Dragon Maken War 58 : Le prince métis (6-7)

Trad&Adapt : Ilanor
Check : Neko


Si je dis que le chapitre était prêt depuis plusieurs jours déjà, et qu’en plus j’ajoute que je l’ai traduit deux fois par distraction, vous le prenez comment ? Tehee ~

Sur ce, bonne lecture, avec le retour de ce cher Azell ! Qui pour une fois se comporte presque en accord avec son temps x).

PS : Ah, et pour ceux qui attendraient Perdu dans la Nuit (!), eh bien, je suis en train de tout réécrire depuis le début, donc la pause sera encore longue… Désolé ^^’


 

Kairen continua à parler. Il n’aurait probablement jamais pu deviner ce qu’Azell pensait en ce moment.

« C’est pourquoi tu devrais sauter environ la moitié des histoires concernant Azell Karzark. Il était très populaire, comme un héros légendaire. Il y a beaucoup d’exagérations le concernant.

– Peut-être ne l’aimez-vous pas ?

– Moi ? Est-ce qu’Azell Karzark me déplait ?

– Oui.

– Impossible. J’ai moi aussi été un jeune homme écoutant ses exploits légendaires, et cela faisait battre plus vite mon coeur. Cependant, cela me donne envie d’étudier ses exploits au prisme de stricts standards. Même en voyant ses exploits au travers de standards aussi sévères, il était vraiment incroyable. Ce genre d’histoires évidemment fausses dévalorisent son héritage. Ces folles ordures ne comprennent même pas cela…

– … ah, je comprends. Je prendrai vos mots à coeur. »

Azell interrompit rapidement Kairen. S’il le laissait continuer, il allait sans fin l’abreuver de compliments. Et cela se rapprochait d’une attaque mentale.

« Hmm. Maintenant que j’y pense, tu ressembles effectivement à Azell Karzark.

– Vraiment ?

– Au moins, ton apparence est similaire. Il ne reste pas beaucoup de portraits de lui, mais ses caractéristiques physiques sont presques identiques aux tiennes. Même ton nom représente une sacrée coïncidence. Tu partages même son nom. N’était-ce pas le nom de famille d’Azell avant qu’il soit anobli avec le nom de Karzark ? »

Azell ne pouvait qu’avoir des sueurs froides en écoutant Kairen. Il ne s’attendait pas à ce qu’il sache tout cela.

‘Dans les rapports officiels, seul le nom de Karzark aurait dû être mentionné. Est-ce que mon autre nom de famille fut transmis par tradition orale ?’

Azell réalisa qu’il avait été trop négligeant. C’était compréhensible. Quand il s’était réveillé, il ne pensait pas construire une histoire aussi élaborée pour duper tout le monde. Il avait réagi à sa situation comme si tout allait s’arranger d’une manière ou d’une autre. En vérité, s’il avait dit aux gens qu’il s’était réveillé d’un sommeil de 200 ans, qui l’aurait cru ? C’est pourquoi il n’avait pas mis trop d’efforts pour cacher son identité.

Kairen reprit.

« Tes parents devaient probablement s’y connaître en ce qui concerne Azell Karzark. J’ai l’impression qu’ils t’ont intentionnellement nommé d’après lui. Si c’est vrai, ton vrai nom n’est probablement pas Zestringer.

– C’est peut-être vrai. Hmmm… »

Heureusement pour Azell, Kairen était très pragmatique dans son raisonnement.

C’était normal pour les gens de ce monde d’avoir plusieurs nom. En général, une personne avait un prénom et un nom de famille. Cependant, il y avait ceux qui utilisaient le nom de leurs parents comme nom du milieu. C’est pourquoi il y avait quelques noms vraiment long.

Par exemple, Arrieta en avait un aussi. Officiellement, son nom complet était Arrieta Essendria Tiaris Rianda Weil Rulain. À sa naissance, elle avait été nommée par les anciens de la famille royale, et ces noms additionnels avaient simplement été ajoutés à son nom original.

