Dungeon Defense – Volume 3 Chapitre 1 (Partie I)

Traducteur : JetonS

Adapt : ———
Check : ———


Je tiens juste à dire que je prends beaucoup plus de liberté avec la traduction qu’avant. Alors qu’avant j’essayais d’être le plus fidèle possible à la traduction anglaise, je n’hésite dorénavant plus à supprimer ou fusionner des mots qui ne me plaisent pas. Je tiens juste à vous mettre en garde sur les libertés que je prends, histoire que vous ne soyez pas surpris si un jour vous voulez lire en anglais !


 

ddillus

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Chapitre 1 – Bruits Muets


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– Brûlons en quelques-uns de plus.

.

Les mots prononcés à la légère par Barbatos se transformèrent en messagers de la mort qui survolèrent les chaines de montagne et embrasèrent les villages. Depuis le début de l’automne, nous passions notre temps à brûler les ravins et à incendier les montagnes. Ces incendies semblaient être accidentels, mais ce n’était pas une coïncidence si les zones touchées par ces incendies étaient des villages de jachère. Beaucoup de morts étaient à déclarer.

Nous nous demandâmes d’un ton nonchalant.

« Combien en as-tu tué aujourd’hui ? »

« Je ne sais pas. Je pense que j’en ai brûlé à peu près 30. »

« Sale gosse. T’as besoin d’une couche pour pisser ou quoi ? J’en ai brûlé 70 aujourd’hui. »

« Bien joué à toi. »

C’était notre façon de dire bonjour.

Au début, les nobles de la société humaine n’avaient pas bougé le petit doigt pour aider les villages de jachère. Les paysans faisaient partis de la classe sociale inférieure. Vers le début de l’hiver, nous avions brûlé et massacré 30 villages. Ce ne fut qu’alors que les armées humaines ne mirent à expédier des soldats pour enquêter sur l’origine de ce raffut.

Les éclaireurs humains étaient lents. Nous avions dépêché les familiers des sorcières pour observer leurs forces. Etonnamment, les troupes humaines n’étaient pas venues sauver les paysans. L’armée humaine chassait et tuait tous les êtres vivants qui se sauvaient des montagnes infernales, qu’ils soient des paysans ou des gobelins.

A chaque fois que nous brulions une montagne, les soldats du royaume intervenaient. Les fluctuations militaires étaient de plus en plus fréquentes ces derniers temps. Les soldats patrouillaient à proximité des villages brûlés pour déloger les coupables, malheureusement ils étaient accueillis à bras ouverts par les fumées noires que nous avions laissées trainer derrière nous. Cette désolation était lugubre avec tous ces corps mutilés sur le sol. En effet, les soldats découpaient les nez des défunts et des gobelins avant de quitter les villages.

« Ils font quoi ? »

Grimaça Barbatos.

« Qu’essaient-ils d’accomplir ? »

« Ils essaient de réparer nos méfaits. »

« Réparer nos méfaits ? Comment ? »

« Ils colmatent le trou avec ce qu’ils ont sous la main. Puisque le feu de forêt est irrémédiable, autant se débarrasser des témoins. Les morts ne parlent pas. »

« Ce ne sont pas les paysans ou les gobelins qui ont déclenché l’incendie, pourquoi en faire des boucs émissaires ? »

« Trouver des boucs émissaires, c’est le moyen qu’ont trouvé les soldats pour se démunir de toutes responsabilités. »

« Pour éviter que les paysans n’informent le roi ? »

« Oui, ce qui explique ce massacre de sang-froid. »

…… Dans la société humaine, les paysans n’étaient pas considérés comme des citoyens. Ils n’avaient donc pas le droit de solliciter une audience auprès du roi …… Mais je n’allais pas m’embêter à lui dire.

La hiérarchie au sein des démons était stricte. Nous étions des anomalies, moi, qui avais pris un rebut pour amante, et Barbatos, qui était ma partenaire.

Barbatos grogna.

