c’est bon marché. Tu sais vraiment ce que tu veux. Mes pensées intérieures, que j’ai dissimulées pendant 300 ans, ont été révélées par toi en une seule nuit. Mais c’est débile. Ah, il ne fait aucun doute que tu es débile. »

Barbatos ricana.

Son sourire était tellement large que les coins de sa bouche semblaient se déchirer.

« Je ne peux pas laisser partir quelqu’un qui connait ma vraie personnalité, tu sais ? J’angoisse. Et si tu propages la rumeur que Barbatos est une salope qui baigne dans des intestins et qui élève des serpents venimeux. Hm ? L’impact négatif sur ma personne sera sordide. »

« Je suppose. »

« Bon parlons bien parlons vite, Dantalian. Pense avec cette tête astucieuse que tu as. Comment vais-je m’occuper d’un salopard qui a vu mon vrai visage ? Mes compatriotes du monde des démons me voient comme une personne pure et vertueuse, tu sais ? Afin de ne pas les décevoir, je vais devoir sceller ta bouche. Pense avant que je ne coupe ta langue, petit Seigneur Démon …… »

Barbatos m’approcha lentement.

Une fumée noire se dégageait de son corps.

Une fumée formée par de l’énergie magique. Les effets magiques de cette fumée étaient insondables à vue d’œil. Ce que je pouvais dire, en revanche, était que la toucher était tout sauf bénéfique pour ma santé.

« Non, couper ta langue serait du gaspillage. Ton éloquence et ta voix me seront utiles pour des missions démagogues. Dois-je faire de toi ma poupée ? Tu ne penses pas ? Pour commencer, dois-je trancher ta gorge et te réanimer en un esclave qui écoute et obéit à tous mes ordres ? »

Barbatos gloussa de rire.

« Ce serait marrant. Ah, pendant que j’y suis, dois-je faire de ta charmante succube une esclave ? Je déteste les succubes, mais d’une façon ou d’une autre, je me suis entichée de vous deux. Je mettrai en place une arène où vous pourrez vous entretuer. Mais bien entendu …… »

Barbatos saisit mon menton et le releva.

Ses yeux dorés touchaient presque les miens.

« Ce serait une autre histoire si tu prêtais un serment de loyauté envers moi. »

« …… »

« Je suis un Seigneur Démon généreux, Dantalian. Je protège ceux qui rejoignent ma faction et ce, peu importe ce qu’il se passe. Bon, il y a une légère condition, mais c’est sans importance. »

« …… Je suis plutôt curieux de savoir quelle est cette condition. »

« Hm. Ne pas quitter la faction jusqu’au décès du membre. »

Barbatos sourit doucement.

La démence qui s’était emparée de son esprit avait quitté son corps.

C’était loin d’être surprenant. Vous ne déterminiez pas le niveau de folie de quelqu’un par la vitesse avec laquelle il s’affolait, mais plutôt par la rapidité avec laquelle il dissimulait son comportement lunatique.

« Bon en vérité, tu ne quitteras pas la faction même après ta mort. Je suis la plus grande nécromancienne du continent. Si je mets la main à la pâte, je pourrais ressusciter ton corps. C’est pourquoi, pour toute l’éternité – tu rejoindras ma faction et tu travailleras pour moi jusqu’à ce que tes os deviennent poussières. »

« Puis-je demander pour quel but je m’acharnerai ? »

« Quelle question triviale. Evidement que c’est l’extermination de l’humanité. »

Un rire amer se faufila hors de ma bouche à cause de sa réponse digne d’un Seigneur Démon.

D’un sourire angélique, Barbatos parla.

« Le monde des démons est stérile. L’agriculture est impossible, il y a une limite à ce que les gouverneurs peuvent fournir à la population par le biais du commerce. La simple pensée de ces humains occuper ces terres riches et abondantes me fait bouillir de rage. »

« Conquérir le continent, est-ce ton but, Barbatos ? »

« Non. Mon but est de sécuriser un territoire abondant pour les démons. Dantalian, je suis une guerrière, mais je suis avant tout une impératrice. »

Barbatos me mordit l’oreille droite.

D’un ‘crunch,’ les os de mon oreille se brisèrent.

Je sentis la douleur mais je l’endurai. Le liquide qui coulait de mes oreilles était probablement du sang.

« Cette salope de Paimon veut coexister avec les humains. Sauf que c’est strictement impossible. Regarde. Ils sont différents de nous, ils se ressemblent tous. Et pourtant, ils sont divisés en nations et sont hostiles les uns envers les autres. Pour les démons, qui varient en apparence, langage, et coutume, de coopérer avec les humains ? Quelle utopie. »

« …… »

« Mais nous autres les démons, sommes différents de ces humains. Les démons s’unissent sous la bannière des Seigneurs Démons. D’innombrables races cohabitent ensemble pour former un seul groupe uni. »

« C’est pourquoi. Nous sommes les représentants sacrés et inviolés qui symbolisons la dignité, et sommes membres de l’ordre des 72 qui régissent les démons …… »

« Exactement. Très bien résumé, mon petit Dantalian. »

D’un visage souriant, Barbatos étira mon oreille.