C’était aussi la raison pour laquelle Kairen savait que l’ancien nom du Marquis Karzark était Zestringer. C’était aussi la raison pour laquelle il ne doutait pas en ce moment de l’identité d’Azell. Si quelqu’un le soupçonnait de se réveiller d’un sommeil de 220 ans simplement parce qu’il avait un passé douteux, cette personne n’était pas normale.

Kairen reprit.

« Est-ce qu’Arrieta t’a dit quelque chose d’inutile à mon sujet ?

– Elle m’a demandé si j’étais intéressé par une position dans le Duché de Tarantos. Elle a dit que vous m’en offririez une.

– Hoot. »

À ces mots, Kairen renifla. C’était une pause significative, donc Azell inclina la tête, étonné.

Kairen hésita avant de continuer à parler.

« Tu as rejeté une position préparée pour toi par mon élève. Si je fais une proposition similaire et souffre du même résultat, je perdrai la face. J’ai préparé une offre plus attractive.

– Quelle est-elle ? »

Kairen commença à exposer sa proposition, et le contenu était quelque chose qu’Azell n’aurait jamais deviné.

« Pourquoi ne pas me montrer le Rituel du Pourfendeur de Dragon dans mon territoire ? »

Partie 7

Cela faisait 5 jours depuis qu’il avait commencé à résider au palais. Azell reçut une invitation de la part de Boar. Il était invité au manoir du Marquis Zilred.

Azell avait décidé de partir avec Kairen en direction du duché de Tarantos, donc son séjour au palais touchait à sa fin. C’est pourquoi il accepta l’invitation de Boar quand il en eut le temps.

Ils se trouvaient dans une calèche s’éloignant du palais quand Boar prit la parole.

« Vous devez être très populaire au palais. Même moi, j’ai entendu toutes les plaintes quant au fait que vous n’aviez accepté aucune invitation.

– Si j’empilais toutes les invitations, elles atteindraient le plafond. Je suis un complet étranger, et pourtant ils font preuve une telle ferveur pour me rencontrer. J’ai l’impression d’être une bête de cirque. »

Azell grogna. Les invitations continuaient d’arriver à un rythme effréné. Au quatrième jour, il avait ordonné aux servantes de les rassembler dans une pile avant de les lui remettre, plutôt que de les lui donner une à une tout au long de la journée.

Bientôt, la calèche atteignit la villa du Marquis Zilred. Quand Azell descendit, le bâtiment était très vaste comparé aux autres luxueuses demeures du coeur de la capitale. Il en était un peu impressionné. La porte d’entrée était si loin de la villa qu’il fallait emprunter un attelage pour y arriver.

« Quel manoir majestueux.

– Il y a à peu près tout ce dont on a besoin. Même un camp d’entraînement.

– Hey. Est-ce que vous m’avez amené ici pour m’affronter ? Ce n’est pas nécessaire. Le Duc de l’épée draconique vient tous les jours m’ennuyer pour cette même raison.

– Vous le monopolisez vraiment. Je pourrais devenir jaloux.

– Si vous étiez harcelé par lui tous les jours, vous ne diriez pas ça. »

Azell grommelait. Au palais, il avait une séance d’entraînement journalière avec Kairen. C’était vraiment…

‘C’est amusant. Je ne peux pas le nier.’

Azell était par nature un artiste martial, donc c’était amusant de comparer ses capacités à celles de quelqu’un du même calibre. Les innombrables combats qu’il menait en s’entraînant lui donnaient un frisson incroyable. Les meilleures vacances ne pouvaient s’y comparer.

Boar reprit.

« Quoiqu’il en soit, vous n’avez pas à vous inquiéter à propos de lui. Il ne va pas vous ennuyer aujourd’hui. Allons passer la nuit à boire.

– J’accueillerai bien volontier une telle activité. »

Pendant le trajet, il avait toujours été sur ses gardes, étant donné qu’il devait s’inquiéter de la présence d’ennemis. Depuis qu’il s’était réveillé à cette époque, il n’avait pas pu boire à satiété. La simple mention d’une telle chose éclairait sa journée.

Quand ils arrivèrent à la villa, Giles était là. Azell lui demanda.