« Ils sont incompréhensibles. C’est pourquoi, les démons et les humains ne peuvent pas cohabiter. Tous les humains sont pareils ? »

« La majorité l’est. »

Un nuage de fumée s’élevait des poussières et des flammes qui enveloppaient la chaine de montagne.

Un jour, Barbatos ordonna à une sorcière de tuer un éclaireur. La sorcière, une fois son job terminé, nous fit un rapport détaillé de la situation. Barbatos fronça les sourcils. La lettre que l’éclaireur tenait n’était pas écrite en cryptogramme, mais en texte normal.

– Les habitants des villages de jachère incendient la forêt pour débusquer les gobelins. Ils brûlent leurs habitats, et les gobelins répliquent dent pour dent. La fumée est épaisse. La respiration est difficile. Les chaines de montagne s’enflamment.

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▯Plus Faible Seigneur Démon, Rang 71, Dantalian

Calendrier Impérial : Année 1505, Mois 12, Jour 6

Niflheim, Palais du Gouverneur


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Les démons eurent vent des mouvements suspicieux des armées humaines. Une rumeur douteuse se propagea dans le monde des démons. –

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– Ces satanés bestioles veulent franchir les montagnes pour nous envahir.

– Ils disent que les démons ont diffusé la Faucheuse Noire, ils s’appuient sur cet argument pour rassembler leur armée.

.

Dans les rues, les mots des passants étaient à la fois parsemés de doute et de certitude.

Une rumeur sans fondement disait que les démons avaient créé la Faucheuse Noire dans l’intention de tuer tous les humains. Certains réfutaient cette rumeur, ‘Quel bande d’idiots. Nous ne sommes pas des Dieux, comment pouvons-nous créer une épidémie ?’ Les humains, eux, pensaient fermement que nous les démons, étions les auteurs de cette épidémie. Chacun était sur le qui-vive et blâmait l’autre en quête d’un exutoire pour leur haine. Il fallait un coupable, les humains s’étaient rabattus sur ceux qui leur étaient tombés sous la main. Puisque blâmer les voisins était source de conflit, et puisque haïr les Dieux était source d’ennui, les humains s’étaient contentés de pointer du doigt la cible évidente : les démons. Les monarques, empereurs et nobles voulaient conserver leur position, et n’avaient rien fait pour endiguer la propagation de cette rumeur. La situation s’était tendue entre les deux camps.

Ce n’est pas mon problème, ce sont aux Seigneurs Démons de régler le conflit …… La majorité du peuple pensait ainsi.

Lors des conversations anodines, des militants répétaient les mêmes mots encore et encore. Ces militants étaient des espions que j’avais envoyés pour contrôler la dynamique des rumeurs.

Une fois que les rumeurs sans fondement et les fausses rumeurs se mélangèrent, le contenu des rumeurs devint un condensé de vérités. Ce qui importait n’était plus la qualité, mais la quantité.

‘Depuis la nuit des temps, les humains ont toujours été des barbares impurs, nous devrions les exterminer avant qu’ils ne viennent frapper à notre porte,’ ces mots étaient les plus bruyants de tous.

Les voix retentissaient au centre du forum des marchés, jusqu’aux moindres ruelles de la ville. Jusqu’à ce qu’éventuellement, les voix atteignirent les oreilles des Seigneurs Démons.

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– Tuons tous les humains !

.

Des cris résonnèrent dans la salle de conférence.

Les Seigneurs Démons s’étaient rassemblés dans le palais du gouverneur de Niflheim et s’écriaient à plein poumon. Les Seigneurs Démons faibles vociféraient des injures, tandis que les Seigneurs Démons puissants gardaient le silence. Ils attendaient leur tour patiemment.

.

– C’est l’hiver, comment voulez-vous assembler une armée ?

– L’hiver nous sera rude, mais elle le sera davantage pour ces faibles humains. L’hiver est la période idéale pour planifier une invasion. Les rivières seront gelées, rien ne bloquera notre traversée.

– Nos soldats mourront de froid avant de traverser les montagnes.

– Nos guerriers sont courageux, ils ne seront pas ébranlés par le vent hivernal !

– Vous avez raison !