Elle étira obstinément l’endroit où la chair s’était arrachée et où les os s’étaient brisés.

« Puisque les humains refusent d’accepter la divinité des Seigneurs Démons, nous n’avons pas d’autre choix que de les exterminer complètement. Ces parasites sont les intrus de notre monde. Pour une utopie parfaite et paisible, leur anéantissement est nécessaire. »

« Quelle logique extrême. »

« La logique a toujours été extrême. La masse ignorante est terrifiée par cette extrémité et vit dans un vague sentiment de confort. Pour eux, la vérité est un vent froid d’hiver. Si cette vérité caresse leur peau, ils gèlent et meurent. Par conséquent, ils se couvrent d’épaisses couches de vêtement appelées hypocrisie et mensonge. Ils croient que ces chiffons sont des habits. Ignorants qu’au final, ces habits sont leur peau. »

« Belle philosophie. »

« Je préfèrerais que tu appelles cette logique une philosophie de vie indéniable. »

Barbatos cessa de tourmenter mon oreille.

Ses doigts étaient couverts d’un sang cramoisi. Elle les amena à ses lèvres. Sa salive et son sang se mixèrent sur ses doigts.

« Hm. Ton sang est mielleux. Je vois que tu manges sainement. »

« Je pense personnellement que ne rien manger, c’est manger sainement. »

« Bonne idéologie. C’est vrai. C’est bien mieux que ces serpents qui fourrent leur nez partout. Tu as un petit gout de fourberie, Dantalian. Je saisis cette opportunité pour te le dire. »

Barbatos murmura à mes oreilles.

« Ne provoque pas sans réfléchir les Seigneurs Démons au-dessus du rang 10. »

« …… »

« Tu as pris la confiance depuis que tu as écrasé cette salope de Paimon, mais respire un grand coup. Malgré son apparence, elle est tout sauf facile à affronter. Elle est une vraie prostituée qui ouvre les jambes pour le premier inconnu. Bon dieu. Si tu continues de la provoquer, ses amants éparpillés aux quatre coins du globe te …… Ah, un désastre. Un vrai ennui. »

Barbatos claqua de la langue.

« Tu as été chanceux. Ils ont laissé passer cet affront parce qu’il était clair que Paimon était dans le tort lors cette Nuit de Walpurgis. Je ne prends pas la responsabilité de ce qui t’arrivera si une bande d’oncles terrifiants se pointent devant chez toi, tu sais ? »

« …… »

« Je réitère une dernière fois mon offre. Rejoins ma faction, Dantalian. Avec tes ressources, nous pourrions faire prospérer les démons de ce continent. Même si ta personnalité est corrompue, ça ne veut pas dire que tu ne peux pas travailler pour une noble cause. Ne t’inquiète pas. Je t’autoriserai à garder ta charmante succube. Par contre, tu vas devoir abandonner tes fiançailles. Je me montrerai indulgente si tu la gardes bien cachée au fond du tiroir …… »

« Je t’offre la guerre. »

Barbatos ferma la bouche.

Elle fronça les sourcils.

« Quoi ? »

« Tu espères une guerre totale, Barbatos. Une guerre d’anéantissement pour détruire l’humanité. A présent, la Faucheuse Noire fait des ravages. Les forces militaires des humains s’affaiblissent continuellement. Tu as sûrement pris cette épidémie en compte puisque tu souhaites unifier le continent. Cette opportunité est en or pour toi.

« …… Mmmh. »

J’avais probablement piqué son intérêt. Barbatos sourit telle une chatte sauvage.

« Imaginons que tu as raison. Et ? »

« Je n’imagine pas. J’ai raison. »

C’était la différente entre un théoricien et un politicien.

« La guerre que tu désires. Je te l’apporterai. »

« Kakaka. Quelles conneries débite ce petit rang 71 ? »

Barbatos se moqua de moi.

« Tu sais de quoi je parle ? Je veux une guerre d’anéantissement. Une guerre pour exterminer une race entière. Je veux une guerre massive où tous les Seigneurs Démons seront obligés de participer. Et je veux affronter l’union des nations humaines. Ce que je désire est hors de ta portée. »

« Oui je sais ce que tu désires. »

Je souris.

« La guerre que je compte te livrer est exactement celle que tu espères. »

« Aah ? Comment comptes-tu débuter une guerre massive …… »

« Propage la rumeur que les Seigneurs Démons ont répandu la Faucheuse Noire. »

Silence.

Un silence pesant s’abattit sur la salle de réception.

Barbatos parla d’une voix douteuse.