« Comme vous ne revenez jamais au palais, je me demandais où vous étiez passé. Est-ce que vous étiez là tout ce temps ? »

Giles restait au manoir en tant que l’invité de Boar. Quand Azell remarqua l’habillement de Giles, il dit en plaisantant :

« Quoiqu’il en soit, ces vêtements ne vous vont-ils pas bien mieux que votre uniforme militaire ? Vous pourriez probablement devenir un homme populaire dans la haute société.

– Ne vous moquez pas de moi. »

Giles sourit amèrement. Cependant, ce n’était pas comme s’il n’y avait pas une part de vérité dans les mots d’Azell. Quand il retirait son uniforme militaire et son armure, il ressemblait à un jeune homme avec tous ses atours. Il exsudait un air si délicat qu’il était difficile de croire qu’il vivait la vie dangereuse d’un militaire.

La famille de Boar ne vivait pas toute entière dans la capitale. Il y avait le Marquis Zilred qui travaillait pour la couronne, de même que sa femme. Ainsi que le second fils Reewin, qui était un administrateur de second rang. Au dîner, les parents de Boar se présentèrent, et lui montrèrent beaucoup d’intérêt. Après avoir partagé nourriture et conversation, Azell et Giles furent guidés vers la chambre de Boar. Il était là, et leur montra un alcool de haute qualité qu’il avait sorti du cellier. Azell et Giles le félicitèrent.

Boar prit la parole.

« On dirait que mon père vous porte beaucoup d’intérêt, Sire Azell. Il se lamentait du fait qu’il n’ait pas une fille à marier à vous présenter. Il pensait vous introduire auprès d’un parent. Cependant, je l’ai arrêté en lui disant que vous ne feriez pas votre entrée dans la haute société et que vous partirez bientôt.

– Donc vous ne pouvez pas supporter de me voir présenté à une jolie jeune fille ?

– Je suis heureux que vous ayiez compris ma réelle intention.

– Oh, c’est vrai. Comment se fait-il que l’on ne parle pas de votre mariage ? À votre âge, cela ne serait pas étrange que vous soyez marié. »

Boar avait 26 ans. Il avait le même âge qu’Azell, et en tant que fils d’une prestigieuse maison noble, il n’aurait pas été étrange qu’il soit marié avec un enfant en route.

Boar était mal-à-l’aise en répondant.

« Mmmm. Il s’est passé beaucoup de choses. Cela ne fait pas si longtemps que j’ai rejoint les chevaliers royaux, donc j’ai dit à mes parents d’attendre un petit peu. En tant que chevalier, je ne suis pas si connu que ça dans la haute société.

– Donc vous ne voulez pas être présenté à une fille par vos aînés. Vous voulez chercher une belle jeune fille par vous-même.

– C’est exactement ça. Comme je voulais gravir l’échelle du succès, j’ai dû vivre aux côtés d’hommes virils. Je veux expérimenter moi-même les fleurs délicieuses que la haute société peut m’offrir.

– Uh-huh. Vous n’avez même pas lavé la vaisselle auparavant, donc vous ne devriez pas parler de difficultés.

– Arrêtons de parler de ça pour le moment. »

Boar rit. Pendant le voyage, il avait fini par réaliser qu’il avait grandi sans réaliser ce qu’était le monde réel. Après sa prise de conscience, il avait beaucoup changé.

« Et donc, combien de temps pensez-vous rester au palais ? demanda Giles.

– Je ne suis pas sûr. Je partirai probablement après-demain au plus tôt. Au plus tard, ce sera dans quatre jours.

– Si vite ? »

Giles et Boar étaient surpris. Azell n’avait pas d’endroit où aller, et Arrieta lui montrait de la bienveillance. Ils avaient supposé qu’Azell resterait un peu plus longtemps au palais.

« J’avais entendu dire que vous partiez bientôt. J’imagine que c’est vrai, dit Boar.

– C’est vraiment ennuyant de vivre dans le palais. Si j’y reste plus longtemps, je ne sais pas quel travail casse-pied pourrait venir me trouver. Je ne veux même pas l’imaginer. Je ne veux pas attirer l’attention du trône sur moi. »

Il pouvait ignorer l’invitation des nobles, mais il ne pourrait refuser une audience avec le roi. Étant donné qu’il n’avait aucune envie de s’intégrer dans la société noble de la capitale, il serait mieux pour lui de disparaître avant que quelqu’un ne lui montre trop d’intérêt.