– Regardez-les. Les partisans de la Faction des Plaines préfèrent aboyer comme des chiens plutôt que de réfléchir avec leur tête.

– Ça, je ne sais pas. Par contre si vous voulez, je peux frapper des fils de chiens mal éduqués.

– Silence par ici.

.

Aucun argument valable n’avait été mis sur le plateau. Si nous allions en guerre, alors où et quand partirions-nous ? Si nous n’allions pas en guerre, quelles mesures prendrions-nous contre les humains ? Que ferions-nous des provisions ? Et des fonds militaires …… ?

Les voix étaient obscurcies par une fumée malveillante. Ce n’était qu’une fois les QQOQCCP résolues que les vraies questions apparaîtraient. La productivité de cette conférence était négative. Les dirigeants de chaque faction attendaient patiemment que la fumée se dissipe pour prendre le relais de la discussion.

– Nous sommes réunis pour discuter, je ne me trompe pas ? Ou sommes-nous réunis pour garder la bouche fermée ? Une fois qu’ils auront débité toutes leurs conneries, ils n’auront plus rien à dire même s’ils veulent continuer à faire les malins.

– Supposons que nos soldats puissent marcher sous ce froid glacial, que ferons-nous des provisions ? Si nous les obtenons par le pillage et la force, comment comptez-vous vous occuper de l’épidémie ? Vous êtes tous braves, mais vos mots sont inconsidérés et imprudents.

– Si certains sont suffisamment intelligents pour comprendre des sujets complexes, alors certains sont au contraire assez bêtes pour bloquer sur des sujets faciles. Ce n’est pas moi qui ai un souci, mais votre cerveau. Si je dois pousser cette logique jusqu’au bout, je dirais que votre personnalité aussi est problématique.

– Je crois que je comprends.

– Vous deux, taisez-vous un peu.

– Vous nous avez dit de parler il y a deux secondes, et maintenant vous nous dites de la fermer ? Je ne comprends pas. Cet homme est un lunatique.

– Pour une fois que je suis d’accord avec vous. Ou peut-être qu’il nous demande de la fermer pour qu’il puisse reprendre le débit de conneries ? Quelle méchanceté. Je n’ai peut-être pas l’air de l’être, mais je suis au rang 12. Zepar, Quel est votre rang ? Plus haut que le mien ?

– Ah, mais il a raison. Je ne sais pas pour les autres, mais Sitri et Beleth doivent garder le silence. Si les mains droites de la Faction des Montagnes et de la Faction des Plaines s’insultent sans penser aux conséquences, cette conférence deviendra une foire. Vous nous donnez mal à la tête.

– Il a dit que je suis idiot ou je rêve ?

– Je suis soulagé de voir que vous comprenez le message subliminal.

– De quoi parlez-vous ?

– Restez en dehors de cela, voulez-vous.

.

La conférence s’étala sur toute la nuit.

La majorité des arguments était éphémère. Les mots volaient et s’évaporaient dans l’air. Les fumées que moi et Barbatos avions répandues dans les montagnes avaient traversé les frontières et étaient venues se loger au sein de cette salle de conférence. Leur vision s’était embrumée et avait voilé la vue du sommet. Leurs mots étaient bloqués par l’épaisse brume qui les suffoquait. Les Seigneurs Démons de premier ordre restèrent silencieux pendant plus de 6 heures.

« Assez. »

La présidente de la Faction des Montagnes, le Seigneur Démon Paimon, prit la parole.

« Cessez ces pagailles. N’êtes-vous pas fatigués ? Cette dame a le vertige. Personne n’écoute personne, les mots entrent par une oreille et ressortent par l’autre, les conversations sont futiles. Cette futilité les empêche de converger vers un point commun, et puisqu’elles ne convergent pas, les informations s’emmêlent les unes aux autres. Qu’est-ce ? Nous suffoquons. »

La salle de conférence se figea.

Les Seigneurs Démons, qui s’échangeaient gaiement des insultes, fermèrent la bouche devant le rang 9 Paimon. Ils avaient des arguments à balancer, cependant la majorité préféraient les garder pour elle.