« De quoi tu parles ? »

« Réfléchis. C’est simple. La Faucheuse Noire sévit sur tout le continent. Les régions qui ont endigué cette épidémie se comptent sur les doigts d’une main. Les humains sont moins préparés que nous, les démons. »

Une portion des citées avait eu la chance d’endiguer l’épidémie.

Tout ça grâce à la révélation du remède miracle plusieurs années avant sa supposée découverte. Quelques seigneurs avaient utilisé leur richesse pour acheter l’herbe noire en masse et avaient protégé leur peuple.

Toutefois, les seigneurs capables de cette prouesse se comptaient aussi sur les doigts d’une main.

La majorité avait acheté cette couteuse herbe noire pour se protéger eux-mêmes et leur famille. Certains m’avaient même acheté cette herbe pour la redistribuer à un prix exorbitant. En conclusion, malgré la découverte du remède, d’innombrables vies étaient perdues. Le même scénario que dans <Dungeon Attack> se déroulait sous nos yeux.

Les humains.

Les paysans qui souffraient de l’enfer.

« La société humaine s’écroule petit à petit. Les seigneurs et les temples sont incapables de gérer ce phénomène. L’insatisfaction envers les nations et les familles royales sont à leur apogée – en pareille circonstances, si la rumeur que ‘les Seigneurs Démons ont répandu l’épidémie’ se propage, que penses-tu que les monarques du monde des humains feront ? »

« …… ! »

Les yeux de Barbatos s’ouvrirent tout grands.

Elle était une femme intelligente.

Elle avait compris le message subliminal que je lui avais envoyé.

« Ils utiliseront cette rumeur à leur avantage. Les méchants de l’histoire ne sont pas les seigneurs, les nations, ou les familles royales. Ils élucideront l’origine du problème au peuple. Les vrais suppôts du mal sont les Seigneurs Démons qui ont propagé cette atroce épidémie. »

« Ne me dis pas que …… ! »

« Nous aussi, nous prendrons avantage de cette rumeur. »

En m’appropriant la marchande nommée Lapis Lazuli, j’avais acquis la fortune.

En m’appropriant la générale nommée Laura de Farnese, j’avais acquis la puissance militaire.

Le seul élément qui me manquait était une cause juste.

Une justification.

Un nom.

Mon nom.

« Les seigneurs du monde des humains répandront la rumeur pour éteindre la flamme de haine qui consume les habitants. Ils le feront sans savoir qu’ils sont manipulés. Avec le passage du temps, les humains maudiront les Seigneurs Démons. Ils nous haïront. Evidement, les voix qui gueulent justice se feront de plus en plus nombreuses. Et sans faille, les seigneurs du monde des humains seront inaptes à contrôler l’opinion public surchauffée. La race humaine beuglera guerre et vengeance, et les seigneurs seront obligés de les écouter. »

Le nom des Seigneurs Démons.

« Soufflez sur les cornes de Pruteni. Sonnez les sifflets de Livonie. Battez les tambours de Jatvingiens et faites trembler le continent. Faites du chant de Selonien, de Ratgallien, et de Semigallien un symbole de proéminence et de peur. Une guerre dévastatrice, Barbatos. Si nous ne pouvons pas les envahir, alors ils nous envahiront. »

Je répandrai le nom de Dantalian sur le tout le continent.

J’observai joyeusement l’expression facial de Barbatos se solidifier lentement.

Souris, Barbatos, souris. Tu ne crois pas que le sourire est mieux qu’une grimace ? J’aimais quand je souriais. Le sourire était l’élément indispensable à la vitalité du corps.

Je ne deviendrai jamais ton vassal. Mais je serai plus que ravi d’être ton partenaire. Notre but immédiat est le même. Je ferai de mon mieux pour répondre à tes attentes.

Je caressai les joues de Barbatos et déclarai.

« Montrons aux humains ce qu’est le véritable enfer. »

L’automne arrivait à son terme.

Les feuilles étaient presque toutes tombées.

Et la neige était sur le point de descendre.

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Allons bon.

Inaugurons la saison de Dantalian.

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.Ce Novel est traduit par JetonS de l’équipe Soreyawari & Co. Si vous lisez sur un site autre que Soreyawari.com, c’est que le Novel a été volé. Ne soutenez pas les voleurs, lisez sur le site original.

(NDT : Vous l’aurez remarqué, mais ce chapitre est plus long que d’habitude. Je n’ai pas voulu le couper en plein milieu ! Soit dit en passant, n’hésitez pas à aller lire ma nouvelle traduction ! Je suis sûr que le roman va vous plaire.)


Je n’ai pas de check, donc si jamais vous remarquez des fautes d’orthographes, n’hésitez pas à me le signaler dans l’espace commentaire ! Merci !

Si vous appréciez la traduction, ou que vous voulez lire quelques chapitres en avance, n’hésitez pas à aller faire un tour sur mon Patreon !


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4 commentaires sur “Dungeon Defense – Volume 2 Chapitre 4 (Partie II)

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