Boar rit.

« Vous êtes vraiment… Vous êtes différent de n’importe quelle autre personne de ma connaissance. De mon point de vue, le manque d’ambition est un problème.

– Vraiment ?

– Peut-être est-ce que je dis cela parce que je suis né dans une famille noble, et que je travaille pour le trône… N’y a-t-il pas un vieux dicton disant qu’un faucon talentueux cache ses serres ? En principe, cela signifie que la modestie est une vertue.

– Pourquoi sortez-vous un proverbe de ce genre, d’un coup ?

– C’est un dicton qui ne devrait pas être suivi dans la société noble. Ce n’est pas un problème de ne pas avoir les capacités. Cependant, si vous fénéantez tout en ayant les capacités pour avancer, alors les nobles vont vous ostraciser. Si vous pouvez utilisez vos serres pour mettre en valeur le nom de votre famille, alors vous devez le faire. C’est ainsi qu’ils pensent. Et c’est pourquoi mon deuxième frère a eu tant de difficultés.

– C’est déjà un administrateur de second rang pour le trône à un si jeune âge… Avait-il l’habitude de s’amuser ?

– Il était très intelligent même quand il était petit, et il adorait s’amuser. Père a dû le forcer à gagner en expérience en le surchargeant de travail, puis il lui a fait passer le test afin de se qualifier pour le poste d’administrateur. Cela a causé beaucoup de problèmes. Mes parents étaient très stricts avec moi, me disant que je ne devrais pas finir comme mon grand frère.

– Je vois. »

Boar avait le talent pour devenir un Quadruple Maître à un jeune âge, mais on dirait que beaucoup d’efforts avaient été faits pour l’aider. Ses parents voulaient qu’il réalise son plein potentiel pour la famille, et Boar avait travaillé dur pour satisfaire à ces attentes. Il y avait une part de lui qui était comme un jeune noble naïf, mais en tant qu’artiste martial, il s’était sérieusement entraîné.

‘Promotion…’

Enora et maintenant Boar évoquaient ce sujet-là, ce qui le fit soudainement penser au passé.

Ce serait dur à imaginer en voyant l’actuel Azell, mais pendant la Guerre des Dragons-Démons, il avait été assoiffé d’avancement. Il y avait deux raisons à ce désir.

Premièrement, il n’était qu’un petit mercenaire, et il était énervé que personne ne reconnaisse ses exploits. Il avait réussi de nombreux faits d’armes méritants, mais les nobles et les chevaliers présentaient ses hauts-faits comme les leurs. Cela l’avait profondément enragé.

Il s’était battu encore et encore contre ce système déraisonnable. Il avait combattu jusqu’à ce qu’il soit promu. Devenu un chevalier, il se fit des connexions personnelles qui consolideraient ses antécédents. Il survit et affronta maintes situations impossibles, et sa réputation se répandit partout. Personne n’osait plus le doubler.

Le mécontentement qu’il avait dans le passé disparut, mais la soif d’avancement le tiraillait tandis qu’il continuait à se battre. La raison était simple.

‘Ces ordures sont indignes. Il faut que j’atteigne une position de pouvoir !’

… Le sentiment de crise persistait. Il se sentait impuissant devant ses incompétents de supérieurs. Il devait constamment risquer sa vie à cause de leur incompétence. De plus, les gens à l’esprit noble mourraient par leur faute.

Il y en avait même qui lui avait tendu des pièges afin de se débarrasser de lui, car il avançait à une vitesse aveuglante grâce à ses hauts-faits. Ils essayaient de le tuer alors même qu’ils étaient dans une situation où la race humaine ne pouvait se permettre des luttes intestines.

‘Hooo.’

Azell rit en se souvenant de son passé.

Ce n’était qu’une affaire d’un âge révolu. Il n’avait plus le désir brûlant de se tenir au-dessus des autres. Il n’avait pas de raisons de le faire.

Chapitre précédent <~~ Sommaire ~~> Chapitre suivant

Publicités

2 commentaires sur “Dragon Maken War 58 : Le prince métis (6-7)

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s