Précédemment, Paimon m’avait faussement accusé d’un crime que je n’avais pas commis, et avait été vaincue devant toute la cour. La réputation de Paimon en avait subi un coup, mais elle restait une haut-gradée parmi les Seigneurs Démons. Elle et ses partisans, la Faction des Montagnes, étaient craints par les Seigneurs Démons de seconde classe.

Les Seigneurs Démons adhérant à cette faction avaient construit leur château dans les profondeurs des montagnes pour se protéger des humains. D’où leur nom, ‘La Faction des Montagnes.’ Leur emplacement était une lame à double tranchant. Les humains avaient du mal à s’approcher des montagnes, cependant l’inverse était aussi vrai, mobiliser des troupes dans les montagnes était une tâche ardue. La paix régnait. Les rudes conditions géologiques étaient la cause principale de leur réticence. Pour eux, lâcheté était synonyme de sérénité, une guerre massive était un vice à éviter. L’argument sur lequel Paimon et ses vassaux se reposait était celui de la paix.

Toutefois, si nous nous conformions aux hypothèses de Socrate, le nom Faction des Montagnes était une analogie aux éminents seins de Paimon. Paimon, et ses fameuses montagnes, protégeaient les Seigneurs Démons, et ces Seigneurs Démons s’étaient abandonnés à ses soins maternels. Socrate appelait Paimon et ses partisans, la Faction Grosse Poitrine.

Bonjour –. (NDT : En français dans la version originelle)

Paimon continua.

« Où est la preuve de l’invasion imminente des humains ? »

.

– ……

.

« Je vois. Aucune preuve. S’il n’y a aucune preuve de leur assaut, pourquoi devrions-nous les attaquer en premier ? »

.

– ……

.

« Ecoutez. Nos gens sont fatigués par l’épidémie. Plutôt que de chercher une preuve qui n’existe pas, nous devrions concentrer nos efforts sur l’économie et les affaires domestiques. »

« Wow –. Hé, hé, regardez cette pétasse parler toute seule. »

La présidente de la Faction des Plaines, Barbatos, interrompit le discours de Paimon.

Barbatos et ses partisans avaient construit leur château dans les plaines extensives. Les humains et les démons se chamaillaient sans arrêt pour obtenir un bout de terre fertile. Avant qu’une génération ne s’épuise de la guerre, une nouvelle génération prenait le relai et réanimait la flamme du conflit. La guerre était incessante. Ces combats avaient eu des conséquences désastreuses sur la fertilité des terres. Les territoires alternaient entre tranquillité et brutalité. A chaque guerre, les sols étaient blessés puis cicatrisaient. Après 300 ans de violence, les terres étaient devenues infertiles et étaient incapables de faire pousser le moindre grain ou épi d’orge. Le sol était une victime directe des conflits, et pourtant la guerre suivait son cours. Barbatos et son groupe, qui persistaient à se battre contre les humains, étaient connus sous le nom de Faction des Plaines.

Les Seigneurs Démons adhérents de la Faction des Plaines farfouillaient les moindres recoins de territoire, en quête d’un sol fertile. Tels des clochards qui embelliraient la pauvreté en honnêteté, ou des prêtres qui prétendraient que faiblesse était bonté, les Seigneurs Démons avaient changé ‘Nous n’avons aucune raison de nous battre’ en ‘Nous nous battons pour la bonne cause.’ Pour eux, la guerre était sacrée. S’ils n’avaient rien, tout ce qu’ils avaient à faire était de dérober les possessions de leurs voisins. Cette logique tordue était une preuve de leur folie.

Toutefois, selon la théorie de Karl Marx, le nom Faction des Plaines avait connu le jour sous une autre bannière. Son nom était tiré des plaines arides situées sur la poitrine de Barbatos. Barbatos avait accepté les Seigneurs Démons, et les Seigneurs Démons avaient été émus par cette platitude. Karl Marx appelait Barbatos et son groupe la Faction Poitrine Plate.

C’est si bon – (NDT : Encore une fois, en français dans la VO)

« Oh, regardez ces roturiers. Vous avez l’intention d’écouter cette salope débiter des conneries à longueur de journée ? Observez son visage hautain, elle ne réfléchit pas une seconde à ses paroles. L’absence de réflexion manifeste la défaillance de son cerveau. Les foutaises prononcées par les folles sont invalides. Arrêtez cette pétasse dans son élan, on dirait une prostituée démente qui croit maitriser les cieux. »

« …… »

Paimon laissa paraitre un long soupir.

Son visage semblait dire qu’elle s’y attendait.

Elle baissa la tête qui regardait le plafond et parla.

« Pitoyable. Si cette dame vous ennuie, cela trahit l’absence d’intelligence dans votre cerveau, et si les mots de cette dame sont invalides, cela fait état de votre vie dépourvue de réponses. Vivre une vie à errer sans but est pathétique, cette dame vous conseille le suicide …… Oh ma chère. Celle dame tient à s’excuser. Si vous vous suicidiez, cela voudrait dire que vous aviez pris conscience de votre état lamentable, et ceci est impossible puisque votre cervelle est démunie d’intelligence. Cette dame a oublié l’espace d’un instant. »

Je voulus me lever pour les applaudir.

Quelle magnifique comédie entre Barbatos et Paimon.

Ce spectacle valait l’ennui et les 6 bonnes heures d’attente à imaginer des scènes de sexe dans mon esprit.

J’ai vécu jusqu’à ce jour pour regarder ces deux énergumènes s’insulter.

Leur maitrise de la langue était splendide. En accord avec la poitrine plate de Barbatos, son langage vulgaire allait droit au but sans prendre de détour, et en résonnance avec les seins volumineux de Paimon, ses insultes contournaient la cible. Aucune ne possédait de poitrine normale. Oui. Ces poitrines étaient extraordinaires ……

……

Attendez, j’ai un doute.

Lequel entre leur cerveau et leur poitrine était le fautif de leur personnalité ?

D’ailleurs, pourquoi voguons-nous sur ce sujet ?

Ma vision s’embrumait. C’était étrange. Pourquoi avais-je mal au crâne alors que je n’avais rien fait de la journée à part cette petite session fumette avec Mademoiselle Farnese quelques heures plus tôt ? Surtout que je m’étais mis en garde de ne pas en abuser avant de venir dans cette salle de conférence.

Ah, encore un coup du sort.

Adieu –.

Mademoiselle –.

« La guerre n’est pas négociable. »

S’exclama Paimon.

« Ce n’est pas une vulgaire guerre civile dans laquelle nous nous querellons entre démons, mais une guerre massive contre l’ensemble de la race humaine. Des milliers de gens mourront et des centaines de milliers d’êtres vivants seront blessés. Veuillez peser la masse de ces nombres. Ces vies ne seront pas perdues sans une justification plausible. »

« Eeeh. Alors tu me dis que si nous avons un prétexte, la guerre n’est pas impossible ? »

« Nous en déciderons au moment voulu. Cette dame vous demande de présenter la preuve. Si vous n’en avez guère, la déclaration de guerre semble compromise. »

Barbatos sourit.

« Les humains préparent cette guerre depuis le début de l’automne. »

« La preuve ? »

« Peu importe la zone de la frontière, les humains grouillent autour des Montagnes Noires. S’ils traversent ces chaines de montagnes, ils seront en plein dans notre territoire. Les humains se préparent à paver le chemin pour une invasion massive. »

« Que voulez-vous dire par, ‘paver le chemin’ …… ? »

« Des orques et des gobelins vivent dans les villages situés dans ces chaines de montagnes. Les chevaliers humains brulent chacun de ces villages. Pour quelle raison penses-tu qu’ils font cela ? Ils veulent se débarrasser des obstacles encombrants situés sur les routes qu’ils comptent emprunter. »

Répondit Barbatos avec confiance.

C’était un mensonge.

Les coupables de ces incendies étaient Barbatos et moi.

Les humains ne faisaient que suivre la trainée de fumée laissée derrière notre passage. Ils détruisaient les habitats naturels des monstres durant leur poursuite. Pendant l’automne et l’hiver, les villages ruraux avaient été démolis. Nous jouions à un jeu de cache-cache avec les troupes humaines. Les Seigneurs Démons voyaient seulement la face émergée de l’iceberg. D’un mensonge habile, Barbatos amenait la face cachée de l’iceberg, que les Seigneurs Démons ne voyaient pas, dans cette salle de conférence.

.

– Ohoh, les Montagnes Noires sont un point stratégique, après tout.

– Je n’aime pas voir des humains occuper le ponton qui relie nos terres aux leurs.

– Quelles créatures étranges. Que gagnent-ils à nous déclarer la guerre ?

– La connerie humaine n’est pas nouvelle. Les idiots d’hier seront les idiots de demain.

– Vous êtes souvent idiot, mais vous êtesquelques fois perspicace, on dirait. J’ai du mal à juger si vous êtes un bouffon ou non. Et franchement, réfléchir à ce sujet me rend idiot.

– Preuve que je suis intelligent. Un point noir sur une feuille blanche est un point noir. Si quelqu’un est souvent idiot et quelques fois perspicace, alors il est intelligent. Par conséquent, on s’accorde tous à dire que je suis sage.

– De quoi parlez-vous ?

– Taisez-vous.

.

Les Seigneurs Démons se rentrèrent dedans tels des aveugles.

« …… »

Paimon dévisagea Barbatos d’un regard scrutateur. Ses yeux étaient perçants. Ils voyaient à travers les épaisses fumées noires et démasquaient leur cible en un instant. Plutôt que de répondre à ce regard, Barbatos préféra contourner le problème.

« Je ne parle pas seulement des montagnes. Dantalian a récemment été victime d’une attaque des soldats impériaux d’Habsburg et son Château de Seigneur Démon a été détruit. »

« Dantalian a …… ? »

Paimon leva les cils.

Elle avait entendu un nom inopiné lors d’un passage inattendu.

Paimon dirigea son regard vers moi. Même les Seigneurs Démons, qui s’exclamaient sans aucune gêne une minute auparavant, me dévisagèrent d’un regard songeur. Tous les regards de cette salle de conférence étaient rivés vers moi. Ces yeux étaient ceux d’une bête. Si je bégayais à cet instant précis, ces yeux se transformeraient en crocs et me dévoreraient cru.

« Dantalian, est-ce que Barbatos dit vrai ? »

« Oui. La vérité pure et dure. L’armée de Margrave von Rosenberg a piétiné mon Château de Seigneur Démon. »

« Quand était-ce ? »

« Du 16ème jour du 9ème mois au 17ème jour du 9ème mois de cette année. Sur trois batailles, j’ai perdu deux fois et j’ai gagné une ultime bataille médiocre. L’armée du margrave a fait usage de poudre à canon pour détruire mon château. Je n’arrive pas à me réjouir de cette victoire, sur un plan stratégique, j’ai été battu à plate couture …… »

Souris-je amèrement.

« Quel était leur nombre ? »

« Au moins, 2000. Au plus, 3000. Ces soldats n’appartenaient pas à la milice. Ces soldats faisaient partis de l’élite. Après une mure interrogation, un des soldats confessa qu’il était un mercenaire. »

« …… Vous n’exagérez rien ? »

« J’ai embauché des soldats près de Niflheim pour me défendre contre le margrave. Ils étaient avec moi ce jour-ci, posez-leur directement la question. Les mots qu’ils prononceront et les mots que j’ai prononcés ne différeront pas. »

La salle de conférence fut prise d’un tumulte. L’armée humaine avait été envoyé une fois. Les Seigneurs Démons furent perturbés par cette nouvelle inattendue.

« J’ai demandé aux prisonniers pourquoi ils ont attaqué mon château, ils m’ont tout divulgué. Selon le margrave, les démons sont les responsables de la Faucheuse Noire, et le remède à cette épidémie est stocké en grande nombre dans chaque Château de Seigneur Démon. C’est pourquoi, si les humains veulent survivre, ils n’ont pas d’autre choix que d’attaquer les Seigneurs Démons …… »

« …… »

« C’est la vérité. Au début je pensais que j’étais un cas particulier. Toutefois, à ma grande surprise, j’ai découvert que les humains errent près des montagnes dans un but qu’eux seuls connaissent. Nerveux et désemparé, j’ai gardé un œil sur les troupes humaines depuis le début de l’automne. Les forces Impériales d’Habsburg, les troupes du Royaume de Teuton, et les soldats du Royaume de Pologne-Lituanie …… Les forces humaines ont trépassé les frontières et incendient les montagnes. Ils ont un but précis. Les troupes coopèrent à merveille, ils ont probablement formé une alliance …… »

La salle de conférence se figea. Le froid hivernal s’était introduit dans les doux manteaux de fourrure que portaient les Seigneurs Démons. Quelqu’un, mal à l’aise avec ce silence, cracha par terre. Influencés par son comportement, une poignée de Seigneurs Démons se raclèrent la gorge pour rassembler la glaire qui s’y trouvait en abondance.

.

– Les humains veulent une autre guerre ?

– La dernière guerre massive date d’il y a 150 ans, la prochaine est en approche.

– Si on doit parler de fumées provenant des Montagnes Noires, j’en ai vu.

– Quoi ? Pourquoi avez-vous gardé pour vous cette information pendant tout ce temps ?

– Les feux de forêt sont fréquents en automne, je n’y ai pas prêté attention.

– Essayez de vivre et de réfléchir pour une fois.

– Je vis peut-être sans réfléchir, mais vous, vous vivez sans mère. Vous et moi vivons dans l’imperfection, soyez indulgent.

– Ce trou du cul de chèvre ?!

.

Ces hommes étaient morts de la main des humains parce qu’ils le méritaient.

Dans le jeu original, tous les Seigneurs Démons mourraient d’ici 30 ans. A l’époque, j’ignorais leurs capacités puisque j’étais un humain, mais maintenant que j’étais de l’autre côté, je comprenais la raison de leur défaite. Ces gens étaient irrécupérables.

De l’autre côté des montagnes, les humains consolidaient leur société féodale et impériale, tandis que ces soi-disant Seigneurs Démons étaient dispersés en tribus. Le rang 14 et le rang 9 se chamaillaient tels des gosses. Chaque faction était menée par respectivement le rang 1 jusqu’au rang 72. Les Seigneurs Démons n’étaient rois et reines que de nom, ils se rapprochaient davantage de chefs de tribu.

30 ans.

Une limite de 30 ans.

Le chronomètre était lancé. Avant la fin du temps réglementaire, écraser ces méprisants humains était une priorité absolue. La foudre était tombée, le son ne tarderait pas à atteindre les oreilles des autres.

« Messieurs Dames. Je suis un humble rang 71. Et pourtant, malgré ma faible place dans la hiérarchie, je suis en mesure de constater le sinistre présage qui plane sur nous …… La guerre est imminente. Si nous ne nous préparons pas à mener une attaque, soyons au moins prudents et sur le qui-vive. Mieux vaut prévenir que guérir. »

Bon, répondez à mon appel.

Si nous nous retranchons chacun dans notre coin, nous périrons tous. Et si nous périssons tous, les démons seront en danger. Nos destins sont liés l’un à l’autre. Je suis certain que vous n’avez pas envie de mourir par la lame du héros. Je ferai du champ de bataille un endroit digne des Seigneurs Démons. Ne vous inquiétez pas et acceptez ma proposition ……

« La précaution est la clé du triomphe, et négligence est synonyme de défaite. J’ai perdu mon château parce que je n’étais pas averti. Je vous implore de ne pas commettre l’immense erreur que j’ai commise …… »

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Je n’ai pas de check, donc si jamais vous remarquez des fautes d’orthographes, n’hésitez pas à me le signaler dans l’espace commentaire ! Merci !

Si vous appréciez la traduction, ou que vous voulez lire quelques chapitres en avance, n’hésitez pas à aller faire un tour sur mon Patreon !


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